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Décrochage scolaire et raccrochage

Avant propos


La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité européenne et nationale majeure. L'un des objectifs de la stratégie Europe 2020 est de réduire à moins de 10 % la proportion de jeunes de 18 à 24 ans ayant abandonné prématurément leurs études.
Les politiques de lutte contre le décrochage, menées depuis plusieurs années en France ont permis un net recul du décrochage, en particulier la campagne Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire qui a renforcé la coordination de l'ensemble des acteurs concernés. Pour autant, un nombre important de jeunes sortent encore du système scolaire sans diplôme.
La lutte contre le décrochage scolaire constitue un enjeu humain, un défi social et économique majeur pour la France.



Veille

  • « Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd » (6ème épisode de la série du Monde sur le collège REP+ Robert Doisneau à Clichy-sous-Bois)
    25 juin 2019
    Derrière les portes de la « commission absentéisme » : « Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd »« Le Monde » passe plusieurs mois au collège Robert-Doisneau, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour raconter le quotidien d'un établissement d'éducation prioritaire. Sixième épisode. Par Mattea Battaglia Les tables ont été rassemblées en rectangle, dans la salle de réunion attenante au bureau de la direction. Ont pris place la principale du collège Robert-Doisneau et son adjoint, les deux conseillers principaux d'éducation (CPE), les infirmières, l'assistante sociale. Objet de la séance : les absences. Dans ce collège de l'éducation prioritaire renforcée, l'un des trois que compte la commune de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ce type de réunions s'inscrit dans l'agenda collectif « un peu comme un rituel », explique Solange Fougère, la chef d'établissement : on se retrouve ici, toutes les cinq à six semaines, pour évoquer les « cas » d'élèves dont l'assiduité « pose question ». Histoires de vie Au préalable, Hocine Bendjebbour et Ghania Baaziz, les CPE, se sont répartis les classes et ont identifié, dans chacune, ces jeunes que l'éducation nationale définit comme « absentéistes » dès lors qu'ils ont manqué quatre demi-journées de cours (ou plus) dans le mois, sans en être excusés. C'est le règlement. « Dans les faits, on peut parfois être un peu plus souple, glisse M. Boudjebbour. Sinon, on passerait notre temps à faire des signalements... » Pour comprendre cette « souplesse », il faut écouter les histoires de vie qui se racontent dans le secret de la salle de réunion. Ce ne sont pas ou alors, très exceptionnellement celles d'adolescents qui « sèchent » pour défier l'institution ou parce que les cours les ennuient. Non. Les collégiens dont la présence « en pointillé » justifie d'être débattue en commission ont pour point commun de cumuler, très souvent, les difficultés familiales, sociales, de santé... en sus de leurs problèmes scolaires. La suite est réservée aux abonnés. Extrait de lemonde.fr du 03.06.19
  • Le gouvernement inscrit l'obligation de formation dans le projet de loi sur l'école de la confiance
    25 juin 2019
    L'instruction jusqu'à 16 ans et la formation entre 16 et 18 ans seront obligatoires. Ainsi, à partir de la rentrée 2020, aucun jeune ne pourra être laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en emploi ni en formation.
