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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Décrochage scolaire et raccrochage > Le décrochage scolaire et le raccrochage en emploi ou en formation > Décrochage scolaire et raccrochage

Décrochage scolaire : de quoi parle-t-on ?

Terminologie


Echec scolaire et décrochage scolaire, des notions distinctes.
La première pose la question de l’apprentissage, la deuxième celle, plus large, du rapport de l’individu à l’institution scolaire.

Le terme de décrochage est institutionnalisé au sein des états européens depuis le sommet de Lisbonne en 2000.
La réduction des sorties précoces du système éducatif fait partie des objectifs stratégiques fixés alors pour une économie durable, intelligente et inclusive.
 En France, ce terme remplace dès lors celui de déscolarisation et de non-qualification, utilisés dans les années 80-90.

Selon les sources, les définitions du décrochage varient mais convergent toutefois autour de trois indicateurs :

Le jeune concerné :
  • Abandonne la formation suivie : depuis au moins quatre semaines dans l’enquête Emploi de l’Insee ou un an si l’on se concentre sur les sortants de formation initiale, l’année en cours dans le recensement, sans délai précis dans le Code de l’éducation.
  • Il a entre :
    • 18 et 24 ans dans l’enquête Emploi de l’INSEE et dans les enquêtes européennes, sans âge précis dans le recensement,
    • 16 et 25 ans dans le Système interministériel d’échange d’informations -SIEI- qui alimente les dispositifs de remédiation de l’Éducation nationale
  • N'a aucun diplôme du second degré. Seul le Code de l'éducation inclut dans la définition du décrocheur les jeunes titulaires d'un diplôme (par exemple le CAP) qui interrompent leur scolarité avant d'avoir obtenu le diplôme visé ensuite (le bac par exemple).

 Tableau des correspondances des niveaux de formation


Indicateurs


Pour quantifier le phénomène, il existe aujourd’hui plusieurs indicateurs de mesure du décrochage scolaire :

  • Indicateur national. Le taux de sortants sans diplôme mesure le nombre d’élèves sortant du système de formation initiale sans diplôme du second cycle du secondaire.Il s’agit d’un indicateur de flux qui indique le nombre de jeunes décrochés "produits" chaque année par le système scolaire. Toutefois, le suivi statistique ne permet d'identifier la sortie du système scolaire que pour les populations agées de 16 ans ou plus. Le phénomène du décrochage n'est donc réellement mesuré qu'à la fin du collège.
  • Indicateur européen. Le taux de sortants précoces (early school leaving) porte sur l'ensemble des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ne sont pas diplômés du second cycle du secondaire et qui ne sont pas en formation, rapporté au nombre total de jeunes âgés de 18 à 24 ans. Il s’agit d’un indicateur de stock.
  • Indicateur international. Le taux de NEETs -Not in Education, Employment or Training- indique la part des jeunes de 18-24 ans qui ont quitté l’école et qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Le périmètre est différent du décrochage puisqu’un NEET peut être diplômé, de même qu’un jeune non diplômé peut-être en emploi et n’est donc pas NEET.
 


Pratiquement partout en Europe, le décrochage scolaire diminue. La France se situe en dessous de la moyenne européenne en 2010 et 2015.
Toutefois, les disparités entre académies sont marquées [Etude Cnesco]

On constate de fortes disparités au sein de l’Union européenne. Un petit groupe de pays d’Europe centrale et orientale se caractérise depuis leur entrée dans l’UE par un faible taux de décrochage scolaire, plutôt stable (Slovénie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Lituanie). À l’opposé, les pays d’Europe du Sud (Portugal, Espagne, Italie, Malte) ont des taux de décrochage nettement au-dessus de la moyenne européenne.

Indicateurs en Auvergne-Rhône-Alpes


Dans le cadre de sa mission d'observation sur le décrochage scolaire et le raccrochage en formation et en emploi sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, Via Compétences -Carif Oref  Auvergne-Rhône-Alpes- a publié plusieurs études en 2019 qui dressent une photographie du décrochage scolaire sur le territoire régional.

Etufes réalisées en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Rectorats des 3 académies, la Direction de l'Agriculture de l'Alimentation et de la Fôret ainsi que l'Association Régionale des Missions locales.

