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Portrait régional Emploi Formation Auvergne Rhône-Alpes

Les principales caractéristiques de la nouvelle région en matière d’emploi et de formation professionnelle sont présentées dans une étude réalisée en janvier 2016 conjointement par le Carif Oref Auvergne et le PRAO.

 

Afin de mieux appréhender les spécificités, les atouts et les faiblesses de la région Auvergne-Rhône-Alpes en matière d’emploi et de formation, le Carif Oref Auvergne et le Pôle Rhône-Alpes de l’Orientation (PRAO) se sont associés en 2016 pour réaliser un portrait statistique de la nouvelle entité régionale.

Le portrait s’articule autour des six thèmes clés de la population, du contexte économique, de l’emploi, du marché du travail, de la formation initiale et de la formation continue.

Il se décline en une version régionale largement commentée, complétée de fiches de synthèse départementales destinées à préciser les enjeux et les problématiques à un niveau territorial plus fin.


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Les chiffres-clés de l'étude en vidéo

Précédentes publications

Le document propose des notes de synthèse destinées à alimenter la réflexion sur l'élaboration de la carte des formations en Auvergne-Rhône-Alpes pour la rentrée 2017. Il rassemble, sur 7 périmètres cibles,les principaux chiffres clés traitant des secteurs d'activité, des métiers, de la formation et de la relation emploi-formation.

Cette note vise à apporter des éléments quantitatifs objectifs sur la relation emploi formation en Auvergne Rhône-Alpes. Elle propose des chiffres clés sur l'évolution dans le temps de cette relation, ses disparités spatiales ainsi qu'une analyse détaillée par famille professionnelle occupée, secteur d'activité employeur et spécialité de formation suivie.

La note analyse l'évolution sur 8 ans de l'emploi salarié en Auvergne, en distinguant les évolutions qui relèvent de l'effet structurel (la nature du tissu économique régional) de celles qui relèvent des effets spécifiques (dynamique propre à la région). L'approche est déclinée par secteur d'activités et par territoires.

En complément à la collection des "portraits de territoire", nous vous proposons des documents éclairant d'autres thématiques (exemples de l'orientation et de la formation tout au long de la vie, du vieillissement des salariés...) mais qui intègrent une dimension territoriale.

Cette étude, réalisée avec la coopération de l'ensemble des acteurs de l'AIOA, dresse un portrait du secteur et propose quelques perspectives. Le mémorandum résume les principaux objectifs, problématiques et résultats de l'étude.

Agenda des formations

Chiffres-clés par département

En complément du Portrait emploi formation régional, Via Compétences propose des fiches de synthèse par département

