Accès direct au contenu | Accès direct au menu

Mot de passe oublié ?

Créer un compte

+
VISITER LE SITE GRAND PUBLIC
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi

+

Le site des professionnels
orientation, formation, emploi


Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des publics spécifiques > Illectronisme : comprendre et agir

Lutte contre l'illectronisme et pour l'inclusion numérique

Le Sénat a créé une mission d'information "Lutte contre l’illectronisme et inclusion numérique", elle publie un rapport ce 17 septembre 2020.

Les auteurs du rapport contextualisent le sujet en indiquant que 14 millions de Français ne maîtrisent pas le numérique et près d'un Français sur deux n'est pas à l'aise.
Quelle que soit la forme, l'exclusion numérique constitue un handicap majeur dans une société toujours plus numérisée. Le confinement a rendu nécessaire le télétravail, mais il a également révélé de manière criante les inégalités dans le domaine. L'inclusion numérique n'en devient que plus urgente.

La mission d'information fait des propositions concrètes qu'elle table sur un budget d'un milliard d'euros pour une politique ambitieuse d'inclusion numérique.


    

Pour aller plus loin

--->>> La synthèse du rapport (septembre 2020, .pdf)
--->>> Le
rapport complet (septembre 2020, .pdf)
--->>> Consultez notre page "Illectronisme : comprendre et agir"

