Accès direct au contenu | Accès direct au menu

Mot de passe oublié ?

Créer un compte

+
VISITER LE SITE GRAND PUBLIC
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi

+

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi


Vous êtes ici : Site Professionnel > Documentation > Centre de veille et de ressources > Suivre l'actualité d'un thème

Suivez l'actualité des métiers du numérique

L'attrait actuel pour les métiers du numérique est le reflet de l'impact des technologies sur notre société et dans le monde du travail.
Pour illustrer cette réalité, nous vous proposons une sélection d'articles sur l'essor actuel des métiers du numérique et qui aborde plus largement les impacts du numérique sur l'évolution des emplois et des compétences.

A la Une...

Recevoir l'alerte mail S'abonner aux nouveautés

Les métiers du numérique

  • La microélectronique, ce secteur qui ne connaît pas la crise (et qui recrute)
    15 avril 2021
    À une centaine de kilomètres de Lyon, la filière microélectronique grenobloise est en plein boom. Dopée par la demande en composants électroniques et les usages suscités par la crise (nouveaux modes de travail et de communication à distance), cette industrie est devenue depuis quelques mois un enjeu de souveraineté nationale. Il y a quelques semaines, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher avait d'ailleurs choisi de revenir en terre iséroise aux côtés des acteurs pour signer un avenant au contrat de filière électronique, renforçant ainsi les engagements de l'Etat en faveur du développement de nouveaux axes stratégiques. Lire aussi : Semi-conducteurs : à Grenoble, Agnès Pannier-Runacher au chevet d'une filière "stratégique" « La filière des semiconducteurs n'était jusqu'ici pas aussi symbolique que l'industrie automobile, mais elle vient d'être très clairement identifiée comme un acteur majeur de l'industrie européenne et nationale et va nourrir des enjeux de souveraineté qui sont forts », reconnait Quentin Rafhay, chercheur au laboratoire de microélectronique et enseignant à Grenoble INP - Phelma. Alors que la France se retrouve également confrontée face à une pénurie de composants, au même titre que ses voisins européens, il existe un autre terrain sur lequel la situation semble tendue : celui de l'emploi. Car en pleine pandémie, il faut dire que la microélectronique ne connait, quant à elle, pas la crise. C'est même plutôt le contraire :  engagée dans un cycle de production rythmé de ses composants depuis plusieurs mois, la filière, qui emploie près de 35.000 personnes au sein de 230 entreprises (dont 91% sont hébergées en Isère) est plus que jamais tiraillée entre les besoins de ses principaux acteurs. Entre les grands qui souhaitent monter en volume, les PME qui souhaitent passer à l'échelle, et les startups et laboratoires de recherche qui continuent de travailler sur leur R&D, la demande en profils, jeunes et expérimentés, demeure forte. Un secteur qui ne connait (plus) la crise Résultat ? Bien que la pandémie ait globalement assombri les perspectives d'emplois pour les jeunes, ce n'est pas le cas dans ce secteur, où les intentions d'embauches ont continué d'affluer au cours des derniers mois. Après le fabricant de matériaux semi-conducteurs Soitec, qui avait annoncé un large plan de recrutement Elevate en 2020, qui se poursuit sous une autre forme et une centaine de nouveaux recrutements en 2021. « Nous étions au global 800 collaborateurs en 2015 et nous sommes rendus aujourd'hui à 1.600 », complète le Pascal Lobry, directeur des Ressources Humaines de ‎Soitec. Des chiffres essentiellement liés à une croissance régulière et au démarrage de nouvelles lignes industrielles. « Un certain nombre de domaines d'activités comme la santé, l'automobile, les objets connectés, etc se retrouvent dans une phase d'accélération plus forte qui se traduit par des créations d'emploi dans l'ensemble de la chaîne de valeur », ajoute-t-il. D'autres, comme la startup Aledia sur le point de construire une nouvelle usine à Champagnier (Isère) pour ses nanofils lumineux destinés à produire de nouvelles générations d'écrans, prévoyait elle aussi de créer 550 emplois à l'horizon 2025. Et c'est sans compter les groupes STMicroelectronics ou Lynred, qui continuent de recruter régulièrement des profils spécialisés à mesure de leur montée en production et de leur participation au plan de relance. De même que le CEA Grenoble, qui emploie près de 4.500 chercheurs et techniciens au total, avec une forte empreinte dans le domaine de la microélectronique et de l'électronique à travers son institut spécialisé, le Leti. « Une mini Silicon Valley » Il semble désormais loin le temps où STMicroelectronics annonçait une restructuration de ses activités en 2016, entraînant la suppression de 1400 emplois, dont 430 en France. Ou encore celui de la crise de 2008 -2009, où Soitec avait réduit 10% de ses effectifs, puis à nouveau en 2015. Désormais, l'industrie des semiconducteurs est portée par une demande mondiale tous azimuts : informatique, objets connectés, automobile, 5G...  « Grenoble est un peu comme une mini Silicon Valley », glisse Sophie Cottin, manager au sein du cabinet de recrutement Expectra à Grenoble, orienté vers le recrutement de cadres et techniciens confirmés. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que des firmes comme Huawei et Apple y ont installé discrètement des bureaux, pour être au plus près de la recherche locale. « La demande est forte et le marché très tendu, reprend-elle. Les leaders et grands groupes internationaux présents sur le bassin offrent aujourd'hui des centaines d'offres d'emplois, mais on parle moins d'un maillage, tout aussi présent et beaucoup plus vaste de PME, startups, laboratoires de renommée internationale, mais aussi de pôles de compétitivité et de sous-traitants qui gravitent autour et génèrent également des offres », ajoute Sophie Cottin. Même tendance du côté des profils techniciens et opérateurs, comme le remarque Sonia Blanc Paque, directrice de région pour l'agence Randstad, qui note que la demande ne faiblit pas : « cela fait plusieurs années qu'il s'agit d'un bassin porteur et celui-ci n'a pas freiné avec la crise, et poursuit toujours ses campagnes de recrutements massives, notamment sur la partie opérateurs et techniciens ». Des profils techniques mais variés D'ailleurs, il n'est pas rare qu'un profil d'ingénieur ou même de technicien expérimenté soit chassé par un service de recrutement, ou un chasseur de tête sur le bassin. S'il existe peu de données compilées sur le nombre d'emplois ouverts ou sur le nombre de demandeurs total, Grenoble INP Phelma, qui forme 300 jeunes ingénieurs chaque année (dont environ 200 en microélectronique), estime par exemple que 65% des étudiants sont embauchés là où ils ont réalisé leur stage de fin d'année, tandis que les profils restants (25%) trouvent un poste en moins de trois mois. « Nous n'avons très clairement pas connu la crise », reconnait Quentin Rafhay, à Grenoble INP - Phelma. Car même si la microélectronique est souvent citée comme une industrie cyclique, elle intègre différents métiers et process qui assureraient, en bout de ligne, une demande quasi-constante, toutes spécialités confondues. « C'est pourquoi une école comme la nôtre a intégré dans ses formations le fait d'adresser l'ensemble de la chaîne, afin de pouvoir répondre à tout moment si la demande se situe en R&D, production, conceptions de circuits électroniques ou processeurs, etc ». Et les ingénieurs eux-mêmes ne sont pas les seuls concernés par cette filière, qui va en réalité des profils opérateurs de niveau bac, aux techniciens (Bac+2) en allant jusqu'aux ingénieurs et doctorants (Bac+5 et plus). « La microélectronique englobe un certain nombre de métiers, en matière de R&D, conception, développement de produits, mais également maintenance, production, ou encore travaux de recherche en laboratoire. Il s'agit d'une très large de métiers, de même qu'en expertises attendues », souligne Sophie Cottin, chez Expectra. « C'est aussi une filière qui offre encore de beaux tremplins vers des CDI, même si elle peut demander une certaine rigueur ainsi que la possibilité de travailler à des horaires décalés sur certains postes », avance Sonia Blanc Paque. Chez Soitec par exemple, on ne cache pas la volonté de recruter également des profils de jeunes diplômés, en particulier depuis quelques années. « Nous nous sommes désormais structurés au fil de notre développement au cours des dernières années, de manière à mieux pouvoir accompagner ces jeunes diplômés. Cela constitue aussi pour nous une belle occasion de les former et de se choisir mutuellement », reprend le DRH, Pascal Lobry, qui remarque également que son bassin d'emploi, aux pieds des Alpes, est devenu un avantage compétitif pour embaucher. Même si ce n'est pas le seul :  « Certains profils sont si difficiles à trouver qu'ils peuvent avoir des marges de négociations salariales importantes », ajoute Quentin Rafhay, précisant que la microélectronique permet encore de mener ce type de négociations à l'embauche, en fonction des profils. Un axe de reconversion possible pour l'aéronautique ou l'automobile ? Bien que cette industrie nécessite des profils spécialisés qui ne s'improvisent pas, elle peut constituer un débouché intéressant pour les jeunes diplômés en électronique, mais également chimie, physique, matériaux, ou