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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des publics spécifiques > Publics étrangers

Accueillir et accompagner les personnes étrangères


La question de l’accueil des personnes venues des quatre coins du monde interroge notre système d'orientation tout au long de la vie : quelles structures d’accueil ? Quelles voies d’insertion possibles ?  Et dans quelles conditions ?

La sémantique, la législation, les différentes  politiques définissent l’encadrement de situations variées.  
Les contenus ci-dessous tentent d’apporter un éclairage sur une thématique qui nécessite des prises en charge adaptées.

Migrant, réfugié, demandeur d'asile, apatride : quelques définitions

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  • Un migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne née dans un pays et qui vit dans un autre pays pour une durée supérieure à un an, quelles qu’en soient les raisons. C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés, mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays, par exemple.
     
  • Un réfugié est une personne à qui un pays d'accueil accorde une protection en raison des risques de persécution qu'elle encourt dans son pays d'origine du fait de son appartenance à un groupe social ou ethnique, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques et ce en application de la convention de 1951 relative au statut des réfugiés. 
     
  • Un demandeur d'asile est une personne ayant fui son pays parce qu'elle y a subi des persécutions ou craint d'en subir. Sa demande de statut de réfugié n'a pas encore fait l'objet d'une décision définitive.
     
  • Un apatride est une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. Vidéo explicative ci-dessous produite par la UNHCR
L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) statue sur les demandes d'asile et d'apatridie. Guide des procédures à l'OFPRA 

 

Mineurs Non Accompagnés

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  • Un mineur est considéré comme non accompagné lorsqu'aucune personne majeure n'en est responsable légalement sur le territoire national ou ne le prend effectivement en charge et ne montre sa volonté de se voir durablement confier l'enfant, notamment en saisissant le juge compétent. Article 1 de l'arrêté du 17 novembre 2016 relatif aux modalités de l'évaluation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille. 
    Les Mineurs Non Accompagnés relèvent de la protection de l'enfance.

  • 17 022 personnes déclarées mineures non accompagnées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018 ont été portées à la connaissance de la cellule de la Mision Mineurs Non Accompagnés. La cellule nationale ne comptabilise que les personnes dont la minorité et l'isolement familial ont été reconnus sur décision de l'autorité judiciaire. Les situations des personnes en cours d'évaluation ne sont pas prises en compte dans le calcul des effectifs. Après l'augmentation record de 85% en 2017, l'accroissement pour l'année 2018 est de 14%. (Source : rapport annuel d'activité 2018 Mission Mineurs Non Accompagnés)

En savoir plus

Accueil et parcours d'intégration

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Le contrat d’intégration républicaine

Depuis la  loi du 7 mars 2016, chaque étranger souhaitant s’installer durablement sur le territoire français peut bénéficier d’un « contrat  d’intégration républicaine ».
Ce contrat a été renforcé avec des formations doublées et un nouveau volet emploi à partir du 1er mars 2019.
 
Téléchargez l'infographie 

Formations
 
 
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Structures relais

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Associations, structures d'accueil...


Différentes structures peuvent aider aux démarches administratives, conseiller pour une formation ou un projet professionnel, etc. 
Voici une sélection, non exhaustive, de ce type de structures :

