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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation > Accueillir des publics spécifiques > Publics étrangers

Accueillir et accompagner les personnes étrangères


La question de l’accueil des personnes venues des quatre coins du monde interroge notre système d'orientation tout au long de la vie : quelles structures d’accueil ? Quelles voies d’insertion possibles ?  Et dans quelles conditions ?

La sémantique, la législation, les différentes  politiques définissent l’encadrement de situations variées.  
Les contenus ci-dessous tentent d’apporter un éclairage sur une thématique qui nécessite des prises en charge adaptées.

Migrant, réfugié, demandeur d'asile, apatride : quelques définitions

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  • Un migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne née dans un pays et qui vit dans un autre pays pour une durée supérieure à un an, quelles qu’en soient les raisons. C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés, mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays, par exemple.
     
  • Un réfugié est une personne à qui un pays d'accueil accorde une protection en raison des risques de persécution qu'elle encourt dans son pays d'origine du fait de son appartenance à un groupe social ou ethnique, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques et ce en application de la convention de 1951 relative au statut des réfugiés. 
     
  • Un demandeur d'asile est une personne ayant fui son pays parce qu'elle y a subi des persécutions ou craint d'en subir. Sa demande de statut de réfugié n'a pas encore fait l'objet d'une décision définitive.
     
  • Un apatride est une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. Vidéo explicative ci-dessous produite par la UNHCR
L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) statue sur les demandes d'asile et d'apatridie. Guide des procédures à l'OFPRA 

 

Mineurs Non Accompagnés

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  • Un mineur est considéré comme non accompagné lorsqu'aucune personne majeure n'en est responsable légalement sur le territoire national ou ne le prend effectivement en charge et ne montre sa volonté de se voir durablement confier l'enfant, notamment en saisissant le juge compétent. Article 1 de l'arrêté du 17 novembre 2016 relatif aux modalités de l'évaluation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille. 
    Les Mineurs Non Accompagnés relèvent de la protection de l'enfance.

  • 17 022 personnes déclarées mineures non accompagnées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018 ont été portées à la connaissance de la cellule de la Mision Mineurs Non Accompagnés. La cellule nationale ne comptabilise que les personnes dont la minorité et l'isolement familial ont été reconnus sur décision de l'autorité judiciaire. Les situations des personnes en cours d'évaluation ne sont pas prises en compte dans le calcul des effectifs. Après l'augmentation record de 85% en 2017, l'accroissement pour l'année 2018 est de 14%. (Source : rapport annuel d'activité 2018 Mission Mineurs Non Accompagnés)

En savoir plus

Accueil et parcours d'intégration

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Le contrat d’intégration républicaine

Depuis la  loi du 7 mars 2016, chaque étranger souhaitant s’installer durablement sur le territoire français peut bénéficier d’un « contrat  d’intégration républicaine ».
Ce contrat a été renforcé avec des formations doublées et un nouveau volet emploi à partir du 1er mars 2019.
 
Téléchargez l'infographie 

Formations
 
 
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Structures relais

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Associations, structures d'accueil...


Différentes structures peuvent aider aux démarches administratives, conseiller pour une formation ou un projet professionnel, etc. 
Voici une sélection, non exhaustive, de ce type de structures :

