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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des publics spécifiques > Illectronisme : comprendre et agir

Insertion, Numérique

Les mesures du plan de relance pour renforcer l'inclusion digitale dans les territoires

Dans le cadre du plan de relance, le déploiement de nouvelles mesures d'inclusion numérique seront financées par une enveloppe de 250 millions d'euros.

Illectronisme : agir et comprendreLa concertation avec les collectivités locales et les acteurs de l'inclusion numérique aboutit à plusieurs décisions :



  • Formation de 4 000 conseillers numériques
    Ces conseillers seront basés dans les Espaces France Services implantés sur les territoires et pourront être accueillis par les collectivités territoriales, dans les mairies, les bibiliothèques, les Ehpad, les centres d'action sociale ou dans les structures de l'économie sociale et solidaire. Ils auront pour rôle d'organiser des ateliers d'appropriation des démarches numériques quotidiennes.
    Une plateforme de recueil des candidatures est déjà en place. Les conseillers entreront en formation début janvier 2021 dans l'objectif que 1 000 d'entre eux soient opérationnels dès le printemps 2021, et la totalité d'entre eux d'ici le printemps 2022.
     
  • Développement de la VAE pour les conseillers numériques
    Un autre volonté est de travailler au déploiement de la VAE pour les conseillers déjà en place et à l'élaboration d'un socle de compétences pour les conseillers.
     
  • Démultiplication des espaces de proximité
    Un soutien est proposé à tous les réseaux de proximité qui proposent des activités numériques et qui pourront accueillir l'intervention des conseillers France Services.
  • Généralisation du dispositif Aidants Connect
    Cet outil, qui permet à un aidant professionnel d'effectuer des démarches administratives à la place d'une personne, actuellement expérimenté dans 13 territoires, sera généralisé.
Sources : La Gazette des communes et AEF

