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La réforme de la formation

A la Une...


 
  • Comment accompagner au mieux les organismes de formation dans leur (...) - fffod - Le Forum des acteurs de la formation digitale
    17 novembre 2020
    Alors que la deuxième vague de l'épidémie contraint à nouveau les entreprises à recourir massivement au télétravail, nous sommes en mesure de tirer les premiers enseignements de l'impact du confinement sur les pratiques de formation. Cette situation inédite a consacré la reconnaissance de la formation à distance. Aucun acteur ne doute plus de l'intérêt de cette modalité de formation qui a été expérimentée dans l'urgence et au prix parfois de grandes difficultés pour assurer la continuité pédagogique comme le montre le livre blanc du FFFOD à paraître [1] Au fil des derniers mois, les expérimentations du distanciel ont fait évoluer les mentalités et ouvert la voie à la dissémination des bonnes pratiques de la multimodalité. Pour se prémunir contre le risque de reconfinement et adapter leur offre aux attentes d'un public plus enclin à utiliser ces modalités, les offreurs de formation travaillent désormais à l'hybridation de leurs catalogues. Conscients des défis auxquels l'appareil de formation doit faire face pour adapter son offre, l'Etat a fait le choix dans le plan de relance de mobiliser 360 millions d'euros pour sa digitalisation. Les premières propositions annoncées prévoient une aide massive à l'équipement en plateformes et la mise à disposition de ressources pédagogiques gratuites. Au regard de notre expérience de la multimodalité, privilégier une approche centrée sur l'outil et la fourniture de ressources de formation gratuites, c'est méconnaître les besoins des prestataires de formation qui portent prioritairement sur la réingénierie de leur offre de formation. Une des conditions de la réussite de la digitalisation des organismes de formation passe avant tout par un accompagnement à la mise en oeuvre d'une ingénierie pédagogique multimodale. Pour trouver le bon équilibre entre activités synchrones et asynchrones, présentielles et distancielles. Pour inclure un accompagnement de qualité qui représente un temps humain trop souvent sous-estimé. Pour s'adapter aux spécificités des publics, des niveaux de qualification et des objectifs de la formation. Comme le souligne l'enquête de l'observatoire du FFFOD , 88% des ressources pédagogiques utilisées dans des dispositifs de formation à distance sont réalisées par des experts en interne. La mise à disposition de certains contenus ne répond donc pas aux attentes des organismes sur les compétences métier spécifiques. Le grand sujet pour les organismes de formation, c'est bien de maîtriser la gestion de projets d'ingénierie afin de concevoir ou faire concevoir des ressources correspondant à leurs besoins, aisément mises à jour, compatibles avec la propriété intellectuelle et adaptées à leur public. A cette première condition sur l'ingénierie pédagogique, s'en ajoute une autre tout aussi primordiale pour réussir un projet de digitalisation, elle concerne la professionnalisation des formateurs. Les professionnels qui expérimentent le distanciel soulignent l'impact considérable du digital sur le métier du formateur. Jusqu'alors détenteur du savoir, le formateur immergé dans un environnement numérique devient beaucoup plus un médiateur qui guide les apprenants dans leurs apprentissages. Clairement, la complexité de ce changement de posture nécessite un accompagnement des formateurs à l'acquisition de nouvelles compétences et à renouveler leur approche du métier pour lever leurs freins face aux nouvelles modalités. Troisième condition de réussite, et non des moindres, la définition d'une nouvelle stratégie pour l'entreprise de formation. La digitalisation impacte toutes les fonctions et toutes les activités, c'est donc un accompagnement à la stratégie qui est attendu par les décideurs pour revoir le modèle économique et budgéter les postes dans lesquels investir, faire les bons choix en gestion RH, en marketing de l'offre et en conduite du changement. C'est dans cette réflexion globale sur le projet stratégique d'entreprise que s'inscrira la décision d'investir dans les outils. Nous plaidons donc au FFFOD pour que les financements à venir portent principalement sur l'effort de réingénierie de l'offre, la formation des formateurs et le conseil stratégique, qui sont autant d'investissements immatériels, pour l'essentiel du temps humain, de conseil, d'accompagnement et de formation. Enfin dernière condition de réussite qui nous semble plus que nécessaire, la concertation entre les différents acteurs qui peuvent être amenés à lancer des appels à projets. Elle est indispensable pour coordonner les actions et créer des synergies entre les projets portés par l'Etat, les Régions et les OPCO. De ce dialogue dépendra l'adoption par l'appareil de formation de nouvelles modalités de formation engageantes, souples et individualisées pour répondre aux enjeux de compétitivité et de maintien de l'employabilité. Aurélia Bollé, Déléguée générale Télécharger la tribune FFFOD nov.2020