  • Centres d'accueil de demandeurs d'asile - CADA offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.
  • La Cimade, accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et se mobilise pour témoigner. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Cimade propose : 
    • Des permanences juridiques.
    • Des ateliers socio-linguistiques.
  • Entraide Pierre Valdo. L’Association Entraide Pierre Valdo gère depuis plus de 40 ans de nombreux établissements et activités dans le champ de l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle :
    • À destination du public migrant, demandeur d’asile et bénéficiaire de la protection internationale.
    • En faveur de l’inclusion, du logement et de l’hébergement des personnes défavorisées.
    • Au bénéfice de l’enfance (loisirs et protection de l’enfance).
  •  Forum réfugiés - Cosi. Association qui a des missions auprès des demandeurs d'asile (premier accueil, hébergement, présence d'un tiers à l'OFPRA), des réfugiés (programmes d'intégration, programme de réinstallation, hébergement) et des mineurs non accompagnés (mise à l'abri et évaluation, accompagnement dans la demande d'asile). Les actions de Forum Réfugiés comprennent également :
    • L'accompagnement juridique en centre de rétention adminitrative. 
    • Un service formation et documentation. 
    • Un centre de santé qui vient en aide aux personnes exilées en souffrance psychique et aux victimes de violences intentionnelles et de torture. 
    • Le playdoyer et la sensibilisation. 
  • France terre d'asile. Gère de nombreux centres d'accueil pour demandeurs d'asile et réfugiés. Les demandeurs d'asile y sont hébergés et bénéficient d’un accompagnement social, juridique et administratif. Elle assure également :
    • L'accueil et d'orientation auprès des mineurs non accompagnés.
    • Des formations sur les thèmes du droit d’asile en France et en Europe, de l’accompagnement psychologique et social des demandeurs d’asile et des réfugiés et de l’insertion professionnelle des réfugiés. France terre d'asile propose également un MOOC "Ensemble en France" pour les étrangers sur les valeurs et principes républicains. Une cinquantaine de vidéos sont traduites en 7 langues.
    • La conduite de projets d’insertion professionnelle des réfugiés et migrants.
    • Une aide à l'exercice des droits des personnes placées en centre de rétention administrative.
       
  • InfoMIE, Centre de ressources en ligne sur les mineurs isolés étrangers. Propose :
    • Une plateforme et un centre de ressources en ligne.
    • Une Lettre InfoMIE avec les actualités sur la thématique des mineurs non accompagnés.
    • De favoriser la création des liens entre acteurs et experts dans le domaine des mineurs non accompagnés, mutualiser les expériences professionnelles et élaborer un guide de bonnes pratiques...
    • Une liste de diffusion et de discussion.
       
  • Solidarités nouvelles face au chômage accompagne des chercheurs d’emploi grâce à un réseau de bénévoles.
     
  • SINGA est une association qui propose de contribuer à la création d’une économie de l’asile dans laquelle les nouveaux arrivants contribuent à l’économie, à l’innovation et au lien social. Elle accompagne les entrepreneurs réfugiés depuis 2013.
     
  • HOPE Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi. Il s'agit d'un programme destiné aux réfugiés. 
     
  • En lien avec HOPE, l'Opcommerce lance le programme AIRE : Accompagnement Insertion Réfugiés Emploi
     
  • CeCler propose PIETRA , la plateforme d'intermédiation professionnelle, destinées à accompagner les réfugiés et les entreprises du territoire puydômois.

Reconnaissance des diplômes et de l'expérience professionnelle

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Reconnaissance de diplômes 



ENIC-NARIC France est le centre français d'information sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes.
Il établit des attestations pour les diplômes, les études et les formations obtenus à l'étranger.
Le coût de l'attestation est de 70 €.
Pour en savoir plus :
Téléchargez l'infographie  

Exercice d’une profession en France 

Le centre ENIC-NARIC France informe sur les procédures à suivre pour exercer une profession réglementée et oriente, si besoin, vers les autorités qui autorisent l’exercice de la profession visée.
Pour en savoir plus : l'Annuaire des professions règlementées

VAE 

Toute personne, quel que soit son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE.
Pour en savoir plus : Le portail de la VAE
Le centre ENIC-NARIC France délivre également des attestations de reconnaissance d’études ou de formation à l’étranger.
 
 
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Veille

Approfondir le sujet :

Le fil de veille :

