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Études du champ Emploi Formation

Ce fil de veille propose un recensement (non exhaustif) d’études réalisées sur les thèmes de l’emploi, de la formation, du marché du travail ou de l’insertion professionnelle…. Cette capitalisation d’études nationales ou régionales a pour objectif d’alimenter la réflexion des acteurs en charge des politiques publiques dans ces domaines.

  • Des classes préparatoires et des grandes écoles toujours aussi fermées
    9 avril 2021
    Les enfants de cadres supérieurs représentent au moins la moitié des élèves des grandes écoles et parfois jusqu'à 70 % (ENA et Polytechnique), alors qu'ils constituent à peine un quart de l'ensemble des jeunes de leur âge. - Éducation / Éducation, Catégories sociales, Éducation, Origine sociale, Article en Une
  • Des conséquences financières du premier confinement plus ou moins marquées selon les territoires
    9 avril 2021
    Un quart des personnes âgées de 15 ans ou plus considèrent que la situation financière de leur ménage s'est dégradée au cours du confinement du printemps 2020. Les départements où il y a le plus d'actifs sont les plus affectés. Les habitants d'Île-de-France, du pourtour méditerranéen, des Alpes, de Guadeloupe ou de l'Aisne, déclarent plus souvent une situation financière dégradée. D'une part, les personnes les plus modestes sont plus présentes dans ces départements, et elles ont été les plus touchées par la crise, et d'autre part, le tissu productif local est davantage tourné vers des activités à l'arrêt pendant le confinement, le tourisme notamment.Les personnes déclarent plus souvent être passées par le chômage partiel ou technique entre le début du confinement et le mois de mai dans les départements ayant souffert de l'arrêt brutal du tourisme, tandis que le télétravail est plus fréquent en Île-de-France et dans les grandes métropoles.À l'inverse, les habitants des départements du Centre et de l'Ouest du pays ressentent moins souvent une dégradation de leur situation financière du fait de la proportion importante des retraités, peu affectés par les répercussions économiques du confinement.
  • Les jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation : jusqu'à 21 ans, moins nombreux parmi les femmes que parmi les hommes − Bilan Formation-Emploi 2020
    8 avril 2021
    En 2019, en France hors Mayotte, environ 1,5 million de jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation ; ils sont communément dénommés NEET (pour « neither in employment nor in education or training »). Ces jeunes représentent 12,9 % des 15-29 ans (figure 1). S'ils partagent le fait de ne pas être en emploi, leur position sur le marché du travail peut être variée : parmi eux, 47 % sont au chômage au sens du bureau international du travail (BIT) (sources), 20 % sont inactifs et souhaitent travailler mais ne remplissent pas les critères de disponibilité ou de recherche d'emploi pour être considérés comme chômeurs et appartiennent donc au halo autour du chômage et 33 % sont inactifs et déclarent ne pas souhaiter travailler, pour des raisons diverses (s'occuper d'enfants, problèmes de santé, etc.). Quant aux jeunes qui ne sont pas NEET, 51 % sont en emploi, 43 % sont sans emploi mais poursuivent leurs études initiales et 6 % ont repris des études ou suivent d'autres formes de formation. NEET / non NEETStatut détaillé Graphique Tableau en % Situation des jeunes au regard de l'emploi et de la formation en 2019 (en %) - Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). NEET Non NEET Ensemble Ensemble 12,9 87,1 100,0 15-24 ans 10,6 89,4 100,0 25-29 ans 17,8 82,2 100,0 Femmes 13,7 86,3 100,0 Hommes 12,1 87,9 100,0 Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquête Emploi 2019. Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquête Emploi 2019. La part de NEET croît fortement avec l'âge (figure 2). Elle est très faible à l'âge de 15 ou 16 ans du fait de la scolarité obligatoire : en moyenne entre 2015 et 2019, les NEET représentent à ces âges moins de 3 % des jeunes. Puis elle augmente entre 17 et 20 ans, jusqu'à 16 %, notamment avec les sorties du système scolaire de jeunes peu diplômés. Elle croît plus modérément ensuite jusqu'à 24 ans (19 %) et se stabilise quasiment jusqu'à l'âge de 29 ans. Ainsi, de 25 à 29 ans, près d'un jeune sur cinq est NEET : à ces âges les jeunes sont beaucoup moins en formation initiale qu'entre 15 et 24 ans et plus en emploi ; mais ils sont également plus au chômage, dans le halo ou bien dans des situations d'inactivité autres que les études ou la formation (personnes au foyer par exemple). Selon l'âgeSelon le sexe et l'âge Graphique Tableau en % Situation des jeunes au regard de l'emploi et de la formation selon l'âge, en moyenne annuelle entre 2015 et 2019 (en %) - Lecture : en moyenne annuelle entre 2015 et 2019, 1,5 % des jeunes de 15 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). NEET Non NEET Part de NEET Chômeurs Inactifs dans le halo autour du chômage Inactifs hors halo, études ou formation En emploi Sans emploi, en études initiales En autre formation formelle ou non formelle 15 ans 0,0 0,0 1,5 2,0 95,4 1,1 1,5 16 ans 0,4 0,3 2,0 4,6 90,3 2,4 2,7 17 ans 1,1 0,8 2,4 6,5 86,2 3,0 4,3 18 ans 4,1 1,6 2,8 14,4 72,0 5,1 8,5 19 ans 7,1 2,5 3,5 24,0 55,8 7,1 13,1 20 ans 9,1 3,0 3,8 33,7 43,1 7,3 15,9 21 ans 9,7 2,9 4,1 42,1 34,2 7,0 16,7 22 ans 9,7 3,3 3,9 50,8 25,7 6,6 16,9 23 ans 10,2 3,5 4,5 58,8 16,6 6,4 18,2 24 ans 10,5 3,5 5,1 64,6 10,1 6,2 19,1 25 ans 10,0 3,8 5,0 70,2 5,6 5,4 18,8 26 ans 9,6 4,2 5,4 72,9 2,8 5,1 19,2 27 ans 9,0 4,1 6,2 74,4 1,7 4,6 19,3 28 ans 8,2 3,9 6,2 76,9 1,0 3,8 18,3 29 ans 7,5 3,7 6,9 77,4 0,8 3,7 18,1 Lecture : en moyenne annuelle entre 2015 et 2019, 1,5 % des jeunes de 15 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 à 2019. Lecture : en moyenne annuelle entre 2015 et 2019, 1,5 % des jeunes de 15 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en logement ordinaire de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 à 2019. En 2019, en France hors Mayotte, la part de NEET parmi les 15-29 ans est plus élevée pour les jeunes femmes : 13,7 %, contre 12,1 % pour les jeunes hommes. Mais la situation dépend nettement de l'âge. Jusqu'à 21 ans, les femmes, plus fréquemment scolarisées, sont moins souvent NEET que les hommes. À partir de 22 ans, la tendance s'inverse : alors que la part de NEET se stabilise puis recule parmi les jeunes hommes, elle continue d'augmenter pour les jeunes femmes. Du côté des hommes, le taux d'emploi augmente à partir de 20 ans, ce qui compense, puis surpasse, la baisse de la part de jeunes en formation initiale. À ces âges, les sortants d'études entrent plus diplômés sur le marché du travail que ceux sortis plus jeunes et y trouvent plus rapidement un emploi. De plus, ceux qui ont terminé tôt leurs études sont plus nombreux en emploi qu'à leur sortie d'études, en raison de leur ancienneté sur le marché du travail. Du côté des femmes, malgré une scolarisation plus longue et un taux de chômage globalement plus faible, le taux d'emploi progresse moins avec l'âge : elles sont plus souvent inactives, souvent en raison de la naissance d'un enfant. En moyenne entre 2015 et 2019, parmi les NEET, près de deux femmes sur trois entre 25 et 29 ans sont mères, soit deux fois plus que parmi celles en emploi, en études ou en formation. Relativement stable entre 2003 et 2008, la part de NEET en France métropolitaine a fortement augmenté entre 2008 et 2009 avec la crise économique : de 13 % à 15 % des jeunes de 15 à 29 ans (figure 3). Depuis 2015, avec l'amélioration de la situation des jeunes sur le marché du travail, la part de NEET a régulièrement reculé. Entre 2008 et 2009, la part de NEET a davantage augmenté chez les jeunes hommes (+2,9 points) que chez les jeunes femmes (+1,3 point), réduisant ainsi l'écart entre les deux sexes. La réduction de l'écart s'est poursuivie entre 2015 et 2019. Avec la crise sanitaire, la part de NEET en France métropolitaine a augmenté de 1,1 point en 2020 par rapport à 2019. Elle atteint 13,5 % de l'ensemble des jeunes de 15 à 29 ans, qui sont moins en emploi et, dans de moindres proportions, moins en formation non formelle que l'année précédente ; en contrepartie ils se situent plus dans le halo autour du chômage. Cette hausse en moyenne sur l'année tient surtout à un bond sur le deuxième trimestre, pendant le premier confinement, alors que l'augmentation sur un an au quatrième trimestre est limitée à 0,6 point. Quant à l'écart de fréquence entre femmes et hommes, il reste le même qu'en 2019. Graphique