Veille

  • Les jeunes ni en études, ni en emploi, ni en formation (NEET) : quels profils et quels parcours ? - Ministère du Travail
    11 février 2020
    En 2018, 963 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation Not in Education, Employment or Training (NEET) , selon la définition d'Eurostat. Ce nombre a baissé ces dernières années : il s'élevait à 1 025 000 jeunes NEET en 2015. En 2018, ils représentent 12,9 % des jeunes de cette classe d'âge et 27,9 % des jeunes qui ont terminé leur formation initiale, contre respectivement 13,7 % et 29,4 % en 2015. Les jeunes NEET sont moins diplômés, vivent plus souvent chez leurs parents et ont plus fréquemment un handicap reconnu que les autres jeunes. 63 % des jeunes NEET sont en contact avec le service public de l'emploi ou un autre organisme d'insertion. Ces jeunes ayant entrepris une démarche d'insertion ont plus souvent été en emploi au cours des douze mois précédents, tandis que les autres étaient plus souvent en études. 48 % des jeunes NEET sont sans emploi ni formation depuis un an ou plus. Ces jeunes NEET de longue durée sont moins diplômés que la moyenne des NEET et cumulent les difficultés socio-économiques. Ils sont 56 % à être en contact avec le service public de l'emploi. En 2018, 53 % des jeunes NEET sont chômeurs au sens du BIT, c'est-à-dire qu'ils souhaitent et recherchent activement un travail et sont prêts à l'occuper dans un court délai. Les autres sont inactifs. Parmi les jeunes NEET inactifs, deux tiers ne souhaitent pas travailler, pour une partie d'entre eux pour des raisons de garde d'enfant ou d'aide auprès d'une personne dépendante, ou d'un état de santé dégradé.
  • Refus et refusés d'école. France, XIXe-XXe siècle, sous la dir. de Julien Cahon et Youenn Michel , PUG, 2020
    11 février 2020
    Julien Cahon : Refus et refusés d'école Attention ! Terra incognita ! C'est à la découverte d'un continent inconnu que nous invitent Julien Cahon et Youenn Michel qui coordonnent, aux PUG, "Refus et refusés d'école". C'est celui de tous ceux qui devraient être à l'école mais qui n'y sont pas, des dizaines de milliers de jeunes pour chaque génération qui soit ont été poussés dehors, soit ont choisi de ne plus la fréquenter. De l'école buissonnière au décrochage, c'est un monde que révèlent les auteurs, celui du coté obscur de l'Ecole. L'ouvrage étudie aussi les réactions des pouvoirs publics face à ce phénomène. Si des progrès ont été faits contre le décrochage, la politisation des débats sur les refus d'école ne favorise pas une réelle prise en compte du phénomène, pas plus d'ailleurs que la promotion actuelle de la forme scolaire traditionnelle. Refus et refusés d'école ont un passé. Ils ont aussi un avenir. Découvrons le. Quel sens donner à l'instruction à domicile ? Longtemps on s'est peu soucié des refus d'école. Soit parce qu'ils prenaient la forme de la scolarisation à part, entre soi, chez les plus aisés, soit parce qu'ils devenaient travail des enfants pauvres et que ça arrangeait tout le monde, soit parce qu'on ne savait pas quoi faire à l'école des enfants "attardés" ou "différents". C'est le progrès de la scolarisation , dans la seconde moitié du 20ème siècle, et la lente montée d'un système scolaire unique qui pose autrement la question des refus et refusés. Sylvain Wagnon montre par exemple comment l'instruction à domicile devient quelque chose d'ambigüe. Si le phénomène est modeste (environ 25 000 enfants soit 0.3%), son interprétation par l'Etat évolue. D'un coté, par peur de dérives sectaires voire terroristes, il multiplie les lois de controle et celui ci a encore été renforcé par la loi BLanquer. De l'autre l'Etat écoute les familles qui refusent le paradigme scolaire dans la lignée d'Ivan Illich. Ou à la montée des hors contrat ? La situation est la même vis à vis du hors contrat. Ces écoles (60 000 élèves) sont à la fois défendues, particulièrement par la droite du Sénat, qui veille à leurs intérêt. L'éducation nationale trouve son compte dans la multiplication d'écoles proposant une autre offre pédagogique (Montessori ou autre). De l'autre, la peur du développement d'écoles musulmanes entraine des controles étroits et maintenant une autorisation d'ouverture. Ce secteur devrait se développer avec l'apparition de groupes internationaux qui gèrent déjà des academies ou des free schools dans le monde anglo saxon. Car le refus de l'école se situe dans un mouvement mondial : celui de la privatisation de l'Ecole. L'impossible réflexion sur l'absentéisme scolaire Du coté des refusés de l'Ecole, l'ouvrage analyse le cas picard. Il montre comment les pouvoirs locaux et l'Etat ont construit dans les années 70 et 80 une représentation du jeune picard comme rétif à l'école. Ils ont ainsi dirigé les investissements vers du professionnel. Xavier Pons signe un intéressant article sur le débat public sur l'absentéisme scolaire. Il montre comment le débat sur l'absentéisme des élèves est devenu un enjeu de