Accès direct au contenu | Accès direct au menu

Mot de passe oublié ?

Créer un compte

+
VISITER LE SITE GRAND PUBLIC
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi

+

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi


Vous êtes ici : Site Professionnel > La réforme > Dispositifs qui évoluent > CPF

Mon compte formation

La ministre du Travail et le Premier ministre ont lancé officiellement, le 21 novembre 2019, l'application mobile du CPF ainsi que le nouveau site internet qui lui est associé. Le gouvernement a rappelé l’importance de "la bataille des compétences" et le rôle que doit jouer le nouveau mode de gestion du CPF dans ce cadre, tout comme l'impact sur le marché de la formation.

A condition d'avoir activé son compte CPF, désormais toute personne en activité ou demandeur d'emploi peut trouver, réserver et payer la formation de son choix sur le site Mon compte formation. La Caisse des dépôts, qui gérera le paiement aux organismes de formation, a dévéloppé le site et l'application MonCompteFormation, téléchargeable sur smartphone et tablette.

La base d'offre de formations proposera uniquement des formations certifiantes ou diplômantes et permettra à chacun de s'inscrire sans avoir à passer par un intermédiaire. Une fois l'inscription enregistrée, le prestataire doit répondre à la demande dans les 48 H, selon les conditions générales d'utilisation de l'application mobile et du site du CPF.

Pour mémoire, le CPF n'est plus alimenté en nombre d'heures de formation mais en euros :
  • 500 euros par an, dans la limite d'un plafond de 5.000 € ;
  • 800 pour les salariés non qualifiés, dans la limite d'un plafond de 8.000 € ;
  • l'équivalence des heures acquises avant le 31 décembre 2018 est d'environ 15 euros l'heure ;
  • les personnes à mi-temps, bénéficient des mêmes droits à la formation que les salariés à temps plein.


Satisfaction des acteurs du marché de la formation

L’application est, sans surprise, saluée par les acteurs du marché de la formation professionnelle, qui la voient globalement comme un outil de simplification.

La Fédération de la formation professionnelle, un des principaux représentants des organismes de formation privée a accueilli favorablement cette évolution.

Wall Street English, par l'intermédiaire de Natanael Wrigth, son président, indique que jusqu’alors majoritairement utilisé par les cadres supérieurs et salariés de grandes entreprises, le CPF prend aujourd’hui une nouvelle dimension avec le lancement de l’application En permettant aux salariés d’avoir un accès direct à un panel de formations proches de chez eux, et une visibilité immédiate sur les formations auxquelles ils peuvent prétendre, l’application "incarne une forme d’ubérisation vertueuse" de la formation professionnelle, qui bénéficie à la fois aux salariés et aux organismes de formation".

Des questions et des points de vigilance

S’il y a unanimité chez les prestataires de formation pour reconnaître l’avancée que représente l’application du CPF, ils sont également nombreux à pointer les questions qui accompagnent la naissance de cet outil. Ainsi, Bruno Sola, fondateur du Groupe Bizness, reconnaît que "l’application mobile et ses services sont certes une vraie avancée dans la transformation, l’accessibilité et la transparence sur la formation professionnelle, mais il est indispensable d’accompagner cette initiative d’un socle fort doté de "sens lisible pour tous". Pour lui, il est clair que "l’application seule ne suffira pas" et qu’il est nécessaire d’informer et responsabiliser tous les acteurs […]

Des clarifications sont également attendues sur la mobilisation du CPF : Comment mobiliser son CPF en lien avec son employeur ? Comment seront sélectionnés et "notés" les organismes de formation présents sur l’application  ?

Risque de l’illectronisme

Certains acteurs du monde de la formation pensent que la maturité numérique des Français et leur accessibilité au digital pose encore question ; ils craignent que le salarié se retrouve bien « isolé » devant les propositions de son téléphone.

Ainsi les partenaires sociaux s'inquiétent d'un risque lié à l'illectronisme et appellent à un véritable accompagnement. Trois organisations syndicales, CFDT, CFTC et l'Unsa, accueillent avec prudence l'application MonCompteFormation, ils commentent un "outil" pouvant être "utile" mais qui ne pourra pas faire l’économie d’un accompagnement de ses bénéficiaires par un intervenant extérieur, notamment pour prévenir les risques liés à l’illectronisme. Les trois organisations rappellent par ailleurs que cette application ne "dédouane pas les employeurs de leurs responsabilités".

