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Formation, Numérique, Qualifications et compétences, Orientation

Les Français et le digital

Publiée le 14 mars 2019, l’étude Randstad menée dans 34 pays s’intéresse aux enjeux de la montée en compétences numériques pour les salariés.

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Il apparait dans cette publication que les Français sont moins techno-enthousiastes que la moyenne. 64% des Français perçoivent un impact positif du numérique contre 74% dans le monde. Les 3 pays les plus enthousiastes sont la Chine (93%), l’Inde (91%) et le Mexique (90%). Existerait-il un lien entre techno-enthousiasme et croissance économique des pays ?

Alors qu’un Français sur 3 ressent le besoin d’acquérir de nouvelles compétences numériques, 9 Français sur 10 pensent que c’est à l’employeur de le faire. Un constat amer à l’heure où la réforme de la formation professionnelle incite le salarié à devenir acteur de son parcours.

Pour plus d’informations

Date de publication
19 mars 2019

Veille

 
  • Annecy scrute l'aisance numérique de ses habitants
    17 décembre 2019
    Selon les résultats d'une enquête menée entre février et avril, 18 % des Annéciens éprouvent des difficultés à effectuer leurs démarches administratives en ligne.
  • Les badges améliorent-ils la reconnaissance des savoirs ? Thot Cursus
    12 décembre 2019
    Les formes de la reconnaissance La reconnaissance est un acte social performatif qui habilite la personne reconnue dans son pouvoir de connaître et d'agir. Cet acte formel ou informel produit des effets par sa simple énonciation, c'est pourquoi il est désigné comme performatif au sens du linguiste Austin. L'expression verbale produit un effet. Qui reconnaît? La question de qui est habilité à reconnaître est importante quant aux effets produits. L'impact est en effet différent si c'est notre ami d'enfance, un conjoint, un proche, un pair, une commission ad hoc de spécialistes, un jury aléatoire, un professeur, un enseignant, un éducateur, des auditeurs, ue assemblée votante, voire un algorithme qui reconnaît quelque chose qui vous distingue. Qu'est ce qui est reconnu? La reconnaissance qu'elle soit donnée ou attendue s'attache à une qualité, un savoir-faire, une compétence, un tour de main, une connaissance, une aptitude, une capacité, un savoir, une expérience, une contribution, un résultat ou un potentiel qui se distingue du commun. Comment reconnaître ? Il existe une variété de façon d'obtenir une reconnaissance selon les activités humaines: l'assiduité à des pratiques et l'accumulation de preuves au quotidien, la confrontation à un référentiel, une norme d'usage prise en référence, la production de travaux de traces qui marque un apprentissage (devoir, projet, réponse à des QCM, passage d'épreuves pratiques ou théoriques), la réponse aux questions d'un jury à l'occasion d'une soutenance orale ou de l'argumentation d'un mémoire ou d'une note de synthèse, la recherche et l'expression de preuves, la recommandation d'un ou plusieurs professionnels proches de celui à reconnaître, être observé en action, voir des résultats connus, une enquête sur les activités effectuées. Quels sont les effets de la reconnaissance? Les effets de la reconnaissance attestent un accroissement de connaissances et de maîtrise ou des résultats probants dans un art, une discipline ou une activité humaine. Dans un processus de recrutement, ils rassurent un employeur pour l'attribution d'un poste. Ils justifient une augmentation de salaire. Ils permettent d'augmenter l'estime et la confiance en soi, ou le sentiment d'efficacité personnelle. Repéré depuis https://cursus.edu/articles/41537/les-badges-ameliorent-ils-la-reconnaissance-des-savoirs L'article Les badges améliorent-ils la reconnaissance des savoirs ? Thot Cursus est apparu en premier sur La Digital Learning Academy.
  • Baromètre du numérique 2019 : enquête sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française Blog du modérateur
    12 décembre 2019
    L'Arcep, le Conseil général de l'économie (CGE) et l'Agence du Numérique publient les résultats du « Baromètre du numérique ». Cette enquête annuelle sur la diffusion des outils numériques dresse un panoram précis des usages et de leurs évolutions. L'étude est complète, elle tient en 250 pages, riches en contenus. Elle porte sur un échantillon représentatif de 2259 personnes de 12 ans et plus, interrogées en face-à-face. Voici les principaux enseignements de l'enquête. Le smartphone s'impose Peu de liberté de choix Une menace pour l'environnement Le numérique pour s'informer Le numérique pour trouver des amis Pour retrouver tous les chiffres de cette étude, rendez-vous sur cette page.  Repéré depuis https://www.blogdumoderateur.com/barometre-numerique-2019/ L'article Baromètre du numérique 2019 : enquête sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française Blog du modérateur est apparu en premier sur La Digital Learning Academy.
