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Prendre le virage du numérique : suivez l'actu

  • 4 pistes pour mieux animer à distance Thot Cursus
    21 janvier 2021
    Organiser des formations à distance, c'est faire appel à toute une série de compétences pédagogiques ou relationnelles, individuelles ou collectives. Il faut concevoir des parcours, des ressources, séquencer, anticiper, maîtriser des outils informatiques... 1. Soigner le démarrage : deux vidéos Il nous propose de réaliser deux vidéos spécialement conçues pour les nouveaux étudiants. Une vidéo d'accueil. Une deuxième vidéo met en scène le formateur, elle dévoile quelques anecdotes et incite les élèves à faire leur propre vidéo, pour se présenter à leur tour. 2. Maintenir et développer la relation Pourquoi des formateurs et des enseignants qui attribuent une grande partie de leur succès pédagogique à la relation qu'ils instaurent avec les apprenants semblent tout oublier quand ils sont en ligne ? En présentiel, ils sont chaleureux, drôles, prévenants. Mais à distance, ils insistent avant tout sur le contrôle, les obligations, les délais et l'assiduité. Les accueils de groupe ressemblent alors à des lectures de règlements intérieurs, alors même que les participants ont besoin de relation humaine.  Flower Darby nous donne des exemples de formulation positive. Dans ses exemples, elle insiste sur l'aide qui peut être apportée, et sur l'empathie vis-à-vis des apprenants. 3. Être présent.e Flower Darby insiste elle aussi sur la présence nécessaire des formateurs et des enseignants. Il faut fixer des heures de disponibilité et se donner des occasions d'échanger. On pense aux rendez-vous en visioconférence qui sont devenus en 2020 la principale modalité pour se rencontrer. Mais les mails, forums ou échanges téléphoniques ont également leur utilité. 4. Valoriser cette modalité et ses potentialités Une étude du Journal of educational psychology sur l'importance ou non pour le formateur de montrer son visage sur les supports de cours concluait que certains étudiants y voyaient une distraction inutile, tandis que d'autres percevaient une présence sociale, un humain derrière le cours. Lorsque le choix est donné de voir la vidéo sans ou avec le formateur, tous les étudiants ne font pas le même choix. Repéré depuis https://cursus.edu/articles/43948/4-pistes-pour-mieux-animer-a-distance
  • Cédric O estime nécessaire "de structurer le secteur de la médiation numérique"
    19 janvier 2021
    Reprenant les conclusions du rapport "Lutte contre l'illectronisme et inclusion numérique" publié en septembre dernier, des sénateurs ont questionné Cédric O sur la stratégie gouvernementale en la matière, mercredi 13 janvier 2021. Au-delà du "saut quantique" en cours avec le déploiement de 4.000 conseillers numériques, ou des négociations avec le groupe La Poste et Emmaüs Connect pour les faire devenir le bras armé d'une politique publique de l'inclusion numérique, le secrétaire d'Etat a rappelé la "nécessité de structurer le secteur de la médiation numérique". 
  • Les Outils du web 2.0 pour le formateur  Réussir sa formation vidéo
    18 janvier 2021
    Les différentes formes d'enseignement en ligne et la multitude des cours mis en ligne a modifié l'interface de l'apprentissage guidé pour les étudiants et les enseignants grâce au web 2.0. La décision d'utiliser ces outils restent naturels pour certains et un frein pour d'autres. Les outils du web 2.0 pour formateur Le « Web 2.0 », quelquefois appelé web participatif (d'après wiki) englobe la collaboration et l'interactivité (sociabilité). Le Web 2.0 ne fait pas référence à une version particulière du Web, mais plutôt à une série d'améliorations technologiques (qui comprend les réseaux sociaux, les blogs, les wikis, des applications web exécutables depuis un navigateur). Ces technologies apportent une animation ou interaction utilisateur que le web ne proposait pas auparavant. Comment choisir des outils du web 2.0 et se décider ? Quoi choisir comme outil web 2.0 ? Internet fournit aux formateurs énormément d'outils et d'aides en ligne pour mieux exercer leur métier. Outre les classiques professionnels que tout formateur consulte avant de concevoir toute formation, il existe plusieurs outils d'aide à la conception des cours. L'interactivité et le suivi de formation ne sont pas négligés dans les outils. Comment se décider aux nombreux outils web 2.0 ? Il faut soit : En essayer quelques-uns Repérer sur la toile des articles où des blogueurs ont fait un tri pour vous. Voir les liens source au bas de l'article. Les tester c'est quand même se rendre compte des services fournis. Le formateur est mieux placé pour savoir ce qui lui convient comme outil de travail. La trousse du formateur 2.0 Des accessoires de travail du formateur, mais aussi pour n'importe quel autre utilisateur. La trousse numérique pour ma part, peut contenir des accessoires : des utilitaires et des applications de base nous permettant d'accomplir des petites tâches de fonctionnement utile avant d'exercer notre fonction. Repéré depuis http://www.reussirsaformationvideo.com/2019/03/18/les-outils-du-web-2-0-pour-le-formateur/