  • Entreprises et réfugiés en adéquation
    5 décembre 2019
    « Les réfugiés : quelles opportunités pour les entreprises ? » Cette question, loin d'être purement rhétorique, a été abordée lors d'une table ronde organisée par la Direccte, mercredi 27 novembre, à la préfecture de l'Ain. Le prisme retenu était le suivant : eu égard aux difficultés récurrentes de recrutement sur le département, comment changer de paradigme et se tourner vers d'autres solutions ? Quelles expériences d'insertion en entreprise et d'accompagnement au recrutement, vis-à-vis d'un public de réfugiés, ont pu connaître les entreprises locales ? « Les entreprises qui intègrent le GEIQ industrie, le font généralement parce qu'elles sont à la recherche de main-d'oeuvre qualifiée, dans des métiers en tension, sans trouver les personnes adéquates pour les postes proposés, commente Marie-Laure Fontanet, du GEIQ industrie de l'Ain. Elles sont prêtes à investir sur les parcours de formation, pour, à terme, pouvoir garder les personnes formées. » Les besoins principalement exprimés concernent des postes de soudage, chaudronnerie, équipier autonome de production, ou maintenance. Le GEIQ collabore régulièrement avec les structures d'insertion par l'activité économique. Ainsi, lesdites structures d'insertion ont pu proposer au GEIQ huit personnes, en deux ans, ayant le statut de réfugiés. « Ces personnes, au-delà de la barrière de la langue, avaient les attendus essentiels des entreprises : les savoir-être. Il a fallu lever le frein linguistique et bien sûr, les former. Aujourd'hui, plusieurs personnes réfugiées ont d'ores et déjà intégré durablement les entreprises. Elles ont reçu des cours de français en plus de la formation technique dans leur contrat de professionnalisation. On ne peut faire ni généralisation ni statistiques, mais les gens reçus ont montré leur ténacité, leur investissement sans faille, pendant toute la durée du parcours. Nous travaillons surtout avec l'AFPMA, organisme de formation pour les métiers de l'industrie, et les retours ont démontré des gens polis, respectueux, investis, motivés, qui ont progressé. » Pérennité des postes L'entreprise Tubesca Comabi a fait ce choix de recrutement. Cette société de 350 salariés, installée à Trévoux, fabrique des échelles et autres échafaudages. Confrontée à une pénurie de soudeurs, elle s'est d'abord orientée vers la formation de personnes en reconversion professionnelle. « Nous nous sommes alors aperçus que nos salariés en interne, étaient prêts à s'investir dans la transmission des savoirs », note Emmanuelle Lafay, responsable des ressources humaines de l'entreprise. À la différence de l'intérim, les gens restent dans l'entreprise via ce processus. L'entreprise s'est ensuite mise en relation avec le GEIQ qui lui propose des personnes réfugiées. Après validation de la direction, des managers de l'usine et l'adhésion des salariés, la société a accueilli quatre réfugiés. « Nous avons la chance, sur notre site de Trévoux, d'avoir des gens prêts à intégrer la diversité sous toutes ses formes. » Au final, la société a embauché deux personnes en CDI. « Ils ont obtenu leur diplôme brillamment. Au démarrage, ils étaient dans un foyer assez éloigné, ça leur prenait énormément de temps pour venir travailler. Il a fallu les aider pour le logement, pour l'obtention d'un vélo, scooter ou le brevet de sécurité routière pour se déplacer... Ce n'est pas évident pour une entreprise de faire tout ça : heureusement que des partenaires existent comme le GEIQ pour s'occuper de ces sujets. » Et Marie-Laure Fontanet, du GEIQ industrie, de renchérir : « Au-delà de la difficulté de la langue, ces personnes n'ont pas les codes, ni de la société, ni de l'entreprise. L'une des personnes a eu un arrêt maladie, mais ne l'a jamais déposé à l'entreprise. Donc nécessairement, il a perdu son emploi. