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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des parcours > Le virage du numérique

Prendre le virage du numérique

Nous échangeons et nous informons quotidiennement via Internet avec nos smartphones, ordinateurs ou autres objets connectés. La digitalisation est incontournable mais comment se repérer au milieu de ce foisonnement de ressources numériques, comment accompagner les publics en utilisant des outils adaptés ?

Cette page vous permettra de comprendre les usages et pratiques du numérique en orientation. Si vous avez des questions ou souhaitez partager des expériences, nous vous proposerons dans les mois à venir un réseau professionnel dédié à cette thématique.

Liste des outils

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En fonction de votre profil réservé, mesuré et ultra enthousiaste nous vous proposons différents outils pour accompagner le public et améliorer votre pratique. Les outils sont gratuits :
  • Les usuels
  • Les innovants

Les outils numériques nécessitent un temps d'appropriation en amont de l'accueil du public. Une prise en main préalable et une familiarisation avec la ressource est vivement recommandée.

 LES USUELS

 Outils

 Catégorie

Résumé et avantages

    Centres d'intérêts professionnels Pour quel métier suis-je fais ? Un test pour mieux se connaître. En 24 questions, déterminer son profil et explorez les métiers qui nous correspondent le plus.
Durée moyenne estimée pour répondre aux questions : 15 minutes
Avantages : Facilité d'utilisation. Questions simples. Explications claires des différents profils
         Personnalité / Valeurs d'entreprise Test Monkey Tie : À partir de la théorie du Big Five en psychologie, ce test permet d'identifier les traits dominants de personnalité. Interviennent également dans le résultat les valeurs / motivations au sein de l'entreprise.
Avantages : Définition proposée des adjectifs (évite les mauvaises interprétations). Permet de se questionner sur sa personnalité et ses valeurs de l'entreprise.
  Centres d'intérêts professionnels Quels métiers s'offrent à vous ?  Identifier les centres d’intérêts professionnels dominants en lien avec son profil. Questionnaire en trois parties à remplir. 
Avantages : Facilité d'utilisation. Résultats explicites. Lien vers page métier
  Compétences professionnelles IDMétiers AFPA : Questionnaire en ligne qui permet d'identifier des compétences transversales : comportements, savoirs professionnels et savoir-faire
Avantages : Permet de s'approprier des compétences professionnelles et de se positionner.
  Connaissance des métiers ONISEP TV : Site internet qui présente plus de 2035 vidéos disponibles sur les métiers de divers horizons professionnels. 
Avantages : Classement par secteur d'activité et centres d'intérêts professionnels. Vidéos ajoutées mensuellement.
  Projet professionnel ONISEP : Page du site de l'ONISEP présentant un panel de questions permettant d'ancrer une réflexion sur la construction de son projet professionnel.
Avantages : Questions pertinentes pour engager la réflexion du bénéficiaire.

  LES INNOVANTS

Outils

 Catégorie

Résumé et avantages

Centres d'intérêts / Compétences / Marché du travail MOOC Construire son projet professionnel  : Identifier un ou plusieurs métiers, qui tiennent compte de vos compétences, de vos intérêts, ainsi que du marché du travail
Avantages : Différentes phases complètes permettant l'identification du projet professionnel. Témoignages, quizz, éléments théoriques et activités. Homework
  Centres d'intérêts / Compétences / Marché du travail MOOC Faire l'inventaire de ses compétences : Acquérir une définition complète de la notion de compétences et identifier les compétences professionnelles, qualités par le biais de divers outils (e-portfolio, template…)
Avantages : Facilité d'utilisation. Apporte des outils complémentaires au conseiller. Outils téléchargeables.
Connaissance des métiers Serious game métiers : Site en lien avec le CRIJ de la Nouvelle Aquitaine qui recense des serious games selon différents secteurs d'activité : bâtiment, services d'aide à la personne, restauration, communication, sport, informatique, spectacle…
Avantages : S'imprégner dans l'univers virtuel du métier. Plusieurs secteurs d'activités disponibles. Ludique. Facile d'utilisation.
Projet professionnel MOOC Construire son projet professionnel : Ce MOOC propose six cours pour concrétiser un projet professionnel.
Avantages : Compétences, motivations, informations sur les métiers et marché de l'emploi. Documents téléchargeables.
Personnalité Nouvelle vie pro : Test gratuit sur la personnalité.
Avantages : Description exhaustive sur les points forts / axes d'amélioration. Regard du coach. Proposition d'exercices-séances coaching. Envoi du rapport de personnalité.