Veille

  • Dossier montagne : après le Covid, quel avenir pour l'or blanc ?
    2 mars 2021
    Publié le 11 février 2021 - La Rédaction - Dossiers © Adobe Stock Au regard du réchauffement climatique, l'un des moteurs de l'économie d'Auvergne-Rhône-Alpes a, depuis longtemps, pris conscience de l'obligation de se réinventer dans des offres nouvelles, plus adaptées, mais sans forcément la traduire immédiatement dans des actes. La crise sanitaire a rebattu les cartes. A la nécessité de s'adapter aux nouvelles contraintes, s'ajoute désormais l'urgence de survivre à une année blanche. Toujours pas de perspectives sur l'ouverture des remontées mécaniques. Rien en février, c'est sûr, comme l'a confirmé le 1er février le Premier ministre Jean Castex. Pour la suite, peu d'espoir : la réouverture des domaines skiables n'est pas envisageable tant que la situation sanitaire reste critique. C'est une saison "blanche" qui se profile donc pour les professionnels de la montagne, au coeur d'un écosystème qui génère chaque année la majeure partie de retombées touristiques régionales. Dossier réalisé par Caroline Thermoz-Liaudy, Julien Thibert, Éric Séveyrat et Marie Maleysson Sommaire 1- Montagne : radiographie d'un écosystème en danger 2- Le Club Med interpelle Jean Castex 3- Télétravailler en station, bonne ou mauvaise idée ? 4- Skimania pense à la reprise 5- Immobilier : pour le PDG de Terrésens, "un nouveau cycle d'investissements s'enclenche" Montagne : radiographie d'un écosystème en danger "La perte de chiffre d'affaires pour le seul territoire de l'Isère est estimée à 800 MEUR pour la saison, dont 200 MEUR estimés pour les vacances de février. De mars 2020 à février 2021, les pertes en Isère s'élèveraient à 1,1 MdEUR", rappelait, par voie de communiqué Chantal Carlioz, présidente d'Isère Attractivité le 22 janvier dernier. Plus globalement, c'est l'ensemble de l'écosystème régional qui est touché : 67 % du territoire est considéré comme zone montagne qui représentait, en 2019, la première destination mondiale pour le tourisme d'hiver avec 50 millions de nuitées annuelles. Une région qui regroupe plus de 80 % des stations de ski françaises pour un total de 8,3 milliards d'euros de dépenses en station pour, environ, 92 000 emplois directs et indirects. Un état des lieux qui explique, entre autres, pourquoi les élus locaux, Laurent Wauquiez, le président LR de la région Auvergne- Rhône-Alpes en tête, sont remontés contre Matignon, malgré les promesses d'aides spécifiques évaluées entre 5 et 7 MdEUR. Depuis le début de la crise sanitaire, ce sont déjà près de 4 MdEUR de soutien aux entreprises et aux salariés qui ont déjà été mobilisés. © Pxhere.com Menaces sur les filières Malgré ces aides et de leur point de vue, c'est un écosystème complet qui est menacé d'effondrement, avec la menace en premier lieu, de voir de grands pans de la montagne passer sous pavillons étrangers et "aux mains de fonds spéculatifs", parce que ses acteurs devront déposer le bilan dans les mois ou l'année qui arrivent, malgré les aides... Une inquiétude qui touche en particulier les aménageurs, véritable filière "d'excellence industrielle" (70 % des 450 entreprises spécialisées dans l'aménagement de la montagne représentant 5 500 emplois et 1 MdEUR de chiffre d'affaires sont situées dans les départements de l'Isère et des Savoie) qui compte quelques-uns des champions français qui performent à l'international. "Ce sont des entreprises industrielles, qui fabriquent des remontées mécaniques, du matériel... mais aussi des sociétés de services ou des cabinets d'études. Et il faut prendre en compte notre cycle de commandes", explique Patrick Grand'Eury, président du Cluster Montagne. "Nos clients, les exploitants de domaines skiables, ont déjà prévenu qu'il y aurait moins d'investissements l'année prochaine, puisqu'ils ont fait une année blanche. Si l'on considère le cycle commercial de nos entreprises, cela reporte au printemps 2022. En effet, nous recevons les commandes en général au printemps, voire à l'été, pour des installations de matériels ou de services en hiver. Comment pouvons-nous tenir un an et demi sans commandes ? Nous sommes un dommage collatéral". "On aura du mal à conserver nos emplois" Les pertes de chiffre d'affaires des fournisseurs, industriels, partenaires et experts français des domaines skiables approchent les 35 % en 2020. En l'absence d'activité des remontées mécaniques, il faudra attendre la fin de la saison d'hiver 2021-2022 pour une éventuelle