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Impacts de la crise sanitaire

Via Compétences continue de vous informer des impacts de la crise sanitaire sur l’emploi et la formation.

Crise sanitaire : impacts sur l'emploi formation
Nous vérifions et mettons à jour les contenus régulièrement. En regard de cette page, un fil de veille quotidien remonte des informations sur un périmètre plus large sur l'emploi-formation et le tissu économique.


Mis à jour le 3 juillet 2020

Mesures prises par le gouvernement

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Fin de l'état d'urgence sanitaire

L’état d’urgence sanitaire prend fin le 10 juillet 2020. Le projet de loi organise la sortie progressive de ce régime d'exception. Jusqu'au 10 novembre 2020 ou en cas de résurgence de l'épidémie de Covid-19, certaines restrictions ou interdictions (déplacements, fermeture d'établissements, rassemblements...) pourront encore être décidées. Suivre l'évolution sur Vie publique.fr

Ordonnances toujours en vigueur :--->>> Retrouvez toutes les ordonnances sur Vie publique.fr
--->>> Retrouvez tous les textes juridiques concernant l'emploi-formation sur le site de Centre Inffo

Mesures à respecter sur les lieux de travail

  • Protocole national de déconfinement pour les entreprises (version du 24 juin 2020) : cette version se substitue à la précédente version et aux guides et fiches conseils métiers publiés en mai. Ce protocole assouplit les règles applicables sur les lieux de travail et facilite le retour à la normalité de l’activité économique tout en respectant les règles sanitaires actuelles.

Informations spécifiques à la région Auvergne-Rhône-Alpes

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La Région

Le Conseil régional publie également une foire aux questions, classée par thématiques, notamment Lycées/Enseignement/Orientation Formation professionnelle et apprentissage.

Autres initiatives publiques

  • Le fonds d'urgence de la Métropole de Lyon pour soutenir les entreprises de son territoire (mise à jour du 1er juin 2020)
  • Le plan d'aides pour les entreprises du territoire de la Métropole de Grenoble (Grenoble Alpes Métropole, 29 avril 2020)
  • L'Observatoire du Covid-19 du CESER Auvergne-Rhône-Alpes. Le Ceser publiera dans le courant du mois de juillet 2020 des pistes de réflexion pour tirer les leçons de la crise sur l’organisation du travail, sur les questions sanitaires et de la solidarité, sur les questions économiques, éducatives et sur la situation environnementale.

Impacts sur la formation professionnelle

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Organismes de formation

Formation professionnelle des salariés, alternants et demandeurs d'emploi

  • FNE-Formation. Le dispositif FNE-Formation est renforcé de manière temporaire afin de répondre aux besoins des entreprises en activité partielle par la prise en charge des coûts pédagogiques. Il est accessible à toutes les entreprises qui ont des salariés en chômage partiel, par une simple convention signée entre l’entreprise et la Direccte.
  • Demandeur d'emploi : rémunération des stagiaires de la formation professionnelle pendant la période d’épidémie de COVID-19. Une délibération de Pôle emploi en date du 7 mai 2020, apporte une nouvelle adaptation des modalités, puisque le sujet a déjà été traité depuis le début de la crise sanitaire.
  • Le Ministère du Travail a précisé les règles applicables aux CFA et aux organismes de formation et a publié un questions-réponses Formation professionnelle concenant les salariés, alternants et personnes en recherche d’emploi.

Études, enquêtes, outils...

Former à distance

La formation initiale

Les sites de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur proposent des points de situation, des FAQ, des liens utiles pour accompagner les établissements ainsi que les personnels, élèves et étudiants, pour ces derniers le site etudiants.gouv.fr donne des informations pratiques et opérationnelles.

Effets sur l’emploi

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Emploi - Chômage

Plateforme "MobilisationEmploi" , lancée par le ministère du Travail, permettant à des personnes qui le souhaitent de candidater dans les secteurs prioritaires : médico-social, agriculture, agroalimentaire, transports, logistique, aide à domicile, énergie, télécoms. En savoir plus...