Date de publication
22 septembre 2020

Veille

 
  • Acquisition de compétences numériques : le plan de relance débloque des moyens supplémentaires
    16 octobre 2020
    © Adobe Stock Le plan "France relance" annonce l'ouverture de formations sur les compétences numériques en situation professionnelle dès novembre 2020 et le renfort des Pass numériques La crise sanitaire a montré la nécessité de pouvoir être connecté pour se former, étudier, travailler et conserver des contacts avec les services publics. En effet, l'enquête nationale menée par le Réseau des Carif-Oref et le ministère du Travail auprès des organismes de formation et des CFA a souligné que la formation à distance a pu être complexe en raison de l'absence d'équipement, de problème de réseau, de faibles compétences numériques des stagiaires. La Mission Société Numérique, programme de l'Agence nationale de la cohésion des territoires, rappelle que 13 millions de Français demeurent éloignés du numérique par leur absence ou faible utilisation d'Internet. La fracture numérique pénalise donc ce public en difficulté d'usage de l'informatique et du numérique. La stratégie nationale pour un numérique inclusif prévoit d'accompagner vers l'autonomie les personnes en difficulté, d'outiller les aidants et de soutenir le déploiement d'actions locales efficaces et cohérentes par les collectivités locales. Pass numérique Lancé en 2019, le Pass numérique est un dispositif permettant aux personnes éloignées du numérique d'accéder, dans des lieux préalablement qualifiés et référencés, à des services d'accompagnement numérique avec une prise en charge totale ou partielle par un tiers-payeur. Le ministère du Travail soutient ce dispositif dans le cadre du Plan d'investissement dans les compétences, avec un financement à hauteur de 15 millions d'euros. Retenue sur appel à projet, la métropole du Grand Paris expérimente cet outil de lutte contre l'illectronisme, qui permet de s'approprier les usages et les potentialités du numérique et garantit l'équité des citoyens et des territoires face à l'accès aux services publics et aux nouvelles opportunités numériques. 600 000 personnes par an sont attendues (jeunes et demandeurs d'emploi de niveau inférieur au Baccalauréat ayant des difficultés avec l'usage du numérique, publics de l'insertion par l'acivité économique, bénéficiaires des minima sociaux, personnes en situation d'illettrisme, etc). Concrètement, les personnes reçoivent un carnet de Pass numériques sur le modèle des tickets-restaurant auprès d'une structure locale et peuvent ensuite participer à des ateliers dans des lieux labellisés. En échange, la structure qui les accompagne est contre-payée de la valeur des Pass numériques. Ainsi, un jeune qui reçoit un carnet de Pass auprès d'une Mission locale bénéficie d'un crédit d'heures couvrant tout ou partie des frais de formation nécessaires pour s'initier ou se perfectionner aux outils numériques dans une structure dédiée (espaces publics numériques, médiathèques, Fablab, etc). Objectif : rendre la personne autonome dans la réalisation de ses démarches administratives ou professionnelles en ligne. L'accompagnement à l'acquisition de compétences pour manipuler un ordinateur, la création d'une boîte mail ou la rédaction d'un CV sur ordinateur dure entre 5 et 10 heures. Moyens supplémentaires annoncés dans le plan de relance Les récentes annonces du gouvernement mentionnent un budget de 35 millions d'euros pour la mise en oeuvre de 15 000 actions d'évaluation et de formations certifiantes aux savoirs numériques, autour de la double certification CléA numérique et Pix, en articulation avec MonCompteFormation. Le Pass numérique également renforcé peut donc s'avérer une étape significative pour permettre aux demandeurs d'emploi d'intégrer les formations proposées et acquérir les certifications visées. Pour en savoir plus, consultez le plan de relance Christine Barret-Labre Tags : cléA | pix | pass numérique | plan de relance
  • Le Confinement, Révélateur De La Fracture Numérique
    16 octobre 2020
    C'est la double peine pour 13 millions de Français isolés du numérique et physiquement confinés. La crise sanitaire révèle l'importance du monde virtuel et le retard pris par la France dans l'accompagnement numérique des plus précaires. Il est urgent de combler ce fossé !   Internet vecteur d'exclusion pendant le confinement  Grâce à Internet « On garde le contact » : cette petite phrase est aujourd'hui possible en quasi instantanée, même à grande distance. Mais que signifie garder le contact ou rester en contact pour les personnes qui ne maîtrisent pas les rudiments d'Internet ? Comment rompre l'isolement des personnes âgées alors que les visites ont été interdites dans les Ehpad et que les plus de 70 ans sont invités à rester confinés chez eux ? Si l'interdiction des visites est nécessaire en terme de santé publique, elle est très difficile au plan humain et psychologique. Nous savons par ailleurs que l'isolement est aussi un facteur majeur de risque de dégradation de la santé. Il est donc important de trouver des remèdes à l'isolement numérique dans notre société à l'instar de nombreux Ehpad qui ont pris des mesures pour pallier l'absence de visites auprès des résidents. Certains établissements organisent ainsi des visioconférences Skype et WhatsApp avec les familles, d'autres encore envisagent l'achat de tablettes numériques individuelles pour que chacun puisse avoir accès à des films ou à des photos. Ces initiatives devraient être généralisées.  Précarité numérique et précarité sociale vont trop souvent de paire  Télémédecine, télétravail et e-commerce sont déjà les grands gagnants de la crise du coronavirus mais toutes les familles ne sont pas égales face à Internet. Les personnes non équipées d'un ordinateur avec une caméra ou d'un smartphone, mal à l'aise avec la technique ou dans une zone blanche, ne peuvent pas bénéficier des potentialités d'Internet. Ce sont ainsi les familles les plus en difficultés qui vont payer le plus lourd tribut de la crise sanitaire et sociale.  