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Il nous a expliqué ne pas pouvoir "être payé à ne rien faire". » Parcours du combattant Le département de l'Ain est un territoire très industriel, les entreprises recrutent et nous rencontrons des difficultés à pourvoir à tous les postes, ajoute Christelle Cornet, responsable d'agence Manpower de Bourg. « À l'origine, nous n'avions pas forcément pensé au public réfugié, concède-t-elle. Il y a un peu plus d'un an, nous nous sommes rapprochés d'Alfa3A, qui nous a présenté des dispositifs d'accompagnement. En décembre 2018, Manpower a signé un partenariat avec les intervenants d'Alfa3A, pour pouvoir accompagner professionnellement ce type de public. Nous intervenons également avec la Mission locale. Je suis particulièrement deux personnes depuis octobre. Nous avons procédé à plusieurs rendez-vous en entreprise, avec deux jeunes formidables que l'on va parvenir à positionner. Je ne brosserai pas un tableau idyllique, c'est compliqué. Il s'agit d'un parcours du combattant, avec plusieurs points délicats : l'impératif de la langue, qui est une priorité. Le second sera la mobilité. Ils n'ont ni permis, ni voiture. Ils doivent passer le brevet de sécurité routière pour avoir un scooter, ce qui facilite grandement l'embauche, notamment sur des postes en 2X8. » Emploi et formation La table ronde organisée par la Direccte de l'Ain, a été animée par Jean-Eudes Bentata, son directeur adjoint. Elle a réuni de nombreux acteurs : Marie-Laure Fontanet du GEIQ industrie ; Emmanuelle Lafay, de l'entreprise Tubesca Comabi ; Olivier Euvrard, directeur de sites de l'entreprise Bouvard ; Christelle Cornet, responsable d'agence Manpower ; Hélène Guérin, chargée d'insertion Bousol, et Valérie Chevallon, directrice de la Fédération interprofessionnelle du bois de l'Ain. « C'est le savoir-faire qui prime » L'entreprise Bouvard narre son expérience réussie en matière d'intégration de personnes réfugiées. L'entreprise emblématique Biscuits Bouvard (Ceyzériat, 1 600 personnes, 14 usines dans le monde), en pleine croissance, rencontre des problématiques de recrutement sur différents profils, notamment en production et en maintenance. « À travers le développement à l'international de l'entreprise, nous avons su utiliser la richesse des compétences et des cultures. Nous voulons faire la même chose au niveau local, mais à l'inverse, en accueillant des réfugiés sur notre bassin et notre outil de production, explique Olivier Euvrard, directeur de site de l'entreprise Bouvard, accompagné du DRH. La langue est un prérequis indispensable. En outre, l'usine fonctionne en 3X8. Et il n'y a pas vraiment de transports en commun à proximité. Entre les contraintes administratives inhérentes à ce type de personnels, les associations dédiées... Ce n'était pas évident de s'y retrouver. Au final, ce qui prime, c'est le savoir-être. Pour le reste, nous assurons la partie formation. » Et l'entreprise de citer l'exemple du parcours réussi de Shakkeel, particulièrement motivé à trouver un emploi. « Les associations dédiées ont pu nous accompagner : ces référents connaissent le parcours de ces personnes et les étapes qu'elles traversent. Shakkeel a suivi une intégration civique et une formation au français, de juillet à novembre dernier. On l'a rencontré régulièrement, pour s'assurer qu'il reste motivé, assidu, et qu'il puisse régler les problématiques logistiques : s'inscrire chez Manpower, passer des tests, ouvrir un compte en banque, etc. Ce qui peut nous paraître normal, est compliqué pour ces personnes. »Aujourd'hui, Shakkeel a terminé sa formation et intégré l'entreprise. Il veut dorénavant demander la nationalité française. « Accompagner ce type de parcours prend du temps, ne serait-ce que le développement de l'autonomie, via la maîtrise de la langue et le moyen de locomotion. » Mais au final, le résultat est à la hauteur des attentes et des espérances, tant pour les entreprises que pour les personnes concernées.   Le bois aussi « La difficulté de recrutement est la problématique n° 1 des entreprises de la filière, tous niveaux confondus, décrit Valérie Chevallon, de Fibois 01, l'interpro de la filière bois de l'Ain. Depuis 2017, nous avons contribué à la mise en place de formations pour adultes en reconversion. Parallèlement à cela, nous tâchons de communiquer davantage sur nos métiers qui souffrent globalement d'un déficit d'image. Aujourd'hui, nous sommes impliqués dans un projet sur notre territoire du Haut-Bugey. Le recours à des primo-arrivants ou réfugiés est identifié comme une piste, dans une étude notamment pilotée par la Direccte. Une action expérimentale devrait se déployer sur le premier semestre 2020 : on proposerait une formation "français langue étrangère" de 300 heures, assortie du vocabulaire technique, et 90 heures d'immersion, qui viendraient consolider les compétences linguistiques des apprenants, afin de valider leur parcours professionnel. » Et ainsi, favoriser leur accès à l'emploi. Par Myriam Denis