Chômage partiel /Assurance chômage

Entreprises, salariés et alternants

Apprentissage - Alternance - Jeunes
TélétravailPour aller plus loin :
  • Les métiers au temps du Corona : note de France stratégie proposant une typologie des métiers dans la crise sanitaire en cinq groupes.

Impacts sur l'activité économique

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Les plans de soutien et de relance sectoriels

Pour aller plus loin

Retrouvez notre page dédiées dernières études et informations publiées en France et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Cette page est mise à jour régulièrement

Webinars et conférences à votre disposition

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Par ordre chronologique de publication

Pages proposant des évènements réguliers

  • Le Haut commissariat à l'inclustion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises propose deux cycles d’échanges en ligne : La France une chance et Entreprises sociales inclusives. spécifique.
  • Centre Inffo Centre Inffo publie des vidéos et webinars à contenu juridique et autres thèmes concernant l'emploi-formation, ici et ici.


Veille emploi formation

  • Les pistes des partenaires sociaux pour sécuriser davantage l'apprentissage
    1 juillet 2020
    Inciter les entreprises à embaucher les jeunes après leur formation, développer les prépa-apprentissage, soutenir les contrats en cours : devant les députés de la Commission des affaires sociales, organisations syndicales et patronales ont fait des propositions pour aller plus loin dans la relance de l'apprentissage. Par Estelle Durand - Le 01 juillet 2020. Sur le principe, elle répond à leurs attentes. Mais dans le détail ce n'est pas tout à fait la configuration qu'ils avaient imaginée. Auditionnés le 24 juin par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, les partenaires sociaux , ont pointé les limites et les risques de l'aide exceptionnelle à l'embauche présentée par le gouvernement le 4 juin dans le cadre du plan de relance de l'apprentissage. Certaines organisations auraient souhaité qu'elle s'applique à tous les niveaux de diplôme mais aussi qu'elle soit étendue aux contrats de professionnalisation. Sur ce dernier point, leur demande devrait être entendue dans le cadre du futur plan de soutien à l'emploi des jeunes. Du côté patronal, le Medef regrette par ailleurs que la prime soit conditionnée à un quota d'alternants pour les entreprises de plus de 250 salariés. « Vu la violence de la crise, l'échéance de 2021 pour atteindre les 5 % d'alternants est trop proche », considère Marie-Christine Oghly du Medef. Les organisations syndicales comme la CGT ou la CFTC, auraient, au contraire, souhaité que l'aide à l'embauche d'apprentis soit assortie d'engagements en faveur de l'emploi afin d'éviter les effets d'aubaine. Recruter après la formation Pour amplifier et pérenniser les effets du plan de relance de l'apprentissage, des mesures complémentaires pourraient être envisagées. Marie Dupuis-Courtes de la CPME suggère ainsi de mettre en place un « bonus » pour les entreprises qui dépassent leur quota d'apprentis ou embauchent davantage de jeunes que les années précédentes. Alain Griset, président de l'U2P, préconise, quant à lui, de soutenir les employeurs qui embauchent les apprentis une fois leur formation terminée. Une mesure qui permettrait de sécuriser davantage le parcours des jeunes. Dans cette logique, Maxime Dumont, de la CFTC évoque aussi la possibilité de financer, via les contributions volontaires, des formations complémentaires qui permettraient aux apprentis de renforcer leur employabilité. Conçue pour inciter les employeurs à signer de nouveaux contrats d'apprentissage, l'aide financière décidée par le gouvernement ne résout pas les difficultés que pourraient rencontrer les apprentis actuellement en poste. Craignant une hausse des ruptures de contrat, Alain Griset, président de l'U2P, milite pour une « prise en charge de la rémunération des apprentis applicable aux contrats en cours, pendant un an ». Développer les prépas-apprentissage Lors de leur audition, les