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Les formations aux métiers d'art

Photo Atelier d'Alançon, sous licence créative commons

Lors de sa formation, l’artisan acquiert des techniques et des savoir-faire ancestraux, et s’adapte continuellement aux nouvelles technologies. Du CAP au Diplôme national des métiers d'art et du design (DN MADE), les formations aux métiers d’art sont multiples.

Les parcours de formation

Dans l'artisanat d'art, près de 70 CAP permettent d'acquérir les gestes de base du métier.
Selon la spécialité, il est possible de préparer un BMA (brevet des métiers d'art) ou un bac professionnel.
Les DMA (diplômes des métiers d'art) permettent de se former dans une spécialité, en 2 ans après le bac ou le BMA.
Le nouveau DN MADE (Diplôme national des métiers d’art et design), en 3 ans après le bac, forme également à différents métiers d’art, selon les mentions et les spécialités choisies. Depuis la rentrée 2018, il remplace progressivement dans les académies les BTS d’art et de design, les diplômes des métiers d’art (DMA) ainsi que les mises à niveau en arts appliqués (MANAA).
Les diplômé du DNMADE peuvent intégrer un diplôme supérieur des arts appliqués (DSAA) ou le master CNAM en design qui ouvrira en 2019.
De manière générale, les cursus en apprentissage sont très appréciés et la formation se poursuit dans la pratique professionnelle au côté d'artisans expérimentés.

Les salariés et les demandeurs d’emploi qui souhaitent se reconvertir peuvent également suivre des formations aux métiers d'art. En amont, il est souhaitable pour eux de faire un point sur leur parcours professionnel, pour pouvoir envisager de nouvelles pistes d’orientation.

Pour en savoir plus

AfinSEPR d'avoir une vision "terrain" des métiers d'artisanat d'art en Auvergne-Rhône-Alpes, des entretiens ont été menés auprès de trois professionnels et d'un organisme de formation.
Entretien avec Agnès Baylot, responsable du pôle Métiers d'art et de la création, et Maxime Noly, directeur Développement et communication de la SEPR

Agenda des formations

Métiers d'art MAJ publication OnisepCette publication de l'ONISEP présente les campus des métiers et des qualifications Auvergne-Rhône-Alpes du domaine des métiers d’art et du design ainsi que l’offre régionale actualisée des diplômes nationaux des métiers d’art et du design (DNMADE).