Tableau en % Part de NEET parmi les 15-29 ans de 2003 à 2020 (en %) - Lecture : en 2008, en France métropolitaine, 12,6 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Ensemble Femmes Hommes 2003 12,8 15,0 10,5 2004 13,1 15,5 10,8 2005 13,2 15,4 11,0 2006 13,2 15,4 11,0 2007 12,8 14,9 10,7 2008 12,6 14,6 10,6 2009 14,7 15,9 13,5 2010 14,8 16,2 13,3 2011 14,7 16,4 12,9 2012 15,1 16,4 13,8 2013 13,8 15,3 12,3 2014 13,7 14,8 12,7 2015 14,1 15,2 13,0 2016 13,8 15,0 12,6 2017 13,3 14,2 12,4 2018 13,0 13,8 12,1 2019 12,4 13,2 11,6 2020 13,5 14,3 12,7 Note : rupture de série en 2013 (changement du questionnaire ayant pu affecter la mesure des NEET). Lecture : en 2008, en France métropolitaine, 12,6 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquêtes Emploi. Note : rupture de série en 2013 (changement du questionnaire ayant pu affecter la mesure des NEET). Lecture : en 2008, en France métropolitaine, 12,6 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Insee, enquêtes Emploi. En 2019, la part des NEET au sein des 15-29 ans est légèrement plus élevée en France (12,9 %) que dans l'ensemble de l'Union européenne (UE) à 28 (12,5 %). En effet, en France, si les jeunes sont moins souvent en emploi et cependant plus en formation, ils sont globalement un peu plus souvent au chômage (figure 4). En Italie (22,2 %) et en Grèce (17,7 %), les parts de NEET sont les plus élevées ; à l'opposé, elles sont les plus faibles aux Pays-Bas, en Suède et au Luxembourg (autour de 6 %). Graphique Tableau en % Part de NEET parmi les 15-29 dans l'Union européenne à 28 en 2019 (en %) - Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Ensemble Pays-Bas 5,7 Suède 6,3 Luxembourg 6,5 Malte 7,5 Allemagne 7,6 Autriche 8,3 Slovénie 8,8 Portugal 9,2 Finlande 9,5 Danemark 9,6 Estonie 9,8 République tchèque 9,8 Lettonie 10,3 Lituanie 10,9 Irlande 11,4 Royaume-Uni 11,4 Belgique 11,8 Pologne 12,0 Union européenne à 28 12,5 France 12,9 Hongrie 13,2 Chypre 14,1 Croatie 14,2 Slovaquie 14,5 Espagne 14,9 Bulgarie 16,7 Roumanie 16,8 Grèce 17,7 Italie 22,2 Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Instituts nationaux de statistique, Eurostat, enquêtes communautaires sur les forces de travail, extraction mai 2020. Lecture : en 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Instituts nationaux de statistique, Eurostat, enquêtes communautaires sur les forces de travail, extraction mai 2020. À tout âge, la part de NEET est plus élevée en France que la moyenne européenne (figure 5). En France, les 15-24 ans sont plus souvent en études ou en formation, mais la moindre fréquence de ceux qui sont en emploi surpasse cet excédent ; ils sont donc au total plus fréquemment NEET, et notamment plus souvent au chômage. Les 25-29 ans sont, en France, plus souvent au chômage et un peu moins en formation, mais autant en emploi. Dans tous les pays de l'UE (à l'exception du Luxembourg), la part de NEET est plus élevée parmi les jeunes femmes que parmi les jeunes hommes. L'écart est plus faible en France (1,6 point) qu'en moyenne européenne (3,7 points), notamment car la part de NEET est, en France, légèrement inférieure à la moyenne européenne pour les jeunes femmes. Elles sont plus souvent en formation (dont études initiales) que dans l'UE, ce qui compense le fait qu'elles sont aussi moins souvent en emploi. L'écart de la part de NEET entre femmes et hommes est particulièrement élevé dans les pays d'Europe de l'Est (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Roumanie, Hongrie). Selon l'âgeSelon le sexe Graphique Tableau en % Part de NEET parmi les 15-29 ans dans l'Union européenne à 28 en 2019 (en %) - Lecture : en 2019, en France, 10,6 % des 15-24 ans et 17,8 % des 25-29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Pays 15-24 ans 25-29 ans Allemagne 5,7 11,0 Autriche 7,1 10,1 Belgique 9,3 16,3 Bulgarie 13,7 21,1 Chypre 13,7 14,7 Croatie 11,8 18,8 Danemark 7,7 12,9 Espagne 12,1 20,0 Estonie 6,9 13,8 Finlande 8,2 11,8 France 10,6 17,8 Grèce 12,5 27,3 Hongrie 11,0 16,7 Irlande 10,1 14,3 Italie 18,1 29,7 Lettonie 7,9 13,8 Lituanie 8,6 15,1 Luxembourg 5,6 7,9 Malte 8,0 6,7 Pays-Bas 4,3 8,4 Pologne 8,1 17,7 Portugal 8,0 11,5 République tchèque 5,7 15,8 Roumanie 14,7 20,8 Royaume-Uni 10,5 12,9 Slovaquie 10,3 20,7 Slovénie 7,0 11,9 Suède 5,5 7,5 Union européenne 10,1 16,6 Lecture : en 2019, en France, 10,6 % des 15-24 ans et 17,8 % des 25-29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Instituts nationaux de statistique, Eurostat, enquêtes communautaires sur les forces de travail, extraction mai 2020. Lecture : en 2019, en France, 10,6 % des 15-24 ans et 17,8 % des 25-29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Champ : personnes vivant en logement ordinaire, de 15 à 29 ans. Source : Instituts nationaux de statistique, Eurostat, enquêtes communautaires sur les forces de travail, extraction mai 2020.