Veille

 
  • [Outil] J'APPrends, une nouvelle application pour les apprenant.e.s peu scolarisé.e.s
    5 décembre 2019
    Beaucoup d'adultes migrant.e.s se trouvent à leur arrivée en France dans le double besoin d'apprendre à communiquer en français et d'acquérir la maîtrise des compétences clés (se repérer dans l'espace, le temps, calculer, savoir utiliser les outils numériques...). Un parcours d'apprentissage long est donc nécessaire pour accéder à un niveau d'autonomie et être à l'aise dans la vie sociale et professionnelle en France. Au cours de ces dernières années d'enseignement auprès de publics migrants, nous avons fait un double constat : ces (futur.e.s) apprenant.e.s utilisent leur smartphone avec beaucoup d'habileté et de plaisir ; les formateurs.rices professionnel.le.s et bénévoles qui les accompagnent dans ce parcours ont besoin de ressources adaptées et complémentaires aux formations. Nous avons donc imaginé J'APPrends, une appli d'apprentissage ...
  • « Les étudiants en sciences manquent d'outils pour penser l'impact des technologies »
    20 novembre 2019
    Rahaf Harfoush, anthropologue du numérique, participe à la chaire « Good in Tech », lancée début septembre par l'Institut Mines-Telecom Business School et Sciences Po. Ce projet de recherche vise à repenser l'innovation et la technologie comme « moteurs d'un monde meilleur, pour et par l'humain ». Vous commencez souvent vos conférences par l'histoire de deux amis ingénieurs, Roman et Eugenia. Lorsque Roman meurt dans un accident de voiture, Eugenia, spécialiste de l'intelligence artificielle, rassemble toutes ses traces numériques e-mails, sms, etc. et crée un algorithme pour les transformer en « chatbots ». Qu'est-ce que cela illustre ? D'abord, ceci est une histoire vraie. Aux Etats-Unis, certaines entreprises proposent aux familles de conserver l'identité numérique de leurs proches après leur mort avec diverses applications possibles, comme la création de chatbots (robots conversationnels). J'utilise l'exemple de Roman et Eugenia car la mort est un moment émotionnel incontournable dans une vie humaine et cela attire immédiatement l'attention de mon auditoire. Evoquer ce moment émotionnel me permet de questionner le lien que nous avons avec la technologie. Cet exemple illustre de façon extrême comment celle-ci influence notre façon de porter le deuil, et comment elle a influencé tous les autres domaines de nos vies : notre façon de manger, d'aimer ou de voter. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Replika, le double d'un défunt dans une appli mobile Quel regard portez-vous sur la formation de ceux qui conçoivent ces technologies ? De manière générale, je trouve que les étudiants en sciences ont des compétences techniques de haut niveau, mais qu'ils manquent d'outils issus des sciences humaines ou sociales anthropologie, sociologie, psychologie, philosophie pour réfléchir à la technologie et à son impact. Quelle société veut-on créer ? C'est la première question qu'il faudrait se poser avant de se demander ce qu'il est possible de créer techniquement, et quels marchés peuvent en découler. Comment définit-on l'innovation ? Doit-elle être durable, inclusive, éthique ? Vous prenez l'exemple du filtre « couronne de fleurs » de Snapchat [un filtre qui embellit le visage sur un selfie]... Ce filtre, très apprécié par les jeunes, semble parfaitement inoffensif, mais il est en fait le révélateur d'une vision « biaisée » de la beauté. En réalité, quand vous appliquez ce filtre à votre selfie, la photo en ressort transformée : la peau est plus blanche, le menton plus fin, les yeux plus grands, les pommettes plus hautes. En somme, c'est un algorithme qui code une vision de la beauté « caucasienne ». Quel est l'impact de ce filtre sur l'estime de soi, comment modifie-t-il l'image de soi ? Ce sont des questions qui n'ont pas été posées avant sa conception. Autre exemple : le filtre « journée de la femme », qui utilise le visage de Marie Curie, la célèbre physicienne et chimiste. Ce que l'utilisateur de Snapchat retient de ce visage, c'est son maquillage des yeux très accentué. Qu'est-ce que cela dit de la vision de la