  • Centres d'accueil de demandeurs d'asile - CADA offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.
  • La Cimade, accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et se mobilise pour témoigner. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Cimade propose : 
    • Des permanences juridiques.
    • Des ateliers socio-linguistiques.
  • Entraide Pierre Valdo. L’Association Entraide Pierre Valdo gère depuis plus de 40 ans de nombreux établissements et activités dans le champ de l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle :
    • À destination du public migrant, demandeur d’asile et bénéficiaire de la protection internationale.
    • En faveur de l’inclusion, du logement et de l’hébergement des personnes défavorisées.
    • Au bénéfice de l’enfance (loisirs et protection de l’enfance).
  •  Forum réfugiés - Cosi. Association qui a des missions auprès des demandeurs d'asile (premier accueil, hébergement, présence d'un tiers à l'OFPRA), des réfugiés (programmes d'intégration, programme de réinstallation, hébergement) et des mineurs non accompagnés (mise à l'abri et évaluation, accompagnement dans la demande d'asile). Les actions de Forum Réfugiés comprennent également :
    • L'accompagnement juridique en centre de rétention adminitrative. 
    • Un service formation et documentation. 
    • Un centre de santé qui vient en aide aux personnes exilées en souffrance psychique et aux victimes de violences intentionnelles et de torture. 
    • Le playdoyer et la sensibilisation. 
  • France terre d'asile. Gère de nombreux centres d'accueil pour demandeurs d'asile et réfugiés. Les demandeurs d'asile y sont hébergés et bénéficient d’un accompagnement social, juridique et administratif. Elle assure également :
    • L'accueil et d'orientation auprès des mineurs non accompagnés.
    • Des formations sur les thèmes du droit d’asile en France et en Europe, de l’accompagnement psychologique et social des demandeurs d’asile et des réfugiés et de l’insertion professionnelle des réfugiés. France terre d'asile propose également un MOOC "Ensemble en France" pour les étrangers sur les valeurs et principes républicains. Une cinquantaine de vidéos sont traduites en 7 langues.
    • La conduite de projets d’insertion professionnelle des réfugiés et migrants.
    • Une aide à l'exercice des droits des personnes placées en centre de rétention administrative.
       
  • InfoMIE, Centre de ressources en ligne sur les mineurs isolés étrangers. Propose :
    • Une plateforme et un centre de ressources en ligne.
    • Une Lettre InfoMIE avec les actualités sur la thématique des mineurs non accompagnés.
    • De favoriser la création des liens entre acteurs et experts dans le domaine des mineurs non accompagnés, mutualiser les expériences professionnelles et élaborer un guide de bonnes pratiques...
    • Une liste de diffusion et de discussion.
       
  • Solidarités nouvelles face au chômage accompagne des chercheurs d’emploi grâce à un réseau de bénévoles.
     
  • SINGA est une association qui propose de contribuer à la création d’une économie de l’asile dans laquelle les nouveaux arrivants contribuent à l’économie, à l’innovation et au lien social. Elle accompagne les entrepreneurs réfugiés depuis 2013.
     
  • HOPE Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi. Il s'agit d'un programme destiné aux réfugiés. 
     
  • En lien avec HOPE, l'Opcommerce lance le programme AIRE : Accompagnement Insertion Réfugiés Emploi
     
  • CeCler propose PIETRA , la plateforme d'intermédiation professionnelle, destinées à accompagner les réfugiés et les entreprises du territoire puydômois.

Reconnaissance des diplômes et de l'expérience professionnelle

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Reconnaissance de diplômes 



ENIC-NARIC France est le centre français d'information sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes.
Il établit des attestations pour les diplômes, les études et les formations obtenus à l'étranger.
Le coût de l'attestation est de 70 €.
Pour en savoir plus :
Téléchargez l'infographie  

Exercice d’une profession en France 

Le centre ENIC-NARIC France informe sur les procédures à suivre pour exercer une profession réglementée et oriente, si besoin, vers les autorités qui autorisent l’exercice de la profession visée.
Pour en savoir plus : l'Annuaire des professions règlementées

VAE 

Toute personne, quel que soit son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE.
Pour en savoir plus : Le portail de la VAE
Le centre ENIC-NARIC France délivre également des attestations de reconnaissance d’études ou de formation à l’étranger.
 
