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Les métiers d'art

  • Les PME du luxe made in France ne connaissent pas la crise
    14 octobre 2020
    Championne toutes catégories du luxe dans le monde entier, aux côtés des grandes marques stars qui font la renommée de notre pays, des PME moins connues font une arrivée remarquée dans ce secteur huppé qui ne semble jamais connaître la crise. La France, de par son histoire et le savoir-faire (parfois en danger) de ses ouvriers, de ses experts, de ses techniciens, dispose de fleurons qui affichent une belle santé, même en cette année difficile. Maroquinerie, Mode, Vins, Cosmétiques, Parfums, Joaillerie sont les secteurs phare du luxe qui s'exporte. Sans oublier des savoirs moins mis en avant, tels que la céramique, la dorure, l'ébénisterie, la coutellerie, l'architecture, le design et une pléthore de métiers d'art qui brillent... L'image de marque Même 2020 affichera sans doute de moins bons résultats en matière de croissance dans le luxe, chaque année prouve que la clientèle pour ce type de marchandises est en constante augmentation. Les secteurs phares sont l'habillement et les chaussures, la joaillerie et les montres, avec de belles performances des parfums et des cosmétiques. Le luxe à la française a ceci d'extraordinaire, c'est qu'il s'impose au niveau international depuis des décennies, voire des siècles dans certains secteurs, et a réussi à poursuivre dans cette voie ! Un vrai business à la française Le luxe français s'impose et s'exporte, Paris garde son aura grâce à son charme, mais aussi grâce à ses boutiques, n'en déplaise à Amazon. De plus, les grandes entreprises ont su démocratiser leur offre, d'abord en proposant des gammes élargies à l'éventail de prix étendue grâce aux accessoires, puis en modernisant leur mode de production. Elles ont également choisi de distribuer en ligne, tout en poursuivant des mouvements de concentration au niveau mondial permettant de garder le leadership. Un enjeu pour l'avenir Les industries du luxe sont d'autant plus importantes en ces temps de crise qu'elles jouent un rôle essentiel dans le maintien des emplois sur le territoire français. Parler relocalisation est parfait, encore faut-il savoir aussi préserver et faire croître ce qui fonctionne bien. L'entreprise souvent prise comme modèle sur ce sujet est incontestablement la vénérable maison Hermès, fondée en 1837. Elle fabrique 85% de ses produits en France via la cinquantaine d'ateliers et de sites de production en régions. Begum : une nouvelle valeur sûre Autre exemple intéressant celui de Heloïse Wirth qui s'est lancée dans l'entrepreneuriat avec l'objectif de sauver la fabrique de chaussures que ses parents avaient fondée et qui était sur le point de fermer près de Fougères. Première étape et bon réflexe : avant de penser financement et avance en trésorerie, elle décide de totalement réorganiser l'affaire avec l'aide de sa cousine Sarah Bouchez. La remise en ordre est une compétence bien ancrée pour cette ancienne directrice d'école et elle s'attelle à cette première tâche avec fougue. Deuxième étape : sensibiliser la clientèle à la situation et au renouveau en cours afin de maintenir la fabrication sur place. Troisième étape, beaucoup plus risquée, la création d'une nouvelle marque positionnées premium : Begum, qui va de la ballerine haut de gamme à l'escarpin de luxe à plusieurs milliers d'euros, le tout en série limitée. Deux boutiques ont ouvert à Paris pour mieux accueillir et chouchouter les clientes, et le succès est déjà au rendez-vous. Le secteur porteur de créations d'entreprises Tout entrepreneur ne peut devenir Bernard Arnault en un clin d'oeil, en revanche il peut se poser la question de devenir un acteur sur ce secteur en croissance, que ce soit avec ses propres produits, ou en sous-traitance pour de grandes marques. Pour ce faire, il faut là encore, plus qu'ailleurs peut-être, non seulement être confiant dans son offre et son savoir-faire, mais aussi détenir des moyens de financement suffisants, car les temps de lancement peuvent être particulièrement longs. Les exemples ne manquent pas comme celui d'Alexandre Meyer et sa marque