De la même façon, dans les entreprises, le télétravail ne s'improvise pas et beaucoup de salariés sont livrés à eux mêmes faute d'un accompagnement suffisant. Les conditions de travail de certains élèves sont également rendues difficiles par l'accès difficile à internet, l'absence d'outils informatiques à domicile ou encore un débit trop faible pour des cours de type vidéoconférence ou audioconférence. Enfin, alors que la télémédecine pourrait rendre particulièrement service aux personnes âgées, qui souffrent souvent de pathologies multiples, elles sont également celles qui l'utilisent le moins. Selon une récente étude réalisée par les Petits Frères de Pauvres, 27% des personnes âgées de 60 ans et plus n'utilisent jamais internet. Appel pour des solutions pour les plus éloignés du numérique !  Dans le contexte sanitaire entraîné par le Covid-19, les initiatives liées à la réduction de la fracture du numérique doivent être soutenues de façon urgente. Alors que les démarches administratives ne peuvent plus se faire qu'en ligne, le gouvernement a lancé en urgence un site et un numéro de téléphone (01 70 772 372) pour ceux qui ont du mal avec le numérique. Ces initiatives tardives soulignent les limites de la démocratisation des téléservices qui tient d'abord à un manque de formation, d'équipement et d'accompagnement des personnes les plus en difficultés. L'association France Connectée demande un grand plan national de formation aux nouvelles technologies et de conférences à destination des plus anciens mais aussi des familles les plus éloignés du numérique pour qu'elles puissent accompagner leurs enfants, s'équiper, échanger et profiter de toutes les potentialités qu'offre Internet. Plutôt que de diffuser la météo sur toutes les chaînes, ne pourrait-on pas diffuser des programmes pédagogiques et didactiques pour apprendre à se servir d'un ordinateur ou d'un smartphone ? Apprendre à utiliser les réseaux sociaux, faire des recherches sur Internet, trouver une solution à un problème en ligne... ce sont des compétences à transmettre aussi essentielles que savoir lire, écrire et compter. Une fois que cette connaissance élémentaire sera garantie, aller plus loin dans le monde numérique ne devrait plus être un obstacle.  Guillaume Asskari, journaliste et producteur Yann-Maël Larher, avocat, expert à l'Institut Sapiens, cofondateur de OkayDoc.fr <<< À lire également : Mailo : Le Service De Messagerie Qui Veut "Renforcer La Souveraineté Numérique Française" >>>
  • Éducation numérique : malaise dans la disruption
    15 octobre 2020
    Justin Reich, « Failure to disrupt. Why technology alone can't transform education », Harvard University Press, 2020, 312 pages.Les techno-prophètes de la Silicon Valley et des plateaux de télévision vendent du rêve ou du cauchemar. C'est selon. Mais, concernant l'éducation, ils trompent largement. Leurs utopies sonnent faux. Alors qu'ils devaient disparaître, les manuels scolaires et les amphithéâtres s'utilisent toujours. Aujourd'hui d'ailleurs, les élèves, confinés derrière leurs écrans pour cause de Covid-19, regrettent les interactions traditionnelles. Éducation intelligente et technologies artificiellesSpécialiste des fameux MOOC (massive open online course, « cours en ligne ouvert aux masses »), Justin Reich les étudie depuis des années au MIT. Il revient sur les prophéties excessives en termes de disruption. Le mot, désignant un futur meilleur par rapport à un passé confit, figure dans le lexique à la mode. Douchant l'enthousiasme des promoteurs charismatiques des outils digitaux à l'école, Justin Reich soutient que ces technologies ne sont pas forcément innovantes. Depuis des décennies, on imagine qu'elles pourraient tout changer. En réalité, elles ne sauraient réinventer des siècles de pédagogie. Pour apprendre à écrire, l'écran ne remplacera jamais le crayon. Par ailleurs, la supposée démocratisation du savoir par l'enseignement en ligne relève du mythe. Ces technologies de l'éducation entretiennent la fracture numérique, en formation initiale comme en formation continue Notre expert souligne l'effet Mathieu des « Edtech ». Ces technologies de l'éducation profitent disproportionnellement aux plus favorisés. Plus qu'elles ne la réduisent, elles entretiennent la fracture numérique, en formation initiale comme en formation continue. Justin Reich remémore les prédictions d'un Clayton Christensen, l'un des papes de ladite disruption, qui expliquait, au tournant du millénaire, que la moitié des universités allaient fermer. Dans des niches d'activités, MOOC et compagnie changent un peu la donne. Mais le bouleversement d'ensemble, qui était attendu, n'a pas eu lieu. Sceptique, Justin Reich ne jette pas le bébé digital avec l'eau du bain éducatif. Les bonnes recettes consistent à intégrer, à la marge, les technologies performantes au sein des vieilles pédagogies qui ont fait leurs preuves (on peut penser au calcul mental par exemple).Bonne nouvelle pour les enseignants, ce qui compte ce sont le soutien et le contact humain. Pas la qualité d'un algorithme ou d'une interface. Aussi personnalisés soient les programmes et les capacités d'adaptation, l'éducation demeurera toujours une alchimie en classe. Digérer et contrôler l'IALes nouvelles technologies ouvrent des possibilités non fantasmées de mutations radicales. Dans le domaine éducatif, l'intelligence artificielle (IA) est généralement parée de toutes les vertus, assurant le savoir encyclopédique pour tous et la formation tout au long de la vie. Technologie multifacette qui a la possibilité de s'adapter, reposant sur l'abondance des données et la puissance des algorithmes, elle promettrait des recrutements optimaux d'enseignants et d'étudiants, l'individualisation des services, l'aide aux élèves en difficulté. Le feu d'artifice des innovations et des applications de l'IA ne résout rien des problèmes éducatifs basiques Mais pourquoi pas ? Il y a des conditions pour de telles réalisations : amélioration de l'accès aux ressources électroniques, augmentation des compétences informatiques basiques, évaluation des algorithmes afin qu'ils ne renforcent pas les disparités qu'ils prétendent gommer. Cependant, le feu d'artifice des innovations et des applications, noyé dans le discours pontifiant des évangélistes de l'IA, ne résout rien des problèmes éducatifs basiques. Extraits« Les technologies, aussi puissantes et nouvelles soient-elles, doivent demeurer au service de la relation éducative humaine.« D'une innovation, il faut toujours évaluer la pertinence et la portée dans la conduite des affaires publiques. »« Il faut toujours de l'humilité chez les pédagogues. »Cet article Éducation numérique : malaise dans la disruption est apparu en premier sur Lettre du Cadre Territorial.