 
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Veille

 
  • [Séminaire] MILAFI : La « Dictée à l'adulte/à l'expert » avec des publics migrants 17 janvier 2020
    30 décembre 2019
    Séminaire de réflexion sur l'accueil, la formation et l'insertion des publics  migrants Laboratoire ICAR et Labex ASLAN        Responsable : Véronique Rivière (veronique.riviere@univ-lyon2.fr) Qu'est-ce que MILAFI ? MILAFI est un séminaire de réflexion et d'échanges sur la formation linguistique et culturelle des personnes installées récemment, de longue date ou en cours d'installation sur le territoire français. Il souhaite mieux faire connaitre les différentes contextes de formation, les formes variées d'interventions auprès des publics en matière d'apprentissage du français, mais aussi réfléchir aux enjeux politiques, sociolinguistiques, psychologiques et didactiques de la formation linguistique des adultes non ou peu francophones. Le séminaire est thématique et ouvert librement à toute personne intéressée, mais nécessite de s'inscrire obligatoirement.   Le prochain séminaire ...
  • Mineurs non accompagnés : un arrêté détaille les modalités d'évaluation
    20 décembre 2019
    Un arrêté du 20 novembre 2019 apporte de nombreuses précisions sur les modalités d'évaluation "des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille", autrement dit des mineurs non accompagnés (MNA). Cet arrêté est pris en application de l'article R.221-11 du code de l'action sociale et des familles, consacré lui aussi à l'évaluation des MNA. Il commence par donner une définition de ces derniers, en précisant qu'"un mineur est considéré comme isolé lorsque aucune personne majeure n'en est responsable légalement sur le territoire national ou ne le prend effectivement en charge et ne montre sa volonté de se le voir durablement confier, notamment en saisissant le juge compétent". Une évaluation qui s'appuie sur "un faisceau d'indices" Dans le cas où une personne manifeste la volonté de se voir confier le mineur, le texte invite le département à porter "une attention particulière" aux motivations de cette dernière, "afin de faire obstacle à toute exploitation ou emprise". L'arrêté rappelle aussi que "le fait qu'un mineur ne soit pas considéré comme isolé ne l'empêche pas de bénéficier des dispositifs de protection de l'enfance". Il appartient au président du conseil départemental de faire procéder à l'évaluation de la minorité et de l'isolement des personnes se disant MNA. Pour cela, l'évaluation peut s'appuyer sur "un faisceau d'indices" : les informations fournies par le préfet (celles utiles à l'identification et au renseignement du fichier national des MNA), une évaluation sociale reposant sur des entretiens, ainsi que des examens complémentaires (examens radiologiques osseux) permettant de déterminer l'âge. Pour permettre à la préfecture de jouer son rôle auprès du département, l'arrêté prévoit que le préfet s'engage à organiser l'accueil du MNA "dans un délai raisonnable, par un agent de la préfecture formé et habilité à cet effet, dans un local dédié et selon des modalités adaptées à l'accueil des mineurs", et à communiquer les informations recueillies "de façon sécurisée et sans délai aux agents spécialement habilités à en connaître par le président du conseil départemental". Le président du conseil départemental peut également demander au préfet de vérifier l'authenticité des documents d'identification. Le préfet et le président du conseil départemental peuvent conclure un protocole susceptible d'être étendu à l'autorité judiciaire "précisant leurs engagements réciproques et les modalités de coordination des services placés sous leur autorité". Une formation spécifique pour les évaluateurs L'arrêté du 20 novembre consacre aussi un long développement à l'organisation et au déroulement des entretiens d'évaluation sociale, qui peuvent être assurés soit par le département lui-même, soit délégués à un organisme du secteur public ou associatif. Les personnes chargées de l'évaluation doivent avoir bénéficié d'une formation spécifique d'une durée minimale de 21 heures et donnant lieu à la délivrance d'une attestation d'assiduité. Il convient également de s'assurer du caractère pluridisciplinaire de