  • CFA, tout savoir sur le dispositif 6 mois sans contrat
    17 novembre 2020
    publié le10.11.20 mise à jour14.11.20 CFA, avec le dispositif 6 mois en CFA sans contrat, bénéficiez d'un financement garanti de la formation d'un jeune dès son entrée en cycle de formation dans la limite de 6 mois. Tout jeune, qui débute un cycle de formation en CFA, dispose d'un délai de 6 mois pour signer un contrat d'apprentissage. Dans le cadre du plan de relance, le CFA à la possibilité de bénéficier : d'un financement de la formation d'un jeune de son entrée en cycle de formation jusqu'à la signature d'un contrat d'apprentissage dans la limite de 6 mois. Le financement correspond à un forfait de 500EUR par mois de formation avec une prise en charge des frais annexes de restauration et d'hébergement éventuels de la prise en charge rétroactive du financement par l'opérateur de compétences (OPCO) de l'employeur, dès signature d'un contrat, à compter de la date d'entrée du jeune en cycle de formation déduction faite le cas échant des sommes déjà versées par l'OPCO EP. Pour cela, le CFA dispose de 20 jours à compter de l'entrée du jeune en cycle de formation pour en faire la demande sur le portail de l'OPCO EP. Le CFA qui ne souhaite pas bénéficier de ce dispositif n'a aucune démarche à effectuer. Les règles de droit commun seront alors appliquées : Le CFA verra la période de formation rétroactivement financée par l'OPCO de l'employeur en cas de signature d'un contrat durant les 3 mois suivant l'arrivée du jeune. Si le contrat est signé dans les 3 mois suivants, le financement de l'OPCO de l'employeur interviendra à compter de la conclusion du contrat. Pour en savoir plus, consulter notre page questions-réponses sur le plan de relance alternance. 30.07.20 Guide Apprentissage Organisme de formation
  • Transitions collectives : s'engager dans une formation vers un métier en tension
    16 novembre 2020
    Ce dispositif s'adresse à des salariés dont les emplois sont menacés et qui se positionnent sur une formation vers un métier porteur localement. Des entreprises ayant des salariés à reconvertir et des entreprises ayant des besoins de recrutement se mettront en relation autour de plateformes de transition.L'Etat financera tout ou partie du projet de reconversion en fonction de la taille de l'entreprise : la rémunération et la formation des salariés sera prise charge : à hauteur de 40% pour les entreprises de plus de 1 000 salariés, à hauteur de 75% pour les entreprises de 300 à 1 000 salariés, à 100% pour les PME et TPE.Des cycles longs de formation (jusqu'à 24 mois) seront proposés aux salariés peu qualifiés pour les protéger contre la perte d'emploi, en les préparant à des métiers d'avenir ou à des emplois dans des secteurs en tension dans leur bassin d'emploi.La mise en place de ce dispositif est prévue pour la fin de l'année 2020.[style1;Pour en savoir plus] Voir le détail du dispositif dans la base des dispositifs emploi-formation de Via Compétences Voir la page du site du Ministère du travail
  • Sept questions sur la réforme de l'assurance-chômage
    13 novembre 2020
    AccueilPapiers - CitoyennetéFamilleSocial - SantéTravailLogementTransportsArgentAfficher le thème ArgentJusticeÉtrangerLoisirsActualitésChoisissez vos sujets d'actualité préférés dans Mes alertes.Publié le 26 octobre 2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)Crédits : © pole-emploi.frLes premières dispositions de la réforme de l'assurance-chômage ont été mises en place en novembre 2019. Face à la propagation du coronavirus et à ses conséquences sur l'emploi, l'application de la réforme, déjà repoussée à janvier 2021, est de nouveau reportée de trois mois, soit jusqu'au 1er avril 2021. Le point en sept questions.À l'issue de la conférence sociale du 26 octobre 2020 organisée à l'Hôtel Matignon, le report de l'application de la réforme de l'assurance chômage au 1er avril 2021 a été annoncée par les partenaires sociaux et confirmée par le Premier ministre.Avant ce nouveau report, un décret publié au Journal officiel le 30 juillet 2020 avait prévu le report au 1er janvier 2021 du second volet de la réforme de l'assurance chômage ainsi que la suspension des mesures déjà entrées en vigueur depuis le 1er novembre 2019.Ces deux décisions de report interviennent dans un contexte de propagation du coronavirus et d'épidémie de COVID-19 (lire la suite de l'article de Vie-publique.fr) .