encore génie mécanique. « Pour les techniciens et opérateurs, les profils sont plutôt ouverts, avec des candidats qui peuvent venir d'horizons assez différents. L'un des incontournables est le savoir-être, ainsi qu'un intérêt pour le métier concerné. Souvent, les entreprises recherchent une première expérience dans le milieu industriel ou en salle blanche, qui apporte par exemple des profils issus de l'agroalimentaire », remarque Sonia Blanc Paque. Alors que les industriels du bassin sont très friands de compétences techniques, il pourrait être tentant de faire le parallèle avec la reconversion possible de candidats issus de l'automobile ou l'aéronautique, dont les marchés se retrouvent aujourd'hui en difficultés. La microélectronique peut-elle être une voie de sortie ? « La crise actuelle ne nous a pas permis de capter des dizaines de candidatures supplémentaires à ce jour, même si l'on aurait pu imaginer que l'on reçoive davantage de postulants », regrette à demi-mots Sonia Blanc Paque. Comme d'autres, elle explique notamment ce phénomène par le dynamisme du bassin grenoblois, qui n'affiche pas de filières sinistrées. « Nous pourrions accompagner dans ce sens certains profils à se repositionner, en identifiant la microélectronique parmi les pas de marché porteurs, mais il ne s'agit pas du même bassin d'emploi que Toulouse par exemple, les candidats ne sont pas nécessairement très mobiles », ajoute à son tour Sophie Cottin. Pour autant, certains groupes comme Soitec, qui se pose comme un leader dans son domaine, s'avèrent historiquement particulièrement ouverts à différents profils. « Etant donné que nous développons une technologie unique de substrats pour laquelle nous n'avons pas de concurrent direct, nous ne nous attendons pas à ce que les candidats connaissent notre coeur de métier. Cela fait donc partie de notre processus de recrutement que de former les personnes qui nous rejoignent », rappelle Pascal Lobry. Il note d'ailleurs que des domaines comme le secteur de la qualité, du risque industriel, ou encore de l'environnement, voir même de l'automobile ou de la chimie peuvent s'avérer complémentaires en fonction des postes ciblés. « Nous avons déjà vu arriver des CV de Safran ou de l'écosystème toulousain entourant Airbus, mais cela n'est pas le plus fréquent compte-tenu de notre fort ancrage régional », ajoute-t-il. C'est d'ailleurs pourquoi d'ailleurs Grenoble INP continue de regarder attentivement la filière de la formation continue, même si un projet de certificat de compétences destiné à la filière de la conception électronique, mené il y a quelques temps, n'avait finalement pas abouti. « Cette idée demeure dans nos tiroirs et pourrait être ressortie si la situation le nécessite », glisse Quentin Rafhay.
  • Microsoft lance une Ecole Business App en France suite au succès de ses Ecoles IA
    14 avril 2021
    Trois ans après le lancement de la première Ecole IA, dédiée aux métiers du numériques et à destination des personnes en reconversion professionnelle, Microsoft inaugure l'Ecole Business App, toujours en partenariat avec le réseau Simplon. Elle accueille sa première promotion 100% féminine, en partenariat avec [...] Lire l'article
  • You can Code veut inciter des femmes à programmer
    14 avril 2021
    Organisé ce mercredi 14 avril 2021 à partir de 17h, You can Code permet à des femmes de découvrir les métiers du développement informatique et les formations qui s'y rapportent. Des participations à des interventions de professionnelles du secteur ainsi qu'à des ateliers d'initiation sont au programme. Deux fois par an, l'évènement You can Code a pour but de promouvoir les métiers de la programmation  informatique auprès des femmes, domaine où elles sont trop peu représentées. Confinement oblige, cette année ce rendez-vous se déroulera mercredi 14 avril 2021 à partir de 17h. en mode virtuel via l'application Zoom. A cette occasion, les participantes pourront échanger avec des professionnelles du code et des anciennes étudiantes pour découvrir les opportunités de carrière en programmation informatique ainsi que les formations permettant d'y accéder. L'objectif ? Casser les préjugés liés à cette fonction avec des témoignages animés par des professionnelles de l'informatique. Pour s'inscrire il suffit de cliquer sur ce lien. Parmi les intervenantes, on notera la participation d'Alexandra Perrin, directrice pédagogique à l'école parisienne 42, aux côtés de femmes ingénieurs en data ou en développement full stack en poste chez Doctolib ou Swile. Des étudiantes d'Ada Tech School et de 42 parleront aussi des avantages de l'apprentissage pour apprendre les rudiments de la conception d'applications. Après la théorie suivra la pratique sous la forme d'un atelier d'initiation au code. Rappelons que You can Code est co-organisé par Fireside une plateforme oeuvrant pour la mixité avec parmi ses partenaires Talentsoft, Pôle Empoi, Simplon, Swile, 42, ou Ada Tech School.