veille

  • Métiers d'art : Comment sauver un savoir-faire unique au monde - Dis-leur !
    24 juillet 2019
    Les métiers d'art sont plébiscités par le public qui vient en masse l'été visiter leurs ateliers. Un savoir-faire unique au monde avec des pépites comme les jeans Tuffery en Lozère ou la Forge de Laguiole. Mais la filière, mal organisée, délaissée, a du mal à subsister. C'est tout le sens d'un rapport remarqué du député LaRem de l'Hérault, Philippe Huppé, qui ne cesse de proposer au gouvernement ses solutions pour sortir de l'ornière. Ébénistes, rempailleurs, plumassiers, marqueteurs, tapissiers, âtriers (créateurs de cheminées en marbre, pierre ou bois)... En panne d'apprentis, mal organisés, pris pour marginaux, ces métiers d'art souffrent. Ils sont peu rémunérateurs... Ils jouissent d'une pourtant très belle image de marque et créant, ce n'est pas la moindre de leurs qualités, et d'emplois non délocalisables dont l'Hexagone et ses territoires sont fiers mais sont peu aidés et inscrits dans une filière peu structurée... À preuve : on ne connaît pas vraiment les chiffres-clés de la filière qui représenterait quelque 70 000 personnes dont 4 000 en Occitanie et dont le chiffre d'affaires oscille, faute d'étude précise, entre 8 milliards d'euros et 40 milliards d'euros par an. Philippe Huppé, député LaRem au centre. Photo : DR.Architecture et jardins ; ameublement et décoration ; luminaire ; bijouterie ; joaillerie ; orfèvrerie et horlogerie ; métal ; céramique; verre et cristal ; mode ; textile ; cuir ; spectacle ; jouets, etc. Les 281 métiers d'art et de patrimoine, selon la nomenclature officielle, sont les parents pauvres du génie français. La Région Occitanie leur a même versé une enveloppe de 200 000 euros. Et, vu l'urgence, le Premier ministre a missionné un député LaRem de l'Hérault, Philippe Huppé, jadis assistant de Georges Frêche, pour en faire un audit et proposer des solutions. Vingt-deux, pour être précis. « Je me bagarre tous les jours. J'embête régulièrement les ministres et leurs conseillers...«  Philippe Huppé, député LaRem de l'Hérault. Mais, à ce jour, six mois après la remise de son rapport, Philippe Huppé, avocat de profession, a certes fait le... métier. Mais... « je me bagarre tous les jours. J'embête régulièrement les ministres et leurs conseillers... » Le gouvernement, l'administration et tous les professionnels reconnaissent la validité de ses propositions. « Ils ne sont pas contre mais pour l'instant rien ne bouge. » Entre big bang des retraites, saga des Gilets jaunes et autres limitation à 80 km/h sur les routes et affaire Rugy, le gouvernement a mis ce rapport, comme bien d'autres, sous la pile... « Ce ne sont pas  des sujets majeurs a priori mais ce sont aussi des métiers qui amélioreraient tous les autres problèmes de la société. On sait que 75 % des Gilets jaunes sont des retraités. En améliorant salaires et retraites de ces métiers d'art, on participe à un tout », critique en substance Philippe Huppé. En clair, si ces métiers d'art sont les parents pauvres de l'économie, ils sont aussi une richesse potentielle que l'on ne doit pas ignorer plus longtemps. Créer un GIE national, la clef de voûte nationale Philippe Huppé confirme : « Parfois, c'est un choix personnel. Mais, la plupart du temps, les artisans d'art sont très seuls : à plus de 60 %, leurs ateliers sont loin de tout ; la plupart du temps, ils ne gagnent pas correctement leur vie ; parfois, encore, ils n'ont pas le geste assez performant, n'ont pas une créativité suffisante ; n'ont pas de réseaux. Ils doivent tout faire, comptabilité et promotion de leur activité comprise, dans une journée de 24 heures et n'y arrivent pas forcément. C'est un artisanat à part : ils produisent à l'unité. Pas question de faire leur activité en série. On leur demande la maîtrise des gestes techniques comme un plombier mais aussi de la créativité et aussi de savoir se renouveler. Ce n'est pas des artistes mais pas non plus des artisans... » Ces métiers ont besoin d'apprentis mais ils n'en n'ont guerre. Et pour cause ! Certains, que j'ai rencontrés, sont au RSA, n'arrivant pas à se verser un demi-SMIC ; à tel point que, parfois, ils exercent un second métier. Alors que, globalement, les métiers d'art sont de vrais savoir-faire... » L'idée principale du plan de reconquête du député de l'Hérault : créer un GIE (Groupement d'intérêt économique) national, qui « serait la clef de voûte de la recomposition d'une nouvelle organisation, d'une politique nationale à décliner. Ces métiers ont besoin d'apprentis mais ils n'en n'ont guerre. Et pour cause ! Certains, que j'ai rencontrés, sont au RSA, n'arrivant pas à se verser un demi-SMIC ; à tel point