l'évaluation sociale. Celui-ci repose sur au moins une des deux modalités suivantes : soit les entretiens sont menés par au moins deux évaluateurs ayant des qualifications ou des expériences différentes (intervenant simultanément ou successivement), soit le rapport d'évaluation sociale est relu par une équipe composée de personnes ayant des qualifications ou des expériences différentes avant validation par le responsable d'équipe. Dans tous les cas, l'évaluation sociale se déroule "dans une langue comprise par l'intéressé, le cas échéant avec le recours d'un interprète, faisant preuve de neutralité vis-à-vis de la situation". La personne est informée des objectifs et des enjeux de l'évaluation sociale, "qui doit être une démarche empreinte de neutralité et de bienveillance". Elle est notamment avertie qu'elle pourra être prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance d'un autre département si elle est reconnue MNA à l'issue de l'évaluation (allusion au dispositif de répartition géographique des MNA entre départements). L'arrêté précise aussi qu'à chaque stade de l'évaluation sociale, le ou les évaluateurs "veillent à confronter l'apparence physique de la personne évaluée, son comportement, sa capacité à être indépendante et autonome, sa capacité à raisonner et à comprendre les questions posées avec l'âge qu'elle allègue". Ils doivent également être "attentifs à tout signe d'exploitation ou d'emprise dont peut être victime la personne évaluée", l'informer sur les droits des personnes victimes d'exploitation ou de traite des êtres humains, et veiller, le cas échéant, à son accompagnement vers un dépôt de plainte. Les six points clés des entretiens d'évaluation sociale Un long article détaille ensuite les six points sur lesquels doit porter, a minima, l'entretien d'évaluation sociale. Chacun d'eux fait l'objet d'une description précise des éléments à investiguer. Ces six points concernent l'état-civil de la personne, la composition familiale, la présentation des conditions de vie dans le pays d'origine, l'exposé des motifs de départ et du parcours migratoire, les conditions de vie depuis l'arrivée en France et, enfin, le projet de la personne. Après avoir effectué la synthèse du ou des entretiens dans un rapport d'évaluation sociale, le ou les évaluateurs "rendent un avis motivé sur la minorité et l'isolement de la personne" se déclarant MNA. Si des doutes subsistent, ils l'indiquent dans leur avis. Ils transmettent ensuite le rapport d'évaluation sociale et leur avis motivé au président du conseil départemental, ainsi qu'au procureur de la République si l'évaluation a été conclue avant terme Si la personne évaluée en fait la demande, le président du conseil départemental lui communique, outre sa décision, le rapport d'évaluation sociale et l'avis motivé du ou des évaluateurs. Enfin, l'arrêté rappelle, sans qu'il en soit juridiquement besoin, que la personne reconnue comme MNA "bénéficie des dispositions relatives à la protection de l'enfance". Dans le cas contraire, le président du conseil départemental lui notifie une décision motivée de refus de prise en charge, mentionnant les voies et délais de recours applicables. Il l'informe sur les droits reconnus aux personnes majeures notamment en matière d'hébergement d'urgence, d'aide médicale, de protection contre la traite des êtres humains, d'asile ou de séjour. Référence : arrêté du 20 novembre 2019 pris en application de l'article R.221-11 du code de l'action sociale et des familles relatif aux modalités de l'évaluation des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille (Journal officiel du 24 novembre 2019).
  • Cartographie de l'offre de formation linguistique : le Réseau des Carif-Oref à l'honneur
    18 décembre 2019