  • Nouvelle période de confinement : conséquences pour les organismes de formation et les CFA
    13 novembre 2020
    Les réponses du ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion aux organismes de formation et au CFA - Consultez le questions-réponses !  Les organismes de formation professionnelle et les centres de formation d'apprentis sont-ils autorisés à recevoir des stagiaires et apprentis ?  Dans quel cas les organismes de formation et les centres de formation d'apprentis sont invités à conserver des modalités de formation en présentiel ?  Quelle continuité d'activité doit être assurée en cas de décision de non accueil en présentiel de bénéficiaires ?  Si un apprenti est placé en activité partielle par son employeur, cette position est-elle valable seulement pour le temps passé en entreprise ou aussi pour le temps normalement passé en CFA ?  Un apprenti placé en activité partielle peut-il se rendre au CFA pour suivre ses cours ?  Les périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) peuvent-elles se poursuivre ?  Quelle adaptation des modalités de contrôle de service fait pour une formation qui bascule du présentiel vers du distanciel ? Quelles pièces exigées ?  Un décalage des sessions de certification sera-t-il possible ?  Que faire lorsque la formation peut être réalisée à distance, mais que les stagiaires et les apprentis ne sont pas équipés ou ne disposent pas de connexion internet ?  Si la formation à distance se déroule dans un tiers-lieux, qui fournit l'attestation de déplacement ?  Dans quelles conditions la restauration des stagiaires et des apprentis, dont la formation se poursuit en présentiel, peut-elle être assurée ? Compte tenu de la fermeture des restaurants, peuvent-ils déjeuner sur place ? En appliquant quel protocole sanitaire ?  Les formations en cours se poursuivent, en présentiel ou à distance. De nouvelles entrées en formations sont-elles possibles, dans les mêmes conditions ?  Pour les titres professionnels du ministère du travail, sera-t-il possible de recourir à la professionnalisation des membres de jury à distance ?  L'arrêté du 25 mai 2020 portant mise en oeuvre de mesures transitoires d'adaptation relatives à l'organisation des sessions d'examen des titres professionnels du ministère chargé de l'emploi pour faire face à l'épidémie de covid-19 est-il toujours en vigueur ?  L'arrêté du 10 juin 2020 portant mise en oeuvre de mesures transitoires d'adaptation relatives à l'organisation des sessions d'examen des titres professionnels du secteur de la conduite routière du ministère chargé de l'emploi pour faire face à l'épidémie de COVID-19 est-il toujours en vigueur ?  Liens utiles
  • Retour sur les 2e rencontres régionales de l'orientation Auvergne-Rhône-Alpes
    13 novembre 2020
    Cet événement, réservé aux professionnels de l'orientation et à la communauté éducative, s'est organisé à distance et selon deux objectifs :  Partager sur les attentes des jeunes, des adultes et des professionnels de l'orientation, Construire des actions concrètes répondant à ces attentes.Via Compétences intervenait durant le Café web afin de présenter ses deux sites internet : www.via-competences.fr  : le site pour les professionnels de l'orientation, la formation et l'emploi www.orientation.auvergnerhonealpes.fr : le site dédié au grand publicVous n'avez pas pu assister à la présentation de ces sites ? Vous pouvez dès maintenant consulter le support de présentation :Courant décembre 2020, les actes de cet événement seront également disponibles.