  • [Outil] J'APPrends, une nouvelle application pour les apprenant.e.s peu scolarisé.e.s
    5 décembre 2019
    Beaucoup d'adultes migrant.e.s se trouvent à leur arrivée en France dans le double besoin d'apprendre à communiquer en français et d'acquérir la maîtrise des compétences clés (se repérer dans l'espace, le temps, calculer, savoir utiliser les outils numériques...). Un parcours d'apprentissage long est donc nécessaire pour accéder à un niveau d'autonomie et être à l'aise dans la vie sociale et professionnelle en France. Au cours de ces dernières années d'enseignement auprès de publics migrants, nous avons fait un double constat : ces (futur.e.s) apprenant.e.s utilisent leur smartphone avec beaucoup d'habileté et de plaisir ; les formateurs.rices professionnel.le.s et bénévoles qui les accompagnent dans ce parcours ont besoin de ressources adaptées et complémentaires aux formations. Nous avons donc imaginé J'APPrends, une appli d'apprentissage ...
  • « Les étudiants en sciences manquent d'outils pour penser l'impact des technologies »
    20 novembre 2019
    Rahaf Harfoush, anthropologue du numérique, participe à la chaire « Good in Tech », lancée début septembre par l'Institut Mines-Telecom Business School et Sciences Po. Ce projet de recherche vise à repenser l'innovation et la technologie comme « moteurs d'un monde meilleur, pour et par l'humain ». Vous commencez souvent vos conférences par l'histoire de deux amis ingénieurs, Roman et Eugenia. Lorsque Roman meurt dans un accident de voiture, Eugenia, spécialiste de l'intelligence artificielle, rassemble toutes ses traces numériques e-mails, sms, etc. et crée un algorithme pour les transformer en « chatbots ». Qu'est-ce que cela illustre ? D'abord, ceci est une histoire vraie. Aux Etats-Unis, certaines entreprises proposent aux familles de conserver l'identité numérique de leurs proches après leur mort avec diverses applications possibles, comme la création de chatbots (robots conversationnels). J'utilise l'exemple de Roman et Eugenia car la mort est un moment émotionnel incontournable dans une vie humaine et cela attire immédiatement l'attention de mon auditoire. Evoquer ce moment émotionnel me permet de questionner le lien que nous avons avec la technologie. Cet exemple illustre de façon extrême comment celle-ci influence notre façon de porter le deuil, et comment elle a influencé tous les autres domaines de nos vies : notre façon de manger, d'aimer ou de voter. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Replika, le double d'un défunt dans une appli mobile Quel regard portez-vous sur la formation de ceux qui conçoivent ces technologies ? De manière générale, je trouve que les étudiants en sciences ont des compétences techniques de haut niveau, mais qu'ils manquent d'outils issus des sciences humaines ou sociales anthropologie, sociologie, psychologie, philosophie pour réfléchir à la technologie et à son impact. Quelle société veut-on créer ? C'est la première question qu'il faudrait se poser avant de se demander ce qu'il est possible de créer techniquement, et quels marchés peuvent en découler. Comment définit-on l'innovation ? Doit-elle être durable, inclusive, éthique ? Vous prenez l'exemple du filtre « couronne de fleurs » de Snapchat [un filtre qui embellit le visage sur un selfie]... Ce filtre, très apprécié par les jeunes, semble parfaitement inoffensif, mais il est en fait le révélateur d'une vision « biaisée » de la beauté. En réalité, quand vous appliquez ce filtre à votre selfie, la photo en ressort transformée : la peau est plus blanche, le menton plus fin, les yeux plus grands, les pommettes plus hautes. En somme, c'est un algorithme qui code une vision de la beauté « caucasienne ». Quel est l'impact de ce filtre sur l'estime de soi, comment modifie-t-il l'image de soi ? Ce sont des questions qui n'ont pas été posées avant sa conception. Autre exemple : le filtre « journée de la femme », qui utilise le visage de Marie Curie, la célèbre physicienne et chimiste. Ce que l'utilisateur de Snapchat retient de ce visage, c'est son maquillage des yeux très accentué. Qu'est-ce que cela dit de la vision de la femme ? De la femme scientifique ? Voilà le genre de questions qui devraient avoir leur place dans les écoles d'ingénieurs. Article réservé à nos abonnés Lire aussi La vie privée serait-elle une parenthèse dans l'histoire de l'humanité ? Vous montrez ainsi à vos étudiants que, derrière chaque technologie, il y a une certaine vision de la société... Je leur rappelle souvent que la technologie n'est pas une abstraction. Derrière ces grandes entreprises de la tech comme Facebook, Google, Twitter, Amazon, il y a des hommes, des femmes le plus souvent des hommes d'ailleurs qui ont des opinions et donc des biais. Facebook veut « connecter » chaque personne dans le