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Disparition des Fongecif en 2019

La disparition des Fongecif à l'horizon 2019 est actée par le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" définitivement adopté par le parlement le 1er août 2018

Ils ne géreront plus le financement du Congé individuel de formation -CIF- qui disparaît pour laisser place au CPF de transition professionnelle. Ils ne délivreront plus le Conseil en évolution professionnelle -CEP- à destination des salariés du privé. En effet, la loi prévoit que cette prestation sera délivrée pas des opérateurs désignés par appel d'offres. Les personnels des Fongecif avaient acquis une expertise dans le Conseil en évolution professionnelle, ont un bon maillage territorial et une bonne connaissance des acteurs de l'emploi formation dans le territoires.

Les personnels des Fongecif, via l'intersyndicale, publient un communiqué de presse dénonçant une "ubérisation du CEP".



Date de publication
8 août 2018

La veille

  • Le compte personnel de formation est-il vraiment en accès libre ?
    20 février 2019
    Francis Kessler Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne Le compte personnel de formation (CPF) désormais « monétisé  » est conditionné, pour le salaire qui prend seul l'initiative de sa formation, à de nombreux obstacles dont celui de son financement. Publié aujourd'hui à 05h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Recherche sur Google sur le thème du compte personnel d'activité Utilisation éditoriale uniquement, nous contacter pour toute autre utilisation Philippe Turpin / PhotononstopQuestion de droit social Imaginé par l'Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la sécurisation de l'emploi de 2013, le compte personnel de formation (CPF) a été intégré au code du travail par la loi du 5 mars 2014 pour entrer en vigueur le 1er janvier 2015. Sous-ensemble du dispositif baptisé compte personnel d'activité, le CPF est destiné à permettre à tout actif d'être à l'initiative de sa formation continue, mieux qu'avec le droit individuel à la formation (DIF) absorbé par le nouveau dispositif. Mais l'accès à la formation en toute autonomie est-il réellement possible ? Le CPF est censé permettre, de façon simplifiée, à tout individu d'au moins 16 ans, qu'il soit salarié, en insertion professionnelle, demandeur d'emploi ou indépendant, de suivre à son initiative une action de formation financée. Ce dispositif, à ne pas confondre avec le « CPF de transition professionnelle » que la loi du 5 septembre 2018 a substitué au congé individuel de formation (CIF), a déjà vu son régime juridique changer. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Formation : l'évolution du compte personnel en euros va-t-il tuer le CPF? Le CPF est désormais « monétisé ». Pour tout salarié, quelle que soit la durée de son temps de travail, l'alimentation du compte se fait en euros et non plus en heures depuis le 1er janvier. A partir de 2020, ce sera à hauteur de 500 euros par année de travail (800 euros pour les moins qualifiés), dans la limite d'un plafond de 5 000 euros (8 000 euros pour les moins qualifiés). Pour les indépendants, l'alimentation du compte ne commencera qu'en 2020. La délicate question du budget Les abondements par l'employeur sont possibles et parfois obligatoires pour sanctionner, par exemple, le non-respect de l'entretien professionnel. Ils peuvent aussi être négociés et inscrits dans des accords au niveau de la branche ou de l'entreprise. Le compte est alimenté en euros par l'employeur à travers la déclaration sociale nominative qu'il effectue pour tout salarié. Il est consultable en quelques clics par tout actif, après inscription sur la plate-forme Internet https://moncompteactivite.gouv.fr. Là où les choses se compliquent, c'est au moment d'utiliser le budget. Si le CPF ne peut être mobilisé qu'à l'initiative du salarié ou, nous précise l'article L. 6 111-1 du code du travail, « qu'avec l'accord exprès du salarié », deux cas de figure se présentent, selon que la formation se fait avec ou sans l'accord de l'employeur.
  • Les premières offres adaptées au CPF monétisé
    19 février 2019
    © Fotolia Certains prestataires de conseil en ressources humaines ont déjà un pied dans la réforme, tel le cabinet Aksis, spécialiste des transitions professionnelles, qui prépare une offre de bilan de compétences modulaire adaptée au CPF monétisé Pour son directeur général, Alexandre Carpentier, la loi du 5 septembre 2018 va accélérer un mouvement déjà amorcé dans son entreprise. "Nous avons lancé, ces deux dernières années, une stratégie web forte tournée vers l'utilisateur". Face à un marché du travail en constante évolution et à la nécessité de transformer les codes du recrutement et de l'accompagnement, Aksis a développé ses ressources digitales." Nous avons intégré des outils d'analyse des données dans nos process. Ils permettent d'offrir le service le plus adapté aux besoins des actifs et nourrit le travail de nos consultants », ajoute Alexandre Carpentier. Une offre modulaire et forfaitisée Ce virage stratégique engagé avant la réforme donne à Aksis une petite longueur d'avance sur un marché de plus en plus désintermédié et concurrentiel. C'est avec un de ses produits phare, le bilan de compétences, que le cabinet se positionne dès maintenant sur le marché du CPF rénové et monétisé. "Nous avons conçu