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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des publics spécifiques > Illectronisme : comprendre et agir

Illectronisme : comprendre et agir

Illectronisme : agir et comprendreLe numérique est porteur d'enjeux impactant les différentes générations et catégories socio-professionnelles. L'accélération intensive de la dématérialisation des services en ligne, les technologies en permanente évolution supposent l'acquisition de compétences pour naviguer de manière aisée sur les sites indispensables aux démarches de la vie citoyenne ou pour sélectionner une information valide.

Une partie de la population française ne possède pas d'ordinateur et n'a pas de connexion internet au domicile, ce qui constitue une fracture numérique. La crise sanitaire a rendu encore plus visible cette fracture. La fermeture des établissements scolaires et de lieux ressources pendant le confinement, par exemple, a impacté élèves et étudiants issus des familles modestes non équipées.

Tout ceci constitue l'illectronisme qui, au-delà d'un défaut de matériel ou de connexion, relève également d'un manque ou d'une absence totale de compréhension des clés nécessaires à l'utilisation et à la création des ressources électroniques. Il ne s’agit pas d’ignorance, mais bien d’illectronisme. C’est un manque de savoirs spécifiques au champ du numérique.

Depuis l'apparition d'internet l'illectronisme n'a cessé d'évoluer. Selon l'Insee 19 % de la population ne possède aucune compétence dans l'utilisation du numérique et 28 % a des faibles compétences.

Illectronisme : situation d'un adulte ne maîtrisant pas les outils numériques usuels pour accéder aux informations, les traiter et agir en autonomie dans la vie courante (définition retenue par l'ANLCI et ses partenaires)

Quelles situations ?

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Qui n'a pas déjà renoncé à réaliser une action en ligne ? L’explosion de la dématérialisation des services, sans formation préalable des usagers, laisse ces derniers démunis et seuls face à un écran.

13 millions de Français sont éloignés du numérique, selon la déclaration du président de l'institution Le Défenseur des droits, lors de son audition par la Mission d'information sur la lutte contre l'illectronisme mise en place par le Sénat.
Les difficultés liées à l'illectronisme sont de plusieurs ordres : accès difficile aux ressources électroniques, handicap, sentiment d'être mal à l'aise dans l'utilisation d'outils numériques, difficulté à sélectionner une information qualifiée, etc.

Ci-après un classement, non exhaustif, des profils impactés par l'illectronisme



DEFAUT D'EQUIPEMENT

Personnes qui ne bénéficient pas d'une connexion optimale ou bien ne sont pas du tout connectées ou équipées en matériel, zones blanches, précarité, etc.
 

SELECTIONNER L'INFORMATION

Public navigant bien, voire très bien, mais a des difficultés à sélectionner une information qualifiée, a manipuler des services ou outils officiels dématérialisés.

INTERPRETER L'INFORMATION


Difficultés pour accéder à l'information
, qui peuvent relever d'un handicap, d'illettrisme ou de l'absence de compréhension du français..

Accompagnement et lieux de médiation numérique

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Vous accueillez, conseillez, informez différents publics et peut être que parmi eux, certains sont démunis face à l’usage du numérique. Vous n’avez pas le temps dans votre pratique professionnelle de les prendre en charge pour les aider dans la gestion de leur dossier CAF, ou leur inscription à un concours, ou leur expliquer le fonctionnement de Word pour rédiger leur CV. … Sachez qu’il existe des structures d’accueil avec des aidants formés à la médiation numérique. 


UNE CARTOGRAPHIE RÉGIONALE

Cartographie des lieux d'accompagnementHub pour l’inclusion numérique, cartographie les lieux de médiation numérique en Auvergne Rhône-Alpes. La cartographie s'enrichit régulièrement, elle couvrira à terme toute la région.

>>> Consulter la cartographie des lieux de médiation numérique en Auvergne-Rhône-Alpes

Accompagnement et lieux de médiation numérique
 

LIEUX RESSOURCES

  • Réseau France services : Réseau visant à faciliter l’accès des citoyens à un panier de services publics, en particulier dans les zones rurales et les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
  • Pass numériques : permet d'accéder, dans des lieux préalablement qualifiés, à des services d'accompagnement numérique.
  • Pix : plateforme d'évaluation et de certification des compétences numériques.
  • Emmaüs connect : sa mission est d'aider les plus fragiles à sortir de l'exclusion numérique
  • Aidants connect : ressources permettant à un aidant professionnel de réaliser des démarches administratives en ligne à la place d’une personne ne parvenant pas à les faire seule.
  • Site Solidarite-numerique.fr : portail d'information pour ceux qui butent sur l'outil informatique (démarches administratives, ...).
  • L'association WeFund, association 1901, située à Villeurbanne dans le Rhône, propose aux entreprises de s’engager dans une action citoyenne contre la fracture numérique et le gaspillage électronique en soutenant le projet d’éducation numérique de structures socio-éducatives via le réemploi de leurs ordinateurs.