    © Défi métiers Le réseau des Carif-Oref présente la cartographie géolocalisée de l'offre de formation linguistique, un outil rendu possible grâce à un travail de référencement harmonisé dans chaque région. Le 3 décembre, en Préfecture de Rouen, le Réseau des Carif-Oref (RCO) et la Daaen ont convié acteurs et partenaires à la présentation de la cartographie nationale de l'offre de formation linguistique. Après plus de trois années de collaboration en mode projet, le RCO peut s'enorgueillir du travail réalisé, à savoir la production d'une version géolocalisée de la cartographie permettant la mise en visibilité des sessions de formation liées à l'apprentissage du français, à destination des publics primo-arrivants et réfugiés, au sein de chaque région. Un outil au service de la continuité des parcours Ce travail inédit, au carrefour du linguistique, des politiques de l'emploi, de la formation et de l'intégration, s'appuie sur des collaborations étroites avec les certificateurs, l'Ofii, les Directions régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (Direccte), les Directions régionales et départementales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale (DRJSCS, DDCS), les financeurs et offreurs de formation pour une large diffusion auprès des opérateurs de l'emploi et de formation et de nouveaux acteurs (hébergement, accompagnement global - insertion par l'activité économique, associations, etc.). L'organisation de la journée visait à illustrer la démarche autour des thématiques depuis l'intégration jusqu'à la formation professionnelle dans le cadre de tables rondes, lieux de partage des enjeux : retour d'expériences : témoignages de Carif-Oref ; une cartographie au service des parcours : éclairages croisés d'utilisateurs (Ofii, Région IDF/CDRIML, DRJSCS Normandie, Casnav, Mission Locale, ASL, etc.) et témoignages de parents formés dans le cadre du dispositif OEPRE ; la cartographie, outil de professionnalisation : présentations du Réseau national des professionnels des centres de ressources illettrisme et alphabétisation (RNPCRIA), du CRI Paca, de la DDCS 95 et du Carif-Oref Bretagne ; la cartographie au service de parcours certifiants : relation renforcée du RCO avec les certificateurs (France éducation international, Français des affaires CCI Paris Ile-de-France), le Groupement Fle (French in Normandy), après un zoom sur le CECRL et les tests de français. Une cartographie géolocalisée Accessible sur le nouveau site du RCO, la cartographie affiche, pour chaque région, le nombre total de sessions. Des filtres permettent d'affiner la recherche par mot clé, lieu, éligibilité au Compte personnel de formation. La recherche conduit aux résultats sur une carte de la région concernée et dans une liste des sessions proposées. Des évolutions sont annoncées : référencement amplifié grâce aux collaborations avec les certificateurs présents et la Dgesco, le Groupement Fle ; un onglet pour identifier les lieux de passation des tests (TCF, TEF) et des pistes de travail avec le FafTT/Akto pour intégrer les programmes de formation linguistique des salariés intérimaires. Le RCO porte ainsi un regard expert sur une offre de formation qui n'a cessé d'évoluer depuis la réforme de la politique d'intégration. Les enjeux de l'apprentissage du français et de la progression linguistique pour le public visé, partagés avec l'ensemble des acteurs concernés, placent l'offre de formation linguistique au coeur des politiques publiques et de la formation professionnelle. Une vidéo de la journée, en cours de montage, permettra l'appropriation et les suites d'actions de référencement et de professionnalisation des acteurs. Christine Barret-Labre Tags : RCO | Daaen | cartographie | formations linguistiques
  • Entreprises et réfugiés en adéquation
    5 décembre 2019
    « Les réfugiés : quelles opportunités pour les entreprises ? » Cette question, loin d'être purement rhétorique, a été abordée lors d'une table ronde organisée par la Direccte, mercredi 27 novembre, à la préfecture de l'Ain. Le prisme retenu était le suivant : eu égard aux difficultés récurrentes de recrutement sur le département, comment changer de paradigme et se tourner vers d'autres solutions ? Quelles expériences d'insertion en entreprise et d'accompagnement au recrutement, vis-à-vis d'un public de réfugiés, ont pu connaître les entreprises locales ? « Les entreprises qui intègrent le GEIQ industrie, le font généralement parce qu'elles sont à la recherche de main-d'oeuvre qualifiée, dans des métiers en tension, sans trouver les personnes adéquates pour les postes proposés, commente Marie-Laure Fontanet, du GEIQ industrie de l'Ain. Elles sont prêtes à investir sur les parcours de formation, pour, à