partenaires sociaux ont par ailleurs souligné l'intérêt des prépa-apprentissage. Financés par le plan d'investissement dans les compétences (PIC), dans le cadre d'appels à projets, ces « sas » qui permettent de sécuriser l'entrée des jeunes en apprentissage et de réduire les risques de rupture devraient, selon eux, être davantage mobilisés à l'avenir. Pour ce faire, Yvan Ricordeau de la CFDT suggère de renforcer les crédits du PIC alloués à ce dispositif. La CPME estime de son côté que les CFA devraient pouvoir déployer ces prépas à plus grande échelle sans passer par des appels à projets. Accompagner les CFA La situation des CFA (centres de formation d'apprentis) a aussi été évoquée devant les députés. Leurs revenus étant directement liés au nombre d'apprentis formés, certains établissements pourraient se retrouver en difficulté en cas de baisse des effectifs. Sans compter les frais liés aux mesures sanitaires à mettre en place (achats d'équipement de protection, éventuels dédoublements de classes, etc.) et les investissements à poursuivre en matière de formation à distance. Dans ce contexte, Angeline Barth de la CGT milite pour une remise à plat complète du système de financement, tandis que les autres organisations plaident pour des ajustements. Ainsi, l'U2P préconise de revoir à la hausse les « coûts-contrats » et d'augmenter les dotations allouées aux Régions pour soutenir les CFA les plus fragiles, notamment ceux implantés dans les zones rurales. La CPME, quant à elle, suggère d'encourager davantage l'innovation dans le cadre du PIC et des pactes régionaux. L'enveloppe mobilisée par France compétences (5 millions d'euros) pour soutenir les investissements des CFA souhaitant développer leur offre de formation devrait également être renforcée, selon Marie Dupuis-Courtes. Des marges de manoeuvre pour faire bouger les curseurs existent, considère pour sa part Yvan Ricordeau : « Si on s'aperçoit qu'il y a des difficultés dans une branche ou une autre, une révision des coûts-contrats est possible. »
  • L'intérim en Savoie a été frappé de plein fouet par le confinement
    25 juin 2020
    Le confinement aurait détruit 40 % des emplois d'intérim en France au premier trimestre. La situation est pire en Savoie et en Auvergne-Rhône-Alpes ces deux derniers mois. Une petite agence de Chambéry reste optimiste.
  • TRIBUNE FFFOD : Inventons ensemble la formation de demain !
    23 juin 2020
    Seuls ou s'appuyant sur les initiatives solidaires portées par des acteurs aguerris au distanciel qui ont mis en libre accès leurs plateformes et leurs ressources, les formateurs et organismes de formation, notamment les CFA, ont dans l'urgence déployé des dispositifs. C'est une véritable prouesse d'avoir réussi dans un délai si court et avec autant de contraintes à intégrer les conditions du télétravail et à inventer la continuité pédagogique à distance. De son côté, le FFFOD s'est mobilisé en montant dans l'urgence un cycle de webinaires animés par des experts de la pédagogie à distance, du cadre réglementaire et de la gestion de projets, et en mettant à disposition l'ensemble de nos ressources (livre blanc sur le digital learning, guides pratiques sur les LMS, la multimodalité ...). Nous sommes au FFFOD des pionniers de la formation à distance. A ce titre, nous souhaitons partager quelques-unes de nos convictions à la lumière des premiers retours sur les pratiques de formation à distance mises en oeuvre sur cette période : Un parcours de formation à distance nécessite une réingénierie pédagogique aux antipodes d'une simple transposition des contenus présentiels. Nous savons d'expérience que des activités pédagogiques variées, l'alternance de séquences synchrones et asynchrones, l'établissement de jalons pédagogiques, les travaux en sous-groupes favorisent l'engagement des apprenants. L'accompagnement joue un rôle essentiel dans la réussite d'un parcours de formation. Les apprenants placés dans des situations d'autoformation sans accompagnement se démotivent très vite. Des échanges réguliers avec le formateur ou tuteur assurent un lien humain