  • Témoignage : Cinq idées pour enseigner à distance autrement
    13 janvier 2021
    Comment échapper à un des syndromes classiques du distanciel, les webcams des étudiants fermées ? Author providedLa crise de la Covid-19 a imposé l'enseignement à distance à tous, non sans douleur. À l'Université, nos étudiants sont presque exclusivement en distanciel depuis bientôt un an ! Ces confinements successifs ont eu de lourdes conséquences. Il y a d'abord eu les soucis techniques, la mauvaise connexion réseau, le matériel informatique insuffisant, la difficulté à s'isoler des autres. Puis, très vite, on a découvert d'autres difficultés plus profondes, des étudiants confinés dans de petites chambres au wifi intermittent, d'autres rencontrant des difficultés économiques et sociales qui s'ajoutent aux problèmes psychologiques. Du côté des enseignants, nous avons tous dû nous adapter et modifier notre façon d'enseigner pour pallier tant bien que mal les contraintes du distanciel. À l'Université Paris-Saclay, nous avons testé plusieurs pratiques et outils nouveaux, nous les avons expérimentés avec nos étudiants, nous les avons partagés entre nous. En voici cinq, cinq astuces simples à mettre en oeuvre, qui nous ont permis, au moins en partie, d'améliorer notre quotidien d'enseignants confinés. Utiliser les plates-formes autrement Durant les premiers confinements, nous avons souvent dû faire au plus simple, en proposant aux étudiants en guise de cours des diaporamas commentés au micro. Mais nous avons vite senti les limites de ce format, la lassitude qu'il occasionne chez nos étudiants, quelle que soit la plate-forme utilisée : Zoom, Collaborate, Teams, Meet, etc. C'est là que nous avons découvert le logiciel OBS. Utilisé au départ par les YouTubers pour rendre leurs vidéos plus vivantes, ce logiciel libre permet à l'orateur d'alterner très simplement différentes scènes, montrant tantôt son visage plein écran, tantôt un cahier sur lequel il écrit, tantôt son visage à côté d'un diaporama, tantôt une vidéo. Grâce à OBS, son ordinateur, et un smartphone, on peut réinventer le tableau noir. Dans un tuto de cinq minutes, nous montrons comment prendre cet outil en main et devenir son propre « réalisateur télé », à peu de frais. Les cours deviennent étonnamment plus vivants, qu'on les délivre en direct ou qu'on les enregistre à l'avance. Cela permet aussi d'utiliser une deuxième webcam, ou, à défaut, un smartphone, pour filmer une feuille de papier sur laquelle on peut écrire et dessiner en direct. À l'usage, cette nouvelle façon de gérer différentes vues permet de repenser la dynamique de ses séances de cours. Encourager l'échange Quel prof n'a pas connu ce moment glaçant où il se retrouve seul, face à sa caméra, les webcams et micros des étudiants restant fermés ? Nous avons expérimenté plusieurs solutions pour améliorer la situation. « Répondez sur le chat » est une première façon efficace de créer un dialogue. La variante « Dessinez la réponse sur le tableau partagé » met à profit cet outil présent sur de nombreuses plates-formes. On peut aussi lancer à intervalles réguliers des sondages auprès des élèves, questions à choix multiple, cartes ou images à cliquer, questions ouvertes... Les solutions intégrées aux plates-formes sont nombreuses, nous utilisons également Wooclap et Google Form. Autre remède possible : les « brise-glace » (« ice-breakers » en anglais), petits jeux informels pour créer une ambiance conviviale et bienveillante et pousser les étudiants à ouvrir leurs webcams quand c'est possible pour eux. On peut proposer des petits jeux où l'étudiant répond VRAI/FAUX en ouvrant/fermant sa webcam. Ou bien le défi du « fond d'écran virtuel le plus original » sur un thème imposé. Nous avons imaginé une vingtaine de ces « ice-breakers » qui peuvent occasionner des pauses ludiques au milieu de contenus plus austères. Quelques ice-breakers : pointer où on veut partir en