Phenomen, de Diam Concept ou de Verbreuil Paris. Sellerie Georges : le succès d'un duo Créée en 2012 par Georges Asséo et Bruno Courtine, Sellerie Georges est l'un des grands spécialistes parisiens de la maroquinerie, des accessoires en cuir et de la bagagerie haut de gamme made in France, mais aussi de la sellerie cuir pour moto, auto et vélo. La marque propose des pièces sur mesure façonnées à la main, uniques et traditionnelles qui reflètent aujourd'hui encore l'état d'esprit de ces deux passionnés de belles mécaniques et d'artisanat de qualité. Chaque pièce de la sellerie est conçue à la main en région parisienne par des artisans selliers et peut nécessiter jusqu'à 70 opérations. La marque utilise uniquement des matières premières d'exception et le cuir reçoit un double tannage qui le rend imperméable. Grâce à ce travail artisanal unique, les pièces se transmettent de génération en génération. L'entreprise possède sa propre boutique à Paris dans le 5e arrondissement et une cinquantaine de points de vente en France. Maison Poursin sauvée in extremis Karl Lemaire fervent défenseur de la manufacture française n'en finit plus de venir à la rescousse d'entreprises en danger. 28 ans après sa création, sa petite entreprise AC.DIS est devenue un groupe aujourd'hui propriétaire des sociétés MK majuscule, Daudé Fabrication et Poursin, qui fédère plus de 40 salariés pour un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros. C'est en effet en 2016 qu'il sauve in extremis la fameuse Maison Poursin, bouclerie historique parisienne et institution fortement reconnue depuis plus de 180 ans dans la production de pièces pour attelage, harnachement et maroquinerie du luxe. Moribonde et vidée alors de pratiquement l'intégralité de son personnel, la maison reprend vie depuis et chaque jour les commandes ne cessent d'augmenter. Maison Poursin s'impose désormais comme la dernière manufacture de Paris encore en activité. Elle continue ainsi d'oeuvrer dans l'univers équestre pour La Garde Républicaine, Le Cadre Noir de Saumur, les Gardes Royales européennes... et a obtenu au fil des ans, la confiance des plus prestigieuses maisons de couture telles que Vuitton, Hermès, Chloé, Courrèges, Lanvin, Isabel Marant, en ouvrant aujourd'hui ses portes à la nouvelle génération de créateurs et stylistes, Beaulieu Paris, Domestique, Archipel, Le Soulor, Le Cuir est dans le Pré... Peugeot Saveurs : du luxe pour le quotidien Il y a aussi de belles histoires centenaires qui touchent des produits haut de gamme du quotidien. Depuis plus de 200 ans, Peugeot imagine conçoit et fabrique des objets de luxe pour tous les jours. C'est ainsi que dans la manufacture française Peugeot Saveurs, basée à Quingey dans le Doubs (164 salariés sur 12 000 m2 d'ateliers et d'entrepôts), tout est réalisé sur place : le design, le développement technique, mais aussi la fabrication. Le bois y est tourné, verni ou peint ; les mécanismes emboutis, assemblés minutieusement avec un savoir-faire d'orfèvre. Depuis leur terre natale franc-comtoise, ces produits made in France sont exportés à travers le monde vers plus de 80 pays. Célèbre pour ses fameux moulins à poivre et à sel, Peugeot Saveurs s'exprime aujourd'hui au-delà des territoires qu'on lui connaît au travers de couteaux et d'accessoires culinaires. Déjà reconnu pour son expertise dans l'univers des épices et des accessoires du vin, la marque au lion explore d'autres univers et crée de nouveaux instruments du goût autour de la découpe et la cuisson. Un savoir-faire reconnu puisque Peugeot Saveurs a obtenu le prestigieux label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV ), une marque de reconnaissance de l'Etat, mise en place pour distinguer les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence. Il en faut de l'audace pour se lancer et se développer sur ce secteur du haut de gamme, mais en tant qu'entrepreneur, s'appuyer sur l'image française est aussi un plus dont il faut savoir profiter, comme le démontrent ces entreprises d'hier et d'aujourd'hui qui n'ont pas fini de valoriser le savoir-faire tricolore dans l'univers du luxe. C'est encore très porteur et, en plus, c'est planétaire. E.S.
