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Apprentissage

La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel fait évoluer la gouvernance de l’apprentissage et son système de financement. Les changements portent également sur les aspects opérationnels pour les bénéficiaires et les établissements de formation.

A partir du 1er janvier 2020, ce sont les branches professionnelles qui auront la gestion du système de formation par la voie de l'apprentissage. Disparition de l'autorisation administrative pour toute ouverture de CFA de la part des Régions. Suppression de la fraction régionale de la taxe pour l'apprentissage. Cependant, comme l’indique l’article 34 de la loi consacré aux missions de France compétences, les Régions pourront continuer à financer certains CFA «quand les besoins d’aménagement du territoire et de développement économique qu’elles identifient le justifient ».

La collecte de la taxe d'apprentissage disparaît. Elle est remplacée par la collecte unique collectée par l'Urssaf, puis France compétences ventile les différentes lignes budgétaires de la formation.


Le contrat d'apprentissage


  • Le contrat d'apprentissage est désormais ouvert aux personnes de 16 à 29 ans révolus
  • Certains publics peuvent entrer en apprentissage au-delà de 29 ans : les apprentis préparant un diplôme ou titre supérieur à celui obtenu, les personnes ayant un projet de création ou de reprise d’entreprise, les travailleurs handicapés [voir le contrat d'apprentissage aménagé]
  • La durée devient modulaire, en fonction des acquis antérieurs la durée sera plus ou moins longue. Durée minimale fixée à 6 mois ; la durée maximale reste de 3 ans; mais peut être prolongée en cas d'échec à l'examen
  • Le régime juridique se rapproche du droit commun des contrats de travail, tout en assurant le respect des règles d'ordre public particulières telles que celles relatives à la protection des jeunes travailleurs
  • L'enregistrement se fera par un dépôt auprès des Opérateurs des compétences (opérationnel en 2020)
  • La possibilité de rompre le contrat à l'amiable demeure. Mais en cas de désaccord, un assouplissement est introduit avec de nouvelles modalités de rupture :
    • à l'initiative de l'employeur, les différents cas de rupture prennent la forme d'un licenciement, sans recourir au conseil des prud'hommes
    • à l'initiative de l'apprenti avec recours préalable à un médiateur.
--->> En savoir plus sur le site du Ministère du travail


Les centres de formation d'apprentis : CFA


  • Obligation d'être certifiés qualité. Les CFA existants ont jusqu'au 31 décembre 2019 pour être certifiés "qualité" [voir la page Qualité]. Une dérogation à cette obligation est prévue pour les établissements d'enseignement supérieur sous certaines conditions. En revanche, les établissements publics d'enseignement secondaire et privés, associés à l'Etat par contrat, seront soumis à cette obligation
  • La création d'un CFA ainsi que leurs formations ne sont plus soumises à une convention préalable avec la Région, à partir du 1er janvier 2020
  • Ouverture à la concurrence, à compter de janvier 2020. Les CFA se voient appliquer les mêmes règles que les organismes de formation, il suffit d'effectuer une déclaration d'activité à la Direccte comme organisme de formation continue, de faire référence à l'apprentissage dans les statuts et d'obtenir la certification qualité
  • Les entreprises pourront également créer un CFA. Dans chaque région, les Direccte devront nommer des référents chargés de conseiller les entreprises désireuses de créer un CFA
  • Les branches professionnelles co-construisent avec l'Etat les contenus des diplômes
  • Les Opérateurs de compétences financeront les CFA en fonction du nombre de contrats signés, à partir de janvier 2020. Chaque contrat étant rémunéré selon un coût fixé par la branche. France compétences appuiera les branches et veillera à la cohérence des niveaux de prise en charge. L'application des coûts-contrats se fera selon deux critères : la date à laquelle le contrat d'apprentissage est conclu et le cadre juridique dans lequel il s'inscrit [voir nos actualités sur les critères]

--->>> La Direccte Auvergne-Rhône-Alpes a publié : Nouveaux CFA : comment obtenir votre UAI (unité administrative immatriculée) ?

--->>>
Le ministère du Travail a publié :
- Questions-Réponses pour la mise en oeuvre dans les CFA
- Document détaillant le financement des contrats entre 2019 et 2020.
- Kit : ouvrir votre propre centre de formation d'apprentis
- Les certifications professionnelles ouvertes à l'apprentissage

--->>> Premières recommandations de France compétences, à destination des branches, sur les niveaux de prise en charge des contrats d'apprentissage