  • Industrie - Une usine du futur ouverte à toutes les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes au campus numérique de Lyon
    13 avril 2021
    Installé temporairement dans le quartier de la Confluence, à Lyon, depuis 2017, le campus a pris ses aises en début d'année dans le secteur semi-urbain de Charbonnières-les-Bains, sur le site de l'ancien hôtel de Région de Rhône-Alpes. Ses 10.000 m² sont installés sur un parc arboré de 11 hectares et parsemé de mobilier de jardin propice à la rencontre. FactoLab teste l'usine du futur chez Michelin Se rencontrer pour enrichir une idée et la mettre en oeuvre, c'est l'esprit de ce campus dont la réalisation a été confiée à l'architecte de renom Jean-Michel Wilmotte. La moitié des locaux sont dédiés aux formations (initiales et continues), le reste aux entreprises et pôles de compétitivité. Tout un étage est d'ailleurs réservé à des entreprises régionales qui auraient besoin d'espaces pour des formations et des séminaires. L'autonomie financière dans les six ans. Cinq formations initiales sont déjà sur place, dont l'école de codage « 42 » créée par Xavier Niel. « D'autres formations initiales et continues vont arriver à la prochaine rentrée », a indiqué Laurent Wauquiez lors de sa visite du site, fin février. Pour l'instant, 10.000 m2 d'espaces de formation sont utilisés. « L'idée est d'arriver à 50.000 m2 après la phase 2 » (qui n'est pas encore programmée), a-t-il ajouté. L'investissement de la Région atteint 52 millions d'euros. Grâce à la location d'espaces, notamment des bureaux et des logements étudiants, la Région Auvergne-Rhône-Alpes s'est fixée comme objectif de voir le campus fonctionner en autonomie d'ici six ans. Le rez-de-chaussée du bâtiment principal est une usine « ouverte à toutes les entreprises de la Région », a insisté Laurent Wauquiez lors de sa visite du site, fin février. Son objectif est de permettre de tester et d'intégrer des nouvelles technologies. Quatre consortiums industriels ont la charge d'accompagner les candidats. Un de ces quatre groupements, Diwii (*), a un fort accent auvergnat : il regroupe l'école d'ingénieurs Sigma (Clermont), sa filiale 2Matech (Aubière) et Humantodata, un regroupement de trois entreprises de la métropole clermontoise spécialisées dans le traitement des données. Le projet Diwii est piloté par l'école des mines de Saint-Étienne. « La première originalité, c'est d'être public-privé, puisqu'il concerne trois écoles supérieures complémentaires (la troisième est Emlyon, management) », indique Xavier Olagne, responsable du projet. Cinq choses à savoir sur le futur campus numérique de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (novembre 2018) Diwii a aussi fait le choix d'un démonstrateur, qui représente une PME de l'industrie du futur. « Pour convaincre les chefs entreprises, il faut qu'ils puissent voir, comprendre, palper », poursuit Xavier Olagne. Ce dernier insiste aussi sur la dimension humaine d'un projet du futur. « Il n'y a pas que le digital. Pour que ça marche, il faut que les organisations évoluent vers une organisation plus collaborative, moins pyramidale. Car avec les outils numériques, l'opérateur est quasiment en lien avec le client. » (*) Pour Digital intelligence way for industry institute. Laurent Bernard Comment y aller ? Le Campus numérique est situé du bon côté de la Métropole de Lyon pour les Auvergnats : à Charbonnières-les-Bains, l'entrée ouest, donc sans bouchon. À la sortie n° 40 de l'A89, il suffit de continuer trois kilomètres sur l'ancienne RN 7. L'offre est à retrouver sur le site campusnumerique.auvergnerhonealpes.fr. {"path":"mini-thematique-inscription","thematique":"MT_Loisirs","accessCode":"13930483","allowGCS":"true","bodyClass":"ripo_generic","contextLevel":"KEEP_ALL","filterMotsCles":"1|10|13|79|82|8671","gabarit":"generic","hasEssentiel":"true","idArticle":"3930483","idArticlesList":"3930483","idDepartement":"282","idZone":"30603","motsCles":"1|10|13|79|82|8671","pubs":"banniere_haute|article","site":"MT","sousDomaine":"www","urlTitle":"une-usine-du-futur-ouverte-a-toutes-les-entreprises-d-auvergne-rhone-alpes-au-campus-numerique-de-lyon"}
  • 6 questions autour du métier de community manager
    13 avril 2021
    6 questions / réponses autour du métier de community manager : Trop de formations, salaire, évolution, compétences recherchées, avenir, se vendre :
Toutes les actualités  | RSSS'abonner