"La mise en place de cet outil marque à la fois la fin de l’intermédiation du CPF (principalement assurée par les Opca, Pôle emploi, les entreprises…) et la mise en place d’une nouvelle relation, plus directe, entre bénéficiaires et prestataires de formation", souligne ainsi la CFTC. Toutefois, si cette "liberté donnée au salarié […] témoigne d’une considération certaine pour la personne, il n’en demeure pas moins qu’elle prive de conseil et d’accompagnement certains des travailleurs qui sont déjà les plus fragilisés sur le marché de l’emploi, notamment les personnes confrontées à l’illectronisme".

"Comment se saisir d’une application lorsque l’illectronisme touche un trop grand nombre d’actifs et que l’ensemble du territoire national n’a pas la même couverture de réseaux…?" s’interroge également l’Unsa. Un constat partagé par la CFDT qui rappelle que, "en matière de formation, la fracture numérique constitue une double peine du fait de la digitalisation d’une partie de l’offre de formation".

Quel accompagnement ?

"Comment réfléchir à son projet professionnel, seul devant son smartphone ?" Pour certains partenaires sociaux un accompagnement humain est plus que nécessaire pour permettre à chacun de faire un choix éclairé face à un catalogue pléthorique d’offres de formation où trop souvent le langage et les codes utilisés sont affaires d’initiés.

Les partenaires sociaux jugent primordial de réussir l’articulation du CPF avec le nouveau service de CEP -Conseil en évolution professionnelle-

Certains vont plus loint en estimant qu'il faut réintroduire la intermédiation du CPF, pour s'assurer que les inégalités d'accès à la formation ne s'aggravent pas. Ils considèrent également que les partenaires sociaux devront "anticiper et réguler d’éventuels abus ou dérives", notamment en encadrant "le démarchage des organismes de formation via l’application", de manière à "limiter le gaspillage des crédits CPF par un achat inconsidéré".

De même, ils souhaitent que "la surconsommation des formations en ligne, de courtes durées, et peu qualifiantes, en raison de leur faible coût horaire et de l’attractivité relative dont elles bénéficieront sur l’application", soit suivie et quantifiée.

Les abondements

L'application ne prendra en compte les abondements, soit par l'entreprise ou par les Opco, qu'à la fin du premier semestre 2020.
La CFDT juge nécessaire de "négocier les abondements nécessaires à la construction de véritables parcours de qualification professionnelle. À ce jour, l’application n’ouvre droit qu’à un CPF doté de 500 euros par an et ne propose comme complément que la carte bancaire personnelle du salarié…".


Source : AEF infos, contenus réservés aux abonnés

En savoir plus

---> Une plateforme d'assistance a été mise en place pour répondre aux questions : 09 70 82 35 51, appel gratuit du lundi au vendredi de 9h à 18h
---> Dossier de presse du Ministère  

Date de publication
27 novembre 2019

+ d'infos sur le CPF

 

Veille et Lettre d'info

La Lettre d'information sur la Réforme


Notre veille, les dernières actualités :