Les autres dispositions

  • Revalorisation de la rémunération des apprentis. Voir la fiche sur Service-Public.fr
  • Sécurisation des possibilités de mobilité des apprentis, dans et hors Union européenne
  • Compétence professionnelle pour devenir maître d'apprentissage, définition par les branches
  • Expérimentation, d'une durée de 3 ans, sur des actions d'apprentissage dans des établissements pénitentiaires, mise en place en 2020
  • Création d'une troisième prépa métier en collège. Cette classe vise à "préparer l'orientation des élèves, en particulier vers la voie professionnelle et l'apprentissage, leur permettre de poursuivre l'acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture". Mise en place à la rentrée 2019. Le Dispositif d'initiation aux métiers en alternance -DIMA- est supprimé
  • Création d'une aide unique versée par l'Etat aux employeurs d'apprentis pour les entreprises de moins de 250 salariés employant un apprenti jusqu'au niveau Bac inclus, se substituant à l'aide au recrutement d'un apprenti, à l'aide TPE Jeunes apprentis et au crédit d'impôt apprentissage.


Veille et Lettre d'info

La Lettre d'information sur la Réforme


Notre veille, dernières actualités :

  • Formation : le ministère du Travail va mettre un terme à certains dévoiements
    14 août 2019
    Même pas un an au compteur et la loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018 est déjà en partie dévoyée ! La prochaine présentation par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, d'une ordonnance recadrant une partie de ce texte va apporter de l'eau au moulin à tous ceux qui critiquent la gestion de la formation professionnelle par les partenaires sociaux. Quand bien même la réforme de l'an passé a réduit à la portion congrue leur possibilité de jouer avec les fonds mutualisés.Le recadrage en question porte sur un nouveau dispositif de reconversion ou de promotion par alternance Pro-A. Apparu lors des débats parlementaires, il cible les personnes peu qualifiées, dont le métier est menacé de disparition par les évolutions technologiques. Pour éviter d'en arriver à une suppression de poste, les branches professionnelles sont encouragées à s'en servir dans le cadre de réflexion sur les évolutions de leurs métiers. Dérive sérieuseConcrètement, la formation, de 6 à 36 mois selon les profils, vise l'obtention d'une qualification reconnue, après avoir suivi un cursus d'enseignements généraux et professionnels. Elle peut se dérouler durant le temps de travail - auquel cas la rémunération du salarié est assurée - ou en dehors. Point majeur, comme pour l'apprentissage des jeunes, aucune limite n'est fixée : même si la demande explose, toute formation Pro-A sera financée, assure le ministère du Travail, via les opérateurs de compétences (OPCO) , les nouveaux organismes à la main des syndicats et du patronat qui définissent les niveaux de prise en charge.Pour quel bilan, près de douze mois après son entrée en vigueur ? Contacté, le ministère du Travail ne produit pas de chiffres, mais fait état d'un nombre de demandes important. Important, mais pas complètement dans les clous de la loi. Rue de Grenelle, on s'est aperçu que des entreprises, encouragées par certains OPCO, utilisaient les fonds fléchés vers Pro-A pour financer de la formation standard. La dérive a été jugée suffisamment sérieuse pour y mettre le holà.L'ordonnance, qui sera présentée lors du Conseil des ministres de rentrée du 21 août prochain, va sévèrement encadrer le recours à Pro-A. Il faudra désormais que les branches arrêtent par accord des listes de métiers menacés, de métiers visés, ou des catégories de salariés éligibles. Surtout, l'accord devra être étendu par le ministère du Travail. « C'est hyper exigeant en termes d'analyse de l'évolution des compétences de manière à empêcher tout dévoiement », assure-t-on dans l'entourage de la ministre, Muriel Pénicaud.
  • Compte personnel de formation : l'État veut créer une application
    14 août 2019
    Le compte personnel de formation, tout le monde en a un. Il s'agit d'un compte qui regroupe vos droits à la formation professionnelle en fonction de vos années de travail et qui vous suivra jusqu'à la retraite. Il est libellé en euros et une heure de cours correspond à 15 euros. Un salarié et sa tirelire au travail © Getty / Pattanaphong Khuankaew / EyeEmJ'ai vérifié hier et je vous l'annonce : je suis riche d'environ 3.600 euros sur mon compte de formation. Evidemment, je ne pourrai pas m'acheter le dernier iPhone avec cet argent. En revanche, je pourrai passer un CAP de pâtissier, un permis de conduire poids-lourd, prendre des cours de russe ou plus probablement, des leçons d'expression à la radio dans une école de journalisme. Au choix. Et si je n'ai pas assez pour le diplôme de mes rêves, je peux toujours rajouter de ma poche. En clair, c'est une réforme qui fait confiance aux individus. Ils sont mieux placés que leur employeur pour décider de ce qui leur convient, même si c'est leur entreprise qui finance.    