trois offres modulaires en fonction des besoins spécifiques de l'actif", confirme Alexandre Carpentier. Une première prestation courte permet d'accompagner l'utilisateur dans la mise en oeuvre d'un projet déjà avancé soit dans sa recherche d'emploi soit dans son orientation vers une formation complémentaire. Une deuxième offre cible l'identification et la cartographie en amont d'un portefeuille de compétences. Enfin, la troisième correspond au bilan de compétences plus classique. Même si la question du prix n'a pas encore été totalement arrêtée, une logique de forfait devrait être privilégiée à partir de 500 euros. Accélération de la digitalisation Sur son autre axe fort de développement, Aksis est également passé à la vitesse supérieure. Il y a quelques mois, le cabinet est entré au capital de MindMatcher, une start-up spécialisée dans le Big Data en ressources humaines. Avec un objectif, développer des outils de gestion stratégique des compétences assistée par l'intelligence artificielle et renforcer l'individualisation de l'offre de services. "Les solutions déployées par MindMatcher permettent de gagner en réactivité et en pertinence. Il y a notamment un gros travail à faire autour des blocs de compétences que la loi devrait fortement développer dans l'offre des certifications professionnelles", rappelle Alexandre Carpentier, convaincu de l'intérêt de se rapprocher des jeunes pousses de l'Edtech. Enfin, Aksis qui intervient auprès des services publics de l'emploi sur l'ensemble du territoire depuis sa création en 1993 n'exclut pas de participer à l'appel d'offres des opérateurs du conseil en évolution professionnelle (CEP) attendu au printemps 2019. Catherine Trocquemé (Centre inffo pour Défi métiers) Tags : CPF | bilan de compétences | CEP
  • Projet de décret sur la qualité des organismes de formation : un seul critère ajouté
    19 février 2019
    Présenté le 14 février 2019 à France Compétences, le projet de décret sur le "référentiel national de certification qualité des organismes de formation" - prévu par la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 - énonce des critères dans lesquels on peine à trouver des éléments réellement nouveaux. Parmi les nombreux volets de la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018, un projet de décret a été soumis à l'agence France Compétences le 14 février 2019, pour établir un "référentiel national de certification qualité des organismes de formation". Il s'agit de la deuxième phase du renforcement du contrôle qualité des organismes de formation professionnelle près celle mise en oeuvre par la loi du 5 septembre 2014. Cette certification conditionne l'accès aux financements publics (État, région, Caisse des Dépôts, Pôle emploi) et autres (Opco, Agefiph, CPIR). Parmi les critères du projet de décret : l'information des publics sur les prestations, les délais d'accès et les résultats obtenus, l'identification précise des objectifs des prestations et leur adaptation aux publics bénéficiaires lors de la conception des actions ou encore l'adaptation des prestations et des modalités d'accueil, d'accompagnement, de suivi et d'évaluation aux publics bénéficiaires lors de la mise en oeuvre des actions.Au total, avec sept critères évalués par 32 indicateurs, le document a des airs d'exhaustivité. Mais comparé au cadre "qualité" déjà mis en place par les anciens organismes paritaires collecteurs agréés (Opca), rien de vraiment nouveau. Dans leur base de données Datadock, qui existe depuis plus de deux ans, on retrouve en effet six des sept critères dernièrement proposés : seule "l'inscription du prestataire dans son environnement socio-économique" est une réelle innovation.  Une réforme qui favorise les grandes structures ? Prévu pour entrer en vigueur le 1er janvier 2021, pour que les organismes aient le temps de s'adapter, le dispositif ne fait pas l'unanimité. Marie Gouttard, formatrice, dénonce dans une tribune au Monde du 13 février une avalanche de décrets techniques, d'obligations administratives, financières, environnementales, logistiques... qui ne sont guère à l'avantage des petites structures. Les grands organismes sont évidemment mieux armés pour faire face à cette technicité, même si "le ministre chargé de la Formation professionnelle publie sur son site des informations permettant de faciliter la lecture du référentiel mentionné à l'article", comme le mentionne le projet de décret, en forme d'un aveu de complexité. Dans une autre tribune du Monde du même jour, Guy Le Boterf, professeur de management, déplore dans cette réforme une absence de nouveauté dans le domaine non technique des formations : apprendre le savoir-être, une notion qui complète le savoir-faire, et qui est de plus en plus nécessaire dans le monde du travail, toujours plus communicatif et collectif. Un savoir qui pourrait paraître impalpable, mais qui s'enseigne tout de même, qui est nécessaire dans tous les métiers et à tous les niveaux, et qui aurait mérité une place dans les critères d'évaluation.Pour Muriel Pénicaud, ministre du Travail, il s'agit davantage de faire de la régulation, non de l'opérationnel. Aux formateurs donc d'innover en matière de formation ; les pouvoirs publics se mêlent d'évaluer, pas de fixer le contenu. La nouveauté est dans l'outil Annoncée en avril 2018, créée par la loi du 5 septembre dernier, l'agence France Compétences est en activité