  • Un environnement militaire pour recadrer une jeunesse en décrochage. Enquête dans un dispositif EPIDE, dans Agora débats/jeunesses 2019/2 (N° 82)
    25 juin 2019
    Armée/jeunesse : vocations, engagement et « deuxième chance » Agora débats/jeunesses 2019/2 (N° 82) Pages : 174 Éditeur : Presses de Sciences Po Revue précédemment éditée par L'Harmattan Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr Au sommaire notamment Pages 111 à 126 Un environnement militaire pour recadrer une jeunesse en décrochage Enquête dans un dispositif EPIDE Michel Ange Kounasso Résumé Les établissements publics d'insertion dans l'emploi (EPIDE) sont des dispositifs créés afin de favoriser le raccrochage scolaire de jeunes adultes (18 à 25 ans) ayant quitté prématurément le système scolaire sans avoir obtenu de diplômes ou qualifications. Le dispositif s'apparentant aux écoles de la deuxième chance a la particularité d'utiliser certaines composantes de la culture militaire dans le but de resocialiser les volontaires. Après avoir décrit le cadre singulier de ce dispositif, l'article analyse la manière dont les valeurs militaires participent à la resocialisation du volontaire. Les différentes données empiriques ayant permis de réaliser la recherche ont été collectées lors de temps d'observation de la vie quotidienne du centre, d'entretiens avec les professionnels du dispositif ainsi qu'avec des volontaires. Extrait de cairn.info/ (résumé) Extrait de cairn.info/ Voir le mot-clé *Défense, Armée/
  • Prêt-e pour à partir avec "Départ 18:25"
    25 juin 2019
    Les 18-25 ans peuvent bénéficier d'une aide financière pour partir en vacances ! C'est sur le constat du non-départ en vacances de près d'un jeune sur deux chaque année que "Départ 18:25" a été développé par l'ANCV à la demande du ministre en charge du tourisme. Prêt-e à partir avec "Départ 18:25" ? Départ 18:25 est un programme d'aide au départ en vacances des jeunes proposé par l'Agence Nationale pour les Chèques Vacances - ANCV avec le soutien du ministère en charge du tourisme. Avec ce dispositif, vous pouvez accéder à toute l'année un large choix de séjours adaptés à vos envies et à votre budget, et ce n'est pas tout, l'ANCV peut financer jusqu'à 50 % du coût de votre séjour, dans la limite de 150 EUR par personne et par an, ce montant est directement déduit du prix à payer, avec 50 EUR minimum restant à votre charge. Alors si vous êtes jeune résident-e en France et âgé-e de 18 à 25 ans à la date du départ n'hésitez pas à consulter les offres de séjours et réserver sur 3,2,1 Partez... : à la montagneà la meren city trip A noter : les séjours peuvent être collectifs ou individuels, concerner y compris des porteurs de projets qui souhaitent organiser des départs en groupe. En savoir plus encore...
  • 100 % inclusion | 3ème vague de l'Appel à Projets au bénéfice des personnes les plus vulnérables sur le marché du travail
    25 juin 2019
    Initiative du Plan d'investissement dans les compétences (PIC) lancée par le Gouvernement pour former et accompagner les parcours d'un million de jeunes et un million de demandeurs d'emploi peu qualifiés, l'appel à projets « 100 % inclusion, la fabrique de la remobilisation » vise à détecter et faciliter l'expérimentation de nouvelles solutions en matière d'inclusion des personnes les plus vulnérables, et de nouvelles approches de remobilisation, de développement et de valorisation des compétences de ces publics. Les nouveautés de la 3e vague de l'appel à projets En vue de favoriser l'émergence de nouvelles réponses susceptibles de couvrir l'ensemble des besoins, dans le cadre de la troisième vague de sélection (relevé des dossiers au 3 septembre), le cahier des charges de l'appel à projets est actualisé. Est notamment rappelée l'importance de : prendre en compte les difficultés spécifiques et attentes des personnes en situation de handicap, dans une logique inclusive, et s'assurer que les actions de repérage et de remobilisation soient adaptées à ce public ; concevoir des réponses adaptées aux demandeurs d'emploi résidants en zones rurales.En outre, tenant compte des remontés suscitées après les deux premières vagues de sélection et afin de faciliter le dépôt des candidatures pour les porteurs de projets : la procédure de recueil des avis d'opportunité auprès des Direccte a été simplifiée ; la partie sur les cofinancements a été explicitée. Ainsi, le financement d'au moins 20 % du projet par des fonds autres que des fonds Etat et des fonds européens sera appréciée (produits d'activités, financements privés, financements de collectivités).Qui peut soumettre une proposition ? Toute structure compétente pour l'accompagnement et le développement ou la valorisation de compétences des publics peu ou pas qualifiés, publique ou privée, dotée d'une personnalité morale. La constitution de consortium pour associer des structures aux expertises complémentaires est encouragée. Quel est le financement de cet appel à projets ? La dotation de cet appel à projets est de 200 MEUR au total, entre 2018 et 2022. Comment candidater ? L'appel à projets est consultable sur le site des consultations de la Caisse des Dépôts, rubrique « Plan d'investissement dans les compétences ». Les dossiers de candidature doivent être déposés complets et signés, par voie électronique, à la même l'adresse.L'appel à projets est ouvert jusqu'au 31 décembre 2020. Depuis le lancement de l'appel à projets d'expérimentation en juin dernier, près d'une centaine de dossiers ont été reçus. 20 lauréats ont été retenus, dans le cadre de deux vagues de sélections (sept. à nov. 2018 pour la première vague ; janvier à mars 2019 pour la deuxième vague). Les lauréats ont deux à trois ans pour conduire leur expérimentation, en bénéficiant de l'accompagnement d'une équipe de facilitateurs au sein de la DGEFP (Lab DGEFP).