indispensable à la progression dans un parcours de formation. D'ailleurs, le législateur en a fait une condition obligatoire pour justifier d'une action de formation à distance Il est primordial de travailler à l'individualisation de la formation. La qualité de la formation à distance s'apprécie par son adéquation avec le public visé et les objectifs d'apprentissage. Le plus souvent un positionnement en amont permet d'ajuster le parcours au profil de l'apprenant et aux attendus de la formation. La formation en ligne peut s'appuyer sur des outils du web grand public, mais elle est optimisée par la mobilisation d'outils qui lui sont spécifiques (plateformes de formation en ligne, classes virtuelles, applications mobiles pédagogiques, ...), et qui vont soutenir l'interaction pédagogique, la création de parcours, et le suivi individuel et collectif de la progression des apprenants.Si la situation a nécessité de faire appel au système D dans une urgence compréhensible, nous voulons attirer votre attention sur les artefacts qui proposent aujourd'hui une forme dégradée de la formation à distance. Transposer une séquence présentielle en un replay vidéo n'est certainement pas ce qui est attendu d'un public rompu aux usages du numérique, aux joies de l'interactivité et des applis fluides et gamifiées. Saisissons-nous collectivement de l'opportunité offerte par ce moment pour développer une offre multimodale adaptée aux objectifs d'apprentissage, aux spécificités des apprenants et des territoires comme l'Outre-mer par exemple, pour capitaliser ensemble sur les bonnes pratiques et accélérer la transition numérique de notre secteur d'activité ... en résumé pour réinventer la formation ! Nous militons au FFFOD pour une exigence de qualité, notamment en termes d'ingénierie pédagogique adaptée, face à l'offre qui va s'accroître rapidement et transformer en profondeur le monde de la formation. Aussi, nous nous positionnons comme interlocuteurs des pouvoirs publics pour définir les bonnes pratiques de la multimodalité respectueuses du cadre juridique et des objectifs d'apprentissage. Désormais il n'est plus possible de se tenir à l'écart des modalités de formation innovantes, il en va de l'avenir du corpus de compétences de notre population. Le monde de demain et ses métiers pour grande partie inconnus aujourd'hui, nécessitent des capacités d'adaptation et de réactivité auxquelles la formation multimodale peut apporter une réponse. Il est temps de rejoindre la communauté des acteurs de la formation multimodale ! Aurélia Bollé, Déléguée générale du FFFOD Télécharger la tribune juin 2020 Qui sommes-nous Le FFFOD est l'association de référence sur la formation à distance. Elle regroupe une centaine de structures (entreprises, prestataires de services, organismes de formation privés et publics, associations professionnelles patronales et de salariés, collectivités territoriales...) et indépendants, tous impliqués dans le développement du digital et de l'innovation pédagogique. www.fffod.fr
  • Le cabinet Asterès présente 12 mesures pour soutenir l'effort de formation indispensable à la reprise post covid
    22 juin 2020
    Mandaté par la FFP (Fédération de la formation professionnelle), le cabinet Asterès publie un rapport qui place la formation au coeur de la stratégie de relance économique et détaille des ajustements ciblés sur des dispositifs existants. Par Catherine Trocquemé - Le 22 juin 2020. Parmi les 12 mesures retenues, l'élargissement du Fonds national emploi formation à tous les salariés des entreprises de taille intermédiaire, l'extension du plan de soutien à l'apprentissage et le soutien à l'investissement dans la filière. Alors que le gouvernement planche sur un plan d'adaptation de la politique des compétences articulé avec le plan de relance économique, le cabinet d'études et de conseil Asterès, mandaté par la FFP, a présenté son rapport le 18 juin dernier. « Nous avons demandé cette étude afin d'objectiver la situation et d'avancer des pistes d'ajustement des dispositifs pour faire de la formation un des leviers stratégiques de la relance », déclare, en préambule, Pierre Courbebaisse, président de la FFP.  