femme ? De la femme scientifique ? Voilà le genre de questions qui devraient avoir leur place dans les écoles d'ingénieurs. Article réservé à nos abonnés Lire aussi La vie privée serait-elle une parenthèse dans l'histoire de l'humanité ? Vous montrez ainsi à vos étudiants que, derrière chaque technologie, il y a une certaine vision de la société... Je leur rappelle souvent que la technologie n'est pas une abstraction. Derrière ces grandes entreprises de la tech comme Facebook, Google, Twitter, Amazon, il y a des hommes, des femmes le plus souvent des hommes d'ailleurs qui ont des opinions et donc des biais. Facebook veut « connecter » chaque personne dans le monde. Mais quel est le sens de ce projet ? Sommes-nous obligés d'être en accord avec cette vision ? L'anthropologue britannique Robin Dunbar, dans les années 90, rappelait que le cerveau humain pouvait gérer environ 150 « relations ». Aujourd'hui, nous sommes connectés à des milliers d'amis virtuels, de contacts professionnels, ou de simples connaissances. Des relations qui se seraient naturellement éteintes sont prolongées dans la vie numérique. Avons-nous besoin d'être connectés à nos amis d'enfance à qui nous ne parlons plus ? Ou à quelqu'un avec qui nous avons été en contact lors d'une conférence il y a six ans ? Tout cela a un impact sur la « bande passante » de notre attention, et questionne notre rapport à l'innovation. Nous baignons aujourd'hui dans l'abondance de données générées par des applications. Quelles en sont les conséquences pour vous, en tant qu'enseignante ? Notre smartphone a été conçu pour que nous soyons tentés de l'utiliser en permanence. Je vois parfois celui de mes étudiants s'allumer toutes les trente secondes : des notifications s'affichent, suscitant l'envie de les regarder. Comment peut-on réfléchir, notamment dans le cadre de ses études, quand on est interrompu toutes les trente secondes par une sollicitation ? C'est l'économie de l'attention, celle qui vous transforme en produit. Je leur rappelle que, si nous utilisons un service qui est gratuit, cela signifie que l'entreprise gagne de l'argent autrement, souvent en vendant nos données. Mes étudiants ont du mal à se concentrer. Certains en ont conscience. Ils me disent : « Madame, je n'arrive pas à lire en entier le chapitre de ce livre » ou « Je n'arrive pas à écrire une réponse construite. » Cela me rend inquiète pour cette génération. Ce n'est certainement pas un manque d'intelligence, mais c'est un stress, et le stress est un signe de difficulté. Pour m'adapter à eux, j'ai dû ajouter du temps pour enseigner la gestion de cette nouvelle réalité numérique. L'autre effet négatif de ce dérangement permanent, c'est l'impact sur la créativité. Les études récentes montrent que pour être créatif il faut être attentif. Marine Miller Contribuer
  • VIDEO. Quand le numérique handicape : qu'est-ce que l'illectronisme, qui toucherait 23% des Français ?
    4 octobre 2019
    "Nous nous accordons tous pour dire que le numérique est une chance pour tous. Mais comment permettre à chacun de saisir cette chance ?" C'est la question posée par Béatrice Piron, député LREM des Yvelines, jeudi 3 octobre, lors d'un colloque sur l'illectronisme, qui a eu lieu à l'Assemblée nationale.Mais qu'est-ce que l'illectronisme ? Il s'agit de "la difficulté que les gens ont à maîtriser les outils numériques et particulièrement, bien sûr, les sites internet", a expliqué à franceinfo Philippe Marchal, président du syndicat de la presse sociale. Selon une enquête CSA* (à télécharger en PDF) initiée par ce syndicat, l'illectronisme concerne 23% de la population française. Ce chiffre prend en compte les Français qui n'ont pas de connexion chez eux ou qui ne l'utilisent pas. "C'est quand même très considérable", commente Philippe Marchal.Les personnes âgées sont un peu plus concernées par ce problème que l'ensemble de la population. Mais Philippe Marchal fait part de sa surprise lorsque les résultats de l'étude ont montré que l'illectronisme touchait "toutes les couches de la société". "Des hommes comme des femmes, des gens qui habitent à la campagne comme ceux qui habitent en ville, des gens qui avaient