  • [Outil] J'APPrends, une nouvelle application pour les apprenant.e.s peu scolarisé.e.s
    5 décembre 2019
    Beaucoup d'adultes migrant.e.s se trouvent à leur arrivée en France dans le double besoin d'apprendre à communiquer en français et d'acquérir la maîtrise des compétences clés (se repérer dans l'espace, le temps, calculer, savoir utiliser les outils numériques...). Un parcours d'apprentissage long est donc nécessaire pour accéder à un niveau d'autonomie et être à l'aise dans la vie sociale et professionnelle en France. Au cours de ces dernières années d'enseignement auprès de publics migrants, nous avons fait un double constat : ces (futur.e.s) apprenant.e.s utilisent leur smartphone avec beaucoup d'habileté et de plaisir ; les formateurs.rices professionnel.le.s et bénévoles qui les accompagnent dans ce parcours ont besoin de ressources adaptées et complémentaires aux formations. Nous avons donc imaginé J'APPrends, une appli d'apprentissage ...
  • Incubateur Montreuil
    14 novembre 2019
  • ARTEM : Former les migrants et les locaux à l'interculturalité
    14 novembre 2019
    ARTEM, projet Erasmus Plus coordonné par Pistes-Solidaires (France) vise à mieux faire se rencontrer les communautés locales et les personnes réfugiées et demandeurs d'asile, nouvellement arrivés. L'insertion des migrants au niveau local repose sur un processus dynamique et réciproque : se comprendre mutuellement n'est pas qu'une question de langue mais aussi de codes culturels auxquels il faut prêter attention pour que l'accueil et l'insertion se passent bien.La première étape du projet ARTEM a logiquement consisté en une recherche documentaire un inventaire de pratiques, d'outils et méthodes existantes utilisés pour former les professionnels/bénévoles et les migrants aux aptitudes et compétences interculturelles. La question était simplement de voir ce qui existait dans le domaine, en France comme en Europe et comment, le cas échéant, cela était mis en place et participait à l'accueil et donc à une insertion de qualité.Lors de la deuxième phase, des focus groups ou groupes de réflexion ont été mis en place dans chaque pays partenaire. Plusieurs groupes ont été animés, des groupes de migrants d'un côté, des groupes de personnes en charge de leur accueil de l'autre, que ce soit professionnellement ou bénévolement.Les résultats ont notamment confirmé que pour les deux groupes il existait un réel besoin d'améliorer leurs compétences interculturelles afin de mieux comprendre l'Autre, pour mieux accueillir et mieux s'intégrer à la communauté locale.Cette démarche s'est tenue dans tous les pays du projet (France, Italie, Espagne, Bulgarie, Slovénie, Autriche et Danemark) et un rapport a fait la synthèse des résultats de ces travaux et met en exergue les besoins et les attentes. Il est disponible en langue anglaise à l'adresse suivante : https://epale.ec.europa.eu/sites/default/files/artem_io1_focus_groups.pdfL'étape suivante du projet a eu lieu du 9 au 15 Septembre 2019. Pistes-Solidaires a accueilli ses partenaires européens pour deux formations :Une formation pour les migrantsUne formation pour les personnels en charge de l'accueil de ces derniers.Il n'a pas été facile de rassembler le premier groupe cible de cette formation, mais la mission a été accomplie avec des participants afghan, irakien, congolais, kenyan, serbe qui ont été accompagnés par chaque partenaire durant cette semaine.Ensemble, nous avons travaillé le story mapping, nous avons testé les activités prévues dans la formation avec comme objectif que chacun des participants puisse réemployer les méthodes à son retour, dans son contexte.Le second groupe quant à lui, a travaillé en écho sur les contenus de la formation qui