Sur le rôle déterminant que jouera le développement des compétences, tout le monde semble d'accord. « La clé de la réussite de la sortie de crise réside dans la productivité. Or, le capital humain est au centre du sujet. Au-delà, seule la formation peut permettre d'accompagner la révolution numérique dont le confinement a révélé les déficits de compétences et les relocalisations industrielles », confirme Nicolas Bouzou. Selon l'économiste et directeur du cabinet Asterès, les entreprises entrent, comme à chaque crise économique, dans une logique de réductions des coûts et de stratégies à court terme. Forte inquiétude pour les entreprises de 50 à 250 salariés L'inquiétude est particulièrement forte sur le segment des entreprises de 50 à 250 salariés. Ces dernières, pourtant considérées comme un maillon stratégique, ont, depuis la dernière réforme, vu leur accès aux fonds mutualisés fortement réduit. Selon Asterès, les ETI (entreprise de taille intermédiaire) contribueraient pour 1,7 milliard d'euros et ne recevraient que 500 millions d'euros au titre de la formation. Le constat étant posé, le rapport détaille et chiffre 12 propositions afin d'intensifier les efforts de formation. Sur l'approche, là aussi, tout le monde semble d'accord. « Il ne s'agit pas de créer un nouveau big bang mais bien d'aménager les dispositifs existants en jouant sur leurs critères d'éligibilité ou les conditions de leur utilisation », explique Charles-Antoine Schwerer, économiste chez Asterès. Un FNE-Formation pour tous les salariés des ETI Le cabinet Asterès retient notamment une mesure volontariste en soutien des entreprises de taille intermédiaire. Le dispositif du FNE (Fonds national de l'emploi) -Fomation déjà renforcé lors de la crise sanitaire pour bénéficier à tous les collaborateurs placés en activité partielle devrait ainsi être étendu à l'ensemble des salariés des entreprises de 50 à 250 salariés. Envisagé sur une durée de deux ans, cet aménagement mobiliserait, selon le cabinet conseil, 1,2 milliard d'euros. Autre mesure dont l'impact serait significatif, le plan de soutien de l'apprentissage annoncé par le gouvernement devrait aller plus loin en prolongeant de six à neuf mois l'entrée préalable en formation, en l'étendant à toutes les entreprises et à tous les niveaux de diplôme. Coût estimé de ces extensions de l'aide unique, 750 millions d'euros. « La réforme de l'apprentissage a créé une véritable dynamique, il ne faut pas risquer de faire de cette crise conjoncturelle une crise structurelle en limitant le périmètre de ces aides », insiste Vincent Cohas, directeur général de Cesi et vice-président de la FFP. Enfin, Asterès préconise de réduire les délais de paiement des financeurs publics et paritaires afin de préserver la trésorerie et donc la capacité d'investissement des entreprises de formation face à une exigence plus que jamais stratégique d'innovation de l'offre. Tous les dispositifs sont ainsi revisités dans le rapport : relever l'éligibilité du plan d'investissement dans les compétences (PIC) aux niveaux IV pour les demandeurs d'emploi ou encore élargir la préparation opérationnelle à l'emploi collective (POEC) aux salariés dont l'emploi est menacé pour en faire un outil de reconversion collective. Le CPF, levier d'investissement dans les compétences Le nouveau compte personnel de formation (CPF) lancé en novembre 2019 peut, lui aussi, jouer un rôle de levier d'investissement dans les compétences. Les dispositifs d'abondement tant attendus doivent impérativement être prêts en septembre prochain si l'on veut créer une dynamique. « Il est crucial et urgent de libérer la capacité d'abondement et de lever les freins à leur développement », affirme Guillaume Huot, membre du directoire du groupe Cegos et vice-président de la FFP qui reprend, par exemple, la proposition du rapport de remplacer l'obligation d'un accord collectif par une obligation d'informer le CSE pour les entreprises de moins de 250 salariés. Détaillées et chiffrées, ces mesures contribuent au débat déjà bien engagé dans les concertations en cours sur le plan d'adaptation de la politique des compétences.