Politiques et acteurs publics

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L’État va déployer 4 000 conseillers dans les territoires pour aider les Français à mieux maîtriser les outils numériques. Une enveloppe de 200 millions d’euros sera mobilisée dans le cadre de France Relance pour financer la formation et l’activité de ces professionnels pendant deux ans (lancement novembre 2020).


Plan régional de prévention et de lutte contre l'illettrisme 2019-2022 (voir aussi la synthèse) : une des priorités affichées est axée sur le numérique et favorise le travail partenarial de nombreux acteurs sur le sujet.
  • Sensibiliser les acteurs de l'inclusion numérique,
  • Intégrer le numérique et l'illectronisme dans les sensibilisations à l'illettrisme,
  • Favoriser le développement des compétences numériques de base,
  • Distinguer les lieux de médiation numérique selon le service qu'ils proposent.
  • Articuler les cartographies des lieux de médiation numérique et les lieux de formation du site Parlera.fr
--->>> Parlera.fr: portail des actions et ressources linguistiques en Auvergne-Rhône-Alpes : présente l’ensemble des actions de formation et des ressources existant dans le champ de la maîtrise de la langue et des compétences de base.
--->>> Coordonnées des Centres de Ressources Illettrisme en Auvergne-Rhône-Alpes
--->>> Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme

  • Site Mission Société Numérique : a vocation à accompagner la transition numérique des territoires en matière d’usages, d’accès aux droits et de services.
  • Conseil national du numérique : chargé d'étudier les questions relatives au numérique, en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique de la société, de l'économie, des organisations, de l'action publique et des territoires.
  • Hinaura : hub pour l'inclusion numérique en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour aller plus loin

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Voici les principales sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour réaliser cette rubrique.
En complément nous vous proposons également un large panorama de ressources sur le sujet de l'illectronisme, issu de notre catalogue en ligne.