lui était plus spécifiquement dédiée, là encore avec pour objectif que les techniques et animations testées, que les sujets abordés (présents dans le guide) puissent être appropriés et réutilisés dans le contexte de chacun, à son retour.Mission accomplie ! Les évaluations de cette/ces formation(s) indiquent clairement le caractère riche en développement de connaissances/compétences et la capacité de chacun à pouvoir réemployer les contenus de la formation au niveau local. Mention spéciale au story mapping, une activité exigeante d'introspection qui a rempli et même dépassé les attentes.La prochaine étape d'ARTEM est donc là : l'adaptation et le test au niveau local. Car bien évidemment si les contenus sont bons, la formation nécessaire, le cadre de cette formation doit s'adapter aux différents contextes. Doit-on faire les formations en continu ou en discontinu. Quelle taille de groupe, quelle fréquence des sessions si en discontinu, quel cadre, quelle durée pour chaque session, quels besoins en termes de matériel, etc...A suivre !Auteur : Mathieu Decq
  • [Outil] Une nouvelle version de l'application « Happy FLE » est parue !
    14 novembre 2019
    Lancée il y a un an, une nouvelle version de l'application vient d'être publiée pour répondre encore plus près aux besoins des primo-arrivants, en créant un premier parcours, adapté aux personnes ayant un niveau infra-A1 ! Cette application pilotée par le programme d'intégration Accelair de Forum réfugiés-Cosi, permet de découvrir la langue française à travers des situations de tous les jours. La plateforme est disponible gratuitement sur tous les smartphones. Écrire un sms, lire un plan ou des panneaux de signalisation, comprendre une annonce dans les transports, une ordonnance médicale ou des documents administratifs, faire ses courses... L'application Happy FLE permet aux primo-arrivants, débutants en français, de découvrir les bases du français à travers des situations de tous les jours. ...
  • Un projet nantais labellisé pour accompagner l'intégration professionnelle des réfugiés
    5 novembre 2019
    Le projet Univ'R 44 est lauréat d'un appel à projets national visant à faciliter l'intégration professionnelle des réfugiés. Ce projet, coordonné par l'Université de Nantes, a été conçu en partenariat avec le Groupe SOS Solidarités, l'Association Nationale Les Entrepreneuriales (ANLE) et le centre de formation des Compagnons du Tour de France de Loire-Atlantique. Les porteurs d'Univ'R 44 bénéficieront d'une dotation de 1,2 MEUR pour déployer des actions d'accompagnement. Objectif : permettre l'insertion professionnelle de 300 réfugiés sur 3 ans. Univ'R 44 (Unis Vers, les Réfugiés de Loire-Atlantique) est lauréat de l'appel à projet "Intégration professionnelle des Réfugiés" du Plan d'investissement dans les compétences (PIC), lancé par le gouvernement fin 2018. L'objectif est de créer un dispositif d'accompagnement des réfugiés à Nantes et son agglomération, et mettre en synergie l'ensemble des acteurs socioéconomiques qui participent à leur intégration (formation, emploi, santé, social, logement, mobilités, etc.).Cet appel à projets, lancé par le ministère du Travail en octobre 2018 visait à inciter les coopérations entre les acteurs privés et publics oeuvrant à des missions d'insertion et de formation professionnelle, cible principalement les bénéficiaires d'une protection internationale, les demandeurs d'asile de plus de six mois, les apatrides, les femmes, les jeunes de moins de 25 ans, les seniors et les personnes analphabètes ou illettrées. L'Université de Nantes, le Groupe SOS Solidarités, l'Association Nationale Les Entrepreneuriales et le centre de formation des Compagnons du Tour de France de Loire-Atlantique ont monté un consortium particulièrement complémentaire, forts de leurs expériences et de leurs champs d'action respectifs. Sur les 50 dossiers déposés, Univ'R 44 fait partie des 18 projets retenus. Les porteurs d'Univ'R 44 disposent ainsi d'une dotation de 1,2MEUR pour déployer des actions d'accompagnement qui devraient permettre l'insertion professionnelle de 300 réfugiés sur 3 ans par la reconnaissance de diplômes, de qualifications, la valorisation des compétences