  • La pauvreté dans les métropoles augmente entre 2013 et 2018 - Insee Flash Auvergne-Rhône-Alpes - 89
    7 avril 2021
    Entre 2013 et 2018, le niveau de vie médian des habitants d'Auvergne-Rhône-Alpes a augmenté de 8,4 %, atteignant 22 480 euros par an, un montant supérieur de 7,7 % au niveau métropolitain (pour un écart correspondant à + 750 euros). Cette croissance concerne l'ensemble des départements de la région, de + 6,8 % pour le Puy-de-Dôme à + 10,7 % pour la Haute-Savoie. Toutefois, l'évolution de la pauvreté connaît des trajectoires plus variées et parfois contraires selon les territoires. La pauvreté à l'échelle régionale suit sensiblement l'évolution nationale. Après une hausse entre 2013 et 2015, le taux de pauvreté a amorcé une baisse les deux années suivantes, puis s'est accentué de nouveau en 2018. Dans la région, ce sont ainsi 12,7 % des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté (sources), malgré un contexte économique plutôt favorable. La crise provoquée par la pandémie de la COVID-19 pourrait toutefois fortement dégrader ce taux de pauvreté. Il revient ainsi à un niveau proche de celui de 2013, en gardant constamment un écart d'environ   2 points par rapport au national (14,6 % en 2018). La pauvreté touche ainsi près d'un million d'habitants dans la région ; quatre sur dix résident au sein de ses métropoles. Les évolutions départementales sont très contrastées. La pauvreté en Haute-Savoie, déjà faible, s'est amenuisée. Dans l'Ain et en Savoie, la pauvreté reste contenue. En revanche, la Loire, le Rhône, le Puy-de-Dôme, et dans une moindre mesure l'Isère, connaissent une hausse de leur taux de pauvreté, entraînée par celle de leur métropole. Enfin, dans les territoires ruraux, la pauvreté diminue peu (Drôme, Ardèche), modérément (Haute-Loire) ou beaucoup (Cantal). En revanche, l'Allier enregistre une légère hausse, affichant dès lors le taux de pauvreté le plus élevé des départements de la région. Entre 2013 et 2018, les métropoles de la région, à l'instar des autres métropoles françaises, ont vu leur pauvreté augmenter plus fortement, de 1 point pour les métropoles de Lyon et de Grenoble et 2 points pour celles de Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. Cette dernière compte 19 % de personnes pauvres (figure 1). Cette augmentation affecte toutes les tranches d'âge, mais deux catégories sont particulièrement touchées : les moins de 30 ans et les 50 59 ans. Situées aux extrémités d'entrée et de sortie du marché du travail, elles sont plus vulnérables. Si tous les types de ménage sont concernés par cette hausse, les foyers d'une seule personne  homme comme femme  sont davantage touchés. Dans les métropoles, ils correspondent plus qu'ailleurs à une population d'étudiants ou de jeunes travailleurs aux situations précaires. La part des élèves et étudiants parmi la population en âge de travailler croît plus vite dans les métropoles, et la proportion des 15 29 ans y est nettement plus élevée que dans le reste du territoire. La hausse de la pauvreté des familles monoparentales, plus représentées dans les grands pôles urbains, est en revanche freinée par des dispositifs d'allocations sociales et familiales ciblées. Taux de pauvreté en 2013 et 2018 dans les métropoles d'Auvergne-Rhône-Alpes et le reste de leur département Taux de pauvreté (en %) Département Métropole Département hors-métropole Métropole 2013 2018 2013 2018 Isère Grenoble 10 10 13 14 Loire Saint-Étienne 11 11 17 19 Puy-de-Dôme Clermont-Ferrand 12 11 14 16 Rhône Lyon 9 9 15 16 Lecture : le taux de pauvreté en 2018 dans la métropole de Lyon est de 16 %, contre 9 % dans le reste du département du Rhône. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2013 et 2018 Les territoires hors métropole connaissent des évolutions nettement plus favorables. Ils accueillent en effet des populations plus âgées que celle des métropoles, souvent moins exposées à la pauvreté. Dans le Rhône hors Métropole, la pauvreté stagne ainsi entre 2013 et 2018, à près de 9 %, soit 7 points de moins que dans la Métropole de Lyon. La situation est la même dans la Loire, en Isère et dans le Puy-de-Dôme, où la pauvreté dans le reste du département est largement inférieure à celle de leur métropole (8 points d'écart dans la Loire, respectivement 4 et 5 points dans les deux autres). La pauvreté en Haute-Savoie baisse entre 2013 et 2018, passant sous la barre des 9 % (figure 2), et restant, année après année, le plus faible taux départemental de France. Cette évolution tient au niveau de vie très élevé de la population (1er département hors Île-de-France), de surcroît en forte hausse (2e plus forte croissance sur la période). Les nombreux travailleurs frontaliers bénéficient du marché de l'emploi suisse offrant des revenus en moyenne plus élevés. Même les populations plus fragiles sont moins touchées par la précarité. Les familles monoparentales, nombreuses en Haute-Savoie, ont ainsi le plus faible taux de pauvreté à l'échelle nationale (19 % en 2018, 11 points de moins qu'en France métropolitaine), de même que les moins de 30 ans (12 % contre 22 %). Graphique Tableau Nombre de pauvres et taux de pauvreté par département en 2018 et évolution de ce taux entre 2013 et 2018 Département Nombre de pauvres Taux de pauvreté (en %) Évolution de ce taux depuis 2013 et 2018 01 63 890 10,3 − 0,3 pt 03 50 460 15,5 + 0,5 pt 07 45 070 14,4 − 0,5 pt 15 17 860 13,0 − 1,8 pt 26 73 500 14,8 − 0,4 pt 38 138 180 11,3 + 0,2 pt 42 110 100 15,0 + 0,8 pt 43 26 780 12,1 − 0,8 pt 63 81 820 13,2 + 0,6 pt 69 249 450 14,2 + 0,7 pt 73 41 870 10,0 − 0,2 pt 74 70 000 8,9 − 0,4 pt Lecture : en 2018, 249 500 habitants du Rhône sont considérés comme pauvres, soit 14,2 % de la population. Ce taux de pauvreté a augmenté de 0,7 point par rapport à 2013. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2013 et 2018 Lecture : en 2018, 249 500 habitants du Rhône sont considérés comme pauvres, soit 14,2 % de la population. Ce taux de pauvreté a augmenté de 0,7 point par rapport à 2013. Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2013 et 2018 Limitrophes de ce département, l'Ain et la Savoie tirent également parti de cette situation. Entre 2013 et 2018, leur taux de pauvreté évolue peu, restant inférieur à 11 %, grâce notamment à un faible chômage. Dans l'Ain, le nord-est du département, et tout particulièrement le Pays de Gex, bénéficie des mêmes avantages apportés par le travail frontalier, et le quart sud-ouest profite des importantes opportunités d'emploi qu'offrent le Rhône et la Métropole de Lyon. La Savoie bénéficie d'une importante activité touristique dans les massifs montagneux, ainsi que de la proximité d'aires à la forte dynamique d'emploi : Annecy (Haute-Savoie), proche d'Aix-les-Bains, et Grenoble (Isère), à proximité de Chambéry. Le Cantal et la Haute-Loire sont les départements ayant connu la plus importante baisse de leur taux de pauvreté dans la région sur la période 2013-2018, respectivement − 1,8 point et − 0,8 point. Cela résulte principalement de la baisse du nombre de personnes en âge de travailler, parmi lesquelles se trouvent les populations les plus touchées par la pauvreté. Cette chute est donc davantage la conséquence d'un vieillissement de la population que d'une réelle dynamique économique, tendance confirmée par la part élevée et grandissante des pensions et retraites dans le revenu des habitants. L'Allier, la Drôme et l'Ardèche sont les départements où la pauvreté est la plus prégnante, mais elle évolue peu entre 2013 et 2018. Le taux de pauvreté est en hausse de 0,5 point dans l'Allier, le maintenant en haut du classement régional (15,5 %). À l'inverse, il diminue respectivement de 0,5 et 0,4 point en Ardèche et dans la Drôme. Leur situation reste cependant fragile, du fait de l'importance du chômage des jeunes, avec des taux de pauvreté restant respectivement les 4e et 3e plus élevés de la région. Publication rédigée par : Jean Geymond, Aline Labosse (Insee)
  • Quelle place pour les compétences dans l'entreprise ?