  • L'État renforce son service d'appui aux TPE-PME en matière de ressources humaines
    19 juin 2020
    Pour aider les TPE-PME à passer le cap de la crise, le ministère du Travail mobilise et adapte un dispositif créé en 2016 pour financer des prestations de conseil en ressources humaines. Cette évolution a été actée par une instruction publiée début juin. Par Estelle Durand - Le 19 juin 2020. Les services des ressources humaines sont en première ligne pour gérer les conséquences de la crise sanitaire. Mise en conformité avec de nouvelles règles sanitaires, réorganisation du travail, adaptation des emplois et des compétences à la crise et aux stratégies de relance de l'activité : autant de sujets complexes à gérer, surtout dans les petites structures. Pour aider les TPE-PME dans cette période délicate, les services du ministère du Travail ont renforcé et adapté le dispositif « prestation conseil en ressources humaines » (PCRH). Créé en 2016, celui-ci a pour objectif d'outiller et de professionnaliser les entreprises de moins de 250 salariés en contribuant au financement de prestations personnalisées dans le domaine des RH (ressources humaines). Cette prise en charge est mise en oeuvre après signature d'une convention avec les Direccte . Chaque année, 5 millions d'euros environ sont alloués à ces prestations RH, selon la DGEFP . Davantage de prestations éligibles Pour tenir compte du contexte de crise, le périmètre des prestations éligibles a été étendu. Jusqu'à présent, les accompagnements portant sur des sujets réglementaires n'entraient pas dans le champ du dispositif. Mais dans le contexte de la crise sanitaire, les prestations visant à sécuriser les salariés application des mesures sanitaires, réorganisation du travail, développement du télétravail, etc. seront par exemple prises en considération. De manière générale, l'évolution du dispositif vise à aider les TPE-PME à adapter leur organisation, à renforcer le dialogue social, à évaluer l'impact de la crise sur les besoins en compétences et à identifier les futurs besoins au regard des possibilités de relance (diversification, relocalisation, etc.). Délais d'instruction réduits Jusqu'à présent, les missions prises en charge devaient être réalisées par des prestataires référencés auprès des Direccte. Pour réduire les délais d'instruction, cette procédure préalable a été remplacée par un contrôle de la qualité des prestataires effectué au moment de l'examen de la demande. Les critères d'appréciation sont détaillés dans l'instruction publiée par la DGEFP le 4 juin. Taux de prise en charge renforcé Par ailleurs, pour permettre à un plus grand nombre d'entreprises d'accéder au dispositif, les conditions de financement ont été modifiées à titre temporaire. Pour les conventions signées avec les Direccte jusqu'au 31 décembre 2020, la part des fonds publics mobilisés pourra dépasser les 50 % du montant total de la prestation. Cette dérogation aux règles d'encadrement des aides publiques vaut aussi pour les avenants aux conventions en cours signées avant le 31 décembre 2020. La prise en charge par l'État reste plafonnée à 15 000 euros. Mais pour réduire leur reste à charge, les entreprises ont toujours la possibilité de solliciter des cofinancements, de la part des opérateurs de compétences, des chambres consulaires, etc. A ce stade, le financement du dispositif s'effectue sur des budgets existants, mais la DGEFP n'exclut pas de mobiliser des crédits supplémentaires en cas de forte demande. En cette période de crise, de nombreux acteurs mettent en place des prestations d'accompagnement à destination des TPE-PME. C'est le cas notamment des opérateurs de compétences ou encore de l'Anact avec son service « Objectif reprise ». Des outils qui peuvent être mobilisés en complément des prestations financées dans le cadre du dispositif PCRH. L'instruction du 4 juin qui renforce le dispositif « prestation conseil en ressources humaines ».
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