reprise des projets d'investissements. "Dans mon entreprise, si je prends 2019 comme année de référence, j'ai fait -30 % de CA en 2020 et j'anticipe -50% en 2021, voire moins encore s'il n'y a pas du tout d'ouverture cet hiver. On aura du mal à conserver nos emplois. Pour beaucoup, nous ne sommes que des TPE. Il y a quelques PME ou ETI, mais nous sommes essentiellement des petites structures, dépositaires d'un savoir-faire unique, et où les gens ne sont pas interchangeables, sans quoi, on perd les compétences clés de l'entreprise", ajoute Patrick Grand'Eury. Autre exemple, la Compagnie des Alpes, qui gère dix domaines skiables, essentiellement en Savoie et Haute-Savoie, subit une baisse de 27,9 % de son chiffre d'affaires consolidé pour l'exercice 2019/2020, à 615,6 MEUR. Le nombre de journées-skieurs recule dans ses stations de 20,5 %. © Pxhere.com Nécessaires transformations Seul point positif, les stations restent ouvertes. Une opportunité qui fait écho à la nécessité de se diversifier même si la montagne n'en est pas à sa première crise. Depuis plusieurs années, c'est contre le réchauffement climatique que luttent les acteurs du tourisme alpins. "Le modèle tout ski doit être repensé. Les stations n'ont pas attendu la crise sanitaire pour mettre en place des stratégies multi-saisons. Les contrats de performance Alpes-Isère (CPAI), mis en place par le Département (dont Chantal Carlioz est aussi vice-présidente en charge du tourisme, NDLR), permet à la taxe collectée sur les remontées mécaniques de financer des projets de diversifications pour les stations iséroises. Au cours de cinq dernières années, 78 % des financements des CPAI y ont été consacrés.121 projets ont été développés, pour un montant de 27,47 MEUR, dont 6,6 MEUR financés par le Département", poursuit Chantal Carlioz. "Besoin d'une vision stratégique globale" C'est pourquoi les acteurs de la montagne se sont positionnés pour un plan "Stations de montagnes" d'envergure nationale, qui, à la différence des aides actuelles, à vocation compensatoire, permettraient le développement des territoires alpins. "Les stations ont besoin d'une vision stratégique globale", écrivait encore Chantal Carlioz. Réponse du gouvernement après l'urgence : le lancement d'un Plan Montagne prévu au printemps. Outre les changements climatiques qui menacent directement la production de neige, les évolutions des attentes et pratiques de la clientèle touristique constitue un autre défi. "La Région a mené une étude pour constater les changements de consommation des Français en vacances. Aujourd'hui, 76 % préparent leurs vacances en ligne, 71 % réservent leurs activités en ligne, 32 % louent leurs équipements en ligne, 62 % participent en ligne en donnant leur avis ou des notes, et 57 % réservent leurs transports en ligne. Les acteurs du tourisme n'ont pas d'autre choix que de s'adapter aux nouvelles attentes", expliquait Lionel Flasseur, directeur général d'Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme à l'occasion d'une table ronde numérique sur le tourisme le 29 janvier dernier. © Pxhere.com Fermer ou tourner à vide ? Dans ce contexte mouvant, le Covid-19 apparait comme une énième crise, à la différence que cette fois, les principaux acteurs n'ont pas les clés pour agir, très dépendant de l'amélioration du contexte sanitaire. Pourtant, les professionnels de l'hébergement ne semblent pas convaincus par le changement de mentalités. Ainsi, le groupe spécialisé en clubs de vacances, MMV, a annoncé le report de l'ouverture de ses résidences et hôtels. "Suite aux dernières annonces gouvernementales confirmant la prolongation de la fermeture des remontées mécaniques, MMV [...] se voit contraint de repousser l'ouverture de ses 20 établissements sur tout le mois de février et d'annuler à nouveau le séjour tant espéré de milliers de vacanciers", pouvait-on lire dans un communiqué daté du 22 janvier. Paradoxalement, le groupe, qui gère plus de 10 000 lits dans 16 stations de quatre départements des Alpes, n'envisage pas moins l'avenir en annonçant, cinq jours plus tard, l'arrivée d'un nouveau directeur général opérationnel, Bryce Arnaud-Battandier, pour accélérer la croissance du groupe. MMV ne fait pas figure d'exception, à l'image du Club Med, qui inaugurait le 11 décembre 2019 - soit il y a à peine plus d'un an - son nouvel hôtel haut-de-gamme à l'Alpes d'Huez, resté désespérément fermé cet hiver. Elles font le choix de garder porte-close plutôt que d'investir dans le fonctionnement d'un