  • Deux ébénistes d'art créent leur entreprise
    6 octobre 2020
    Tom Silvestre et Élise Rousselot se sont rencontrés pendant leurs études d'ébénisterie et ont décidé de s'associer afin de monter ensemble leur ...
  • Patrimoine vivant, un label d'excellence qui fait rêver les entreprises
    5 octobre 2020
    Ils en rêvaient, ils l'ont décroché... Depuis quelques semaines le célèbre fabricant de papillotes, Révillon, arbore le label Entreprise du patrimoine ...
  • La maison Sève devient une "Entreprise du patrimoine Vivant
    24 septembre 2020
    Richard et Gaëlle Sève ont uni leurs talents pour créer la Maison Sève, qui compte aujourd'hui plusieurs boutiques et un musée du chocolat à Limonest. ...
  • Covid-19 : des milliers d'ateliers d'art pénalisés
    21 septembre 2020
    Lancée en juillet, une seconde enquête conjoncturelle d'Ateliers d'Art de France dresse le nouvel état des lieux de la situation des entreprises du secteur des métiers d'art. Des milliers d'ateliers sont pénalisés. aide aux entreprises, Auvergne-Rhône-Alpes, conjoncture, Covid-19 / Coronavirus, Entreprise du Patrimoine Vivant - EPV
  • Economie - Hermès ouvre un deuxième atelier dans le Puy-de-Dôme avec 250 emplois à la clé
    17 septembre 2020
    Le groupe de luxe Hermès vient d'annoncer, ce mercredi matin, la création d'une nouvelle manufacture dans le Puy-de-Dôme. « 250 artisans exerceront leur savoir-faire d'excellence dans les ateliers de la future maroquinerie située sur la communauté d'agglomération de Riom Limagne et Volcans (Puy-de-Dôme) », a annoncé par communiqué le groupe Hermès. Un pôle Hermès dans le Puy-de-Dôme avec 500 artisans Hermès réaffirme ainsi son ancrage territorial : avec la Maroquinerie de Sayat (qui compte actuellement 260 salariés) et cette nouvelle manufacture, le pôle auvergnat d'Hermès deviendra le septième pôle maroquinier du groupe et comptera à terme plus de 500 artisans. Ces marques du luxe mondialement connues installées en Auvergne (2018) « Fortement attachée à construire des relations durables avec ses partenaires locaux », Hermès a préparé depuis une année cette implantation avec le concours de l'agence régionale Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, et renforce sa collaboration avec Pôle emploi pour le recrutement de ses artisans. « C'est l'aboutissement d'un an de travail, se réjouit Laurent Wauquiez le président de la région Auvergne Rhône-Alpes. Cela débouche sur la plus grosse création d'emplois dans notre région depuis longtemps. Et c'est une grande fierté, pour moi, que ça se passe ici en Auvergne. Dans la période actuelle, accrocher un dossier qui va permettre la création de 250, c'est rarissime. Et on va produire, chez nous, les plus beaux sacs du monde. » Avec les 250 emplois créés par Hermès, l'Auvergne est « une terre d'excellence pour le luxe » selon Laurent Wauquiez Président de la communauté d'agglomération de Riom Limagne et Volcans, Frédéric Bonnichon est tout aussi enthousiaste : « Je suis très heureux pour le territoire. Cela confirme le bien-fondé de notre stratégie de miser sur l'innovation et le développement économique, annonce Frédéric Bonnichon. On a connu des mauvaises nouvelles avec la Seita, avec les soucis de MSD. Là on a deux bonnes nouvelles en deux jours avec les 50 emplois annoncés par le groupe pharmaceutique Carbogen-Amcis et avec les 250 emplois annoncés par le groupe Hermès. » L'expertise des équipes de la maroquinerie de Sayat « Dans un esprit de compagnonnage qui met au coeur la transmission des savoir-faire et la culture artisanale, le site s'appuiera sur l'expertise des équipes de la maroquinerie de Sayat, implantée sur le territoire auvergnat depuis bientôt vingt ans », explique le groupe Hermès. Une première promotion d'artisans en formation sera accueillie dès le mois de novembre dans un atelier provisoire situé à Riom. Cet atelier pourrait prendre place dans les locaux de l'ancienne usine Dom Composit, au parc européen d'entreprises. Ensuite, c'est sur un nouveau site, toujours sur le territoire de Riom Limagne et Volcans, qu'Hermès s'installera. Trois options seraient actuellement à l'étude. « Le futur bâtiment sera opérationnel à l'horizon 2023 », annoncent la région Auvergne Rhône-Alpes et la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans. Depuis 2010, Hermès a ouvert neuf maroquineries et a recruté plus de 2.500 artisans portant à plus de 3.800 le nombre de selliers-maroquiniers au sein du groupe. En 2021 seront inaugurées les maroquineries de Guyenne (Gironde) et de Montereau (Seine-et-Marne). Deux autres manufactures verront le jour, l'une à Louviers (Eure) en 2022 et l'autre dans les Ardennes en 2023. 