  • Crise sanitaire : les dernières mesures en faveur de l'emploi-formation
    13 novembre 2020
    Mesures gouvernementales Poursuite des missions du service public de l'emploi, des organismes de formation et les Centres de Formation d'Apprentis (CFA) Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l'épidémie de Covid-19, mis à jour le 13 novembre 2020 France Relance : mesures de soutien aux entreprises, particuliers, collectivités et administrations. Le plan est orienté autour de 3 axes : l'écologie, la compétitivité, la cohésion.Mesures en faveur de l'emploi-formation Formation Nouvelle période de confinement : conséquences pour les organismes de formation et les CFA Activité partielle, chômage partiel Fiche du Ministère du travail Activité partielle de longue durée Assurance chômage Droits prolongés pour les chômeurs en fin de droits. Allocution du Premier ministre (minute 11:43) Réforme assurance chômage, reportée au 1er avril 2021   Mesures en faveur des jeunes Plan #1 jeune1solution FAQ Plan de relance Alternance Recrutement d'étudiants référents pour accompanger les étudiants de première année. Allocution du Premier ministre (minute 12:19) En Auvergne-Rhône-Alpes Enquête du Réseau des Carif-Oref sur la situation des organismes de formation d'Auvergne-Rhône-Alpes pendant la période de confinement (voir aussi les résultats nationaux) Plans de soutien régionaux Plan d'urgence de la Métropole de Lyon face au nouveau confinement Rapport de l'observatoire Covid-19 du CESER[style1;Pour en savoir plus] Voir la page "Impacts de la crise sanitaire"
  • Modèle de convention type avec les Régions et France compétences approuvé
    13 novembre 2020
    La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a prévu que les Régions disposent de deux enveloppes pour financer les dépenses de fonctionnement et d'investissement des CFA.Le Conseil d'Administration de France compétences autorise leur directeur général, Stéphane Lardy, à signer une convention avec chaque Région, ainsi qu'avec les collectivités de Martinique, Guyane et Corse.Les modalités de versement des fonds seront fixées par décret. Concernant la répartition des fonds entre les Régions en matière d'apprentissage un arrêté en fixera les modalités. Le décret et l'arrêté seront publiés prochainement.--->>> Consulter la délibération du Conseil d'Administration de France compétences
  • Recommandations des niveaux de prise en charge des contrats d'apprentissage
    13 novembre 2020
    La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a prévu une prise en charge des contrats d'apprentissage par les opérateurs de compétences au niveau fixé par les branches. Ces dernières doivent tenir compte des éventuelles recommandations de France compétences.La méthodologie utilisée pour l'émission des recommandations se fonde sur les données remontées par les branches et consolidées par les opérateurs de compétences (Opco).Chaque délibération concerne une branche et liste les diplômes ou titres pour lesquels les coûts-contrats proposés par la branche sont jugés non conformes par France compétences, c'est-à-dire non convergents avec les autres niveaux de prise en charge. Pour chacun de ces diplômes ou titres, France compétences indique, comme elle l'avait fait lors de la procédure de 2019, le niveau de prise en charge de référence recommandé, ainsi que les niveaux maximum et minimum tolérés.Lorsqu'elles recevront ces recommandations, les branches auront ensuite la charge de les prendre en compte.À défaut de prise en compte de ces recommandations, les modalités de détermination de la prise en charge sont définies par décret.--->>> Consultez l'ensemble des délibérations sur le site de France compétences (fichier compressé à télécharger)
  • Pourquoi la crise Covid-19 va amener la France à réinventer la réorientation professionnelle
    13 novembre 2020