depuis le 1er janvier 2019. Elle est l'unique instance de gouvernance de la formation professionnelle et de l'apprentissage, et a pour mission d'assurer le financement, la régulation, le contrôle et l'évaluation. Une centralisation jugée nécessaire pour mieux réguler, entre autres, les prix des formations et éviter des dérives constatées : des prix allant de 1 à 6 pour une même formation (un CAP cuisine de 2.500 à 14.000 euros). Le référentiel national procède également de cette volonté centralisatrice, pour plus de clarté. Une étude d'impact accompagnant le projet de loi Avenir professionnel avait en effet souligné que la multiplicité des labels et certifications rendait difficile l'évaluation par le public. La réforme impose donc pour la première fois un référentiel national unique pour l'évaluation des formations financées sur fonds publics. Outre le caractère unique du référentiel d'évaluation, le projet de décret impose un transfert d'obligation : là où il incombe aux financeurs de vérifier la capacité d'un organisme à dispenser une formation de qualité, ce sont les organismes de formation qui auront l'obligation d'être certifiés.
  • Formation professionnelle : « Cette réforme est un rouleau compresseur qui écrase tout ce qui n'est pas standard »
    18 février 2019
    Marie Gouttard Formatrice et consultante chez Form'Action Rhônes-Alpes Formatrice, Marie Gouttard dénonce, dans une tribune au « Monde », les conséquences de la nouvelle loi, qui complique la tâche des petits organismes,  au profit des grosses entités. Publié le 13 février 2019 à 06h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Tribune. Depuis le 1er janvier, la formation professionnelle vit des bouleversements colossaux. La réforme est mise en place en toute discrétion, car peu de personnes la connaissent ou en sont informées, même les intéressés. Elle n'est pourtant pas une petite modification, mais un véritable raz-de-marée. Sans expertise en droit et connaissances juridiques développées, la lecture des décrets qui tombent les uns à la suite des autres est ardue. Pour autant, elle fait apparaître une étatisation et une centralisation majeure des « opérateurs de compétence » aux dépens des organismes de formation de petite taille. Si la volonté de professionnaliser de façon ciblée par l'outil de l'alternance semble une bonne idée, ce choix met en revanche sur le bord du chemin tous les prestataires de formation continue qui dispensent les contenus suivants : la réflexion personnelle, le développement cognitif, la compréhension et l'amélioration des relations interpersonnelles, la connaissance de soi, la créativité, l'optimisation de la cohésion d'équipe, et in fine, la prévention des risques psychosociaux. Cette réforme semble aborder la formation professionnelle par le biais de la montée en compétences des salariés et demandeurs d'emploi sous le seul aspect du savoir-faire technique, voire des savoirs techniques, négligeant la problématique récurrente et porteuse d'enjeux en entreprise, des « savoir être », plus pompeusement désignés comme « savoir-faire comportementaux ». Et pourtant, la maîtrise de la technicité n'est en rien utile si l'acteur ne maîtrise pas les codes du vivre-ensemble et de la communication interpersonnelle. Quid des financements jusque-là partiellement pris en charge par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) qui ont disparu le 31 décembre 2018, remplacés par des OPCO (opérateurs de compétences) au rôle mal défini ? Les TPE et PME, qui participent largement à la collecte de fonds pour la formation, vont devoir plonger dans une mutualisation financière sans retour, dans le cas où l'alternance est impossible à mettre en place c'est le cas des PME du transport, pour ne citer qu'elles. Injonctions brutales imposées sans pédagogie Aujourd'hui, les « petits » organismes de formation vivent la même aventure que bien d'autres secteurs d'activité en France. Elles connaissent une chute vertigineuse d'activité liée non pas à un manque de compétences, puisque les clients répondent présents et sont fidèles, mais à l'avalanche d'injonctions brutales et imposées sans aucune pédagogie : injonctions administratives, environnementales, financières, logistiques, de rentabilité, de qualité, auxquelles seules les grosses entités déjà bien intégrées dans les sphères décideuses peuvent répondre, renforçant un monopole absolu sur la formation professionnelle et continue.
  • Via-Competences.fr
    18 février 2019
    Résumé : Dossier très complet dédié à la réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage dans ce numéro 12 de Droit Social publié par Dalloz. Le dossier est coordonné par Jean-Marie Luttringer, expert en droit et politiques de formation. Interviennent sur ce dossier plusieurs acteurs de la réforme et des experts en droit de la formation : Mme Pénicaud, ministre du travail, Sabrina Dougados, Jean-Pierre Willems, Philippe Piccoli.. et beaucoup d'autres.Sont abordés la régulation du système de formation professionnelle et de l'apprentissage ; les évolutions du cadre juridique de la formation professionnelle, l'alternance, l'apprentissage. Se déclinant sur des sujets spécifiques comme le droit à la formation pour les demandeurs d'emploi, renforcement de l'obligation de formation à la charge de l'employeur, la refonte du système des diplômes et des certifications professionnelles, etc.