monde. Mais quel est le sens de ce projet ? Sommes-nous obligés d'être en accord avec cette vision ? L'anthropologue britannique Robin Dunbar, dans les années 90, rappelait que le cerveau humain pouvait gérer environ 150 « relations ». Aujourd'hui, nous sommes connectés à des milliers d'amis virtuels, de contacts professionnels, ou de simples connaissances. Des relations qui se seraient naturellement éteintes sont prolongées dans la vie numérique. Avons-nous besoin d'être connectés à nos amis d'enfance à qui nous ne parlons plus ? Ou à quelqu'un avec qui nous avons été en contact lors d'une conférence il y a six ans ? Tout cela a un impact sur la « bande passante » de notre attention, et questionne notre rapport à l'innovation. Nous baignons aujourd'hui dans l'abondance de données générées par des applications. Quelles en sont les conséquences pour vous, en tant qu'enseignante ? Notre smartphone a été conçu pour que nous soyons tentés de l'utiliser en permanence. Je vois parfois celui de mes étudiants s'allumer toutes les trente secondes : des notifications s'affichent, suscitant l'envie de les regarder. Comment peut-on réfléchir, notamment dans le cadre de ses études, quand on est interrompu toutes les trente secondes par une sollicitation ? C'est l'économie de l'attention, celle qui vous transforme en produit. Je leur rappelle que, si nous utilisons un service qui est gratuit, cela signifie que l'entreprise gagne de l'argent autrement, souvent en vendant nos données. Mes étudiants ont du mal à se concentrer. Certains en ont conscience. Ils me disent : « Madame, je n'arrive pas à lire en entier le chapitre de ce livre » ou « Je n'arrive pas à écrire une réponse construite. » Cela me rend inquiète pour cette génération. Ce n'est certainement pas un manque d'intelligence, mais c'est un stress, et le stress est un signe de difficulté. Pour m'adapter à eux, j'ai dû ajouter du temps pour enseigner la gestion de cette nouvelle réalité numérique. L'autre effet négatif de ce dérangement permanent, c'est l'impact sur la créativité. Les études récentes montrent que pour être créatif il faut être attentif. Marine Miller Contribuer
  • VIDEO. Quand le numérique handicape : qu'est-ce que l'illectronisme, qui toucherait 23% des Français ?
    4 octobre 2019
    "Nous nous accordons tous pour dire que le numérique est une chance pour tous. Mais comment permettre à chacun de saisir cette chance ?" C'est la question posée par Béatrice Piron, député LREM des Yvelines, jeudi 3 octobre, lors d'un colloque sur l'illectronisme, qui a eu lieu à l'Assemblée nationale.Mais qu'est-ce que l'illectronisme ? Il s'agit de "la difficulté que les gens ont à maîtriser les outils numériques et particulièrement, bien sûr, les sites internet", a expliqué à franceinfo Philippe Marchal, président du syndicat de la presse sociale. Selon une enquête CSA* (à télécharger en PDF) initiée par ce syndicat, l'illectronisme concerne 23% de la population française. Ce chiffre prend en compte les Français qui n'ont pas de connexion chez eux ou qui ne l'utilisent pas. "C'est quand même très considérable", commente Philippe Marchal.Les personnes âgées sont un peu plus concernées par ce problème que l'ensemble de la population. Mais Philippe Marchal fait part de sa surprise lorsque les résultats de l'étude ont montré que l'illectronisme touchait "toutes les couches de la société". "Des hommes comme des femmes, des gens qui habitent à la campagne comme ceux qui habitent en ville, des gens qui avaient fait des études comme ceux qui en avaient fait beaucoup moins", détaille-t-il.L'illectronisme va devenir un problème encore plus important dans les années à venir car l'Etat compte rendre numérique les démarches administratives, que cela soit pour obtenir la carte grise d'une voiture,ou encore prendre rendez-vous avec un conseiller Pôle emploi. De nombreux stages sont proposés aux personnes qui souffrent d'illectronisme pour les familiariser avec l'univers informatique et le numérique.Un début de solution qui ne va pas permettre de les mettre à niveau rapidement, selon Philippe Marchal. Pour lui, il faut prendre le problème dans l'autre sens. Ce sont les sites administratifs qui doivent se mettre à niveau, en se simplifiant, en se clarifiant. Philippe Marchal critique en effet des architectures et arborescences difficilement compréhensibles, même pour des personnes aguerries.*L'étude a été menée sur un échantillon de 1 011 Français représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.A lire aussiSujets associés
  • Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique
    29 août 2019