22e site de production en France Cette seconde maroquinerie en Auvergne, après celle de Sayat,  sera le vingt-deuxième site de production d'Hermès Maroquinerie Sellerie. Ils sont tous situés en France. Le groupe Hermès possède également la Tannerie du Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Depuis 1837, Hermès « reste fidèle à son modèle artisanal et à ses valeurs humanistes. La liberté de création, la recherche permanente des plus belles matières, la transmission des savoir-faire d'excellence et l'esthétique de la fonction forgent la singularité d'Hermès, maison d'objets créés pour durer ». Maison familiale indépendante, dirigé depuis 2013 par Axel Dumas, membre de la sixième génération, Hermès s'attache à conserver l'essentiel de sa production en France au sein de ses 43 manufactures tout en développant son réseau de 311 magasins dans 45 pays. Le groupe Hermès emploie plus de 15.600 personnes dans le monde, dont plus de 9.700 en France, parmi lesquelles près de 5.250 artisans. En 2019, le chiffre d'affaires consolidé du groupe Hermès s'élève à 6,8 milliards d'euros. Et si Hermès s'installait dans l'ancienne Manufacture des tabacs de Riom ? Le groupe Hermès a annoncé l'installation de sa future maroquinerie sur le territoire de la communauté d'agglomération de Riom Limagne et Volcans (RLV). Sans préciser exactement où cette manufacture prendra place. Pourtant, un site, au coeur de l'actualité mardi soir lors du conseil communautaire de mardi soir, pourrait être en lice : l'ancienne Manufacture des tabacs de Riom. C'est un phare, à Riom : édifiée en 1878, l'ancienne Manufacture des tabacs est désaffectée depuis 1975 et le transfert de son activité dans une nouvelle usine, la Seita. Si une partie de cette friche industrielle a été réhabilitée en appartements, trois bâtiments sont encore à l'abandon. Une piste pour le groupe Hermès ? L'ancienne Manufacture des tabacs de Riom A l'arrêt depuis plusieurs années, le dossier de la « Manu » s'est accéléré, ces dernières semaines. A tel point que les élus de Riom Limagne et Volcans ont donc été convoqués ce mardi 15 septembre à un conseil communautaire ajouté il y a seulement une semaine à leur agenda. Officiellement, il s'agissait d'alléger l'ordre du jour du conseil prévu le 29 septembre. Mais surtout, parmi les dix-huit rapports abordés ce soir-là, les élus communautaires ont acté à l'unanimité l'acquisition du bâtiment « x » de l'ancienne Manufacture des tabacs, pour 1,3 million d'euros. Avec le rachat de cet immeuble de 6.100 m² sur quatre étages, l'agglo est désormais propriétaire des trois bâtiments laissés en friche.  Interrogé par plusieurs élus sur les projets à l'étude pour cette friche industrielle, le président de l'agglo Frédéric Bonnichon n'a fermé aucune porte : « Plusieurs porteurs de projet s'intéressent à cet ensemble immobilier mais si on veut que ces projets aboutissent, il nous faut cette maîtrise foncière. » Si le président de RLV n'en a pas dit plus sur le contenu de ces projets, l'une de ces pistes pourrait donc mener au groupe Hermès. Pour la ville de Riom et l'agglomération, l'installation du groupe Hermès serait une nouvelle bouffée d'oxygène, après la fermeture de la Seita en 2017 (239 emplois supprimés) et le plan de réorganisation engagé cette année à MSD-Chibret (200 emplois menacés). Après la reprise du site de la Seita par Bacacier en 2019, le territoire connaît d'ailleurs une semaine faste. Mardi, le groupe Carbogen-Amcis a annoncé son intention de créer cinquante emplois en investissant 47 millions d'euros dans la construction d'une usine pharmaceutique à Saint-Beauzire. Gilles Lalloz et Arthur Cesbron
  • Tournon-sur-Rhône - Encadreur, un métier qui disparait ?