et la formation. Favoriser l'intégration par la qualification et le travail La Loire-Atlantique est l'un des départements français qui accueille le plus de demandeurs d'asile et de bénéficiaires d'une protection internationale. En 2018, le département, et en particulier l'agglomération nantaise, a ainsi accueilli 2569 demandeurs d'asile.Face à ce constat, les partenaires d'Univ'R 44 ont construit un programme qui devrait faciliter l'intégration des personnes bénéficiaires d'une protection internationale à travers quatre univers (Univ'R) interconnectés Univ'R 360° : évaluation, bilan et orientation Univ'R Pro : construction et accompagnement du projet socioprofessionnel Univ'R Formation : formation/validation infra et post bac Univ'R Emploi : accompagnement dans l'emploi, création d'activité En tant qu'acteur de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle, l'Université de Nantes ne pouvait pas rester dans un simple rôle d'observateur face à un vrai sujet de société qui nous concerne tous. Il nous a semblé évident que nous devions construire une réponse collective, forts de nos compétences respectives, pour proposer aux réfugiés de notre territoire les clés d'une intégration professionnelle durable. Olivier Laboux, président de l'Université de Nantes Dès le mois de novembre 2019, Univ'R 44 proposera aux réfugiés des parcours « à la carte ». Évolutifs et personnalisés, ils seront construits avec l'aide des partenaires du projet. Chaque bénéficiaire aura accès à des cours de français professionnel, des formations qualifiantes/diplômantes tout au long de la vie... Leurs spécificités sociales et professionnelles seront prises en compte, leurs compétences valorisées et ils pourront être accompagnés si besoin pour créer une activité. Accompagner 100 réfugiés par an, sur des parcours individualisés et personnalisés L'objectif est d'accompagner 300 personnes sur 3 ans et d'atteindre un taux d'insertion professionnel de 80% des bénéficiaires. Cet accompagnement prend en considération la personne dans sa globalité en articulant les dimensions professionnelle, de formation et sociale (famille, logement, ressources, mobilité, etc.)
  • L'intégration des migrants par l'emploi, un chantier en construction
    24 octobre 2019
    C'est un sujet dont on parle peu et qui est pourtant majeur. Alors qu'on compte aujourd'hui plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont la moitié dans les pays à hauts revenus, chiffre qui pourrait atteindre 700 à 800 millions dans les 80 prochaines années, « l'intégration des étrangers sera l'un des sujets les plus importants du siècle avec la transition écologique », déclarait Alain Regnier, délégué interministériel à l'accueil et à l'intégration des réfugiés, lors d'un colloque dédié à cette question le 17 octobre à Paris.Regarder l'immigration en face, ça veut dire quoi ?Or, pour l'instant, la France parvient plutôt mal à relever ce défi. Selon Pierre-Antoine Molina, chef de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), qui organisait le colloque avec le Medef, le taux d'emploi des immigrés (46 % pour les étrangers présents depuis moins de 5 ans et 59,6 % pour ceux qui sont là depuis moins de dix ans) est « significativement plus faible » que celui de la population française (64,7 %). Selon l'OCDE, seuls le Mexique, la Turquie et la Belgique font moins bien.Un volet professionnel ajouté au contrat d'intégration républicainePour améliorer les choses, le gouvernement a décidé en juin 2018, à la suite du rapport Taché, d'augmenter significativement le budget intégration, avec 104 millions d'euros supplémentaires en 2019 et 2020. 60 % des crédits ont été affectés au volet professionnel.Le contrat d'intégration républicaine (CIR), que doit signer tout étranger qui s'installe durablement en France, a été revu. En particulier, la formation civique qu'il reçoit a été étoffée, ainsi que les cours de français, le plafond ayant été porté à 600 heures (au lieu de 200 heures auparavant) pour atteindre le niveau A1, le plus bas requis. A aussi été introduit un premier entretien professionnel en début de parcours, au cours duquel des formations peuvent être prescrites, et un second en fin de CIR, un an plus tard. Le contrat est réputé respecté quand les formations « ont été suivies avec assiduité et sérieux » et que l'étranger « n'a pas manifesté de rejet des valeurs essentielles de la République », rappelle le livret officiel.