terme, pouvoir garder les personnes formées. » Les besoins principalement exprimés concernent des postes de soudage, chaudronnerie, équipier autonome de production, ou maintenance. Le GEIQ collabore régulièrement avec les structures d'insertion par l'activité économique. Ainsi, lesdites structures d'insertion ont pu proposer au GEIQ huit personnes, en deux ans, ayant le statut de réfugiés. « Ces personnes, au-delà de la barrière de la langue, avaient les attendus essentiels des entreprises : les savoir-être. Il a fallu lever le frein linguistique et bien sûr, les former. Aujourd'hui, plusieurs personnes réfugiées ont d'ores et déjà intégré durablement les entreprises. Elles ont reçu des cours de français en plus de la formation technique dans leur contrat de professionnalisation. On ne peut faire ni généralisation ni statistiques, mais les gens reçus ont montré leur ténacité, leur investissement sans faille, pendant toute la durée du parcours. Nous travaillons surtout avec l'AFPMA, organisme de formation pour les métiers de l'industrie, et les retours ont démontré des gens polis, respectueux, investis, motivés, qui ont progressé. » Pérennité des postes L'entreprise Tubesca Comabi a fait ce choix de recrutement. Cette société de 350 salariés, installée à Trévoux, fabrique des échelles et autres échafaudages. Confrontée à une pénurie de soudeurs, elle s'est d'abord orientée vers la formation de personnes en reconversion professionnelle. « Nous nous sommes alors aperçus que nos salariés en interne, étaient prêts à s'investir dans la transmission des savoirs », note Emmanuelle Lafay, responsable des ressources humaines de l'entreprise. À la différence de l'intérim, les gens restent dans l'entreprise via ce processus. L'entreprise s'est ensuite mise en relation avec le GEIQ qui lui propose des personnes réfugiées. Après validation de la direction, des managers de l'usine et l'adhésion des salariés, la société a accueilli quatre réfugiés. « Nous avons la chance, sur notre site de Trévoux, d'avoir des gens prêts à intégrer la diversité sous toutes ses formes. » Au final, la société a embauché deux personnes en CDI. « Ils ont obtenu leur diplôme brillamment. Au démarrage, ils étaient dans un foyer assez éloigné, ça leur prenait énormément de temps pour venir travailler. Il a fallu les aider pour le logement, pour l'obtention d'un vélo, scooter ou le brevet de sécurité routière pour se déplacer... Ce n'est pas évident pour une entreprise de faire tout ça : heureusement que des partenaires existent comme le GEIQ pour s'occuper de ces sujets. » Et Marie-Laure Fontanet, du GEIQ industrie, de renchérir : « Au-delà de la difficulté de la langue, ces personnes n'ont pas les codes, ni de la société, ni de l'entreprise. L'une des personnes a eu un arrêt maladie, mais ne l'a jamais déposé à l'entreprise. Donc nécessairement, il a perdu son emploi. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Il nous a expliqué ne pas pouvoir "être payé à ne rien faire". » Parcours du combattant Le département de l'Ain est un territoire très industriel, les entreprises recrutent et nous rencontrons des difficultés à pourvoir à tous les postes, ajoute Christelle Cornet, responsable d'agence Manpower de Bourg. « À l'origine, nous n'avions pas forcément pensé au public réfugié, concède-t-elle. Il y a un peu plus d'un an, nous nous sommes rapprochés d'Alfa3A, qui nous a présenté des dispositifs d'accompagnement. En décembre 2018, Manpower a signé un partenariat avec les intervenants d'Alfa3A, pour pouvoir accompagner professionnellement ce type de public. Nous intervenons également avec la Mission locale. Je suis particulièrement deux personnes depuis octobre. Nous avons procédé à plusieurs rendez-vous en entreprise, avec deux jeunes formidables que l'on va parvenir à positionner. Je ne brosserai pas un tableau idyllique, c'est compliqué. Il s'agit d'un parcours du combattant, avec plusieurs points délicats : l'impératif de la langue, qui est une priorité. Le second sera la mobilité. Ils n'ont ni permis, ni voiture. Ils doivent passer le brevet de sécurité routière pour avoir un scooter, ce qui facilite grandement l'embauche, notamment sur des postes en 2X8. » Emploi et formation La table ronde organisée par la