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Certification professionnelle

Introduit par l’article 31 de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le cadre national des certifications professionnelles est la nouvelle nomenclature à laquelle l’ensemble des ministères et organismes certificateurs doivent se référer pour déterminer le niveau de qualification des certifications professionnelles enregistrées au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Ce nouveau cadre permet d'aligner la nomenclature française sur la nomenclature définie par le cadre européen des certifications, afin d’améliorer la comparabilité entre les deux systèmes et favoriser les correspondances avec les certifications des pays de l’Union européenne.
La loi "Avenir professionnel" affiche également dans cette refonte des diplômes et titres professionnels deux objectifs :

  • Une meilleure définition du niveau de régulation de l'offre de certification professionnelle en lien avec les besoins du marché de l'emploi.
  • Un cadre institutionnel rénové, association plus étroitement les partenaires sociaux. 

Voir les critères relatifs aux savoirs, aux savoir-faire et aux niveaux de responsabilité et d’autonomie associés aux niveaux de qualification du cadre national des certifications professionnelles définis par décret.

Qu'est-ce qu'une certification ?

Terme qui désigne tout diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle remis à une personne pour attester de sa qualification. Une certification, c’est par exemple un CAP, une licence professionnelle, le titre d’animateur de tourisme, le CQP garde d’enfants à domicile...



Quelle différence entre les
mots ?
Globalement, on peut dire que l’appellation diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle dépend de la nature de l’organisme qui délivre la certification : Etat, organisme de formation public ou privé, branche professionnelle...

Qui délivre une certification ?

  • ministères,
  • branches professionnelles,
  • organismes de formation publics et privés,
  • les prestataires de formation, dont les CFA,
  • chambres consulaires
  • ...

Rôle de France compétences

France compétences sera en charge d’établir et d’actualiser les répertoires réunissant les certifications professionnelles. Une commission au sein de cet établissement reprend les missions de la CNCP. Toutes les certifications existantes devront être transmises à France compétences et à la Caisse de dépôts et consignations, un décret précise les modalités d’enregistrement des certifications.

---> Espace officiel de la certification professionnelle, mis en place sur le site de France compétences.
---> Espace documentaire, site de France compétences, regroupant les publications relatives à la certification professionnelle (référentiels d'activités, notice d'aide au dépôt d'une demande d'enregistrement, etc.) et les textes juridiques
---> Note relative au cadre national des certifications professionnelles.

Blocs de compétences

La structuration des certifications professionnelles enregistrées au RNCP en blocs de compétences devient obligatoire. Les blocs sont acquis à vie dans le cadre de la VAE et, dans la plupart des cas, en formation. Ce qui permettra d’encourager les personnes à acquérir des certifications complètes sur une période plus longue. Au-delà de la possibilité de se former progressivement, la logique de blocs de compétences vise aussi à faciliter les équivalences et les passerelles entre différentes certifications.

Par ailleurs, le Socle de connaissances et de compétences professionnelles, « l’ensemble des connaissances et compétences qu’il est utile pour un individu de maîtriser, afin de favoriser son accès à la formation professionnelle et son insertion professionnelle », fait l'objet d’une certification inscrite de droit à l’inventaire et il est éligible à l’ensemble des dispositifs de formation professionnelle, dont le compte personnel de formation (CPF). Ce socle renvoie à la certification Cléa, créée par les partenaires sociaux siégeant au sein de l'ex Copanef.
Le volet évaluation du certificat CléA faisait l'objet d'une habilitation par Certif'Pro. Ce dernier ne procède plus à cette démarche auprès des organismes formateurs de CléA depuis le 1er juillet 2019. Tous les organismes de formation déclarés satisfaisant aux obligations du décret qualité [voir notre rubrique Qualité de l'action de formation] pourront former à CléA, sans avoir à disposer d'une habilitation.

Compte personnel de formation

Les listes sont supprimées. Sont directement éligibles au 1er janvier 2019, toutes les formations conduisant à des certifications enregistrées au RNCP, y compris leurs blocs de compétences, ou enregistrées au Répertoire spécifique (ex. Inventaire). Voir toutes les actions mobilisables par le CPF, à la page dédiée.

Deux répertoires nationaux

Le Répertoire national des certifications professionnelles -RNCP- continue de coexister avec un Répertoire spécifique qui remplace l’inventaire. Ce répertoire correspond aux “certifications et habilitations correspondant à des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles”.

Les certificats de qualification professionnelle -CQP- établis par les CPNE des branches professionnelles pourront désormais être enregistrés au RNCP à la demande des organismes les ayant créés, après avis conforme de France compétences. Le dispositif reprend ainsi le régime actuel d'enregistrement des CQP qui prévoit l'avis conforme de la CNCP. Leur enregistrement vaudra aussi pour une durée maximale de cinq ans et ils seront classés au RNCP par niveau de qualification.