À Nantes, des entreprises mobilisées pour embaucher des migrantsSimple progrès formel ou vrai tremplin ? Il est encore trop tôt pour juger. Mais ce qui est sûr c'est qu'un nombre accru d'acteurs semble s'être mis en mouvement. Au Pôle emploi d'Orléans-Sud, on s'est occupé des signataires du CIR en identifiant par exemple leurs compétences par la méthode du recrutement par simulation, en leur prescrivant des formations de français professionnel et des stages d'acquisition des compétences. Avec de bons résultats, puisque selon Seytap Atakol, la directrice de l'agence, présente au colloque, « parmi les 947 signataires du CIR entre janvier et septembre 2019, on a eu un taux de retour à l'emploi de 33 % ».« Avec ce type de public, il faut rassurer les entreprises »Au niveau national, une entreprise sur deux exprimerait des besoins de recrutement en 2019, selon Pôle emploi. Alors qu'un tiers de ces intentions porte sur un poste saisonnier, la moitié de ces recrutements sont anticipés comme difficiles. Dans ce contexte, certains employeurs commencent à se tourner plus volontiers vers des candidats migrants, sans doute moins difficiles sur les conditions de salaire et de travail. En Bretagne, l'Umih, le syndicat professionnel de l'hôtellerie-restauration, a travaillé avec le Fafih, l'organisme collecteur de formation de la branche pour mettre en contact des entreprises qui ne trouvent pas de personnel et des migrants formés aux besoins de ces PME.Emploi, les discriminations bien réelles subies par les immigrés« Avec ce type de public, il faut rassurer les entreprises, qui ne veulent surtout pas d'absences », estime Mohand Hebbache, directeur régional Ile-de-France d'Humando, la filiale insertion de l'intérimaire Adecco, qui compte désormais 10 % de réfugiés sur ses 700 collaborateurs en Île-de-France. « Il faut donc très vite identifier les éventuels problèmes de santé, de logement ou de papiers et les régler très vite », ajoute-t-il.Le logement et la langue, problèmes majeursLe problème de la langue est souvent l'obstacle numéro un. Le programme Hope, développé par l'Afpa, consiste en un accompagnement intensif de huit mois, mêlant français professionnel, formation et stage et intégrant l'hébergement et la restauration. Depuis 2017, 3 000 réfugiés ont bénéficié du dispositif, avec un taux de sortie vers l'emploi de 70 %. 1 500 nouveaux stagiaires sont attendus en 2020.Le logement peut également être compliqué à gérer, notamment dans les grandes métropoles. Un certain nombre d'initiatives, dont Hope, ont pris en compte ce problème. C'est aussi le cas d'Accelair de l'association Forum réfugiés Cosi, qui accompagne pendant un à deux ans les réfugiés à la fois dans leurs démarches d'emploi et de logement. En 2018, 1 817 personnes en ont bénéficié, ce qui a abouti à 637 contrats de travail.Quant au dispositif Émile, il propose à des personnes en difficulté en Île-de-France de construire un nouveau projet de vie dans des territoires où logement et emplois dont disponibles. Il vise à intégrer 15 primo-arrivants en 2019, 25 en 2020 et 35 en 2021.La dimension culturelle, un petit plusUn certain nombre d'acteurs vont même plus loin et s'engagent dans un accompagnement encore plus global. Les Clubs régionaux d'entreprises partenaires de l'insertion (Crepi) accompagnent eux aussi des primo-arrivants dans l'objectif de les mettre en contact avec des entreprises qui embauchent. Mais au Crépi de Loire et Haute-Loire on semble attacher un soin particulier à la dimension culturelle de cette intégration. « On leur fait bien sûr visiter des entreprises et faire des stages, raconte Laurent Vinot, le responsable de ce Crepi. Mais on les emmène aussi voir des lieux de mémoire, on leur fait passer le brevet de secourisme avec la Croix-Rouge, on les incite à faire du bénévolat, on leur fait faire des revues de presse. Et l'inscription à la bibliothèque est obligatoire. »
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