Comment doit-on faire pour bénéficier de ces heures de formation ?    La grande nouveauté, c'est que le 1er décembre, le gouvernement sortira une application pour smartphones qui vous permettra de choisir parmi trois mille possibilités. Il s'agira d'une sorte de AirBnB de la formation professionnelle. Il sera en effet possible de choisir un cursus, de le noter et de laisser une appréciation écrite. Il y aura donc les formations avec une, deux, trois étoiles ou plus, en fonction de leur succès auprès des personnes formées.  Reste à savoir si, dans cette jungle, ce système de notation va rendre les choses un peu plus claires. C'est en tout cas l'objectif : aiguiller petit à petit les Français vers les meilleurs diplômes.  Mais pour l'instant, à peine deux millions de Français ont utilisé leur compte personnel de formation C'est pourquoi le gouvernement va lancer une grande campagne publicitaire pour toucher les 33 millions de Français utilisateurs potentiels de cette application. Un budget publicité de plusieurs millions d'euros est prévu. Des spots seront diffusés à la télévision aux heures de grande écoute et sur les réseaux sociaux. Bref, l'Etat veut absolument que les Français s'emparent de cet outil. Et il a entièrement raison puisqu'il s'agit de l'avenir professionnel de chacun d'entre nous à l'heure où le travail est bouleversé par le numérique.
  • Observatoire des trajectoires professionnelles 2019, conférence du 11 juin 2019
    13 août 2019
    10 millions de personnes ont changé de carrière en 2018 : formation, accompagnement et orientation seraient la clé d'une transition réussie. C'est l'une des informations qui ressort du 4ème Observatoire des trajectoires professionnelles initié par le Lab'Ho, en partenariat avec le groupe IGS, LHH Altedia et le LISPE.  Mardi soir, le 11 juin, avait lieu à Paris la conférence de sortie du rapport de l'Observatoire 2019, en présence de François Moreau, président du cabinet de conseil LHH-Altedia, Roger Serre, délégué général et co-fondateur du Groupe IGS et Bruce Roch, directeur RSE et Solidarités The Adecco Group. Dévoilant les résultats attendus par les acteurs de l'emploi et de la formation, la 4ème édition de l'Observatoire s'intéresse aux actifs face à la transformation des métiers et des compétences, qui nécessite d'être anticipée. Dans ce cadre de cette étude, 1000 actifs en poste ont été interrogés par Ipsos pour savoir si ces mouvements importants du marché préparent réellement l'avenir. Pourquoi les trajectoires professionnelles sont en hausse pour la première fois en quatre ans ? L'interprétation de la qualité de ces transitions dynamiques peut être double entre sécurisation des parcours professionnels des actifs occupés préparant leur avenir ou mouvements conjoncturels liés à une reprise du marché de l'emploi. Les changements technologiques auraient-ils un impact sur l'emploi ? Il y a encore du chemin à parcourir pour que chacun mesure l'impact de la transformation sur son emploi. Seuls 16% des actifs des CSP (catégories socio-professionnelles) les moins qualifiées et des plus de 40 ans ont conscience des futurs changements ; 17% seulement envisagent la formation professionnelle pour se former à un nouveau métier. Le compte personnel de formation (CPF) est-il connu et utilisé ? L'Observatoire s'est également penché sur les impacts de la réforme de la formation professionnelle dans le cadre de la Loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel. Parmi les personnes en poste interrogées : 70% envisagent une formation pour faire évoluer leur carrière ; 42% a accédé à une formation en 2018, 3 fois sur 4 sur le temps de travail ; Seuls 9% savent comment avoir recours aux dispositifs de financement en autonomie ; 31% ont ouvert leur CPF en ligne en 2018 ; 7,2% ont bénéficié d'une formation dans ce cadre ; 1 sur 4 ignore toujours ce qu'est le CPF. Entretien professionnel satisfaisant mais qu'en est-il de l'accompagnement et de la formation ? Le besoin d'accompagnement et d'orientation est élevé parmi les actifs qui plébiscitent d'ailleurs les initiatives y répondant. Ils ignorent pourtant comment trouver l'information par eux-mêmes. L'entretien professionnel est satisfaisant mais les résultants de l'étude mettant en lumière la méconnaissance des dispositifs tels que le CEP et le CPF interrogent sur la qualité dudit entretien. S'agissant de l'accompagnement et l'orientation au-delà de la formation professionnelle, les résultats de cette 4ème édition indiquent que parmi les actifs : 35% des actifs ont bénéficié d'un entretien professionnel en 2018, soit une hausse de 5 points sur un an et 80% d'entre eux se disent satisfaits de cet entretien ; 60% estiment ne pas être suffisamment informés sur les métiers et secteurs porteurs d'emploi ; Seuls 6,7% savent ce qu'est et comment fonctionne le conseil en évolution professionnelle (CEP). Liens utiles Consulter l'infographie de l'Observatoire en cliquant ici. Lire le rapport d'étude complet ici.
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