vacances/ramener un objet jaune en moins d'une minute/répondre à une question avec ses pouces/dessiner ensemble sur un thème. Enfin, le travail en petits groupes permet, lui aussi, d'échapper à un enseignement entièrement descendant et créer du même coup du lien entre étudiants. Pour cela, nous utilisons la plate-forme gratuite Discord. Issue du monde du jeu vidéo, elle permet d'alterner des séquences en classe entière ou en petits groupes, tout le monde navigue d'un lieu à l'autre de façon fluide, chacun peut partager des documents ou son écran, même hors des heures de cours. Là encore, quelques minutes suffisent pour s'y initier. Forcer les étudiants à se lever Nos étudiants sont coincés face à leur écran toute la journée. Pour y échapper, on peut proposer des activités qui engagent le corps. Plusieurs d'entre nous ont par exemple développé des activités expérimentales à distance où nos étudiants doivent mener des mesures avec leurs smartphones. Pour que les étudiants quittent leur écran, on peut leur demander de faire une mesure avec leur smartphone. A. Khazina, La Physique Autrement Nous avons aussi conçu des travaux pratiques pour le lycée avec l'Éducation nationale. Au-delà de leur intérêt scientifique, ces activités amènent les élèves à s'extraire du tout virtuel, à se lever et devoir concevoir ou expérimenter eux-mêmes. Hors du champ scientifique, on peut imaginer des activités similaires pour les rendus. Au lieu de réclamer à nos élèves un compte-rendu écrit ou une diapo, pourquoi ne pas leur demander une vidéo ou une maquette, bref n'importe quoi qui les force à se détacher un instant des écrans ? Les outils de montage gratuits (comme Youcut sur Android, VSDC sur Windows ou iMovie sur Mac) leur permettront de concevoir ces vidéos en quelques minutes. Permettre aux étudiants d'échapper au quotidien Le confinement est monotone, toujours la même routine et le même décor, à la façon du film Un jour sans fin. Pour y échapper, nous avons développé des pédagogies basées sur la fiction. Dans ces enseignements, nous proposons aux étudiants de vivre dans un univers fictif où ils jouent un rôle tout comme leurs enseignants. Par exemple, ils doivent secourir un vaisseau spatial à distance. À eux de créer, imaginer, bricoler, mesurer, depuis chez eux mais en équipes. Le distanciel est ici un atout : plus besoin de grands décors ou de costumes, un simple fond virtuel ou un mail avec en-tête suffisent à faire croire que c'est la NASA qui les contacte. Morgane Parisi, La Physique Autrement et le COMPAS. Nous avons aussi expérimenté des escape games en ligne, comme celui où il faut empêcher la fac de geler suite à une fuite d'azote liquide. Un outil simple et efficace, genial.ly, permet de concevoir de tels jeux, notamment grâce aux tutos de la très active communauté pédagogique S'Cape. Partager entre collègues Les étudiants ne sont pas les seules victimes du distanciel. Les enseignants, eux aussi, vivent une situation difficile et solitaire. Instaurer des moments d'échange réguliers entre collègues peut aider à se sentir moins seul. À l'Institut Villebon-Georges Charpak, nous avons instauré des « cafés zoom » hebdomadaires permettant à chacun de venir échanger sur ses problèmes ou ses trouvailles pédagogiques, une sorte de salle des profs virtuelle. Au-delà, des workshops ont été menés entre collègues, pour s'entraîner ensemble aux outils déjà cités. La forme sert le fond : quoi de plus démonstratif que de former à de nouvelles méthodes d'enseignement à distance justement en le faisant à distance ! Ces cinq propositions présentent de nombreuses limites. Elles ne résolvent probablement pas les problèmes de fond du distanciel. Surtout, leur efficacité globale demanderait à être évaluée avec un protocole sérieux. En attendant, elles ont vraiment amélioré notre vécu d'enseignants et enseignantes, et c'est déjà ça. Julien Bobroff a reçu des financements publics de l'Université Paris-Saclay, de sa Fondation et de son IDEX, du CNRS et de l'ANR. Frédéric Bouquet a reçu des financements publics de l'Université Paris-Saclay, de sa Fondation et de son IDEX, du CNRS et de l'ANR.Jeanne Parmentier est ingénieure de recherche à l'Institut Villebon - Georges Charpak. Celui-ci est un Groupement d'intérêt public qui reçoit des financements de l'Université Paris Saclay, de l'Université de Paris, de l'Université d'Evry-Val-d'Essonne, de l'Ecole normale supérieure Paris-Saclay, d'écoles du groupement ParisTech et de la fondation ParisTech. Il a également reçu un financement IDEFI par l'ANR de 2012 à 2020."