Quels impacts sur les métiers et les compétences ?

 
  • Les compétences numériques les plus recherchées par les entreprises, selon les métiers
    14 avril 2021
    6 entreprises sur 10 expriment le besoin de développer des compétences numériques nouvelles. Celles liées à la sécurité informatique, à l'usage d'outils collaboratifs et aux services en ligne sont les plus recherchées. Et la crise du Covid-19, qui a généralisé le travail à distance, devrait accentuer ces besoins. Six établissements sur dix, regroupant 70 % des salariés, expriment le besoin de développer des compétences numériques au sein de leur personnel, selon une étude de Pôle emploi. Celle-ci se base sur les dernières enquêtes Besoins en main-d'oeuvre (BMO), dont la prochaine édition devrait sortir prochainement. La crise du Covid-19 et la généralisation du télétravail devraient ainsi renforcer encore plus ces besoins. Les compétences les plus recherchées sont celles liées à la maintenance / sécurité informatique, à l'usage d'outils collaboratifs, et aux services en ligne.   Dans les services : l'usage d'outils collaboratifs et la sécurité informatique 28 % des entreprises ont besoin de compétences portant sur l'usage d'outils collaboratifs (agenda partagé, messagerie instantanée, partage d'informations sur la gestion des tâches). "Ce qui est le signe d'un renouvellement de la dynamique des relations de travail autour des outils numériques", observe Pôle emploi. Les services et activités financières / d'assurance, plus particulièrement, "affichent des besoins conséquents". Ceux en maintenance des infrastructures ou en sécurité informatique concernent 27 % des entreprises. L'informatique et les télécommunications sont logiquement les plus en recherche de ces compétences (40 % des entreprises). Mais les établissements du secteur de l'information et de la communication sont aussi nombreux à exprimer "le besoin de développer l'ensemble de ces compétences", indique Pôle emploi. Les activités financières et d'assurance sont de leur côté "confrontées à des enjeux de sécurisation des données et des informations accessibles en ligne dans le cadre du développement croissant de services à distance".   LIRE AUSSI : Illectronisme : "La non-maîtrise des outils numériques constitue un handicap"   Dans le commerce : des compétences en marketing numérique et en vente en ligne Les besoins portant sur le marketing numérique concernent 23 % des entreprises. "Plus spécifiques, ils sont surtout exprimés par les services marchands", précise Pôle emploi. C'est principalement le cas des secteurs du commerce de détail et du commerce de gros, qui "doivent s'adapter aux pratiques d'achat sur l'Internet et aux innovations technologiques, en développant de nouvelles stratégies de vente et de marketing". En outre, 28 % des organisations, là encore principalement dans les services marchands et le commerce, "déclarent anticiper des besoins en compétences liés à la vente ou à la mise à disposition de services en ligne".   Big Data, robots et logiciels : des activités bien spécifiques Restent les compétences relatives à l'analyse de données massives (Big data), au maniement de machines automatisées, ou à la programmation et configuration de logiciels. Celles-ci concernent principalement des grandes entreprises, dans quelques activités bien spécifiques : l'information et la communication (32 %) et les activités financières et d'assurance (16 %) pour l'analyse des données ; l'industrie (30 %) et l'agriculture (17 %) pour la manipulation de robots ; et les activités spécialisées scientifiques et techniques (ingénierie, comptabilité ou services juridiques, études de marché...) pour le développement de logiciels (22 %). À noter que Pôle emploi indique que les besoins en "gestion des recrutements grâce à des solutions informatiques" étaient encore "relativement embryonnaires" en 2019. Là encore, avec le développement des entretiens d'embauche à distance face à la crise du Covid-19, la situation devrait fortement évoluer en 2021-2022.   