établissement qui serait aux deux tiers vides. © Pxhere.com Quelques éclaircies "La fermeture des remontées mécaniques n'est pas synonyme de fermeture des stations, ni des gîtes", se plaît à le rappeler Bruno Bernabé, le directeur des Gîtes en France en Isère. D'autant que pour ce début de saison, la neige était au rendez-vous, et l'idée d'une promenade dans les paysages enneigés en a séduit plus d'un. "Sur la semaine de Noël, nous avons perdu 10 points de taux d'occupation. Notre centrale de réservation affiche généralement 60 à 70 % d'occupation, nous sommes descendus à 46 %. Mais la semaine du nouvel an, nous étions au même résultat que l'an dernier, à 78 % d'occupation". L'inquiétude porte davantage sur février, très assimilé dans la tête des vacanciers aux sports d'hiver. Outre ceux qui annulent complètement leurs vacances, démotivés par la fermeture des remontées, et le couvre-feu, le phénomène d'attente empêche la visibilité. "On a attendu un nouveau confinement qui n'est pas arrivé le week-end dernier. Du coup, le lendemain de l'intervention de Jean Castex, on a enregistré des réservations. Y compris quelques semaines complètes. Mais les réservations se font à la toute dernière minute". © Pxhere.com La première semaine de février, les réservations étaient d'ailleurs en hausse par rapport à l'an dernier, alors que les semaines de vacances affichent une baisse importante : jusqu'à -35 % de fréquentation. Malgré l'absence de ski alpin, la Covid-19 n'a pas suffi à démobiliser les acheteurs de biens immobiliers en station. "On est sur les bases des années précédentes, avec une légère augmentation des volumes - surtout sur les stations phares comme l'Alpes d'Huez - et des prix en hausse de 2 %. Évidemment, on ne connait pas encore les prix des trois derniers mois qui pourraient changer la donne. Mais aujourd'hui il n'y a pas de grands changements", explique Me Marc Dubois, notaires de la chambre des notaires de l'Isère. Compter sur le besoin de grand air Les investisseurs sont pour la plupart des particuliers qui investissent dans leur résidence secondaire de loisirs, avec location occasionnelle. "Contrairement aux départements de Savoie, il n'y a pas d'investisseurs étrangers, ou de gros investisseurs qui achètent des immeubles entiers. Il n'y a aussi que très peu de particuliers qui achètent à but locatif exclusivement". Sans nul doute, l'absence des tours opérateurs devrait impacter la fréquentation des stations pour ce mois de février, comme il l'a fait en décembre, où le taux d'occupation moyen en France était de 25 % (soit -70 % par rapport à 2019-2020 selon ANMSM/France Montagne). Il faudra donc compter sur le besoin que semblent éprouver les Français à renouer avec le grand air et le sentiment de liberté, à l'image de la fréquentation estivale (+15 % entre juillet et mi-août, soit 30 millions de nuitées) qui a été très bonne en 2020 dans les montagnes françaises.
  • Assystem va recruter 150 ingénieurs dans la région en 2021
    2 mars 2021
    La société d'ingénierie indépendante Assystem, déployée partout dans le monde et dans plusieurs secteurs, va procéder à un recrutement massif d'ingénieurs. Une bonne partie sera issue de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Apprentissage : 495 000 contrats signés en 2020
    2 mars 2021
    L'apprentissage a enregistré une hausse de 40% en 2020 dans le secteur privé, avec une progression homogène sur l'ensemble des territoires. L'artisanat est le premier formateur d'apprentis en France. aide aux entreprises, apprentissage, Auvergne-Rhône-Alpes, Covid-19 / Coronavirus
  • JO Paris 2024 : les entreprises régionales sur la ligne de départ
    1 mars 2021
    le 26 février 2021 - Noémie COQUET - Économie © Christophe Guibbaud - Le groupe Serge Ferrari répondra présent pour les JO 2024, avec ses toiles protectrices innovantes comme ici, à Roland Garros Les Jeux olympiques et paralympiques prévus du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris semblent, en cette période complexe, être à des années lumières des préoccupations actuelles du monde économique. Alors que le CIO (Comité international olympique) questionne encore le maintien ou non des JO de Tokyo du 23 juillet au 8 août 2021 événement pour lequel la cité japonaise prévoit 12 MdEUR de dépenses des rencontres se sont déjà tenues en France dont en Auvergne-Rhône-Alpes, pour informer les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d'activités à propos des opportunités de business que peuvent représenter