fait des études comme ceux qui en avaient fait beaucoup moins", détaille-t-il.L'illectronisme va devenir un problème encore plus important dans les années à venir car l'Etat compte rendre numérique les démarches administratives, que cela soit pour obtenir la carte grise d'une voiture,ou encore prendre rendez-vous avec un conseiller Pôle emploi. De nombreux stages sont proposés aux personnes qui souffrent d'illectronisme pour les familiariser avec l'univers informatique et le numérique.Un début de solution qui ne va pas permettre de les mettre à niveau rapidement, selon Philippe Marchal. Pour lui, il faut prendre le problème dans l'autre sens. Ce sont les sites administratifs qui doivent se mettre à niveau, en se simplifiant, en se clarifiant. Philippe Marchal critique en effet des architectures et arborescences difficilement compréhensibles, même pour des personnes aguerries.*L'étude a été menée sur un échantillon de 1 011 Français représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.A lire aussiSujets associés
  • Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique
    29 août 2019
    Télécharger le rapport les bénéfices d'une meilleure autonomie numériqueTélécharger le dossier de présentation Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Ce rapport cherche à identifier et quantifier les bénéfices d'une amélioration de la maîtrise des outils numériques par la part de la population française qui ne les utilise pas dans la vie courante. Il ne quantifie que les bénéfices d'une plus grande autonomie numérique et non les coûts de mise en oeuvre d'une stratégie visant cet objectif. On se concentre ici sur les effets nets en tenant compte du fait qu'une partie seulement des individus initiés à un usage de base du numérique déciderait in fine de s'en servir dans la vie courante. Il ne s'agit pas de mesurer les bénéfices d'une formation poussée au numérique, ni les conséquences des changements majeurs des usages et des méthodes dans l'entreprise, à l'école ou dans les autres lieux de socialisation. On se concentre sur la mesure des effets d'un accompagnement aux usages les plus simples d'internet en laissant à d'autres travaux les enjeux liés aux mutations de la société que l'intelligence artificielle, l'internet des objets, les données de masse, l'industrie 4.0 pourraient entraîner. Dans un monde où l'interface numérique devient de plus en plus fréquente pour les opérations les plus simples de la vie courante, l'absence de maîtrise de ce moyen de communication peut entraîner un risque d'exclusion pour les populations concernées. Les personnes éloignées du numérique forment deux catégories principales : les « non-internautes », qui ne se connectent jamais à internet, et les internautes qualifiés de « distants », dont les compétences numériques sont faibles au point de ne pouvoir réaliser certaines opérations simples. Ainsi, les internautes distants ne sont que très rarement à même d'exploiter les potentialités d'internet dans leurs démarches administratives en ligne, les achats en ligne, ou encore le développement de leur réseau social personnel via les outils numériques. Au total, les personnes éloignées du numérique représentent 28 % de la population française des plus de 18 ans, soit de l'ordre de 14 millions de personnes. ll existe, sans surprise, une corrélation importante entre l'âge, d'une part, la catégorie socioprofessionnelle, d'autre part, et le manque d'autonomie numérique : plus les individus sont âgés, moins ils utilisent ou maîtrisent internet. Par ailleurs les ouvriers, personnes sans activité professionnelle et retraités, ou encore les individus les moins diplômés et aux revenus les plus faibles sont surreprésentés parmi les personnes éloignées du numérique. Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique relèvent principalement de quatre grands domaines. Pour chacun de ces domaines, l'étude cherche à donner une estimation des bénéfices à attendre en identifiant les paramètres clés du calcul dans la littérature économique. Sont présentés ici les résultats quantitatifs pour chacun des grands domaines en supposant le déploiement d'une stratégie d'inclusion numérique visant à accompagner un tiers de la population cible sur dix ans. Comme chaque individu n'est pas concerné par l'ensemble des quatre domaines, la population cible est définie de manière spécifique pour chacun d'entre eux. Le détail des calculs utilisés pour la définition des populations cibles et des bénéfices attachés à chacun des domaines est donné dans le corps du rapport ainsi que les références des études ayant permis d'identifier les paramètres clés. Le premier domaine est celui de l'économie numérique, qui inclut les achats en ligne et l'économie collaborative. Le développement des capacités d'achat en ligne d'un tiers de la population cible pourrait générer des gains de pouvoir d'achat de l'ordre de 60 millions d'euros annuels. Le développement de l'usage des plateformes d'économie collaborative pourrait générer, pour sa part, des gains annuels de pouvoir d'achat de l'ordre de 390 millions d'euros annuels si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique. Le deuxième domaine est celui de l'emploi et de la formation. Les études disponibles indiquent que l'usage d'internet exerce un impact positif sur la réussite scolaire, même en corrigeant des biais liés à l'origine économique et sociale des élèves. Une politique d'inclusion numérique des lycéens et étudiants pourrait ainsi, à terme, sensiblement élever le niveau global de qualification de la population française. Dans le cadre d'un plan de formation et d'accompagnement aux usages numériques sur dix ans d'un tiers de la population cible, soit 300 000 élèves, on estime qu'un peu plus de 20 000 élèves pourraient mettre à profit ces compétences au point d'améliorer leurs performances académiques et obtenir un meilleur diplôme de fin d'étude. Le gain annuel moyen lié à la hausse du niveau d'éducation serait alors de l'ordre de 10 millions d'euros. Une amélioration des compétences numériques de base utilisées dans le cadre professionnel pourrait pour sa part générer 120 millions d'euros annuels si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique.   Xerfi Canal a reçu Vincent Aussilloux, directeur du département économie de France Stratégie, pour parler des bénéfices d'une meilleure autonomie numérique. [embedded content]   Les études montrent que la formation et l'accompagnement à l'usage des outils numériques contribuent à diminuer le risque de chômage et augmentent les chances de retrouver un emploi. Si un tiers de la population cible bénéficiait d'une bonne maîtrise du numérique, les gains liés à la réduction du chômage structurel pourraient être de l'ordre de 100 millions d'euros annuels en pouvoir d'achat pour les chômeurs. Les économies réalisées par l'administration publique du fait de la baisse des transferts sociaux pourraient être de même ampleur. Les bénéfices liés à la réduction du chômage frictionnel seraient pour leur part de l'ordre de 180 millions d'euros pour les chômeurs et autant pour l'administration publique, si un tiers de la population cible était accompagné vers le numérique. Le troisième domaine où les bénéfices de l'inclusion numérique peuvent se matérialiser est celui de la relation avec les services publics. La possibilité de réaliser un certain nombre de démarches administratives en ligne, plutôt qu'en accueil physique ou par téléphone, est une source puissante d'économies pour l'administration et de bénéfices pour les usagers des services publics. Le gain estimé pour le service public grâce à un plan d'inclusion numérique touchant un tiers de la population cible et permettant un recours accru aux procédures en ligne serait de 150 millions d'euros par an. Cette somme pourrait financer un meilleur accueil et un accompagnement pour le public qui en a réellement besoin. Pour les usagers, le gain de temps réalisé serait, en termes monétaires, de l'ordre de 50 millions d'euros par an, si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique. Enfin le quatrième domaine est celui de l'inclusion sociale et du bien-être. Via l'e-santé, l'usage d'internet améliore l'accès aux soins ainsi que leur qualité et leur efficacité. En faisant l'hypothèse que l'accès au numérique permet d'éviter une consultation