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Conseil en évolution professionnelle et bilan de compétences

Dans un entretien accordé à Centre Inffo, Schany Taix, délégué général de la fédération nationale des CIBC (FNCIBC) fait le point sur les deux dispositifs et sur le rôle que les CIBC vont désormais jouer en tant que mandataires pour la délivrance du Conseil en évolution professionnelle à partir du 1er janvier 2020.

Suite à la sélection par France compétences des opérateurs régionaux, les CIBC sont mandataires pour la délivrance du Conseil en évolution professionnelle aux actifs du secteur privé à compter du 1er janvier 2020 dans 8 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine, Grand-Est, Occitanie, PACA, Bourgogne-Franche-Comté, Guadeloupe, Mayotte,

Largement débattue en amont du vote du la loi Avenir professionnel, la question de l'articultation entre CEP et Bilan de compétences se pose à nouveau pour les CIBC sur la distinction des deux dispositifs et la tentation de l'auto-prescription.

Pour Schany Taix, délégué général de la fédération nationale des CIBC (FNCIBC), la problématique est connue et parfaitement encadrée. « Le bilan et le CEP sont des dispositifs frères et complémentaires, souligne Schany Taix : le bilan est une prestation qui comporte un début, un milieu et une fin, le CEP est un service itératif ».

Convaincu que des dynamiques différentes sont à l’œuvre, il décrit le CEP comme un « catalyseur de situations qui peuvent évoluer rapidement ». Doté d’un objectif différent et inscrit dans un temps plus long, le bilan permet lui « d’aller plus en profondeur et de mobiliser un niveau d’expertise supérieur ».

Un bilan de compétences présenté comme une issue possible au CEP, les CIBC courent le risque d’être accusés d’auto-prescription. « Ce risque est très clairement cadré dans le cahier des charges du CEP, qui prévoit explicitement que le conseiller qui délivre le CEP ne pourra être celui qui délivre une prestation complémentaire », indique Schany Taix. Laquelle peut effectivement être un bilan, « mais aussi une action de VAE ou un certificat de connaissances et de compétences professionnelles CléA », rappelle-t-il.

Schany Taix estime que « tout l’enjeu réside dans le devoir d’information » : lorsque le CEP fait apparaître un besoin de prestation associée, l’opérateur du service CEP doit obligatoirement et clairement informer le bénéficiaire de l’ensemble des acteurs en mesure de délivrer la prestation complémentaire. « Si malgré tout, la personne décide, avec ce choix éclairé, d’engager la prestation avec l’organisme qui délivre le CEP, elle sera amenée à signer un document attestant qu’elle a été informée de la liberté de choix, que le besoin a été qualifié et qu’un certain nombre d’acteurs lui ont été proposés ».

Le délégué général de la FNCIBC se dit convaincu que « si le CEP est bien mené, la logique de prescription n’existe pas. » Pourquoi ? « Parce que la personne a été rendue actrice de son parcours, qu’elle a un regard éclairé et éveillé sur son besoin et les ressources de son territoire et, donc, sur la meilleure solution qui s’offre à elle pour continuer son parcours d’accompagnement. »

Source : Quotidien de la formation, publication de Centre Inffo, contenus réservés aux abonnés


Date de publication
3 décembre 2019

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Notre veille, les dernières actualités :