que, parfois, ils exercent un second métier. Alors que, globalement, les métiers d'art sont de vrais savoir-faire ; un vrai savoir-faire français, unique au monde. C'est aussi, et je l'écris longuement dans mon rapport, une source d'emplois non délocalisables qui peuvent vraiment connaître un essor dans les territoires ; ce sont des emploi ancrés, typiques », défend Philippe Huppé. Photo : Forge de Laguiole.Le député de l'Hérault poursuit : « On pourrait chercher à créer un label IGP (indication géographique protégée) pour des pierres que l'on ne trouve qu'en Occitanie, en suivant l'exemple du grès typique et renommé de Bretagne. Nous en avons dans la région. Cela leur donnerait de la valeur. Il faut créer un écosystème qui, en plus, participe à une économie circulaire et durable. » La tonte d'un mouton coûte 1,5 euros à son berger qu'il vend quand il la vend à peine 22 centimes... Philippe Huppé prend aussi l'exemple de la filière de la laine qui a disparu. « Aujourd'hui, la laine de nos moutons est considérée comme un déchet que certains enterrent, faute de pouvoir la vendre à un bon prix ! Ça ne se brûle pas... On ne sait plus quoi en faire... Alors, on l'envoie en Chine qui la nettoie et nous la renvoie sous forme de vêtements que nous ne sommes pas capables de faire... Comme on envoie nos meilleurs chênes en Chine également qui nous renvoie du « bois exotique », facile à travailler.. » La tonte d'un mouton coûte 1,5 euros à son berger qu'il vend quand il la vend à peine 22 centimes. « Il faut arriver à ce qu'il vende cette laine au moins 1,5 euros ; arriver à redistribuer cette plus-value. Cela recréerait de l'emploi local et participerait à la reconstitution d'une filière viable. Nos prairies seront ainsi moins ouvertes au risque d'incendie et les urbains seront contents d'avoir un paysage avec de la vie... » Que l'on décourage pas, par exemple, un jeune de faire pâtissier s'il en a envie au lieu de lui dire d'aller faire trois ans de maths à la fac et de se retrouver sans emploi... » Thierry Moysset, patron de la Forge de Laguiole. Thierry Moysset, patron de la Forge de Laguiole. Photo : DR.Patron de l'historique Forge de Laguiole (150 salariés, 7 millions d'euros de chiffre d'affaires), ancien ingénieur de chez Peugeot, qui produit le fameux couteau aveyronais qui arbore la fameuse « abeille », Thierry Moysset dit dans son style percutant : « Avant de parler métiers d'art, je voudrais dire que la France a perdu un mot : métier. Je ne parle pas d'emploi mais de métier. Quand on pratique un métier, on se sent appartenir à une corporation qui partage les mêmes valeurs et la même technique. Ce que l'on a complètement perdu, c'est cette appartenance à une « fratrie ». Comme on a perdu d'autres mots comme virtuosité ou abnégation car on est dans le milieu du métier d'art amené à répéter à l'infini les mêmes gestes. Le gouvernement tente de renforcer l'apprentissage. Pourquoi pas dans ce secteur ? » Un secteur dévitalisé. Auparavant, il faudra changer l'image et les pratiques en vigueur dans l'Éducation nationale, selon lui. « Il faudra arrêter de dire que les « métiers » sont les ennemis des bacheliers... » Il voudrait que « l'on décourage pas, par exemple, un jeune de faire pâtissier s'il en a envie au lieu de lui dire d'aller faire trois ans de maths à la fac et de se retrouver sans emploi... Avant on faisait des journées portes ouvertes chez Peugeot. Les mecs étaient fiers d'amener leur famille là où ils travaillaient. Depuis, il y eut les grands patrons, comme celui d'Alcatel avec qui j'ai travaillé qui disait : « Je veux des usines sans ouvriers ; ils m'emmerdent. Nous, on fait l'inverse. On met le métier au centre de l'entreprise. » On responsabilise les salariés et ce, collectivement. On en revient à la notion de métier. De compétences. De responsabilisation. Chez nous, pas d'apprentis mais des binômes... » Ph. Forge de Laguiole.Chez lui, pas d'abêtissement des tâches, pas de « détrompeurs » dans le circuit de production qui empêcheraient mécaniquement les salariés de faire un geste inapproprié. « On responsabilise les salariés et ce, collectivement. On en revient à la notion de métier. De compétences. De responsabilisation. Chez nous, pas d'apprentis mais des binômes : chaque nouveau salarié bosse avec un tuteur. » Une méthode d'entreprise atypique qui porte ses fruits : La Forge de Laguiole présentera, espère-t-elle, un dossier pour obtenir le label IGP. Ce sera quand la justice aura définitivement tranché : depuis des années, une avanie touche cette belle marque : « On mène un combat avec la mairie contre ceux qui vendent du « Laguiole » en dehors du village. » Justice française et européenne ont tranché « mais tout n'est pas encore fini », dit Thierry Moysset. Nous avons eu une chance énorme, confie le jeune chef d'entreprise : la transition avec la génération précédente a été géniale. Eux avaient le savoir-faire. » Et la jeune garde le faire savoir » Julien Tuffery, patron des jeans éponymes à Florac. A une centaine de kilomètres de Laguiole, Florac. En Lozère. On y trouve un jeune trentenaire, Julien Tuffery. Qui a repris une ancestrale manufacture de jeans -il en existe même en fibres laines et chanvre !