    8 septembre 2020
    Cécile Lopez exerce le métier d'encadreur. Une profession exigeante, méconnue, qui demande précision et créativité.
  • Mesures de soutien du Mobilier national pour les Métiers d'Art et du Design - Interview de Hervé Lemoine
    7 juillet 2020
    Après la crise, le rôle essentiel des Métiers d'Art et du Design Le Mobilier national se mobilise et annonce ses mesures de soutien Le Mobilier national et ses manufactures de prestige créent depuis le XVIIe siècle tapisseries, tapis et mobilier qui témoignent de l'excellence des métiers d'art français. Service du Ministère de la Culture, il a aussi pour mission la conservation et la restauration de ses collections, missions que ses ateliers relèvent en mobilisant des savoir-faire d'exception. Le Mobilier national est au coeur d'un écosystème réunissant près de 500 partenaires artisans d'art, fabricants, éditeurs, designers, créateurs, architectes d'intérieur -, écosystème particulièrement menacé par la crise.  Cette crise menace des métiers d'art et du design qui constituent pourtant de puissants atouts sur le plan économique, culturel et social. ENCOURAGER les femmes et les hommes détenteurs de savoir-faire essentiels à la transmission de notre patrimoine immatériel inestimable PRÉSERVER des métiers manuels d'exception, porteurs de valeurs particulièrement recherchées en temps de crise, lorsque les individus songent à donner plus de sens à leur activité professionnelle. SE DONNER LES MOYENS de cette transmission et du développement d'un secteur d'avenir, créateur d'emplois en France et d'un rayonnement à l'international de nos talents. AIDER une génération de designers à penser « le monde d'après » et à anticiper nos usages dans tous les champs sociaux (espace public, transports, hôpitaux...).  Le Mobilier national a souhaité bien sûr, contribuer, à sa mesure, à l'effort de la Nation pour soutenir le personnel médical de nos hôpitaux. Après la crise, il entend aussi renforcer ses missions aux côtés des professionnels des métiers d'art et du design qui ont un rôle essentiel dans la société de demain. TROIS LEVIERS VONT ÊTRE ACTIONNÉS et 450 000 EUROS VONT ÊTRE SPÉCIFIQUEMENT ENGAGÉS À CET EFFET : 1/ SOUTIEN AUX HOPITAUX  : une vente inédite du mobilier sorti du domaine public pour mettre le design au service des nouveaux usages dans les structures de soin. Après avoir livré près de 8000 masques aux hôpitaux de Paris, Montpellier et Beauvais, le Mobilier national annonce l'organisation d'une vente aux enchères inédite de ses collections sorties du domaine public. L'institution peut en effet « aliéner » du mobilier dont la valeur patrimoniale est limitée, sur proposition d'une commission garante de la pertinence des choix opérés. Cette vente exceptionnelle de mobiliers « déclassés » aura lieu à l'automne. Le Mobilier national souhaite inscrire ce projet dans une stratégie globale de soutien aux designers, au service des hôpitaux. En partenariat avec la Fondation de l'AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris), notre institution va identifier les besoins très concrets qui ont émergé durant la crise sanitaire, en écoutant les soignants, les usagers de ses services. Grâce au talent des designers l'expression de ces besoins sera convertie en projet, pour, par exemple, repenser certains espaces ou certains usages. La somme récoltée lors de la vente aux enchères, servira à financer ce projet : mobiliser les designers au moyen d'un appel à idées pour mettre à l'étude et concevoir un projet, anticiper nos modes de vie dans « le monde d'après », en repensant nos usages et notamment les structures de soin et de santé.  Le Mobilier National a toujours été un acteur engagé au service du public, en phase avec son époque. Notre Atelier de Recherche et de Création s'est toujours investi sur ces enjeux avec des designers de renom qui ont conçu des projets très intéressants comme des lits d'hôpitaux, avec Alain Richard dans les années 1970, des berceaux pour des services pédiatriques, ou bien encore des blocs sanitaires, avec par exemple le projet de Bernard Moïse. 