Dispositions transitoires


  • Jusqu’au 28 février 2021: Les certifications et habilitations recensées à l'inventaire spécifique sont automatiquement enregistrées au nouveau répertoire spécifique jusqu'à cette date. Elles seront enregistrées pour une durée de deux ans si aucune durée spécifique n'a été décidée lors de leur enregistrement initial.
  • 1er mars 2024 : Les diplômes et titres à finalité professionnelle délivrés au nom de l'État, enregistrés au RNCP au jour de l'entrée en vigueur de la loi, demeureront enregistrés au RNCP jusqu'à cette date au plus tard.

Espace officiel de la certification professionnelle

Veille et Lettre d'info

La Lettre d'information sur la Réforme


Notre veille, les dernières actualités :

  • Le FFFOD se mobilise pour la formation à distance - fffod - Le Forum des acteurs de la formation digitale
    20 mars 2020
    Webconférence le 24 mars de 13h à 14h30 Le ministère du travail appelle à une mobilisation de tous pour que l'activité de formation soit maintenue via le déploiement à distance, par la mise à disposition d'outils et contenus pédagogiques Pour répondre à cet appel, une dizaine d'experts du FFFOD viendront répondre à vos questions, donner des recommandations et des éclairages sur le déploiement et les bonnes pratiques de la formation à distance lors d'un webinaire ouvert à tous le 24 mars de 13h-14h40. Liste des intervenants en cours de constitutionIntervenants confirmés : Cécile COCHARD, chargée de la formation professionnelle, FUN MOOC Sabrina DOUGADOS, avocate au cabinet FROMONT BRIENS Paula GONCALVES, chargée de formation, IRTS PARMENTIER Olivier KIRSCH, directeur du GIFOD Gilles MACCHIA, directeur recherche et développement, CFPB Jean-Luc PEUVRIER, fondateur du cabinet de conseil STRATICE Loic TOURNEDOUET, communication digitale et ingénierie pédagogique, AFPA Jean VANDERSPELDEN, consultant, ITG
  • La loi « avenir professionnel » a multiplié les centres de formation d'apprentis dans les entreprises
    9 mars 2020
    « Le CFA des Chefs accueillera cinq cents apprentis en 2020, puis 1 000 par la suite. A la clé : l'obtention d'un titre professionnel de cuisinier, ou d'un CAP cuisine. » Andrea Ebert/Ikon Images / PhotononstopLa loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018 a ouvert la possibilité aux entreprises de créer leur propre centre de formation d'apprentis (CFA). Une soixantaine de sociétés s'en sont emparées. « La loi a été l'élément déclencheur », explique Françoise Merloz, directrice du premier CFA interentreprises : le CFA des Chefs, créé par Adecco, Accor, AccorInvest, Korian et Sodexo. Il va accueillir ses premiers apprentis à partir du 23 mars à Paris, Lyon et Marseille. « La loi a débloqué les règles qui bridaient l'apprentissage. Les freins ont été levés », s'était félicitée la ministre du travail Muriel Pénicaud, le 14 février, lors de la présentation des chiffres de l'apprentissage en 2019. L'autorisation administrative des régions, jusqu'alors nécessaire à toute ouverture de centre, a été remplacée par une simple déclaration. Et le financement ne se fait plus directement par les régions, mais par l'intermédiaire des branches professionnelles en fonction du nombre d'apprentis accueillis, à partir de « coûts contrats ». « Ces montants forfaitaires nous offrent de la visibilité sur les ressources », apprécie François Milioni, directeur de la formation du groupe Schneider Electric. « Ces CFA sont une réelle opportunité pour les entreprises qui peuvent adapter les cursus à leurs nouveaux besoins en compétences », explique Yann Bouvier, chargé de mission à la Fondation innovation pour les apprentissages (FIPA) qui regroupe treize entreprises dont Air France, BNP, La Poste, EDF, Total, Veolia, Thales... La fondation va publier un guide pratique destiné aux employeurs désireux de créer leur CFA d'entreprise, car « c'est un projet qui se réfléchit. Comme pour une création d'entreprise, il faut mener une étude d'opportunité et faire un business plan », avertit M. Bouvier. « Assurés d'avoir un poste » Les problématiques des entreprises sont diverses. Pour certaines, il s'agit de répondre à des besoins du marché de l'emploi qui ne sont pas ou insuffisamment couverts. C'est le cas de la restauration où les besoins en main-d'oeuvre sont énormes. « Nos cinq groupes Adecco, Accor, AccorInvest, Korian et Sodexo recrutent 11 000 personnes par an en cuisine. Nous pourrions en embaucher 4 000 de plus », illustre Françoise Merloz. Le CFA des Chefs accueillera cinq cents apprentis en 2020, puis 1 000 par la suite. A la clé : l'obtention d'un titre professionnel de cuisinier, ou d'un CAP cuisine. A partir de 2021, il sera possible de décrocher un bac pro cuisine ou un brevet professionnel des arts culinaires. « Tous nos apprentis sont assurés d'avoir un poste à l'issue de la formation », souligne la directrice.
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