par an chez un généraliste, les économies potentielles pourraient atteindre 10 millions d'euros pour les patients et plus de 20 millions d'euros pour l'assurance maladie dans un plan touchant un tiers de la population cible. L'acquisition de compétences numériques de base permet par ailleurs, pour les individus, un gain de temps substantiel via l'utilisation de services numériques dédiés, comme la gestion bancaire en ligne, ou les démarches administratives dématérialisées. Le gain de temps annuel après une formation ou un accompagnement au numérique pourrait représenter de l'ordre de 200 millions d'euros pour un tiers de la population cible. Via l'utilisation des réseaux sociaux et des messageries instantanées, l'acquisition de ces compétences devrait également contribuer à une amélioration du capital social des usagers, c'est-à-dire du nombre et de la qualité des contacts entretenus. 1,4 million d'individus pourraient bénéficier d'une amélioration de leur capital social s'ils maîtrisaient mieux les compétences numériques de base. Si un tiers de cette population cible était accompagné à l'usage du numérique, le gain serait de 50 millions d'euros. Ce rapport ne méconnaît pas les risques d'addiction et certaines pratiques nuisibles au développement des mineurs sur internet, mais il part du principe que l'accès à internet des enfants et adolescents doit se faire après un certain âge où cela ne nuit pas au développement cérébral, sous le contrôle des parents et sur des plages horaires limitées. Au total, en additionnant les différents gains en dehors de l'amélioration du capital social, un plan d'inclusion numérique qui toucherait un tiers de la population cible sur dix ans, soit de l'ordre de 4,7 millions de personnes éloignées du numérique, pourrait représenter un gain de 1,6 milliard d'euros par an en moyenne sur cette période. Ce gain serait à mettre en regard du coût du plan lui-même que le travail présenté dans ce rapport ne cherche pas à quantifier. L'estimation des bénéfices monétaires d'une stratégie d'inclusion débouche sur des résultats très significatifs mais qui, au total, ne sont pas de nature à eux seuls à modifier le sentier de croissance du pays. Cela confirme que l'inclusion numérique est d'abord un sujet d'équité, d'égalité des droits et de cohésion sociale. Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Partager sur : Télécharger le rapport les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Télécharger le dossier de présentation Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique
  • Inclusion numérique : un million de Pass numériques bientôt distribués en France
    20 août 2019
    A l'instar du chèque déjeuner ou du chèque culture, le Pass numérique, d'une valeur faciale de 10 euros, permettra à son utilisateur de bénéficier de formations et de services d'accompagnement au numérique dans des lieux partenaires. Financé par un tiers (Etat, collectivités locales, entreprises, associations), le Pass numérique ouvre ainsi à son bénéficiaire une prise en charge totale ou partielle de sa formation aux outils numériques. En pratique, cet outil, conçu et expérimenté en Gironde depuis 2015 par la coopérative Médias-cité sous le nom "chèque culture numérique Aptic", sera distribué par des structures locales (guichet de service public, collectivités, associations, travailleurs sociaux, etc.) auprès des publics identifiés comme fragiles vis-à-vis du numérique. 13 millions de Français savent peu ou pas utiliser les outils numériques, quelles que soient leurs formes, et près de 7 millions d'entre eux ne se connectent jamais à internet. Lire aussi : Inclusion numérique : pourquoi le gouvernement a opté pour une stratégie low-cost Séduit par le dispositif, Mounir Mahjoubi, l'ex-secrétaire d'Etat au Numérique, puis Cédric O, son successeur, on décidé de soutenir son déploiement à l'échelle nationale. "On ne réussira pas le défi de la transformation numérique de notre pays si une partie de nos concitoyens en sont exclus. Nous devons penser la transformation numérique de notre pays comme une aventure collective dans laquelle chacun doit être embarqué", considère ainsi Cédric O