rivalité politique et est totalement accaparé par les débats sur la loi Ciotti de suppression des allocations familiales. Les refusés deviennent "soit de potentiels délinquants soit des victimes futures de la loi de la rue, occultant les multiples causes et les manifestations de ce phénomène". Ce débat rend inaudible une véritable confrontation des connaissances. Avec la valorisation de la forme scolaire traditionnelle, la privatisation montante, la paupérisation de la population, on a là une autre raison de l'avenir des "refus et refusés de l'école". "On n'attend de ce livre qu'il puisse donner matière à réflexion aux politiques sur ce sujet", nous a dit Julien Cahon, coordonnateur de l'ouvrage. "Surtout l'ouvrage insiste sur la complexité des refus d'école. On ne peut pas les traiter avec une recette. Il faut éviter de généraliser certains types de refus".François Jarraud Julien Cahon, Youenn Michel (directeurs de publication), Refus et refusés d'école. France, XIXe-XXe siècle, PUG, ISBN 9782706145605 Extrait de cafepedagogique.net du 07.02.20
  • Créer pour éduquer, en faveur de la persévérance scolaire
    4 février 2020
    du 13-05-2020 au 14-05-2020, à INSPE de l'académie d'Aix-Marseille 2 av Jules Isaac 13100 Aix-en-Provence, FranceOrganisateur(s) : INSPE de l'académie d'Aix-Marseille (...)
  • Service national universel : Jeunesse engagée
    4 février 2020
    Prochainement vous pourrez vous porter volontaire ici pour faire le SNU en 2020. Pour ceux qui ont déjà effectué leur phase de cohésion en juin 2019, ils seront réunis dans leur département en septembre et se verront proposer des missions d'intérêt général à côté de chez eux correspondant à leurs aspirations. Le Service national universel (SNU) s'adresse, après la classe de 3e, aux jeunes filles et garçons âgés de 15 à 16 ans. Il comporte obligatoirement une phase de cohésion, en hébergement collectif et hors de son département de résidence de deux semaines et une mission d'intérêt général auprès d'une association, d'une collectivité, d'une structure publique ou d'un corps en uniforme, de deux semaines également. Chaque jeune peut ensuite poursuivre une période d'engagement de trois mois minimum. Les débuts du service national universel Cette année 2 000 jeunes ont expérimenté le SNU dans 13 départements. Du 16 au 28 juin 2019 a eu lieu la phase de préfiguration du service national universel (SNU). 2 000 volontaires âgés de 15 à 16 ans ont été retenus parmi 4 000 candidats. C'est un signe que le SNU répond à une attente de la part des jeunes et de leurs familles en quête d'un moment républicain d'engagement et de cohésion. Ces volontaires sont issus d'horizons différents et sont représentatifs de la jeunesse de France, y compris de celle en situation de handicap. Ils ont vécu deux semaines dans un centre d'hébergement collectif. Ils ont bénéficié alors de bilans personnels de santé, d'évaluations de la maîtrise de la langue française et de bilans de compétences, notamment numériques. Télécharger le dossier de présentation ici La jeunesse engagée mise à l'honneur le 14 juillet 2019 S'inscrire, s'engager : des réponses à vos questions 5 raisons de faire le Service national universel Télécharger la FAQ SNU : Être ambassadeur pour le service national universel [Génération SNU] Episode 1 - Irvin et les Restos du coeur
  • Formation obligatoire des 16-18 ans : passer du droit formel à un droit réel
    4 février 2020
    Cette mesure figurait dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par le président de la République en octobre 2018. Consacrée par l'article 15 de la loi du 26 juillet 2019 Pour une École de la confiance, l'obligation de formation pour tout jeune à l'issue de la scolarité obligatoire, et ce jusqu'à sa majorité, s'appliquera à compter de la rentrée 2020.La mission s'est attachée à formuler des propositions visant à améliorer le repérage des  jeunes qui relèveront de l'obligation de formation et à faire en sorte que les pouvoirs publics puissent leur proposer des solutions de formation. Elle identifie les conditions à mettre en place pour repérer les jeunes décrocheurs, éviter la déscolarisation précoce et mobiliser tous les acteurs dans le cadre d'un plan d'action systémique. Consultez le rapport sur la formation obligatoire des 16-18 ans (pdf 8,6 Mo).
  • Emplois francs : les missions locales en première ligne
    4 février 2020
    Depuis le 1er janvier 2020, tous les jeunes accompagnés par les missions locales et résidant en QPV sont éligibles au dispositif « Emplois francs », qu'ils soient ou non-inscrits à Pôle emploi.
  • Le Service militaire volontaire, acteur de l'insertion des jeunes Franciliens éloignés de l'emploi
    4 février 2020
    A Bretigny-sur-Orge (91), près de 250 jeunes en situation de rupture intègrent chaque année le Service militaire volontaire (SMV), un dispositif territorial innovant et performant sur le plan de l'insertion.
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