INITIATIVES LOCALES

ÉTUDES ET CHIFFRES-CLÉS

RAPPORTS OFFICIELS

Ini

Veille

 
  • La pandémie accentue la fracture numérique et les inégalités en termes de protection de la vie privée
    4 mars 2021
    Alors que la protection de la vie privée devrait être un droit et non un luxe, les technologies et les solutions permettant de se protéger dignement restent inaccessibles à certaines catégories de population. Par ailleurs, d'autres facteurs discriminants peuvent également entrer en compte avec des technologies bâties sur des préjugés autour de l'ethnicité, le genre ou encore d'autres critères.Le travail et l'apprentissage à distance représentent des risques accrus pour la vie privée tant dans le monde réel que numériqueS'il on prend l'exemple d'un logiciel de surveillance d'examens, qui est apparemment conçu pour déceler les tricheurs potentiels en fonction de leurs habitudes en ligne, il est possible de voir que les discriminations commencent très tôt. Pour ce faire, une coopération intervient entre les professeurs, une IA ou encore d'autres professionnels pour surveiller les élèves au sein de leur environnement, à travers leurs webcams et leurs micros. Ils recueillent également des informations sur les sites que ces étudiants visitent, les applications qu'ils ont installées et éventuellement les fichiers enregistrés sur leurs ordinateurs. Alors qu'un élève partageait ses craintes avec l'un de ses professeurs, ce dernier lui a répondu d'acheter un nouvel ordinateur. Bien évidemment, ceci n'est pas à la portée de tous les étudiants et montre à quel point les inégalités commencent très tôt.Parallèlement, de nombreuses entreprises insistent pour que leurs employés allument leurs caméras lors de vidéoconférences, même depuis chez eux. Cela les oblige à inviter leurs collègues dans leur intimité. Certains pourront s'organiser un endroit neutre quand d'autres ne pourront faire autrement que de montrer leur intérieur voire des biens personnels et attirer potentiellement les regards indiscrets.Bien que ces solutions peuvent sembler inoffensives au premier abord, la réalité est qu'il existe un véritable impact sur les personnes selon leur catégorie socio-professionnelle, leur genre ou d'autres critères qui les rendent plus vulnérables dans leur intimité.Une inégalité visible des richesses selon l'accès aux nouvelles technologiesLa fracture numérique impacte la protection de la vie privée. Alors que certains n'ont pas d'accès direct à internet depuis leur domicile, ils doivent bien souvent se connecter à des bornes Wi-Fi publiques pour travailler, étudier ou avoir recours à la télémédecine. En France, il est estimé que 18% de la population vit dans une zone blanche avec peu ou pas du tout d'accès à Internet. Pour certains, le confinement a été un véritable calvaire, avec des temps de connexions extrêmement longs pour pouvoir travailler correctement, générant du stress et de la frustration, en plus de la situation ambiante difficile.Pour les étudiants n'ayant pas accès à un ordinateur pour suivre leurs cours en ligne, peu de ressources alternatives sont mises à leur disposition. Ils doivent bien souvent s'appuyer sur des solutions fournies par Google comme le Chromebook. Bien que cela soit généreux de la part de Google de fournir des Chromebooks gratuits à des étudiants dans le besoin en cette période de pandémie, le fait de ne leur laisser aucune autre option soulève quelques questions quant à la protection de leur vie privée. Aux États-Unis, l'état du Nouveau Mexique poursuit Google pour atteinte à la vie privée des enfants par le biais de produits éducatifs, en prétendant que l'entreprise traque les activités des élèves en dehors des salles de classe. Ce programme, destiné majoritairement aux élèves issus de milieux à faibles revenus, démontre que personne ne devrait être confronté à des risques pour ses données privées sous couvert de pouvoir bénéficier d'une éducation solide.La surveillance sur le lieu de travail s'intensifie dans le mondePour ceux qui ne peuvent pas travailler à distance, l'intensification de la surveillance sur leur lieu de travail sous couvert de protection sanitaire intensifie le désavantage de classe. Ces salariés sont scrutés de près et subissent cette fracture numérique dans tous les aspects de leur vie privée.Par ailleurs, d'autres métiers qui concernent principalement les ouvriers d'usine ou à des postes similaires voient de plus en plus la reconnaissance faciale s'imposer sur leur lieu de travail, ou se voient forcés de porter des objets connectés pour pointer au travail.Bien souvent, aucune option ne se présente pour ces salariés qui sont réfractaires, si ce n'est la démission. Mais pour la plupart d'entre eux, il est impossible de se passer d'un salaire régulier pour vivre. Ils sont donc contraints d'utiliser des outils qui empiètent sur leur vie privée. Encore pire, certaines technologies impactent plus certaines populations très injustement, comme la reconnaissance faciale dont les algorithmes se basent sur des préjugés raciaux ou de genre.Tout le monde a droit au respect de sa vie privéeLa fracture numérique est souvent relayée au second plan et non prise en compte dans un contexte d'injustice sociale. La pandémie et les conséquences qu'elle amène sur nos vies et au travail amplifie cet impact. Le respect de la vie privée est un droit humain indéniable. Il n'y a pas de hiérarchie possible selon les individus et personne ne devrait avoir à y renoncer pour étudier ou gagner sa vie. Pour combler ce fossé, tout le monde, qu'il s'agisse des spécialistes des technologies, des concepteurs de solutions, des employeurs et des gouvernements, se doit de le reconnaître et non d'ignorer cette question fondamentale. Le monde devient de plus en plus dépendant des technologies dans tous les pans de la vie. Il n'a donc jamais été aussi crucial que de protéger les données et les identités en ligne.