  • Risques de la dématérialisation pour les usagers des services publics | Vie publique.fr
    13 janvier 2021
    La dématérialisation des services publics facilite l'accès aux démarches administratives pour une majorité d'usagers, mais peut aussi augmenter la fracture numérique et éloigner des citoyens de leurs services publics. Lire l'article complet sur : www.vie-publique.fr
  • [Retour sur...] Pratiques numériques : accompagnement d'acteurs par AFI/ECRIT69
    11 janvier 2021
    L'année 2020 a été marquée par une situation sanitaire sans précédent qui a accéléré l'utilisation du numérique, que ce soit pour garder le contact, travailler, se former ou s'amuser... Mais sur smartphone ou sur ordinateur, nous ne sommes pas tous au même niveau de maîtrise et le numérique s'affirme comme une nouvelle compétence de base indispensable au quotidien. Dans le champ de la formation linguistique, les professionnels et bénévoles sont contraints de faire évoluer leurs pratiques pour d'un côté garder le lien avec leurs apprenants, mais aussi poursuivre l'accompagnement pédagogique de leurs groupes. Pour de nombreuses personnes déjà en difficulté avec la langue, en situation d'illettrisme, d'alphabétisation, ou Français Langue Etrangère, les difficultés numériques s'ajoutent aux difficultés linguistiques :  c'est la « double ...
  • Livres sur la formation : ceux qui nous ont nourris en 2020 ! C-Campus
    11 janvier 2021
    L'année 2020, si particulière, aura eu au moins un mérite, celui de nous donner le temps de lire.  Et nous en avons bien profité ! Voici donc quelques unes de nos lectures les plus nourrissantes de 2020 que nous avons envie de partager avec vous. N'hésitez pas à le faire en repartageant cet article de blog autour de vous, si vous trouvez ces ouvrages également pertinent. Philippe Carré, "Pourquoi et comment les adultes apprennent", Dunod 2020 Nicole Anne Tremblay, "L'auto formation pour apprendre autrement", PUM 2002 Fabien Fenouillet, "Les théories de la motivation", Dunod 2012 Olivier Houdé, "Comment raisonne notre cerveau", Que sais-je ? 2018 André Tricot, "l'innovation pédagogique" et Collectif  "Les neurosciences en éducation" édition RETZ Sous la direction de Philippe Carré et Patrick Mayen, "Psychologie pour la formation", Dunod 2020 Sous la direction de Michel Barabel, Thierry Teboul, Olivier Meier et André Perret "Le grand livre de la formation", Dunod 3ème édition 2020. Repéré depuis https://www.blog-formation-entreprise.fr/livres-formation-ont-nourri-2020/
  • Loi de finances 2021 : la Caisse des dépôts au service de la lutte contre l'exclusion numérique
    11 janvier 2021
    La Caisse des dépôts peut concourir, au nom et pour le compte de l'Etat, à la gestion et au maniement de fonds versés à partir du budget général et dédiés, dans le cadre du plan de relance, au financement de mesures de lutte contre l'exclusion numérique. Par Valérie Michelet - Le 05 janvier 2021. La Caisse des dépôts apporte son appui au dispositif « Conseillers numériques » qui est piloté et animé par l'Agence nationale de la cohésion des territoires. Cet appui consiste notamment dans l'organisation d'actions de formation des intéressés, le versement de subventions destinées à faciliter leur recrutement par les acteurs de terrain et la fourniture d'une assistance technique et administrative au déploiement et à la gestion du dispositif, y compris auprès des collectivités et organismes employeurs de ces conseillers numériques. Ses conditions de mise en oeuvre sont précisées par une convention conclue entre l'Etat, la Caisse des dépôts et consignations et l'Agence nationale de la cohésion des territoires pour une durée, renouvelable, de trois ans. Cette convention détermine notamment les objectifs poursuivis, la nature des actions entreprises, les responsabilités respectives de la Caisse des dépôts et consignations et de l'Agence nationale de la cohésion des territoires ainsi que les indicateurs de suivi des résultats du dispositif. Elle peut prévoir le transfert à la Caisse des dépôts et consignations des marchés déjà conclus à la date de sa signature par l'Agence nationale de la cohésion des territoires pour la mise en oeuvre de ce dispositif, en particulier en matière de formation des conseillers numériques. Pour rappel, sur une durée de 2 ans, l'État finance la formation et le déploiement de 4 000 conseillers numériques France Services. Pour aller plus loin, rendez vous sur le site du Ministère dédié au conseiller numérique LOI n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, Article 248
  • Inclusion numérique : "plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation"