    La crise Covid-19 a accéléré la mutation du marché du travail, contraignant notre société à devoir prendre en compte aujourd'hui des phénomènes dont l'apparition était prévue dans quelques années. Selon le rapport " The Future of Jobs" d'octobre 2020, d'ici 2025, le développement des nouvelles technologies perturbera 85 millions d'emplois. Plus de 80% des entreprises ont accéléré les projets de digitalisation des processus et 50% prévoient de renforcer l'automatisation de certains rôles. Par ailleurs, d'après l'Organisation Internationale du Travail (O.I.T.), la crise Covid-19 risque fort d'être à l'origine de 495 millions d'emplois perdus. En ce qui concerne la France, l'Unedic estime à près de 700.000 le nombre d'emplois détruits avant la fin de l'année et prédit une augmentation du taux de chômage qui pourrait atteindre les 11% en 2021. Cependant, si cette double perturbation va modifier et détruire de nombreux emplois, l'évolution du marché du travail ferait émerger 97 millions de nouveaux postes, notamment dans l'économie verte, celle des soins et les industries de la quatrième révolution industrielle (intelligence artificielle, création de contenu...). Face à ce constat, une question majeure se pose : comment aider les personnes qui seront privées d'emploi et qui ne pourront pas en retrouver dans leur métier ou leur secteur d'activité à se réorienter professionnellement ? Se réorienter professionnellement, pourquoi c'est difficile ? Tant que les critères de sélection resteront basés sur les diplômes, les compétences et l'expérience, il semble peu probable que nous parvenions à relever ce défi. En ce qui concerne l'expérience, conditionner le futur sur la base du passé apparaît extrêmement limitant et sous-entend qu'il n'est pas possible d'acquérir de nouvelles aptitudes, ce qui, du point de vue de la neuroscience, est un raisonnement totalement erroné puisque la plasticité du cerveau humain permet d'apprendre à tout âge. Faut-il obligatoirement avoir des diplômes pour être performant ? Ce n'est certainement pas ce que nous diraient Steve Jobs (Apple), Ingvar Kamprad (Ikea), Serge Papin (Système U) ou encore Xavier Niel (Free), qui n'en n'avaient pas. D'ailleurs, c'est sans doute ce qui a amené ce dernier à fonder l'école 42, positionnée en 2020 comme la meilleure école informatique de France, dont l'accès à la formation se fait sans condition de diplôme. Si beaucoup d'entreprises permettent à certains de leurs salariés de changer de métier dans le cadre de la mobilité interne, rares sont celles qui acceptent de prendre le risque d'en faire de même avec un candidat externe. Puisque les entreprises se montrent réticentes à donner une chance à des candidats inexpérimentés, deux options peuvent être envisagées : 1 - Promouvoir et soutenir encore plus l'entrepreneuriat pour permettre aux personnes qui vont devoir changer de métier de tenter leur chance en tant qu'indépendant, ce qui est une option crédible compte tenu de l'augmentation du recours à la prestation de service d'indépendants et de l'augmentation du « travail à la tâche ». 2 - Reconsidérer les critères de sélection habituels. Bien évidemment, le diplôme est indispensable pour exercer certains métiers mais une grande majorité d'emplois n'en nécessitent pas, notamment dans les secteurs du commerce et de l'administration, qui représentent près de 75% de l'emploi salarié[i]. Si les étudiants de l'école 42 qui arrivent à terminer cette formation n'ont pas forcément de diplômes à l'entrée, tous sont des passionnés de l'informatique. C'est donc du côté de la passion et du plaisir provoqué par l'activité qu'il faut chercher. Il est grand temps de réinventer la réorientation professionnelle Qu'est-ce qui empêche les entreprises de recruter des candidats externes qui n'ont ni l'expérience, ni les compétences, ni les diplômes requis ? Bien évidemment, il y a le facteur risque, la peur bien légitime de l'échec. Mais le principal frein est la méconnaissance de nouvelles méthodes qui pourraient les rassurer, leur permettre d'apprécier non seulement