2/ SOUTIEN AUX ARTISTES ET DESIGNERS Conformément à ses missions de soutien à la création, Le Mobilier national annonce qu'une enveloppe exceptionnelle de 250 000 euros sera spécialement affectée pour le soutien à la création et l'enrichissement de ses collections. Le Mobilier national réunira dès la fin du confinement une commission d'acquisition exceptionnelle. Cette commission aura pour ambition d'acquérir des oeuvres d'artistes et de designers de la scène française : cartons de tapisserie, plans et maquettes de projet de design mobilier. Ces oeuvres ont vocation à être prototypées au sein de l'Atelier de Recherche et de Création du Mobilier national ou tissées dans nos manufactures des Gobelins, Beauvais ou de la Savonnerie. Ces oeuvres réalisées au sein de nos ateliers entreront directement dans les collections du Mobilier national. Par ailleurs, pour soutenir les créateurs, le Mobilier national annonce qu'une enveloppe exceptionnelle sera spécialement affectée pour l'acquisition de pièces de mobiliers de designers contemporaines auprès d'éditeurs et de galeries françaises. Ces oeuvres acquises entreront directement dans les collections du Mobilier national. Enfin, le Mobilier national annonce que les « royalties » obtenues en 2020 par la commercialisation de meubles édités en lien avec l'Atelier de Recherche et de Création seront intégralement réinvesties en faveur de la jeune garde du design d'expérience.  Dans le cadre du « Campus métiers d'art et design, Manufactures des Gobelins, Paris », en lien avec le Rectorat de Paris, la jeune garde du design sera soutenue pour s'adapter mais aussi anticiper les mutations actuelles et futures de nos usages. 3/ SOUTIEN À LA FILIÈRE ARTISANAT ET MÉTIERS D'ART Conformément à ses missions, et afin d'aider les artisans, professionnels des métiers d'art et du patrimoine vivant impactés par le Covid-19, le Mobilier national annonce : La mise en oeuvre exceptionnelle d'un plan de restauration de pièces de sa collection de mobiliers des années 1930 à 1950, la première de France. Le Mobilier national mobilise ainsi 150 000 euros pour cette restauration inédite de pièces de ses collections, sous le contrôle de son inspection des collections et de son service des travaux. Cette campagne de restauration inédite sera confiée aux artisans (ébénistes, menuisiers en siège, tapissiers en siège, doreurs, bronziers, lustriers, horloger, restaurateurs textile...) qui maillent le territoire français. Le Mobilier national double ainsi ses commandes à son réseau de sous -traitants dont les savoir-faire doivent être soutenus et encouragés, notamment ceux bénéficiant du dispositif « Maître d'Art » en concertation avec l'Institut National des Métiers d'art. Un plan d'action de 50 000 euros pour la relocalisation de l'achat de matière première et l'aide au développement des circuits courts - la laine, le lin, la soie -, en développant une production de tapisserie et de tapis qui intègre progressivement des laines venant des troupeaux français. Hervé Lemoine, lors d'une interview pour la version digitale du Fuorisalone de Milan 2020 qui se tient du 21 au 2- juin 2020, revient sur les annonces d'avril dernier et réaffirme sa volonté de soutenir les métiers d'art et la création par des campagnes d'achats de mobiliers et de projets de designers contemporains, ainsi que par le lancement d'un grand chantier de restauration des collections des années 1930 et 1950. Pour regarder l'interview, rendez vous à cette page. Hervé Lemoine, lors d'une interview pour la version digitale du Fuorisalone de Milan 2020 (21-26 juin), revient sur les annonces d'avril dernier et réaffirme sa volonté de soutenir les métiers d'art et la création par des campagnes d'achats de mobiliers et de projets de designers contemporains, ainsi que par le lancement d'un grand plan de restauration de pièces de collection de mobilier des années 1930 à 1950. Pour regarder l'interview, rendez vous à cette page. Hervé Lemoine, Directeur du Mobilier national, Photo © Thibault Chapotot Hervé Lemoine, Directeur du Mobilier national, répond aux interrogations soulevées par la vente aux enchères exceptionnelle au bénéfice de la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France. 