LIRE AUSSI : Crise du Covid-19 : 45 % des jeunes prêts à se reconvertir dans les métiers du digital   5 groupes de métiers selon les compétences numériques demandées Si on se focalise sur l'activité de travail elle-même, les compétences numériques désignent "un large spectre de compétences, qui vont de la capacité à savoir utiliser un ordinateur dans ses principales fonctionnalités, à maîtriser un logiciel spécialisé, ou encore à savoir configurer des logiciels". En fonction de leur caractère jugé indispensable ou "utile" par les employeurs, se dessinent 5 groupes de métiers. Les deux premiers concernent les métiers qui ont besoin de conduire des machines automatisées (ouvriers, bouchers, boulangers), ou des outils spécialisés (coiffeurs, vendeurs, aide-soignants). Un autre groupe concerne des "hard skills" très spécifiques et pointues : les informaticiens et les professionnels des télécommunications. En fait, deux groupes se détachent tout particulièrement : les métiers à "forte intensité numérique", et ceux à "compétences numériques expertes". Les premiers ont besoin de maîtriser des outils de bureautique et d'autres spécialisés : la gestion-administration des entreprises, la banque et les assurances, les cadres commerciaux, les employés du transport et du tourisme, les formateurs et les enseignants. Les seconds ont besoin des mêmes compétences, mais aussi de savoir configurer des logiciels. Il s'agit des comptables, des ingénieurs BTP, des graphistes, des techniciens de maintenance, ou encore des professionnels de santé (hors aides-soignants).     LIRE AUSSI : Les métiers qui recrutent le plus en CDI en 2021  
  • L'intelligence artificielle de plus en plus indispensable dans la formation professionnelle (Halifax Consulting)
    8 avril 2021
    Abonnez-vous Intelligence artificielle, adaptive learning, machine learning, les technologies les plus sophistiquées s'invitent dans les pratiques pédagogiques. Décryptage avec Frédéric Vendeuvre, PDG du cabinet Halifax Consulting. Article réservé à nos abonnés. Par Eric Delon - Le 08 avril 2021. La crise sanitaire a incontestablement accéléré la digitalisation de la formation. Cabinet de conseil et de formation spécialisé dans la performance commerciale, Halifax Consulting s'appuie sur les technologies de pointe pour accélérer le changement des pratiques de ses clients. « La formation professionnelle est déjà entrée dans l'intelligence artificielle (IA), notamment à travers les avancées en matière d'apprentissage adaptatif (adaptive learning) fondé sur du machine learning, cette technologie qui permet aux ordinateurs d'apprendre sans avoir été programmés », souligne Frédéric Vendeuvre, le PDG de ce cabinet qui a expérimenté ces technologies depuis trois ans, à travers une collaboration avec le leader... La suite est réservée aux abonnés
  • La formation et le numérique, deux leviers-clés pour accompagner les mutations du BTP
    7 avril 2021
    Photo d'illustration © iStock Comment les métiers du bâtiment et des travaux publics, et donc les salariés qui les incarnent, sont-ils impactés par les mutations techniques et technologiques aujourd'hui à l'oeuvre ? C'est ce sur quoi l'Observatoire des métiers du BTP s'est penché au travers d'une étude consacrée à l'évolution des compétences, dans un contexte où les professionnels de la construction sont inéluctablement amenés à prendre en marche le train du tout-numérique et de la transition écologique. La formation doit davantage faire évoluer son format que son contenu Lorsqu'un salarié est amené à évoluer professionnellement, à quels enjeux se retrouve-t-il confronté et quelles solutions s'offrent à lui ? Les promotions internes - de compagnon à chef d'équipe, de chef d'équipe à chef de chantier, de chef de chantier à conducteur de travaux... - impliquent davantage de responsabilités, et les fonctions encadrantes sont justement celles qui demandent de plus en plus de compétences à l'heure où nombre de sujets deviennent incontournables : rénovation thermique, performance énergétique, technologies numériques (tout particulièrement le BIM et la domotique), gestion et sécurisation juridique des chantiers, travaux d'entretien/maintenance, besoin du contact client... Dans son étude, l'Observatoire des métiers du BTP pointe justement un manque d'accompagnement de ces salariés amenés à gravir les échelons, leurs entreprises ne recourant que rarement à la formation pour les épauler. Ce qui s'apparente soit à une