l'aptitude à acquérir de nouvelles compétences mais aussi à ce que les nouveaux métiers soient source d'épanouissement durable. Si l'on considère qu'il est possible de changer plusieurs fois de métier dans sa vie, d'apprendre à tout âge et qu'on apprend mieux et plus vite quand on éprouve du plaisir, pourquoi ne pas s'émanciper des critères de sélection traditionnels pour en explorer de nouveaux ? Puisque le diplôme, les compétences et l'expérience ne peuvent pas être les critères d'appréciation d'accès à un nouveau métier, deux dimensions majeures doivent être explorées : le potentiel d'apprentissage ainsi que le plaisir provoqué par le traitement des activités. De la compétence à l'appétence Ce n'est pas parce que l'on sait-faire que l'on aime-faire pour autant alors que l'inverse peut être vrai. Contrairement à la compétence, l'appétence est une aptitude qui ne s'apprend pas forcément, qui est naturelle, facile à mobiliser et qui est à l'origine du plaisir que ressent une personne à traiter une activité. Qu'ont les métiers de paysagiste, cuisinier, webdesigner et décorateur d'intérieur en commun ? Ce ne sont certainement pas les compétences puisqu'ils requièrent des connaissances différentes. Ces quatre métiers mobilisent des appétences communes, telles que la créativité (le plaisir à imaginer de nouvelles idées), la débrouillardise (le plaisir à faire preuve d'astuce avec des ressources limitées), l'esthétisme (le plaisir à sublimer) et l'originalité (le plaisir à faire différemment). L'approche par les appétences permet d'identifier des passerelles entre emplois qui ne peuvent être identifiées avec le concept des compétences. Cependant si l'appétence permet d'apprécier le plaisir qu'aura une personne à exercer un métier pour lequel elle n'a pas d'expérience, cela ne signifie pas pour autant qu'elle sera en capacité d'acquérir facilement et rapidement les connaissances et les comportements requis par l'emploi. C'est pourquoi il convient d'ajouter à la notion d'appétence celle de potentiel d'apprentissage. Mais comment faire ? De l'évaluation de l'expérience à l'exploration des potentiels Aucun entretien, ni test, ne permettent de prédire avec certitude la facilité et la rapidité d'acquisition des compétences, ni l'habilité qu'aura une personne à réaliser de nouvelles activités. La méthode la plus fiable est sans conteste la mise en situation. C'est sur cette base que Pôle Emploi a instauré, en 1995, une approche intitulée "Méthode de Recrutement par Simulation" (MRS). Cette méthode consiste à repérer les principales habiletés nécessaires pour occuper un emploi puis à concevoir des exercices (manipulation d'un mécanisme, résolution d'un problème...) ou des mises en situation (entretien de vente, apaisement de tensions...) afin de permettre à l'entreprise d'observer avec objectivité les potentiels du candidat à se les approprier lors de simulations. Rassurés, entreprises et candidats peuvent appréhender la prise de poste avec plus de sérénité. C'est ainsi que Mutuaide, filiale de Groupama, embauche de nouveaux collaborateurs à des postes pour lesquels ils n'ont aucune expérience, pour leur confier, par exemple, des missions de traitement de dossiers d'indemnisation suite à des sinistres. Une nouvelle approche pour aider ceux qui vont perdre leur emploi, oui, mais pas que Un actif sur deux affirme avoir envisagé une reconversion professionnelle[ii], 71% jugent que se réinventer est difficile[iii] et 79% y renoncent[iv]. Newsletter management Si la crise Covid-19 risque fort de détruire des milliers d'emploi, elle peut aussi être l'opportunité de nous réinventer pour permettre à des milliers de français, en demande d'emploi ou en poste, de pouvoir enfin changer de métier. Cela ne dépend que de nous... [i] Source : Dares, 2ème trimestre 2020 [ii] Source : BVA - 06/2020 [iii] Source : Opinion Way - 02/2018 [iv] Source : Patrimoine RH - 06/2015
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