1/ Quand la liste sera-t-elle arrêtée ? La vente aura lieu à l'automne. D'ici là, une liste sera arrêtée en suivant un processus établi très strict. Il faut savoir en effet que les objets sont classés en trois catégories : les biens patrimoniaux, les biens de valeur, et ceux d'usage. Seuls ceux appartenant à la dernière catégorie peuvent être vendus, après une procédure très encadrée. L'inspecteur des collections (c'est-à-dire le conservateur en charge) choisit les meubles qui, à son sens, peuvent être cédés sans aucune conséquence patrimoniale. Puis, une commission interne scientifique, dite de « désherbage » (le terme est emprunté à la gestion des bibliothèques), examine chaque meuble. Composée de l'ensemble des inspecteurs (des scientifiques donc) et du directeur ou du directeur des collections, ils décident si chaque objet peut effectivement être vendu sans risque. La décision doit être prise à l'unanimité, il suffit d'une voix qui s'y oppose, pour que le meuble ne soit pas vendu. Enfin, une troisième commission, dite de contrôle, purement administrative doit encore donner son aval. 2 / A quand remonte une vente aussi importante ? Depuis le XIXe siècle, le Mobilier national met très régulièrement en vente des biens qui n'ont plus d'utilité pour l'ameublement des édifices publics et dont la valeur patrimoniale ne justifie pas le dépôt dans des musées ou des monuments historiques. Jusqu'ici, ces ventes étaient effectuées sans publicité médiatique : les meubles étaient vendus par les Domaines sans même faire mention du Mobilier national. Les ventes précédentes ont lieu à un rythme réguliers, notamment dans les années 1990, 2000, 2010. Certaines années, il a pu s'organiser jusqu'à deux ventes par an. Le fruit de cette vente était versé aux Domaines. La dernière vente importante a eu lieu en juin 2011 avec des meubles et des sièges du 19e et du 20e de style et quelques tapis. C'est dans cette vente que se trouvaient les commodes Empire en mauvais état, parties à 50 euros. La dernière vente s'est tenue en mars 2018. 3/ Les objets prévus à la vente sont-ils déjà tous déclassés ou certains subiront-ils un déclassement en vue de cette vente ? Soyons très clairs : aucune pièce ne sera déclassée pour la vente. C'est parce qu'ils ont été déclassés que nous les vendons. ET non le contraire ! Il n'y aura donc aucun trésor, aucune pièce majeure de mobilier dans cette vente. Pour reprendre la terminologie des commissaires-priseurs, il s'agira de pièces courantes. Leur seule particularité sera d'avoir servi à meubler des bâtiments officiels et certains de nos palais nationaux. Mais même dans nos palais nationaux, il y a des communs... et des meubles ordinaires. Ceux-ci sont inscrits sur l'inventaire B du Mobilier national pour les distinguer de l'inventaire A, qui identifie les pièces importantes ou intéressantes. Cependant, afin d'être certain de ne pas commettre d'impairs nous avons décidé qu'une commission interne réunissant tous les scientifiques de l'établissement, inspecteurs des collections et conservateurs du patrimoine, se réunirait pour décider de la liste des biens aliénables du domaine public. Un seul vote contre et le doute bénéficie toujours à l'objet. 4/ Pourquoi s'agira-t-il plus particulièrement de meubles du XIXe siècle ? Les ventes porteront pour l'essentiel sur des meubles du XIXe siècle, parce que c'est l'époque où le Mobilier national était chargé de meubler un très grand nombre de logements dans les résidences officielles ; il effectuait dans ce but des achats massifs de meubles fabriqués en grande série : bois de lit, commodes, armoires, tables de toilette, etc. Ces aliénations sont nécessaires pour nous pour au moins deux raisons : la première pour moi est qu'elles vont nous permettre de mieux séparer, pardon de la trivialité de ma comparaison, le bon grain de l'ivraie. Dans nos dépôts, nous conservons dans les mêmes conditions des chefs-d'oeuvre et des armoires de guingois. Il convient donc de mieux identifier ces pièces vraiment importantes pour mieux les protéger, les identifier et, c'est d'ailleurs ce que nous nous apprêtions à faire au moment du déclenchement de la crise, en restituant un grand nombre de meubles près de 1.000 pièces à Versailles et à Fontainebleau. L'autre raison est que l'inflation non