les Jeux. A titre de comparaison, les JO représentent l'équivalent de 50 championnats du monde organisés en même temps sur quatre semaines. D'ores et déjà, près de 2 000 entrepreneurs en France et notamment en Rhône-Alpes ont assisté aux rencontres organisées dans leurs territoires par les Banques populaires et les Caisses d'Epargne (groupe BPCE) dès fin 2019 pour présenter les deux plateformes d'appels d'offres : Entreprendre 2024 et ESS 2024. A l'image de celle organisée le 30 novembre 2020 (en visio) où 200 entreprises clientes TPE et PME de la BPCE, avec une information capitale en ligne de mire : le montant global des Jeux est estimé à 7 MdEUR. Le 18 décembre 2020, le concept définitif des JO de Paris 2024 a été adopté et adapté au regard de la crise du Covid-19, et présenté par le Comité international olympique aux partenaires économiques, athlètes et institutionnels de l'événement. Tony Estanguet, président du comité d'organisation Paris 2024 annonçant alors "un changement du modèle de livraison des Jeux a été initié. Jusqu'à présent fondé sur une internalisation de chaque activité au sein du Comité d'organisation, notre modèle de livraison mobilisera les meilleurs experts du sport et de l'événementiel afin de s'appuyer sur les ressources existantes. Cela permettra de limiter les coûts de structure pour le Comité d'organisation tout en créant des opportunités pour la filière sport et pour l'ensemble du tissu économique français, notamment ses TPE-PME". En plus de la ville hôte, Paris, où se tiendront 80 % des épreuves olympiques et paralympiques, les métropoles de Saint-Etienne, Lyon, Bordeaux, Nice, Nantes et Marseille accueilleront des épreuves de football. Le site ultramarin de Tahiti accueillera lui les épreuves de surf, discipline rajoutée parmi trois autres que sont l'escalade, le skateboard et le breaking. En amont de l'événement, qui à titre de comparaison représente l'équivalent de 50 championnats du monde organisés en même temps sur un seul mois plus de 400 territoires (villes, communautés de communes, départements, régions ou agglomérations) d'Auvergne-Rhône-Alpes ont été intégrés au sein du dispositif Terre de jeux 2024 sur 1 260 en France. Certains d'entre eux, à l'image de Vichy dans l'Allier, ont été désignés centre de préparation aux jeux. Dans le but d'aider le territoire vichyssois à obtenir le label Terre de jeux, dès 2019, la Région Auvergne-Rhône-Alpes avait annoncé participer à hauteur de 24 MEUR à la rénovation du Creps (Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives de Vichy-Auvergne). Au total, 46 MEUR (incluant cette enveloppe de la Région) seront investis pour la modernisation du plateau sportif de Vichy qui accueillera notamment des épreuves d'obstacles. Stratégie d'achats responsables et économie circulaire Jugés souvent coûteux par les territoires où ils sont accueillis et accusés de délaisser, une fois achevés, les équipements sportifs destinés à les recevoir (Rome par exemple a refusé par deux fois d'être ville hôte), les Jeux intègrent une dimension environnementale accrue et actée par la Charte sociale Paris 2024. Cet engagement passe par la mise en oeuvre d'une stratégie d'achats responsables évalués à hauteur de 2,5 MdEUR. Un montant auquel s'ajoutent les 5 MdEUR de marchés publics dont ceux publiés par la Solideo, Société de livraison des ouvrages olympiques, créée en 2017. Soit un total de 17 familles d'achats (restauration, logistique, communication, immobilier et infrastructures, sécurité sûreté, etc.) identifiés. Les JO mobiliseront 150 000 emplois directs au total dont pour l'essentiel dans la filière événementielle (78 300 emplois), la filière touristique (60 000 emplois) et la filière construction (11 700 emplois) pour les installations pérennes et/ou temporaires. "Donner de la visibilité sur nos marchés dès maintenant" La bonne nouvelle pour les entreprises auralpines, c'est que 95 % des marchés restent à passer. "Nous sommes au début de l'aventure. Tout l'enjeu consiste à donner de la visibilité sur nos marchés dès maintenant, souligne le CIO Paris 2024. Par exemple, en 2021, nombreux seront les marchés lancés : marketing, logistique, transport et biens, gestion d'entrepôt (stockage et manutention), barriérage événementiel, énergie temporaire, restauration pour le Village des médias, nettoyage et gestion des déchets pour le village des athlètes et le village des médias... En 2022, les marchés concerneront les équipements sportifs, les fournitures pour les infrastructures