erreur stratégique du dirigeant, dans la mesure où il risque ainsi de bloquer un éventuel développement de ses activités, soit au fait que son entreprise est dépourvue de la labellisation nécessaire - comme la qualification RGE pour les chantiers de rénovation énergétique. La formation en elle-même doit pour sa part évoluer, plus d'ailleurs au niveau du format que du contenu, en proposant des séquences plus courtes, accessibles à distance et de manière autonome grâce à des outils interactifs. Pour faire coller l'offre de formation avec les besoins des entreprises, il est donc d'abord recommandé de sécuriser les promotions internes, en sensibilisant les entreprises à un meilleur accompagnement de leurs salariés amenés à évoluer, tout en formalisant davantage les montées de postes. La création de nouvelles certifications sur le métier de chef d'équipe, ainsi que le développement de formations en distanciel destinées aux encadrants sont d'autres pistes préconisées. Mais il s'agit aussi d'épauler les dirigeants dans leur réflexion, en leur prodiguant des conseils stratégiques et des informations sur les mutations que connaît le secteur. La reprise d'entreprise, autre situation répandue où des salariés déjà présents au sein de leur société sont amenés de facto à monter en grade, doit également faire l'objet d'un accompagnement renforcé. Celui-ci pourrait ainsi se concentrer sur des exemples de reprises réussies et sur la mise en avant des opportunités, de manière à consolider la stratégie de l'entreprise. Deux exemples à suivre : "un parcours de promotion interne" et des salariés formant d'autres salariés Afin d'illustrer ses propositions, l'Observatoire des métiers du BTP cite deux études de cas. Dans la première, une entreprise de 15 salariés a identifié des besoins pour des profils de collaborateurs qualifiés de "pilotes producteurs", à mi-chemin entre le chef d'équipe et le chef de chantier. Concrètement, leurs missions consistent à organiser les chantiers (planification, mobilisation des ressources), exécuter et suivre les opérations (avec une polyvalence sur tous les métiers du second-oeuvre), assurer la relation client sur le chantier, garantir la sécurité et la qualité de la production, et enfin piloter les sous-traitants. Dans ce cadre, l'entreprise a institué "un parcours de promotion interne", permettant à ses salariés cadres de se doter d'un statut "junior", "confirmé" ou "senior". "Chaque positionnement est fonction du nombre de chantiers traités et des résultats obtenus (respect des délais, retours qualité des clients, réserves émises lors des réceptions de chantier, etc)", explique l'étude. "La combinaison de la mise en place [d'un progiciel de gestion intégré, ou ERP] et d'un process plus resserré de suivi des chantiers a donc permis de mettre en place des parcours d'évolution des encadrants plus objectivés, en identifiant plus facilement les points de progrès." Dans la seconde étude de cas, une entreprise a concocté un programme pour développer l'usage des nouvelles technologies au sein de ses équipes. Dans un premier temps, elle a décidé de former certains salariés aux profils très variés, du compagnon à l'ingénieur en passant par les postes administratifs. Pour ce faire, les collaborateurs ont eu à disposition des "tablettes et divers outils collaboratifs de stockage (Dropbox pour l'échange de données par exemple)". Et, partant de là, l'entreprise a suivi une "logique d'essaimage progressif" basé sur un "réseau apprenant". Dans des termes plus parlants, cela signifie qu'après avoir diagnostiqué les compétences en numérique de ses salariés, elle a demandé à cette première salve de collaborateurs formés de former à leur tour les autres salariés. Au final, la transition numérique de toute l'entreprise a été progressivement effectuée par les équipes elles-mêmes, chacun apprenant à son rythme.
  • Data et responsables marketing : un mariage idéal ? | Comarketing-News
    7 avril 2021