  • Illectronisme : les Départements mobilisés contre l'illettrisme numérique
    14 octobre 2020
    Déclarer ses revenus, créer son entreprise, faire une réclamation : de plus en plus de démarches administratives se font en ligne. Alors que le Sénat vient de rendre son rapport sur l'illectronisme en France, les Départements se mobilisent plus que jamais pour combattre la précarité numérique, identifier, accompagner et faciliter l'accessibilité à la « vie numérique » qui fait tant défaut parmi les populations les plus fragiles. Une volonté de faire de l'inclusion numérique une véritable priorité sur l'ensemble du territoire, en perpétuelle mutation technologique. Une précarité numérique handicapante La précarité numérique se dévoile de plus en plus aux yeux de tous, et le confinement qui a imposé une relation à l'autre souvent entièrement dématérialisée a accentué cette prise de conscience. Plus de 12 millions de Français seraient aujourd'hui en difficultés avec les usages du numérique, notamment pour remplir des formalités, dans l'employabilité ou d'autres actions du quotidien, engendrant ou accentuant un non-recours à des droits ou à des opportunités. Cet éloignement fragilise d'autant plus les personnes qui subissent cette situation et qui rompt de fait l'égal accès des chances au sein de la population dans un monde de plus en plus numérique.Face à ce constat, les Départements, chefs de file des solidarités dans les territoires et des politiques d'insertion, sont depuis des années les acteurs majeurs sur le terrain de la lutte contre cette nouvelle forme d'exclusion. Le rapport de la Mission du Sénat sur l'illectronisme qui vient de paraître rappelle la gravité et l'urgence de la situation. L'obtention d'un financement exceptionnel à hauteur de plus de 200 millions EUR dans le Plan de relance du gouvernement, pour faciliter l'embauche de médiateurs numériques sur les territoires, constitue une autre reconnaissance du besoin dans ce domaine.Des dynamiques freinéesUn cadre national a été défini en 2018, et la Stratégie nationale que les Départements ont particulièrement portée, grâce à l'expertise initiale des Départements des Pyrénées-Atlantiques, du Calvados et de la Gironde, aurait dû permettre une accélération de la lutte contre cette nouvelle forme de précarité. Des chartes volontaires (avec 6 Départements impliqués sur un total de 10 collectivités comme la Charente-Maritime) ont été signées afin de mettre en oeuvre les mesures socles du plan commun. Pour autant, des budgets nationaux trop restreints et difficilement accessibles et la difficulté à mettre en place de nouvelles structures de diagnostic, de coordination et de cofinancement (« Hubs », territoires d'action pour un numérique inclusif TANI, « Pass numériques », etc.), ont freiné l'engagement d'une dynamique de généralisation de ces nouvelles formes d'actions à l'ensemble des territoires.Devant cette situation, les Départements continuent de demander à l'Etat une nouvelle approche, reconnaissant les besoins de subsidiarité, de souplesse et de territorialisation vis-à-vis des acteurs locaux, en s'appuyant sur des outils de coordination à l'échelle départementale (Schéma départemental d'Amélioration de l'accessibilité des Services au Public SDAASP par exemple). La finalisation de la mise en place, à l'échelle nationale, d'outils indispensables tels que « AidantsConnect » faciliterait la relation avec les populations fragilisées et amplifierait les résultats attendus.Des solutions locales innovantesPour autant, les Départements ne se limitent pas à décliner des mesures nationales dans leurs territoires. Des solutions innovantes ont d'ores et déjà été mises en place et financées pour apporter des solutions opérationnelles.La Loire-Atlantique appuie ainsi la structure Uni-Cités qui permet, avec des personnels en service civique, d'apporter une aide et une formation au numérique par des permanences animées dans les zones les plus rurales du Département.L'Allier met quant à lui en oeuvre un plan départemental d'inclusion complet pour rendre accessible et visible l'offre d'accompagnement numérique et encourager l'acquisition d'une culture numérique. Mixant accueil dans l'ensemble des structures existantes mobilisées dans cette optique et volonté de pousser le service vers l'usager, le Département propose ainsi un bus de service numérique itinérant (« Bourbon'Net ») qui apporte un service concret d'accompagnement au plus près des personnes isolées.D'autres Départements, comme La Manche, impulsent des expérimentations locales de coordination des actions d'inclusion numérique, associant acteurs et centres sociaux, l'ensemble des collectivités et l'Etat, ainsi que des entreprises comme La Poste. L'objectif est de proposer et de promouvoir ensemble, après un repérage partagé des besoins, des séances d'initiation gratuites à l'outil informatique à des publics éloignés des procédures dématérialisées, afin de leur permettre de devenir autonomes dans leurs démarches du quotidien.
  • Ces entreprises au service du numérique inclusif
    14 octobre 2020
    Face à la fracture numérique, les entreprises se mobilisent pour proposer des solutions inclusives aux personnes éloignées d'internet.
Toute la veille |RSSS'abonner
Vous souhaitez soumettre une actualité ou une action de découverte métiers, emprunter des ressources ou gérer vos newsletters ? Connectez-vous :
Mon compte
SITE ORIENTATION
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

VISITER LE SITE GRAND PUBLIC