    8 janvier 2021
    AccueilActualitéFranceInclusion numérique : « plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation » Adobestock Prenons l'exemple d'habitants CSP+ : ils n'auront peut-être à faire que deux à trois démarches dématérialisées par an, comme les impôts. Et pour des demandes complexes, comme la carte grise de leur véhicule, ils pourront payer les 30EUR de la prestation d'accompagnement, qui est une forme « d'uberisation » des services publics. Ce n'est pas le cas pour les usagers qui ont le plus besoin de nous : les demandeurs d'emplois qui doivent s'actualiser tous les mois, les plus précaires, qui eux devront gérer des procédures dématérialisée supplémentaires (RSA, CMU, Formation...). Plus vous êtes précaire, plus vous êtes confronté à la dématérialisation. Au niveau national, on devrait s'interroger sur la réforme Action publique 2022 au vu de la situation actuelle et des moyens associés. Lutte contre l'illectronisme : des moyens insuffisants, selon le Sénat Loin de là ! Mais je sonne l'alarme lorsqu'elle est mal faite et laisse de côté de nombreux citoyens. Nous travaillons avec le LabAccès (1) sur ces questions, et nous démontrons que ce ne sont pas les citoyens qui manquent de compétences numériques sur la démat', mais bien les administrations, collectivités et opérateurs qui portent des exigences numériques bien trop fortes auprès des usagers, et souvent pour de mauvaises raisons : économies de court terme, délais imposés, travaux en silos, technologies désuètes, absence d'analyses des jeux d'acteurs... Dire par exemple que le confinement a montré qu'il fallait accélérer encore la dématérialisation me pose question ; où est l'enquête qui le prouve, en terme d'usages ? Il faut faire attention aux effets d'aubaine. Dématérialiser rapidement et sans coopérations, c'est trop souvent le faire mal. Nous pouvons imaginer une démat' plus bienveillante, plus « heureuse ». Dématérialisation : la Cour des comptes pointe un manque d'accompagnement L'innovation consiste à proposer de nouveaux services qui n'existent pas, mais aussi à réinterroger les politiques publiques. Si on ne reste qu'à une dimension opérationnelle, visant à améliorer un service existant, on ne s'intéresse pas aux causes systémiques des problèmes. Il faut dépasser le solutionnisme ambiant, et son examen superficiel et à court terme, pour répondre plus globalement aux crises et aux enjeux complexes contemporains. L'innovation publique doit croiser les expertises habituelles avec la recherche scientifique, l'expérience des agents en « back-office » ou au contact des usagers, et bien sûr les usagers-citoyens eux-mêmes. Concrètement, pour la dématérialisation, on pourra faire ce qu'on veut en matière d'accompagnement sur les territoires, même avec des initiatives importantes comme les Maison France Service : si on ne développe pas une méthodologie de la dématérialisation qui englobe toute la chaîne du service à rendre réellement aux usagers, en prenant en compte dès la conception les médiations humaines et les territoires, on ne fera que compenser ensuite des problèmes qui sont issus de la manière même dont on a décidé de dématérialiser. Il ne faut pas confier ces démarches uniquement à des « conseillers experts », des techniciens ou informaticiens. On se heurte aujourd'hui à une sorte de plafond de verre politique sur ce sujet. Sans parler de la cinquième vague de précarisation qui guette les médiateurs numériques, alors que l'ambition devrait être de bâtir un véritable service public coopératif de la médiation et de l'inclusion numérique, au croisement des médiations numériques, sociales, culturelles et économiques. Les conseillers numériques très attendus dans les bibliothèques Je pense que des retours d'expérience auraient dû être opérés de manière plus significative et ambitieuse, quitte à ralentir au mois de juin : on savait très bien que la crise sanitaire allait se poursuivre. Il faut aussi réaliser qu'il ne faut pas seulement interroger dans nos « RETEX » le fonctionnement interne et la question du télétravail des agents, mais bien le service rendu aux citoyens, et en particulier aux usagers les plus fragiles. Tant qu'on n'associera pas la dimension qualitative et l'impact du service rendu auprès des personnes qui souffrent le plus de la crise, on ratera quelque chose et nos évaluations ne seront pas complétement sincères, ni efficientes. Notes Note 01 projet co-porté par la Région Bretagne et l'Etat et mis en oeuvre dans le cadre du Ti Lab Retour au texte
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