- créée par son arrière grand-père et qui, il y a trois ans, était « moribonde ». Justement, lui, a initié des visites guidées de son entreprise tous les jours. Du rapport Huppé, il dit : « Créer un nouveau label c'est bien mais on en a déjà un. Faut voir. » Il préfère expliquer comment il s'y est pris pour que Tuffery devienne florissante. Photo : Atelier Tuffery.« Dans les années 2000, on en était pas encore à la « mode » du Made in France, de l'éco-responsablité et des circuits courts. Tout le monde s'en foutait », explique Julien Tuffery, ingénieur de profession. Avec sa femme il reprend il y a trois ans l'entreprise familiale avec une idée centrale en tête : « Expliquer ce métier hyper-technique fait par des maîtres-tailleurs qui emploient des tissus nobles. On a redynamisé l'entreprise avec le même pilotage que celui d'une start-up. » Il ajoute : « On s'est dit : Et si on expliquait comment on fabrique ces jeans. » Le marketing prend une grosse place. « Nous avons eu une chance énorme, confie le jeune chef d'entreprise : la transition avec la génération précédente a été géniale. Eux avaient le savoir-faire. » Et la jeune garde le faire savoir : un gros investissement a été nécessaire pour jouer des coudes sur le web et les réseaux sociaux... « Le web a été une opportunité qui abolit les distances, la géographie. On peut être au fin fond de la ruralité ; en Cévennes ou en Lozère, ça peut marcher. » Vente directe et gros investissement sur le web Ph. Atelier Tuffery.Autre explication de la réussite : la vente directe du fabricant au consommateur, ce qui « permet de récupérer de la valeur en éliminant l'étape des distributeurs et intermédiaires. Nous préférons vendre dix fois moins que dix fois mieux », formule Julien Tuffery. Résultat, en trois ans, « nous avons embauché 11 personnes qui ont été formées en interne durant dix-huit mois ; nous avons tissé tout un écosystème local  jusqu'en Aveyron ; nous faisons travailler des ateliers de confection de jeans en Alsace, dans le Tarn... » Résultat, les jeans Tuffery, c'est 15 équivalent-temps plein et 1,2 millions d'euros de chiffre d'affaires HT en 2018, contre 150 000 euros en 2016. De 99 euros à 460 euros pour les sur-mesure (avec une moyenne à 130 euros), les jeans de qualité fait main s'arrachent. Du grand art ! Olivier SCHLAMA Sur la même thématique :  Partager :
  • Entreprendre - L'Atelier de Marothy, les petites mains thiernoises de la maroquinerie de luxe
    18 juillet 2019
    Délicatement, le petit morceau de cuir est replié, cousu, collé. Les doigts appuient, glissent, contrôlent la perfection. Atteignent l'excellence. L'Atelier de Marothy, à Thiers, travaille artisanalement pour la maroquinerie de luxe. Les petites mains confectionnent des accessoires, des composants, une bandoulière par exemple ou l'intérieur d'un sac à main, pour une grande maison de luxe. 30 à 40 employés d'ici 3 ans C'est en toute discrétion, au sein de la ZI de Felet, que Séverine Nicosia a créé son entreprise en avril 2018 et qu'elle a commencé la production en juillet, avec deux autres personnes. À peine un an plus tard, la société emploie 8 salariés, bientôt 10. « Le projet est d'atteindre 30 à 40 employés d'ici trois ans », envisage la présidente. Un besoin du marché Cette femme de 47 ans a travaillé 15 ans dans le textile à Saint-Étienne avant de se former à la maroquinerie pour travailler chez Sofama, près de Vichy. Après plusieurs évolutions, « une série d'opportunités » comme elle dit, Séverine Nicosia repère une demande, un besoin du marché, et bâtit une société sur-mesure. « J'ai monté un dossier, je l'ai montré aux clients. Il y a une réelle recherche de sous-traitance dans la maroquinerie de luxe. Je n'en ai pas forcément le mérite, c'était le marché », retrace-t-elle humblement. La raison ? « Un double phénomène, selon l'entrepreneuse. Le client qui se développe et des sous-traitants qui cherchent des sous-traitants de second rang. » Ces marques du luxe mondialement connues installées en Auvergne Un modèle confortable Le choix de Thiers était d'abord un compromis géographique entre les fondatrices de l'entreprise, et répondait aussi à des exigences pratiques par son infrastructure routière.La