  • Journée défense et citoyenneté 2018 : plus d'un jeune Français sur dix en difficulté de lecture
    25 juin 2019
    En 2018, 11,5 % des jeunes participants à la journée défense et citoyenneté (JDC) rencontrent des difficultés dans le domaine de la lecture. La moitié d'entre eux peut être considérée en situation d'illettrisme. Par ailleurs, près d'un jeune sur dix a une maîtrise fragile de la lecture.Cette note montre : que les performances en lecture progressent avec le niveau d'études ; qu'elles sont globalement plus élevées chez les filles que chez les garçons ;que les jeunes des départements d'outre mer (DOM) sont particulièrement concernés par les difficultés de lecture ; que c'est dans le nord de la France métropolitaine que les difficultés de lecture sont les plus fréquentes.Consulter la note d'information n° 20.
  • De moins en moins de jeunes sans diplôme
    11 juin 2019
    En 1978, 41 % des jeunes de 18 à 24 ans, avaient quitté le système scolaire avec, au mieux, le brevet de fin de troisième et ne suivaient aucune formation (ils sont qualifiés de « sortants précoces »), selon le ministère de l'Éducation nationale. En quarante ans, cette proportion a été divisée par plus de quatre et s'établit à 9 % en 2017. L'évolution est énorme, même s'il reste encore 80 000 jeunes qui quittent le système scolaire chaque année avec un bagage faible. Parmi ces sortants précoces, une partie a continué au lycée sans obtenir le bac. La description souvent faite d'un système scolaire produisant en masse de l'échec est trompeuse : la proportion d'illettrés parmi les jeunes est inférieure à 5 % selon l'Insee [1]. Personnes de 18 à 24 ans ayant au plus le brevet et qui ne suivent aucune formation. * Rupture de série en 2003.Source : ministère de l'Éducation nationale © Observatoire des inégalités        Sur longue période, la diminution de la part des peu diplômés est nette. Elle a surtout été forte entre les années 1970 et 1990 et s'est sensiblement ralentie depuis, comme si l'on atteignait un plancher. Les difficultés de ceux qui n'arrivent pas à décrocher un titre scolaire sont considérables. Depuis les années 1980, le niveau de qualification a progressé. Mais parallèlement, les exigences du monde du travail se sont également élevées, sous l'effet de l'évolution des technologies et, surtout, de la persistance d'un niveau de chômage très élevé. Les candidats à l'embauche sont nombreux et les entreprises privilégient les plus diplômés. D'où un effet de file d'attente et de déclassement d'une partie de la jeunesse. Ceux qui n'ont pas de titre scolaire sont relégués tout au bout de cette file. Deux questions se posent. La première est celle de la qualification des jeunes : comment s'assurer que tous soient mieux formés ? En mettant l'accent sur le tri des meilleurs (« l'élitisme républicain »), l'école en France tend à accorder moins d'importance que dans d'autres pays, à ceux qui ne réussissent pas à suivre le rythme. Au collège, une partie des jeunes qui ne suivent plus attendent leurs 16 ans et disparaissent ensuite des radars. La seconde question est celle de la place faite par les employeurs aux diplômes en regard d'autres critères, comme la compétence personnelle, le fait d'avoir eu des activités non scolaires, etc. Une partie des difficultés des moins qualifiés est liée à la valeur que notre société accorde au titre scolaire et à son emprise dans la société [2]. Photo / DR [2] Sur ce sujet, voir Les sociétés et leurs écoles. Emprise du diplôme et cohésion sociale, François Dubet, Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout, Seuil, 2010.
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