  • Inclusion numérique : " On a vu les trous dans la raquette, on peut bâtir ensemble la stratégie "
    3 mars 2021
    Anne-Claire Dubreuil est directrice de projets transformation numérique à la communauté d'agglomération du Sicoval (Haute-Garonne). Elle revient dans un entretien avec "La Gazette" sur l'expérimentation de coordination territoriale pour l'inclusion numérique qui va embarquer pour un an sept territoires, dont le Sicoval.
  • À Riom, le bus connecté va à la rencontre des habitants pour les aider à faire valoir leurs droits sociaux
    3 mars 2021
    Pour ce premier "rendez-vous e-media", le bus connecté de l'ADSEA 63 (Association Départementale Sauvegarde Enfance Adolescence) s'est installé place de la Fédération, à Riom avec à son bord, des représentants du Conseil départemental, de la Maison des Solidarités, du CCAS de Riom et de la Mission Locale Riom Limagne Volcans.Pour l'occasion, barnums et tables ont été prêtés par la mairie. Et un goûter était même offert par l'antenne locale du Secours catholique. "Nous voulons que ces rencontres soient chaleureuses", explique Michèle Grenet, adjointe aux solidarités locales à Riom."L'administratif se dématérialise de plus en plus et la fracture numérique se creuse alors que la crise économique et sociale liée à la situation sanitaire engendre un besoin croissant d'aide chez certaines personnes qui n'osent pas se tourner vers les organismes sociaux."L'idée de ces rencontres, qui se dérouleront chaque lundi après-midi dans un quartier différent, est d'aller vers les Riomois pour les aider à connaître leurs droits et à constituer leurs dossiers.Connaître et faire valoir ses droits sociauxSur place, les représentants des différentes structures présentent aux habitants les aides auxquelles ils ont le droit et les accompagnent dans leurs démarches administratives grâce à leurs tablettes numériques. "Au besoin, les travailleurs sociaux pourront également rester en contact avec les personnes pour suivre l'avancement de leur demande", précise la directrice du CCAS. Et le véritable plus de ces rencontres, c'est surtout la diversité des acteurs présents qui permet de répondre à tous types de demandes, qu'elles concernent les enfants, les jeunes actifs, les gens du voyage ou les personnes plus âgées.Ainsi, les situations qui peuvent conduire un Riomois aux "rendez-vous e-media" sont multiples : des démarches administratives qui posent problème, par exemple pour la CAF ou la Sécurité sociale, des problèmes sociaux ou familiaux, l'actualisation de son dossier pour toucher le RSA, une demande de logement social, une inscription à Pôle emploi... "Ici, nous avons accès à tous les portails donc on peut faire n'importe quelle demande d'accès aux droits sociaux", résume Catherine Anfosso."Vous pouvez également venir juste pour boire un café, nous sommes aussi ici pour lutter contre l'isolement.""Là au moins, nous aurons affaire à de vraies personnes"Les différents partenaires sociaux présents voient dans cette initiative l'occasion de "mieux connaître cette précarité pour y faire face et apporter des réponses coordonnées". "C'est aussi l'occasion de se rencontrer et d'apprendre à travailler ensemble, entre partenaires sociaux", explique un représentant de l'ADSEA 63.Une initiative qui semble bien accueillie des Riomois, même s'ils étaient peu nombreux pour ce premier lundi. "À un certain âge, vous ne vous dépatouillez plus sur Internet ! Et quand vous cherchez de l'aide par téléphone, vous tombez sur un disque... Là au moins, nous aurons affaire à de vraies personnes", se réjouissent Danièle et Liliane, venues par simple curiosité. Et les organisateurs l'assurent : le traitement des demandes sera plus rapide que si celles-ci étaient envoyées par La Poste puisque les travailleurs sociaux pratiquent beaucoup le télétravail.Pour le moment, l'initiative se concentre sur quatre quartiers, mais Michèle Grenet l'assure : "Ce n'est qu'un début et personne n'est oublié". Les Riomois des autres secteurs sont d'ailleurs invités à se rendre à la rencontre du bus. Aucune prise de rendez-vous n'est nécessaire.Rendez-vous e-media. Jusqu'au 30 juin, le bus connecté vient à la rencontre des usagers et les aide dans leurs démarches en ligne, chaque lundi, de 14 heures à 16 heures. Le 1er lundi du mois, parvis de l'église Saint-Amable, le 2e lundi, rue des Charmettes (terrain de basket), le 3e lundi, au Champ-d'Ojardias, place centrale, et le 4e lundi, place André-Malraux à La Varenne.Jeanne Le Borgne
  • Un plan de relance contre la fracture numérique des territoires
    25 février 2021
    Cet article est réservé aux abonnés - Vous êtes abonné(e), identifiez-vous dans la colonne de droite. L'article Un plan de relance contre la fracture numérique des territoires est apparu en premier sur La Revue des Collectivités Locales.
  • Fracture numérique : de plus en plus de Français concernés
    24 février 2021
    Alors que le gouvernement souhaite faire de la France un pays « 100 % connecté », les initiatives pour combler la fracture numérique se multiplient. Elles sont publiques (département de la Seine-Saint-Denis, ville de Strasbourg), associatives (CCAS de Ploemeur) et privées (SFAM). C'est l'un des nombreux effets indésirables de la crise sanitaire. La Covid-19 est en effet « accélératrice [...]
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