    Les entreprises ont dû s'adapter pour survire à la crise sanitaire liée à l'épidémie de la Covid. Comme dans tous les métiers, les experts et les responsables marketing réinventent leurs pratiques relationnelles à une époque où la distanciation physique est la norme. Pour optimiser et faire évoluer la relation avec des (futurs) clients, la compréhension et la connaissance de leurs données semble vitale pour les entreprises. Repenser sa stratégie marketing à l'ère de la Covid Les événements professionnels sont fréquentés chaque année par des millions de visiteurs, qu'ils soient simples particuliers, cadres, directeurs fonctionnels ou chefs d'entreprises. Ils sont l'un des piliers des stratégies de Marketing Opérationnel des acteurs du B2B, notamment dans le secteur de l'informatique. Or, les restrictions sanitaires ont conduit à l'interdiction des grands salons et congrès. Les responsables marketing ont donc dû réinventer en urgence leur pratique dans ce domaine.  Les entreprises qui avaient déjà amorcé leur transformation numérique autour de la donnée ont été les plus promptes à réagir au changement brutal imposé par la pandémie. La période actuelle aura eu au moins un impact vertueux, celui de convaincre les retardataires d'accélérer leur digitalisation.  Résister à la crise par le digital plus le choix ! De manière plus concrète, l'annulation de tous les événements et le confinement généralisé ont conduit les équipes marketing à revoir de fond en comble leurs objectifs annuels, en concertation avec les équipes commerciales. Toutes les actions et les événements prévus ont été immédiatement basculés vers le digital. Globalement, au sein de l'entreprise, c'est l'ensemble de la stratégie de communication qui a dû être revue, avec en règle générale une forte augmentation du budget alloué aux actions on line. Dans de nombreuses organisations, très engagées dans les salons professionnels, cette part a parfois augmenté de plus de 20 %.  Créativité et personnalisation, la nouvelle consigne pour les responsables marketing Les responsables marketing ont dû faire preuve de créativité. Afin de tenter de recréer la convivialité inhérente aux événements dédiés aux Executives, beaucoup d'entre eux ont mis en place des événements digitaux tels que des tables rondes, ou encore des wine testing par visioconférence. Afin de cibler de manière fine les prospects par types de problématique, un travail en étroite coopération avec les partenaires médias a été essentiel. Etre le plus pertinent possible et mieux capter l'attention des clients et prospects sur-sollicités en cette période est essentiel. A cette fin, les responsables marketing opérationnels perspicaces ont su privilégier les sujets plus verticaux et adopter une approche spécifique à chaque secteur d'activité et à chaque métier. L'usage intelligent des données pour des résultats qualitatifs Dans un premier temps, dans l'objectif de toucher un maximum de clients, les équipes Marketing ont multiplié les webinars. Néanmoins, nombre d'entre eux se sont rapidement aperçus de la relative inefficacité de cette stratégie, une approche plus qualitative offrant plus d'avantages. Dans cette perspective, les données sont stratégiques. Elles permettent d'apporter l'éclairage et la connaissance indispensable pour être au plus près des problématiques des clients. En effet, l'usage des données permet de mieux segmenter les bases de données et d'apporter plus de finesse au plan média. Au lieu d'adopter une approche de mass mailing avec des emails qui finissent dans la corbeille l'usage intelligent des données permet de communiquer auprès des clients et prospects de manière ciblée. L'idée est de leur envoyer du contenu et des invitations à des événements digitaux pertinents en fonction de leur secteur d'activité et de leurs intérêts...
  • Quels sont les profils pénuriques du digital ?
    6 avril 2021
    CEO de Teaminside Group, Jean-Sébastien Hongre aide les entreprises à mener leur transformation digitale. Il revient pour nous sur les compétences les plus recherchées actuellement, mais aussi sur l'impact du Covid sur l'organisation des entreprises et sur l'importance des fameux soft skills.
Toutes les actualités  | RSSS'abonner

le dossier

Consultez le dossier thématique consacré aux métiers du numérique
Vous souhaitez soumettre une actualité ou une action de découverte métiers, emprunter des ressources ou gérer vos newsletters ? Connectez-vous :
Mon compte
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

VISITER LE SITE GRAND PUBLIC