Direccte de l'Ain, a été animée par Jean-Eudes Bentata, son directeur adjoint. Elle a réuni de nombreux acteurs : Marie-Laure Fontanet du GEIQ industrie ; Emmanuelle Lafay, de l'entreprise Tubesca Comabi ; Olivier Euvrard, directeur de sites de l'entreprise Bouvard ; Christelle Cornet, responsable d'agence Manpower ; Hélène Guérin, chargée d'insertion Bousol, et Valérie Chevallon, directrice de la Fédération interprofessionnelle du bois de l'Ain. « C'est le savoir-faire qui prime » L'entreprise Bouvard narre son expérience réussie en matière d'intégration de personnes réfugiées. L'entreprise emblématique Biscuits Bouvard (Ceyzériat, 1 600 personnes, 14 usines dans le monde), en pleine croissance, rencontre des problématiques de recrutement sur différents profils, notamment en production et en maintenance. « À travers le développement à l'international de l'entreprise, nous avons su utiliser la richesse des compétences et des cultures. Nous voulons faire la même chose au niveau local, mais à l'inverse, en accueillant des réfugiés sur notre bassin et notre outil de production, explique Olivier Euvrard, directeur de site de l'entreprise Bouvard, accompagné du DRH. La langue est un prérequis indispensable. En outre, l'usine fonctionne en 3X8. Et il n'y a pas vraiment de transports en commun à proximité. Entre les contraintes administratives inhérentes à ce type de personnels, les associations dédiées... Ce n'était pas évident de s'y retrouver. Au final, ce qui prime, c'est le savoir-être. Pour le reste, nous assurons la partie formation. » Et l'entreprise de citer l'exemple du parcours réussi de Shakkeel, particulièrement motivé à trouver un emploi. « Les associations dédiées ont pu nous accompagner : ces référents connaissent le parcours de ces personnes et les étapes qu'elles traversent. Shakkeel a suivi une intégration civique et une formation au français, de juillet à novembre dernier. On l'a rencontré régulièrement, pour s'assurer qu'il reste motivé, assidu, et qu'il puisse régler les problématiques logistiques : s'inscrire chez Manpower, passer des tests, ouvrir un compte en banque, etc. Ce qui peut nous paraître normal, est compliqué pour ces personnes. »Aujourd'hui, Shakkeel a terminé sa formation et intégré l'entreprise. Il veut dorénavant demander la nationalité française. « Accompagner ce type de parcours prend du temps, ne serait-ce que le développement de l'autonomie, via la maîtrise de la langue et le moyen de locomotion. » Mais au final, le résultat est à la hauteur des attentes et des espérances, tant pour les entreprises que pour les personnes concernées.   Le bois aussi « La difficulté de recrutement est la problématique n° 1 des entreprises de la filière, tous niveaux confondus, décrit Valérie Chevallon, de Fibois 01, l'interpro de la filière bois de l'Ain. Depuis 2017, nous avons contribué à la mise en place de formations pour adultes en reconversion. Parallèlement à cela, nous tâchons de communiquer davantage sur nos métiers qui souffrent globalement d'un déficit d'image. Aujourd'hui, nous sommes impliqués dans un projet sur notre territoire du Haut-Bugey. Le recours à des primo-arrivants ou réfugiés est identifié comme une piste, dans une étude notamment pilotée par la Direccte. Une action expérimentale devrait se déployer sur le premier semestre 2020 : on proposerait une formation "français langue étrangère" de 300 heures, assortie du vocabulaire technique, et 90 heures d'immersion, qui viendraient consolider les compétences linguistiques des apprenants, afin de valider leur parcours professionnel. » Et ainsi, favoriser leur accès à l'emploi. Par Myriam Denis
  • [Outil] J'APPrends, une nouvelle application pour les apprenant.e.s peu scolarisé.e.s
    5 décembre 2019
    Beaucoup d'adultes migrant.e.s se trouvent à leur arrivée en France dans le double besoin d'apprendre à communiquer en français et d'acquérir la maîtrise des compétences clés (se repérer dans l'espace, le temps, calculer, savoir utiliser les outils numériques...). Un parcours d'apprentissage long est donc nécessaire pour accéder à un niveau d'autonomie et être à l'aise dans la vie sociale et professionnelle en France. Au cours de ces dernières années d'enseignement auprès de publics migrants, nous avons fait un double constat : ces (futur.e.s) apprenant.e.s utilisent leur smartphone avec beaucoup d'habileté et de plaisir ; les formateurs.rices professionnel.le.s et bénévoles qui les accompagnent dans ce parcours ont besoin de ressources adaptées et complémentaires aux formations. Nous avons donc imaginé J'APPrends, une appli d'apprentissage ...