    Télécharger le rapport les bénéfices d'une meilleure autonomie numériqueTélécharger le dossier de présentation Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Ce rapport cherche à identifier et quantifier les bénéfices d'une amélioration de la maîtrise des outils numériques par la part de la population française qui ne les utilise pas dans la vie courante. Il ne quantifie que les bénéfices d'une plus grande autonomie numérique et non les coûts de mise en oeuvre d'une stratégie visant cet objectif. On se concentre ici sur les effets nets en tenant compte du fait qu'une partie seulement des individus initiés à un usage de base du numérique déciderait in fine de s'en servir dans la vie courante. Il ne s'agit pas de mesurer les bénéfices d'une formation poussée au numérique, ni les conséquences des changements majeurs des usages et des méthodes dans l'entreprise, à l'école ou dans les autres lieux de socialisation. On se concentre sur la mesure des effets d'un accompagnement aux usages les plus simples d'internet en laissant à d'autres travaux les enjeux liés aux mutations de la société que l'intelligence artificielle, l'internet des objets, les données de masse, l'industrie 4.0 pourraient entraîner. Dans un monde où l'interface numérique devient de plus en plus fréquente pour les opérations les plus simples de la vie courante, l'absence de maîtrise de ce moyen de communication peut entraîner un risque d'exclusion pour les populations concernées. Les personnes éloignées du numérique forment deux catégories principales : les « non-internautes », qui ne se connectent jamais à internet, et les internautes qualifiés de « distants », dont les compétences numériques sont faibles au point de ne pouvoir réaliser certaines opérations simples. Ainsi, les internautes distants ne sont que très rarement à même d'exploiter les potentialités d'internet dans leurs démarches administratives en ligne, les achats en ligne, ou encore le développement de leur réseau social personnel via les outils numériques. Au total, les personnes éloignées du numérique représentent 28 % de la population française des plus de 18 ans, soit de l'ordre de 14 millions de personnes. ll existe, sans surprise, une corrélation importante entre l'âge, d'une part, la catégorie socioprofessionnelle, d'autre part, et le manque d'autonomie numérique : plus les individus sont âgés, moins ils utilisent ou maîtrisent internet. Par ailleurs les ouvriers, personnes sans activité professionnelle et retraités, ou encore les individus les moins diplômés et aux revenus les plus faibles sont surreprésentés parmi les personnes éloignées du numérique. Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique relèvent principalement de quatre grands domaines. Pour chacun de ces domaines, l'étude cherche à donner une estimation des bénéfices à attendre en identifiant les paramètres clés du calcul dans la littérature économique. Sont présentés ici les résultats quantitatifs pour chacun des grands domaines en supposant le déploiement d'une stratégie d'inclusion numérique visant à accompagner un tiers de la population cible sur dix ans. Comme chaque individu n'est pas concerné par l'ensemble des quatre domaines, la population cible est définie de manière spécifique pour chacun d'entre eux. Le détail des calculs utilisés pour la définition des populations cibles et des bénéfices attachés à chacun des domaines est donné dans le corps du rapport ainsi que les références des études ayant permis d'identifier les paramètres clés. Le premier domaine est celui de l'économie numérique, qui inclut les achats en ligne et l'économie collaborative. Le développement des capacités d'achat en ligne d'un tiers de la population cible pourrait générer des gains de pouvoir d'achat de l'ordre de 60 millions d'euros annuels. Le développement de l'usage des plateformes d'économie collaborative pourrait générer, pour sa part, des gains annuels de pouvoir d'achat de l'ordre de 390 millions d'euros annuels si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique. Le deuxième domaine est celui de l'emploi et de la formation. Les études disponibles indiquent que l'usage d'internet exerce un impact positif sur la réussite scolaire, même en corrigeant des biais liés à l'origine économique et sociale des élèves. Une politique d'inclusion numérique des lycéens et étudiants pourrait ainsi, à terme, sensiblement élever le niveau global de qualification de la population française. Dans le cadre d'un plan de formation et d'accompagnement aux usages numériques sur dix ans d'un tiers de la population cible, soit 300 000 élèves, on estime qu'un peu plus de 20 000 élèves pourraient mettre à profit ces compétences au point d'améliorer leurs performances académiques et obtenir un meilleur diplôme de fin d'étude. Le gain annuel moyen lié à la hausse du niveau d'éducation serait alors de l'ordre de 10 millions d'euros. Une amélioration des compétences numériques de base utilisées dans le cadre professionnel pourrait pour sa part générer 120 millions d'euros annuels si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique.   