qui annonce, ce mardi 22 juillet, le fléchage de 10,5 MEUR pour financer un million de Pass numériques dans toute la France. De quoi faciliter la formation d'un premier wagon de 200.000 personnes. Cet investissement est co-financé par l'Etat (6 MEUR) et les 48 collectivités et groupements de collectivités retenus à l'issue d'un appel à projets lancé au printemps dernier. Il s'agit de trois régions, 17 départements, 22 agglomérations et six syndicats mixtes consultables dans la carte ci-dessous : "En 2018, environ 500.000 EUR de chèques Aptic ont été mis en circulation dans une grosse trentaine de départements français. De quoi assurer la formation de 5.000 à 10.000 personnes. L'objectif est désormais de déployer le dispositif dans toute la France pour atteindre 30 MEUR en 2022 et former entre 300.000 et 600.000 personnes par an", expliquait ainsi Gérald Elbaze, le gérant de Médias-Cité à La Tribune, fin 2018 La Nouvelle-Aquitaine, précurseure sur ce sujet, se montre très mobilisée puisqu'elle concentre à elle-seule dix des 48 collectivités retenues. Il s'agit de la Région Nouvelle-Aquitaine, des départements de la Gironde, de Charente-Maritime, de Charente, des Landes, du Lot-et-Garonne, des communautés d'agglomération de La Rochelle et de Marmande-Val-de-Garonne et des syndicats mixtes Soluris (autour de Saintes) et La Fibre 64 (autour de Pau). Au total, ces collectivités de Nouvelle-Aquitaine mobilisent plus de 500.000 EUR aux côtés des 685.000 EUR apportés par l'Etat. A terme, le gouvernement doit mobiliser au total 10 MEUR au niveau national pour poursuivre le déploiement opérationnel de ces chèques numériques dans les prochains mois "après avoir initié au mois de juin la structuration des acteurs locaux de l'inclusion/acculturation numérique sur la moitié des départements français grâce au soutien financier de Hubs territoriaux par la Banque des Territoires pour un montant de 5MEUR".
  • Le Réseau E2C France et Orange s'associent en faveur de l'inclusion numérique
    23 juillet 2019
    Le groupe Orange France et le Réseau E2C France ont décidé d'étendre leur collaboration à des actions en faveur de l'inclusion par le numérique des jeunes en difficulté. Un accord est signé le 18 juillet entre Alexandre SCHAJER, Président du Réseau E2C France, et Fabienne DULAC, Directrice Générale Adjointe, CEO Orange France. Ouvrir les métiers du numérique aux jeunes sans qualificationAu coeur de la problématique sociale, citoyenne et professionnelle des jeunes, les Écoles de la 2e Chance (E2C) offrent des solutions individualisées à de jeunes adultes sortis du système éducatif sans qualification et sans emploi. La force du dispositif E2C est d'opérer sur un triptyque intégrant l'acquisition de compétences, l'expérience en entreprise et l'accompagnement à l'inclusion. Le Réseau des Écoles de la 2e Chance regroupe 130 sites-Écoles, répartis dans 12 régions, et accompagne chaque année plus de 15 000 jeunes dans la construction de leur projet professionnel. Pour atteindre cet objectif d'inclusion sociale, professionnelle et numérique, les Écoles de la 2e Chance offrent la possibilité à ces jeunes :- De mieux se repérer dans l'univers numérique- D'utiliser les fonctionnalités des outils numériques pour communiquer- De savoir utiliser le numérique dans la vie courante- D'apprendre à gérer son identité numérique- D'adopter une ligne de conduite dans la société numérique En tant qu'acteur majeur dans le domaine des nouvelles technologies, Orange partage l'ambition du Réseau E2C France d'accompagner par des moyens numériques les jeunes sans diplôme et sans qualification confrontés à la difficulté d'entrer dans le monde du travail.Orange a dès lors souhaité favoriser le parcours des jeunes au sein de l'entreprise en leur proposant des stages de découverte de ses métiers, au sein de ses Directions locales et nationales. Le don en boutique : une action nationale solidairePour sa première campagne nationale de don en boutique lancée le 3 juillet, Orange a choisi de soutenir les projets d'inclusion numérique du Réseau E2C France. Le don en boutique offre la possibilité aux clients d'Orange de soutenir une cause en ajoutant jusqu'à un euro à leur achat. Il est disponible dans 600 boutiques Orange en France et permettra une meilleure visibilité du dispositif E2C sur l'ensemble du territoire national. Pour Alexandre SCHAJER, Président du Réseau E2C France :« Le monde du numérique, notamment les compétences liées, représente un véritable levier pour favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes les moins qualifiés. La signature de cet accord avec Orange France donnera aux stagiaires des E2C la possibilité de découvrir de nouveaux métiers en expansion et d'accroître leur employabilité dans un monde en constante évolution. »
  • Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique
    15 juillet 2019
    Télécharger le rapport les bénéfices d'une meilleure autonomie numériqueTélécharger le dossier de présentation Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique 14 millions de Français, soit 28 % de la population, sont éloignés du numérique. Un véritable handicap dans un contexte de numérisation croissante des activités. Ce rapport identifie et quantifie les bénéfices d'une meilleure maîtrise des outils numériques par la part de la population française qui ne les utilise pas dans la vie courante. Quel constat ? 28 % de la population est en difficulté vis-à-vis du numérique 16 % ne se connectent jamais à internet. 12 % ont des compétences numériques très faibles. Pourquoi ? Mauvaise maîtrise des outils numériques Absence d'équipement (smartphone, tablette, ordinateur...) Pas d'accès (couverture adsl ou 4G) Qui sont les personnes éloignées du numérique ? 62 % des non-internautes sont âgés de plus de 65 ans. Les plus de 70 ans sont 55 % à ne pas avoir internet chez eux contre 4 % des 12-17 ans. 84 % des non-internautes et 65 % des internautes distants sont peu diplômés. Quelle est leur pratique de l'outil numérique ? 30 % des internautes distants ont déjà effectué au moins une démarche administrative en ligne contre 80 % des internautes français. 11% des internautes distants achètent en ligne contre 51 % des internautes français. 24% des internautes distants se sont déjà rendus sur une plateforme de type AirBnb, Blablacar ou le BonCoin contre 62 % pour l'ensemble des internautes français. Économie numérique Gain annuel : 1,4 MdEUR E-commerce 180 MEUR environ de gains annuels de pouvoir d'achat (soit 42 euros par personne). Économie collaborative 1,2 MdEUR environ de gains de pouvoir d'achat grâce aux plateformes collaboratives. Emploi et formation Gain annuel : 2,1 MdEUR Réussite scolaire 35 MEUR environ de gains annuels en formant les 12 % de jeunes exclus du numérique. Augmentation de la productivité 360 MEUR environ de revenus supplémentaires. Chômage 310 MEUR environ de gains annuels pour les chômeurs et pour l'administration publique. Relations avec les services publics Gain annuel : 150 MEUR 450 MEUR environ annuels d'économies réalisées par l'administration en développant les télé-procédures. Les citoyens y gagneraient en temps l'équivalent de 150 MEUR annuels. Inclusion sociale et bien-être Gain annuel : 835 MEUR Santé 35 MEUR environ de gains annuels pour les citoyens, 70 MEUR annuels pour les services publics. Gains de temps 16h par an de gain de temps pour les exclus du numérique, soit 580 MEUR annuel. Capital social 1,4 million de personnes pourraient améliorer leur capital social avec une formation au numérique, soit l'équivalent monétaire de 150 MEUR. Les gains présentés ci-dessus sont calculés sur la base d'une formation au numérique des 14 millions d'individus qui ne sont pas internautes aujourd'hui. Un plan réaliste viserait à familiariser au numérique, en 10 ans, un Français sur trois aujourd'hui non internaute soit environ 4,7 millions de personnes. Les bénéfices générés seraient alors de 1,6 milliard d'euros par an.
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Pour aller plus loin

2 modules de formation gratuits, en ligne d'une durée de 45 min pour vous initier à la culture numérique :
Partie 1 sur les réseaux sociaux et l’identité numérique
Partie 2 sur les différents formats de formation et les outils collaboratifs.
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