  • [Webinar] Tout savoir sur le fonctionnement du CEP
    17 janvier 2020
    Afin comprendre son utilité et sa simplicité d'utilisation pour l'articuler au mieux dans votre pratique professionnelle, participez au webinar organisé le 20 février 2020 à partir de 11 heures.Programme Le CEP : outil incontournable d'accompagnement des parcours professionnels Mise en oeuvre concrète du CEP aux différentes étapes du parcours d'une personne Échanges avec les opérateurs du CEP. Questions / réponses.Public viséProfessionnels de l'orientation, de la formation, de l'insertion et de l'emploi de la région Auvergne-Rhône-Alpes.IntervenantOpérateurs du CEP (APEC, Cap emploi, CIBC, Mission locale, Pôle emploi) et Transition Pro.>>Inscrivez-vous à l'événement 
  • 18 associations Transitions pro officiellement agréées par l'État
    17 janvier 2020
    Transitions Pro instruiront et financeront les projets de transition professionnelle menés par les salariés dans le cadre du CPF. Elles valideront aussi les projets des démissionnaires pouvant ouvrir des droits au titre de l'assurance chômage. Ces structures paritaires ont trois missions principales : Identifier les besoins en matière d'emploi et de compétences dans leur région ; faciliter la réalisation effective de la transition professionnelle des salariés en contrôlant notamment la qualité des formations ; sélectionner et valider les projets de transition professionnelle des actifs, dans le cadre du CPF de transition professionnelle pour les salariés ou du dispositif dédié aux démissionnaires, comme le prévoit la réforme de l'assurance chômage.Disparition des FongecifAprès environ 35 années d'existence, les Fongecif se transforment en association Transitions pro. Au dernier trimestre 2019, chacune de ces nouvelles structures a réuni un conseil d'administration préfigurateur. L'objectif était de valider notamment la composition de leurs instances paritaires (bureau, commissions d'instruction...), ainsi que leurs nouveaux statuts.---> Transitions Pro Auvergne-Rhône-Alpes, publication du décret portant agrément---> Les décrets pour chacune des Transitions Pro, sur le site de Centre Inffo
  • Apprentissage : les branches professionnelles prennent le relais
    13 janvier 2020
    C'est l'une des évolutions majeures de la loi Avenir professionnel. En matière d'apprentissage, ce sont désormais les branches professionnelles qui sont entièrement aux commandes, et non plus les régions, qui perdent leurs prérogatives en matière de pilotage et de financement des centres de formation d'apprentis. Plusieurs décrets publiés fin décembre finalisent le nouveau système. Celui publié au JO du 29 décembre (n°2019-1489), relatif au dépôt du contrat d'apprentissage, précise notamment les conditions dans lesquelles un contrat d'apprentissage signé entre un apprenti et son employeur est transmis à l'opérateur de compétences (Opco). Celui-ci pourra alors se prononcer sur la prise en charge financière "dans un délai de vingt jours", son silence valant refus. Avec la réforme, "chaque contrat d'apprentissage bénéficie désormais d'un financement fixé par les branches professionnelles ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume", rappelle le ministère du Travail. Pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2020, entre en effet en vigueur le système du "coût-contrat", selon lequel les centres de formation d'apprentis sont financés en fonction des diplômes ou titres concernés et du nombre de contrats signés. Dans le système précédent, une partie de la taxe d'apprentissage - prélevée par les Opca (organismes paritaires collecteurs agréés) auprès des entreprises - transitait par les régions. Désormais exclues de ce circuit, ces dernières peuvent toutefois accorder des financements complémentaires issues d'autres ressources. Si le prélèvement de la taxe sera à l'avenir effectué par les caisses de sécurité sociale (Urssaf), les Opco sont, en bout de chaîne, chargés du versement du produit de la taxe d'apprentissage aux établissements de formation dont la liste est définie à l'article L.6241 du code du travail. Déductions de dépenses pour les CFA d'entreprises Plusieurs décrets fixent les dernières modalités de collecte ou de versement de cette taxe. Celui publié au JO du 26 décembre (n°2019-1438), précise, à l'attention des entreprises ayant leur CFA interne, que des dépenses d'équipement et de matériel sont déductibles de la taxe fléchée sur le financement de l'apprentissage (87% de la taxe d'apprentissage), mais dans la limite de 10% de celle-ci.  Quant au "solde" de 13 % de la taxe d'apprentissage, les employeurs doivent le verser à un établissement de formation avant le 1er juin de l'année au titre de laquelle la taxe est due, précise un décret publié au JO du 29 décembre (n°2019-1491). Ce texte prévoit aussi la publication, par l'État, des différentes formations éligibles dans le cadre d'une liste régionale. Une liste spécifique est aussi prévue pour les organismes participant au "service public de l'orientation", dont les noms seront communiqués par les présidents des conseils régionaux. Des critères pour les organismes nationaux En ce qui concerne les organismes agissant au plan national pour la promotion de la formation technologique et professionnelle initiale et des métiers, également éligibles à ce solde de la taxe d'apprentissage, une liste spécifique est établie et est fonction d'un "niveau d'activité" aux critères multiples : nombre de bénéficiaires, territoires concernés, ressources et moyens engagés. Le nombre d'actions mises en oeuvre ne pourra être inférieur à un au sein d'au moins deux régions, et le nombre de bénéficiaires, inférieur à dix, précise à ce sujet le décret n°2019-1438. L'arrêté du 30 décembre 2019 publié le 5 janvier 2020 fixe la liste nationale des 58 organismes habilités à percevoir le solde de la taxe d'apprentissage.
Toutes les actualités  | RSSS'abonner
Vous souhaitez gérer votre compte Via Compétences ? Soumettre une actualité ? Référencer une formation ? Une offre découverte métiers via Initiatives ? Connectez-vous à :
Votre compte
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

VISITER LE SITE GRAND PUBLIC