  • Incubateur Montreuil
    14 novembre 2019
  • ARTEM : Former les migrants et les locaux à l'interculturalité
    14 novembre 2019
    ARTEM, projet Erasmus Plus coordonné par Pistes-Solidaires (France) vise à mieux faire se rencontrer les communautés locales et les personnes réfugiées et demandeurs d'asile, nouvellement arrivés. L'insertion des migrants au niveau local repose sur un processus dynamique et réciproque : se comprendre mutuellement n'est pas qu'une question de langue mais aussi de codes culturels auxquels il faut prêter attention pour que l'accueil et l'insertion se passent bien.La première étape du projet ARTEM a logiquement consisté en une recherche documentaire un inventaire de pratiques, d'outils et méthodes existantes utilisés pour former les professionnels/bénévoles et les migrants aux aptitudes et compétences interculturelles. La question était simplement de voir ce qui existait dans le domaine, en France comme en Europe et comment, le cas échéant, cela était mis en place et participait à l'accueil et donc à une insertion de qualité.Lors de la deuxième phase, des focus groups ou groupes de réflexion ont été mis en place dans chaque pays partenaire. Plusieurs groupes ont été animés, des groupes de migrants d'un côté, des groupes de personnes en charge de leur accueil de l'autre, que ce soit professionnellement ou bénévolement.Les résultats ont notamment confirmé que pour les deux groupes il existait un réel besoin d'améliorer leurs compétences interculturelles afin de mieux comprendre l'Autre, pour mieux accueillir et mieux s'intégrer à la communauté locale.Cette démarche s'est tenue dans tous les pays du projet (France, Italie, Espagne, Bulgarie, Slovénie, Autriche et Danemark) et un rapport a fait la synthèse des résultats de ces travaux et met en exergue les besoins et les attentes. Il est disponible en langue anglaise à l'adresse suivante : https://epale.ec.europa.eu/sites/default/files/artem_io1_focus_groups.pdfL'étape suivante du projet a eu lieu du 9 au 15 Septembre 2019. Pistes-Solidaires a accueilli ses partenaires européens pour deux formations :Une formation pour les migrantsUne formation pour les personnels en charge de l'accueil de ces derniers.Il n'a pas été facile de rassembler le premier groupe cible de cette formation, mais la mission a été accomplie avec des participants afghan, irakien, congolais, kenyan, serbe qui ont été accompagnés par chaque partenaire durant cette semaine.Ensemble, nous avons travaillé le story mapping, nous avons testé les activités prévues dans la formation avec comme objectif que chacun des participants puisse réemployer les méthodes à son retour, dans son contexte.Le second groupe quant à lui, a travaillé en écho sur les contenus de la formation qui lui était plus spécifiquement dédiée, là encore avec pour objectif que les techniques et animations testées, que les sujets abordés (présents dans le guide) puissent être appropriés et réutilisés dans le contexte de chacun, à son retour.Mission accomplie ! Les évaluations de cette/ces formation(s) indiquent clairement le caractère riche en développement de connaissances/compétences et la capacité de chacun à pouvoir réemployer les contenus de la formation au niveau local. Mention spéciale au story mapping, une activité exigeante d'introspection qui a rempli et même dépassé les attentes.La prochaine étape d'ARTEM est donc là : l'adaptation et le test au niveau local. Car bien évidemment si les contenus sont bons, la formation nécessaire, le cadre de cette formation doit s'adapter aux différents contextes. Doit-on faire les formations en continu ou en discontinu. Quelle taille de groupe, quelle fréquence des sessions si en discontinu, quel cadre, quelle durée pour chaque session, quels besoins en termes de matériel, etc...A suivre !Auteur : Mathieu Decq
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