maîtrisée du volume de notre collection a eu pour conséquences que nous n'avons pas cessé d'augmenter nos locaux et dépôts annexes. Aujourd'hui, près de 30% de notre budget est absorbé par la location de ces espaces au détriment des restaurations ou des acquisitions de pièces remarquables. Dans un horizon proche, grâce à un investissement conséquent du Ministère de la culture, nous disposerons de nouveaux locaux de conservation à Pantin avec le CNAP. Mais avant cela je souhaite, avec Thierry Sarmant, le directeur des collections, que nous puissions aussi procéder à un récolement complet et à un grand « chantier des collections » ce qui n'a jamais été fait et ce « désherbage » est donc une première étape. 5/ Qui est à l'initiative de cette vente de biens du Mobilier national au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France ? C'est le Mobilier national qui a porté cette initiative. Le rôle du Mobilier national n'est pas uniquement d'être un Gardien du Temple. Notre institution n'a jamais cessé de se renouveler, et nous devons, plus que jamais, être aux côtés de celles et ceux qui sont mobilisés dans la crise sanitaire ou qui en subissent les conséquences. Alors que nous avons tous été amenés à nous interroger et à nous remettre en question, il nous semble, plus que jamais, que le Mobilier national, les métiers et les valeurs qu'il représente, doit être un acteur de la reconstruction de notre modèle social ». Nous avons proposé le principe d'une vente médiatisée à la manière des ventes de mobilier d'hôtel, ou des actions de solidarité. Pour ce type de ventes au profit de telle ou telle cause, c'est plus la cause qui importe alors que le bien acquis. Beaucoup seront prêts à donner plus que la valeur réelle des biens pour aider cette Fondation dans les circonstances que nous connaissons. Cette vente est le prolongement de notre action de solidarité envers les soignants, comme nous l'avons fait en donnant 8 000 masques à l'Agence régionale de santé et à l'hôpital de la Salpêtrière. Le Mobilier national est en discussion avec la Fondation et notamment sa Directrice générale, Mme Danuta Pieter, sur la définition précise du projet que nous porterons ensemble Cette action s'inscrit aussi dans notre plan de soutien à la jeune garde du design français dont nous souhaitons qu'elle puisse être bien intégrée aux réflexions futures concernant le design d'espace au sein des hôpitaux. Il s'agit de permettre aux designers de mieux anticiper nos modes de vie dans « le monde d'après », en repensant nos usages dans tous les champs sociaux et notamment les structures de soin et de santé, pour s'adapter mais aussi anticiper les mutations actuelles et futures de nos usages.
  • Covid-19 : adaptation de l'accès à la formation et de la délivrance du diplôme national des métiers d'art
    24 juin 2020
    © Agence Régionale pour l'Orientation, la Formation et l'Emploi Nouvelle-Aquitaine 2020 https://www.cap-metiers.pro
  • Le guide sur les métiers d'art en Auvergne-Rhône-Alpes mis à jour
    24 juin 2020
    L'additif qui vient d'être publié présente des métiers supplémentaires et les récentes évolutions de la formation : harmonisation européenne des niveaux de formation, déploiement de nouvelles certifications. La partie formation par métier propose l'exhaustivité de la formation initiale régionale, pour près de 140 métiers au total.Pour tenir compte de la rareté de certains métiers, qui est une caractéristique des métiers d'art, des liens avec l'offre de formation nationale sont proposés.L'offre de formation continue fera prochainement l'objet d'un moteur de recherche dédié, développé et hébergé par Via compétences, qui pemettra de connaître les possibilités offertes sur le plan régional. Cette recherche s'appuiera sur OFELI, la plateforme de référencement des formations en Auvergne-Rhône-Alpes.Cette publication est éditée à l'initiative de la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat, en partenariat avec l'Onisep et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.[style1;Pour en savoir plus] Le Guide, l'additif 2020 et le communiqué de la CRMA Notre dossier sur les métiers d'art
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