  • Formation professionnelle : 500 jours pour demander la certification Qualiopi
    5 août 2020
    Prestataires de formation professionnelle, vous avez choisi de faire certifier votre démarche qualité sur les bases du référentiel national qualité publié en juin 2019 ? Vous pouvez arborer le certificat Qualiopi, dont AFNOR Certification est l'un des organismes certificateurs. Et cela, pendant quatre ans. Vous avez jusqu'au 1er janvier 2022 pour l'obtenir. Commandez votre audit dès aujourd'hui, il peut être effectué à distance !J 500 ! Au 1er janvier 2022, les prestataires de formation professionnelle devront afficher un certificat, délivré par un organisme certificateur tiers indépendant, comme quoi ils ont mis en place une démarche qualité. C'est l'une des dispositions de la loi du 5 septembre 2018, qui donnait initialement comme date-butoir le 1er janvier 2021 aux organismes de formation continue et aux centres de bilans de compétences ou de VAE, mais accordait aux centres de formation des apprentis existants (CFA) un sursis d'un an. Dorénavant, tous les acteurs assujettis sont alignés sur cette échéance du 1er janvier 2022, la crise sanitaire liée au covid-19 ayant retardé certaines procédures. Un décret du 22 juillet 2020 entérine ces nouvelles dispositions. Mais ce n'est pas une raison pour attendre la dernière minute !Qualiopi : un certificat valable quatre ans au lieu de troisDepuis juin 2019, les prestataires de formation professionnelle savent sur quels critères et indicateurs baser leur politique qualité : ce sont ceux du référentiel national qualité (RNQ). Le RNQ constitue le minimum requis, et donne la possibilité à ceux qui se font certifier sur cette grille d'afficher un certificat reprenant une marque déposée par le ministère du Travail : « Qualiopi ». Depuis que le Cofrac l'a accréditée pour diligenter des audits basés sur le RNQ, début 2020, AFNOR Certification peut attribuer la marque Qualiopi à ses clients. Elle était déjà autorisée à le faire depuis septembre 2019, mais dispose maintenant de l'accréditation officielle du COFRAC (attestation d'accréditation n°5-0030, portée disponible sur le site www.cofrac.org). De plus, pour tous ceux accordés en 2019 et 2020, le certificat sera valable quatre ans, au lieu de trois, toujours en raison des perturbations liées à la crise du covid-19, et toujours en vertu du décret du 22 juillet 2020. En conséquence, l'audit de surveillance à positionner entre le 14e et le 28e mois. Mais là non plus, ce n'est pas une raison pour attendre la dernière minute ! D'autant que l'audit initial peut être effectué à distance, s'il est réalisé avant le 1er janvier 2021, énonce un arrêté du 24 juillet 2020. En contrepartie, l'audit de surveillance devra être réalisé sur site.« Qualiopi offrira une plus grande lisibilité de l'offre de formation auprès des entreprises et des usagers. Et surtout, elle attestera la qualité du processus mis en oeuvre par les prestataires d'actions concourant au développement des compétences, qu'il s'agisse d'actions de formation, de bilans de compétences, d'actions permettant de faire valider les acquis de l'expérience (VAE) ou d'actions de formation par apprentissage », commente Sandrine Carbonaro, qui suit ce marché pour le groupe AFNOR (à gauche sur la photo). Pour les acteurs qui le détiennent, ce certificat est un véritable « permis de travail » : sans lui, au 1er janvier 2022, les formations financées sur fonds publics ne le seront plus.Se différencier avec NF Service Formation et ISO 9001 appliquée aux organismes de formationQualiopi est la certification-socle, mais AFNOR Certification en propose d'autres pour ceux qui veulent se différencier davantage : NF Service Formation et la déclinaison sectorielle d'AFAQ ISO 9001, deux signes distinctifs qui donnent aujourd'hui à leurs titulaires une longueur d'avance sur l'obligation de 2022. « Bon à savoir : si vous détenez déjà l'une ou l'autre, vous bénéficiez d'un allègement des durées d'audit pour la certification Qualiopi », précise Philippe Bourdalé, responsable de cette offre chez AFNOR Certification (à droite sur la photo).Vous êtes concerné.e par l'échéance de 2022 ? Mettez toutes les chances de votre côté : engagez votre démarche qualité puis votre demande d'audit dès aujourd'hui, afin d'éviter l'embouteillage dans douze mois ! Et n'oubliez pas : vous pouvez toujours vous inscrire à l'un de nos webinaires et ateliers en régions pour plus d'informations sur le sujet.S'inscrire à nos ateliers d'information
  • Orientation : une organisation illisible, des régions trop peu visibles