    7 avril 2021
    Les approches fondées sur les compétences occupent une place centrale dans les discours propres au monde de l'entreprise, devenant un objet de dialogue social et un composant central de la gestion des ressources humaines. La compétence est aussi devenue une référence pour les politiques de formation et d'emploi. Pourtant, dans les faits, on constate que la gestion des compétences reste encore largement minoritaire en entreprise, où prédominent des logiques de postes et de qualification. Auteurs: Marième DiagneVincent Donne
  • Économie du numérique - Une activité fortement concentrée et spécialisée dans l'Isère et le Rhône
    6 avril 2021
    En 2017, en Auvergne-Rhône-Alpes, 117 330 salariés travaillent dans un établissement relevant de l'économie du numérique. Par ailleurs, 62 700 personnes exercent une profession du numérique, tous secteurs confondus. Ces travailleurs sont plus qualifiés, plus diplômés et plus jeunes. La part des femmes y demeure réduite. Entre 2012 et 2017, le nombre de personnes exerçant un tel métier augmente fortement. De plus, la création d'entreprises dans les secteurs numériques est dynamique. Le bon positionnement de la région est largement dû à l'Isère, siège d'activités de fabrication de technologies de l'information et de la communication (TIC), et à la Métropole de Lyon, tournée vers les services des TIC. Complémentaires dans leurs spécialisations, ces deux zones bénéficient de la présence de gros établissements.
  • L'offre de formation dans l'enseignement supérieur pour les bacheliers technologiques
    2 avril 2021
    Le rapport d'inspection générale dresse une cartographie des formations supérieures accessibles aux bacheliers technologiques, ainsi que des grandes tendances de leurs choix d'orientation en fonction de leurs séries d'origine ou des formations accessibles en aval. Il fait le constat de la proportion importante de ces bacheliers qui optent pour des formations sélectives, ainsi que de la prédominance des parcours à bac + 2, l'accès à une troisième année étant conditionné par une nouvelle procédure de sélection sur dossier ou concours.
  • Durée de chômage (4e trimestre 2020)
    1 avril 2021
    Au 4e trimestre 2020, la durée d'inscription à Pôle emploi, mesurée à partir de l'indicateur conjoncturel de durée au chômage (ICDC) s'établit à 421 jours.
  • Être en couple amortit le contrecoup financier d'une perte d'emploi
    1 avril 2021
    Un épisode de chômage, mais aussi le passage à temps partiel, la sortie d'un CDI ou un départ à la retraite peuvent fragiliser l'équilibre financier d'un ménage.La perte d'emploi est l'événement qui a le plus d'impact. Entre 2011 et 2015, 11 % des personnes passent sous le seuil de pauvreté l'année de la perte d'emploi. Leur niveau de vie diminue en moyenne de 4 % par rapport à l'année précédente, où elles avaient une activité salariée. Cette baisse est plus forte pour les personnes vivant seules et celles résidant dans le coeur des agglomérations. Un couple de personnes de sexe différent est en moyenne davantage fragilisé par la perte d'emploi de l'homme que de la femme.Le passage à temps partiel a un impact plus modéré sur le niveau de vie, d'autant plus lorsqu'il est choisi, notamment lors de l'arrivée d'un enfant.En moyenne, le niveau de vie des salariés qui quittent un CDI pour un autre type de contrat salarié augmente, en particulier pour les plus jeunes et ceux en emploi sur une faible durée l'année précédente.
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