Xerfi Canal a reçu Vincent Aussilloux, directeur du département économie de France Stratégie, pour parler des bénéfices d'une meilleure autonomie numérique. [embedded content]   Les études montrent que la formation et l'accompagnement à l'usage des outils numériques contribuent à diminuer le risque de chômage et augmentent les chances de retrouver un emploi. Si un tiers de la population cible bénéficiait d'une bonne maîtrise du numérique, les gains liés à la réduction du chômage structurel pourraient être de l'ordre de 100 millions d'euros annuels en pouvoir d'achat pour les chômeurs. Les économies réalisées par l'administration publique du fait de la baisse des transferts sociaux pourraient être de même ampleur. Les bénéfices liés à la réduction du chômage frictionnel seraient pour leur part de l'ordre de 180 millions d'euros pour les chômeurs et autant pour l'administration publique, si un tiers de la population cible était accompagné vers le numérique. Le troisième domaine où les bénéfices de l'inclusion numérique peuvent se matérialiser est celui de la relation avec les services publics. La possibilité de réaliser un certain nombre de démarches administratives en ligne, plutôt qu'en accueil physique ou par téléphone, est une source puissante d'économies pour l'administration et de bénéfices pour les usagers des services publics. Le gain estimé pour le service public grâce à un plan d'inclusion numérique touchant un tiers de la population cible et permettant un recours accru aux procédures en ligne serait de 150 millions d'euros par an. Cette somme pourrait financer un meilleur accueil et un accompagnement pour le public qui en a réellement besoin. Pour les usagers, le gain de temps réalisé serait, en termes monétaires, de l'ordre de 50 millions d'euros par an, si un tiers de la population cible était accompagné à l'usage du numérique. Enfin le quatrième domaine est celui de l'inclusion sociale et du bien-être. Via l'e-santé, l'usage d'internet améliore l'accès aux soins ainsi que leur qualité et leur efficacité. En faisant l'hypothèse que l'accès au numérique permet d'éviter une consultation par an chez un généraliste, les économies potentielles pourraient atteindre 10 millions d'euros pour les patients et plus de 20 millions d'euros pour l'assurance maladie dans un plan touchant un tiers de la population cible. L'acquisition de compétences numériques de base permet par ailleurs, pour les individus, un gain de temps substantiel via l'utilisation de services numériques dédiés, comme la gestion bancaire en ligne, ou les démarches administratives dématérialisées. Le gain de temps annuel après une formation ou un accompagnement au numérique pourrait représenter de l'ordre de 200 millions d'euros pour un tiers de la population cible. Via l'utilisation des réseaux sociaux et des messageries instantanées, l'acquisition de ces compétences devrait également contribuer à une amélioration du capital social des usagers, c'est-à-dire du nombre et de la qualité des contacts entretenus. 1,4 million d'individus pourraient bénéficier d'une amélioration de leur capital social s'ils maîtrisaient mieux les compétences numériques de base. Si un tiers de cette population cible était accompagné à l'usage du numérique, le gain serait de 50 millions d'euros. Ce rapport ne méconnaît pas les risques d'addiction et certaines pratiques nuisibles au développement des mineurs sur internet, mais il part du principe que l'accès à internet des enfants et adolescents doit se faire après un certain âge où cela ne nuit pas au développement cérébral, sous le contrôle des parents et sur des plages horaires limitées. Au total, en additionnant les différents gains en dehors de l'amélioration du capital social, un plan d'inclusion numérique qui toucherait un tiers de la population cible sur dix ans, soit de l'ordre de 4,7 millions de personnes éloignées du numérique, pourrait représenter un gain de 1,6 milliard d'euros par an en moyenne sur cette période. Ce gain serait à mettre en regard du coût du plan lui-même que le travail présenté dans ce rapport ne cherche pas à quantifier. L'estimation des bénéfices monétaires d'une stratégie d'inclusion débouche sur des résultats très significatifs mais qui, au total, ne sont pas de nature à eux seuls à modifier le sentier de croissance du pays. Cela confirme que l'inclusion numérique est d'abord un sujet d'équité, d'égalité des droits et de cohésion sociale. Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Partager sur : Télécharger le rapport les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique Télécharger le dossier de présentation Les bénéfices d'une meilleure autonomie numérique
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