    31 juillet 2020
    L'orientation est le maillon faible de l'accès à l'enseignement supérieur. Et le miroir des inégalités sociales et territoriales. Tels sont les principaux constats du rapport  sur l'évaluation de l'accès à l'enseignement supérieur présenté le 23 juillet 2020 à L'Assemblée nationale par les députés Régis Juanico et Nathalie Sarles. Parmi les principaux griefs des rapporteurs : l'"organisation rénovée mais illisible" de l'orientation. On parle de quelque 8.000 structures dédiées à l'orientation scolaire et professionnelle. Se côtoient des réseaux rattachés à l'enseignement scolaire (Onisep et centres d'information et d'orientation - CIO), à l'enseignement supérieur, au ministère chargé de la jeunesse et un réseau d'associations régionales : les centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ) et leurs centres et bureaux locaux. Seulement trois conventions région-rectorat La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a ajouté les régions à la danse. Les voilà chargées d'organiser des actions d'information sur les métiers et les formations au niveau régional et au-delà. Un cadre national de référence a été signé en mai 2019 entre l'État et les régions. Et chaque région devait avoir signé, à la rentrée 2019, une convention avec les rectorats pour définir les modalités de leurs interventions respectives. Au moment des auditions de la mission, seules trois conventions avaient été signées (Centre-Val de Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine). Si les rapporteurs déplorent une organisation "illisible", c'est qu'à côté des régions, l'orientation relève aussi des missions des chefs d'établissement. Et que ces derniers n'assument pas toujours ce "rôle clef". Ce qui peut découler d'un manque de savoir-faire : "Plus de 40% des principaux et proviseurs indiquaient n'avoir jamais été formés à l'orientation." Et se traduit financièrement : seuls "43% des principaux de collège et 43,8% des proviseurs de lycée déclaraient que leur établissement allouait des moyens financiers spécifiques à l'orientation". Voilà pour la faiblesse de l'organisation. L'autocensure des jeunes ruraux Quant aux inégalités territoriales, elles tiennent en un chiffre : 22% des jeunes ruraux ont renoncé à leur souhait d'orientation en raison de l'éloignement des établissements. Or, comme le notent les rapporteurs : "Les établissements d'enseignement supérieur sont nombreux mais inégalement répartis sur le territoire." Cela se traduit en deux temps. Les élèves de Paris et des villes de plus de 100.000 habitants sont deux fois plus nombreux à postuler en classes préparatoires que les élèves de communes de moins de 2.000 habitants.  Tandis que l'orientation massive des élèves des lycées ruraux vers la filière courte technique s'explique par le nombre important de places offertes à proximité. Et cela malgré un paradoxe : les collégiens des zones rurales réussissent "sensiblement mieux que la moyenne nationale". Pour mieux cerner l'offre de formation post-bac, Villes de France vient de lancer, fin juillet "l'observatoire de l'enseignement supérieur dans les villes moyennes", en accès libre et gratuit (lire notre article du 23 juillet 2020).  Pour enfin "transformer l'orientation subie en orientation choisie", les rapporteurs font quatorze propositions. Plusieurs portent sur l'information et la communication autour de l'orientation. Elles sont synthétisées par la proposition numéro un : "Inscrire comme obligatoires dans l'emploi du temps des élèves de lycées les 54 heures annuelles consacrées spécifiquement à l'orientation." En termes institutionnels, les rapporteurs ne remettent pas en cause la place des régions. Ils insistent en revanche sur le rôle des recteurs d'académie qu'ils veulent voir chargés d'évaluer la mise en oeuvre de l'accompagnement à l'orientation dans les établissements.  
  • Assurance chômage : report de certaines dispositions à janvier 2021
    30 juillet 2020
    Certaines dispositions de la réforme de l'assurance chômage avaient été reportées lors du point de départ de la crise sanitaire. Le décret publié au Journal officiel, jeudi 30 juillet 2020, acte le report au 1er janvier 2021 de l'entrée en vigueur qui devait avoir lieu au 1er avril 2020.Il s'agit notamment : du calcul des indemnités, de la dégressivité des allocations, y compris les hauts revenus de nouvelles conditions d'affiliation.--->>> Voir notre actualité "Réforme de l'assurance chômage : les règles changent", publiée en juin 2019
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