Pour aller plus loin


Date de publication
19 novembre 2020

Veille

 
  • Risques de la dématérialisation pour les usagers des services publics | Vie publique.fr
    13 janvier 2021
    La dématérialisation des services publics facilite l'accès aux démarches administratives pour une majorité d'usagers, mais peut aussi augmenter la fracture numérique et éloigner des citoyens de leurs services publics. Lire l'article complet sur : www.vie-publique.fr
  • Loi de finances 2021 : la Caisse des dépôts au service de la lutte contre l'exclusion numérique
    11 janvier 2021
    La Caisse des dépôts peut concourir, au nom et pour le compte de l'Etat, à la gestion et au maniement de fonds versés à partir du budget général et dédiés, dans le cadre du plan de relance, au financement de mesures de lutte contre l'exclusion numérique. Par Valérie Michelet - Le 05 janvier 2021. La Caisse des dépôts apporte son appui au dispositif « Conseillers numériques » qui est piloté et animé par l'Agence nationale de la cohésion des territoires. Cet appui consiste notamment dans l'organisation d'actions de formation des intéressés, le versement de subventions destinées à faciliter leur recrutement par les acteurs de terrain et la fourniture d'une assistance technique et administrative au déploiement et à la gestion du dispositif, y compris auprès des collectivités et organismes employeurs de ces conseillers numériques. Ses conditions de mise en oeuvre sont précisées par une convention conclue entre l'Etat, la Caisse des dépôts et consignations et l'Agence nationale de la cohésion des territoires pour une durée, renouvelable, de trois ans. Cette convention détermine notamment les objectifs poursuivis, la nature des actions entreprises, les responsabilités respectives de la Caisse des dépôts et consignations et de l'Agence nationale de la cohésion des territoires ainsi que les indicateurs de suivi des résultats du dispositif. Elle peut prévoir le transfert à la Caisse des dépôts et consignations des marchés déjà conclus à la date de sa signature par l'Agence nationale de la cohésion des territoires pour la mise en oeuvre de ce dispositif, en particulier en matière de formation des conseillers numériques. Pour rappel, sur une durée de 2 ans, l'État finance la formation et le déploiement de 4 000 conseillers numériques France Services. Pour aller plus loin, rendez vous sur le site du Ministère dédié au conseiller numérique LOI n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, Article 248
  • Inclusion numérique : "plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation"
    8 janvier 2021
    AccueilActualitéFranceInclusion numérique : « plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation » Adobestock Prenons l'exemple d'habitants CSP+ : ils n'auront peut-être à faire que deux à trois démarches dématérialisées par an, comme les impôts. Et pour des demandes complexes, comme la carte grise de leur véhicule, ils pourront payer les 30EUR de la prestation d'accompagnement, qui est une forme « d'uberisation » des services publics. Ce n'est pas le cas pour les usagers qui ont le plus besoin de nous : les demandeurs d'emplois qui doivent s'actualiser tous les mois, les plus précaires, qui eux devront gérer des procédures dématérialisée supplémentaires (RSA, CMU, Formation...). Plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation. Au niveau national, on devrait s'interroger sur la réforme Action publique 2022 au vu de la situation actuelle et des moyens associés. Lutte contre l'illectronisme : des moyens insuffisants, selon le Sénat Loin de là ! Mais je sonne l'alarme lorsqu'elle est mal faite et laisse de côté de nombreux citoyens. Nous travaillons avec le LabAccès (1) sur ces questions, et nous démontrons que ce ne sont pas les citoyens qui manquent de compétences numériques sur la démat', mais bien les administrations, collectivités et opérateurs qui portent des exigences numériques bien trop fortes auprès des usagers, et souvent pour de mauvaises raisons : économies de court terme, délais imposés, travaux en silos, technologies désuètes, absence d'analyses des jeux d'acteurs... Dire par exemple que le confinement a montré qu'il fallait accélérer encore la dématérialisation me pose question ; où est l'enquête qui le prouve, en terme d'usages ? Il faut faire attention aux effets d'aubaine. Dématérialiser rapidement et sans coopérations, c'est trop souvent le faire mal. Nous pouvons imaginer une démat' plus bienveillante, plus « heureuse ». Dématérialisation : la Cour des comptes pointe un manque d'accompagnement L'innovation consiste à proposer de nouveaux services qui n'existent pas, mais aussi à réinterroger les politiques publiques. Si on ne reste qu'à une dimension opérationnelle, visant à améliorer un service existant, on ne s'intéresse pas aux causes systémiques des problèmes. Il faut dépasser le solutionnisme ambiant, et son examen superficiel et à court terme, pour répondre plus globalement aux crises et aux enjeux complexes contemporains. L'innovation publique doit croiser les expertises habituelles avec la recherche scientifique, l'expérience des agents en « back-office » ou au contact des usagers, et bien sûr les usagers-citoyens eux-mêmes. Concrètement, pour la dématérialisation, on pourra faire ce qu'on veut en matière d'accompagnement sur les territoires, même avec des initiatives importantes comme les Maison France Service : si on ne développe pas une méthodologie de la dématérialisation qui englobe toute la chaîne du service à rendre réellement aux usagers, en prenant en compte dès la conception les médiations humaines et les territoires, on ne fera que compenser ensuite des problèmes qui sont issus de la manière même dont on a décidé de dématérialiser. Il ne faut pas confier ces démarches uniquement à des « conseillers experts », des techniciens ou informaticiens. On se heurte aujourd'hui à une sorte de plafond de verre politique sur ce sujet. Sans parler de la cinquième vague de précarisation qui guette les médiateurs numériques, alors que l'ambition devrait être de bâtir un véritable service public coopératif de la médiation et de l'inclusion numérique, au croisement des médiations numériques, sociales, culturelles et économiques. Les conseillers numériques très attendus dans les bibliothèques Je pense que des retours d'expérience auraient dû être opérés de manière plus significative et ambitieuse, quitte à ralentir au mois de juin : on savait très bien que la crise sanitaire allait se poursuivre. Il faut aussi réaliser qu'il ne faut pas seulement interroger dans nos « RETEX » le fonctionnement interne et la question du télétravail des agents, mais bien le service rendu aux citoyens, et en particulier aux usagers les plus fragiles. Tant qu'on n'associera pas la dimension qualitative et l'impact du service rendu auprès des personnes qui souffrent le plus de la crise, on ratera quelque chose et nos évaluations ne seront pas complétement sincères, ni efficientes. Notes Note 01 projet co-porté par la Région Bretagne et l'Etat et mis en oeuvre dans le cadre du Ti Lab Retour au texte
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