temporaires, la restauration..." Afin d'informer au fur et à mesure les entreprises de la publication des marchés publics et leur permettre d'y répondre, deux plateformes en ligne permettant l'accès aux TPE et PME françaises aux appels d'offres ont été créées : Entreprendre 2024 et ESS 2024. A ce jour, Paris 2024 indique sans les citer de façon nominative, en raison de la confidentialité indue par les marchés publics qui n'ont pas de limite géographique, "que 34 entreprises de Rhône-Alpes travaillent aujourd'hui pour les jeux dans des secteurs d'activité tels que l'ingénierie, le juridique (avocats), les ressources humaines ou encore la logistique". Pour autant, dans la Loire des entreprises telles que Greencup, fabricant de gobelets plastiques recyclables ou encore BV Sport, spécialisé dans les manchons de compressions affirment déjà se tenir en alerte et prêts vis-à-vis des futures publications d'appels d'offres. Tout comme dans le département de l'Isère à l'exemple de Serge Ferrari, entreprise côtée en Bourse et spécialisée dans les revêtements spéciaux pour les équipements sportifs notamment. Entreprendre 2024 La plateforme Entreprendre 2024, a été initiée par le groupe BPCE (Banque populaire, Caisse d'Epargne, Natixis) et le Medef. BPCE ainsi qu'EDF s'étant engagés très tôt dans la préparation des Jeux (dès 2018) en rejoignant le rang très select des partenaires premium, suivis d'Orange en 2020. Afin de faire connaître en région l'existence des deux dispositifs des tournées en régions sont donc organisées depuis fin 2019 à l'encontre du tissu économique. "Toutes les entreprises qui le souhaitent et s'estiment donc légitimes pour répondre à un appel d'offres peuvent donc le faire", souligne Pia Le Ficher, cheffe de projet pour la plateforme ESS 2024, portée par Les Canaux et soutenue par le Comité d'organisation Paris 2024 et la Solideo. Au-delà de l'accès aux appels d'offres, ESS2024 accompagne les entreprises à répondre à la commande publique sur le plan technique. "Nous ne pouvons pas leur garantir de gagner, mais pour mettre toutes les entreprises sur la même ligne de départ et faire en sorte de lever les freins qui font qu'aujourd'hui les petites entreprises notamment dans l'ESS ne se positionnent pas sur ces marchés." La plateforme aide par ailleurs les structures à se grouper et interagir ensemble en groupement d'entreprises "pour fournir une offre plus solide et différenciante destinée à rassurer le donneur d'ordre". Concernant les entreprises de l'ESS, cent trente lauréates "Les médaillés de l'ESS" prennent déjà part aux Jeux dont une dizaine en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce qui est le cas par exemple pour le bureau d'études Etamine basé dans le Rhône à Vaulx-en-Velin, constitué de 35 salariés. L'entreprise a été désignée pour participer à la construction du Centre aquatique olympique (CAO) et franchissement à Saint-Denis en Ile-de-France. Ou encore des Ateliers Emmaüs (Villeurbanne) lauréates aux côtés d'autres entreprises de l'ESS pour l'aménagement du siège de Paris 2024, Pulse, sur plusieurs lots du marché mobilier. S'il est trop tôt pour mesurer les retombées financières des Jeux sur l'économie française, il n'en reste pas moins, souligne le groupe BPCE engagé auprès de 105 athlètes olympiques et paralympiques français, dont 65 via la fondation du Pacte de performance, "que les jeux constituent un formidable levier de croissance économique pour notre pays et pour les entreprises de notre groupe". La filière sport représenterait ainsi selon le premier Observatoire BPCE de l'économie du sport 112 000 entreprises pour un chiffre d'affaires global de 77,7 MdEUR. Aussi, au-delà de 2024, le fonds d'investissement français "Sport et performance capital", doté de 80 MEUR, créé par la Caisse d'Epargne et Seventure Partners (filiale du groupe BPCE) entend accompagner jusqu'en 2029 le développement des start-upset PME forces de propositions et d'innovations dans le domaine sportif. Noémie Coquet
  • Emplois, hectares... Que reste-t-il de l'agriculture dans nos départements ?
    26 février 2021
    Ce samedi 27 février, le salon de l'Agriculture aurait dû ouvrir ses portes... Mais pour la première fois depuis 1964, les organisateurs ont dû annuler l'événement. En attendant l'édition 2022, tour d'horizon du monde agricole dans nos départements : combien d'emplois représente-t-il aujourd'hui ? Combien d'hectares occupe-t-il ? Pour quel usage ?
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