matière, du cuir à 100 %, venu surtout de France et aussi d'Italie, lui est fournie par les clients. « Nous sommes assurés d'être payés, il y a du travail. C'est un confort. J'ai juste à me concentrer sur la qualité, la livraison en temps et en heure, et à former les salariés. » Je cherche des savoir-être plus que des savoir-faire Le recrutement avec l'aide de Pôle Emploi La formation en effet, se passe essentiellement en entreprise. « Même si l'on est formé aux métiers du cuir, on n'est pas formé aux méthodes du client. Je cherche des savoir-être plus que des savoir-faire. Des gens qui ont de la minutie, de la précision, de l'application. Dans l'équipe, j'ai par exemple une personne qui était brodeuse, un qui était tapissier... On peut aussi avoir ces aptitudes en sortant de la mécanique. » Pôle Emploi, qui avait déjà beaucoup aidé la chef d'entreprise dans ses premières démarches, comme la Chambre de commerce et d'industrie et la communauté de communes, continue de l'accompagner dans son recrutement en lui envoyant des CV.Les locaux encore bien vastes de l'entreprise sont prêts à accueillir de nouveaux salariés. Des dizaines de petites mains qui façonneront le luxe de demain. Les Petites Peaux de Vaches, une marque de maroquinerie éco-responsable créée à Thiers Alice Chevrier
  • Bilan des Journées Européennes des Métiers d'Art 2019
    2 juillet 2019
    Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel MACRON Président de la République 1er > 7 avril BILAN > Métiers d'art, Signatures des territoires
  • Brodeuse professionnelle, elle créé des pièces uniques
    5 juin 2019
    En décembre dernier, cette habitante de Saint-Jean-de-Niost a créé sa propre société "Made in Marylou" qui propose la personnalisation de textiles grâce à la broderie. Rencontre. Originaire de la commune voisine de Pérouges, Maryline Thévenet réside Saint-Jean-de-Niost depuis 2015. Ancien chef de projet informatique pendant dix ans, cette habitante a souhaité se reconvertir dans une activité dont elle est passionnée : la broderie. "J'ai toujours aimé le travail du fil et de la couture" confie l'intéressée qui a fondé, fin 2018, sa micro-entreprise dénommée "Made in Marylou". Cette dernière brode, sur des petites series, des vêtements et accessoires publicitaires pour des entreprises, associations, clubs... Mais aussi repare les textiles abimés. "On peut toujours masquer avec un motif, une tache ou un trou sur un vêtement" explique cette auto-entreprenneuse inscrite à la chambre des métiers et de l'artisanat de l'Ain. Attirée par la création, Maryline Thévenet pratique la broderie à la machine et à la main. "Je travaille sur commande en fonction de ce que les personnes veulent. La personnalisation, c'est le petit plus du cadeau pour se faire plaisir ou bien faire plaisir à un proche" précise cette créatrice autodidacte qui confectionne une multitude de linges de table (nappes, torchons, serviettes...), de maison (coussins, serviettes de toilette, tabliers...) ou encore d'accessoire de décoration comme des petits cadres à base de broderie. Par ailleurs, elle propose ses services pour divers événements familiaux (naissances, baptêmes, mariages...). L'experte réalise aussi bien des coussins pour les alliances que des protèges de carnet de santé personnalisé par exemple. Plus original, elle vient de lancer des sacs de piscine avec d'un côté, une toile imperméable et de l'autre, de l'éponge pour garder les pieds bien au sec. "La broderie s'adapte à tout support à condition d'avoir les bons outils. On peut ainsi broder jusqu'au cuir. J'ai même fait un test sur du papier mais c'est galère" reconnait cette défenseuse du fait-main local qui s'approvisionne uniquement auprès de fournisseurs de la région. Pour la broderie à la machine, Maryline Thévenet utilise un logiciel spécifique qui permet de préparer les motifs à broder. Plus tard, elle aimerait développer des linges de maison "plus actuels en rapport avec le street art". Désireuse de perpétuer un savoir-faire, elle entend se perfectionner dans les différentes techniques de broderie à la main. En attendant, "se faire connaître" demeure son objectif prioritaire. Pour cela, elle compte toujours prendre part à différents marchés de la création artisanale comme dernierement à Meximieux et Pérouges. Contact : 06-11-63-27-75 ou https://madeinmarylou.fr
  • Un campus d'excellence dédié aux métiers d'art à Versailles
    3 juin 2019
    Les « Chantiers de Versailles », campus novateur centré sur les métiers d'art et du patrimoine, prendra ses quartiers dans les Grandes Ecuries royales du château. Il devrait accueillir 200 à 300 jeunes chaque semaine.
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