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  • Matignon rallonge 570 millions d'euros pour doper le déploiement de la fibre
    19 janvier 2021
    Le gouvernement vient à nouveau de mettre la main à la poche pour stimuler le déploiement de la fibre optique jusqu'à l'abonné dans les territoires ruraux, avec l'objectif de garantir le très haut débit pour tous d'ici à 2022.
  • Numérique - Une enveloppe supplémentaire de 123 millions d'euros pour la généralisation de la fibre optique en Auvergne d'ici 2025
    18 janvier 2021
    Equiper l'ensemble du territoire français avec la fibre optique et le très haut-débit d'ici 2025. Tel est le cap fixé par le gouvernement, qui entend mener une politique ambitieuse en matière de numérique, dont l'usage, et notamment avec le recours accru au télétravail, est devenu « primordial pour l'ensemble des Français », ainsi que présenté par Matignon.  C'est même un « enjeu majeur » dans le cadre de la relance économique du pays, comme énoncé par Jean Castex lors de son déplacement à Varennes-sur-Allier ce samedi matin.  Jean Castex en visite dans l'Allier pour dire l'engagement de l'Etat à « mettre le numérique au service de la relance » Le Premier ministre Jean Castex ici à Varennes aux côtés du maire Roger Litaudon, de la ministre Jacqueline Gourault et de Laurent Wauquiez, président de la Région AuRA. Ainsi, l'Etat a notamment ciblé douze zones du territoire où le développement de la FTTH (pour "Fiber to the Home", soit la "fibre au domicile") se faisait encore au ralenti ces dernières années. Parmi ces secteurs figurent les quatre départements auvergnats, où le développement de la fibre et du très haut-débit a donc vocation à s'accélerer ces cinq prochaines années.  Jean Castex ici avec Jaqueline Gourault sur le site de l'entreprise 3Bois à l'éco-centre de Varennes. Objectif 95% de l'Auvergne couverte en fibre d'ici 5 ans Au sein d'une enveloppe nationale de 420 millions d'euros pour la généralisation de la fibre sur le territoire, 123 millions seront alloués à ces quatre départements auvergnats, où le taux de zones « fibrées » se situe pour l'heure entre 10 et 30%.  Cette somme s'ajoute à une enveloppe de 122 millions d'euros  précedemment provisionnée, soit plus de 240 millions d'euros au total pour ce développement du très haut-débit.  « Il faut dépasser les clivages politiques en ces temps tourmentés » pour mieux avancer au service « de l'intérêt général » Jean Castex et laurent wauquiez (empty) Les collectivités locales, elles, investiront jusqu'à 450 millions d'euros dans ce même processus de développement du haut-débit. Pour Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (qui participera à hauteur de 60%, contre 40 pour les Départements) cette question de l'accès au numérique est essentielle, et l'objectif est bien que, d'ici 5 ans, « près de 95 % du territoire auvergnat puisse accéder à la fibre ». Un engagement d'avenir, placé au même niveau que le désenclavement ferroviaire et l'accès à la santé pour tous. Sur le sujet, et face aux effets de la crise, le chef du gouvernement comme le président de Région invitent d'ailleurs à « dépasser les clivages politiques » pour mieux avancer au service « de l'intérêt général » . Accord de relance Etat-Région, « le plus gros plan d'investissements pour l'Auvergne depuis le plan Massif central », assure Laurent Wauquiez Au total, le plan "France Relance" concocté par l'Etat prévoit la mobilisation de 908 millions d'euros sur le volet numérique. 570 MEUR seront dédiés à l'accélération de la généralisation de la fibre optique sur l'ensemble du territoire national, 250 MEUR seront consacrés à des dispositifs d'inclusion numérique (formation aux outils, accompagnement des seniors), et 88 MEUR auront vocation à permettre aux collectivités territoriales de moderniser leurs outils numériques.  Jean Castex ici avec Claude Riboulet, président du Département de l'Allier, entourés de Jean-Paul Dufrègne, Laurence Vanceunebrock et Bénédicte Peyrol, députés de l'Allier. Par ailleurs, dans le cadre du plan « New Deal Mobile », le développement de la 4G va lui aussi se poursuivre, et notamment en Auvergne. La 5G sera aussi progressivement déployée d'ici 2025, et notamment dans les zones peu denses en population, au nom d'un principe « d'égalité républicaine », comme précisé par le gouvernement. Retrouvez notre reportage video sur la venue de Jean Castex dans l'Allier :   Textes : Pierre Geraudie Photos Thierry Lindauer Vidéo Valerie Guinard
  • InfraNum, la Banque des territoires, l'Avicca et Régions de France lancent la 1ère cartographie de l'emploi dans la fibre en France
    10 décembre 2020
    Un outil à enrichir avec les Régions Alors que les industriels de la fibre se démènent pour tenir les objectifs du plan France THD, ils sont à la peine pour trouver des candidats partout en France. C'est pourquoi la fédération InfraNum, soutenue par la Banque des Territoires et en partenariat avec l'Avicca et Régions de France, présentent un nouvel outil pour sensibiliser les acteurs et prescripteurs de l'emploi dans chaque territoire. Pour cette première cartographie interactive, qui se veut le meilleur reflet de l'emploi dans la fibre en France, les partenaires lancent un appel aux Régions et aux territoires. Dans un contexte d'aggravation du chômage en France, les partenaires de ce nouvel observatoire n'acceptent pas que la promesse de recruter 7 000 à 8 000 nouveaux entrants par an au cours des 2 prochaines années, dans une filière reconnue comme essentielle, ne se réalise pas. La méconnaissance de ces métiers, non seulement par le grand public, mais aussi par les acteurs et prescripteurs de l'emploi dans les territoires, reste encore bien trop répandue. Aussi, si InfraNum travaille avec le gouvernement pour mettre en place une campagne nationale d'information du grand public, elle a décidé en parallèle de s'adresser directement aux acteurs de l'emploi. La fédération a organisé avec succès en Nouvelle-Aquitaine puis, début novembre, en Bourgogne Franche-Comté un événement à destination de ces acteurs, avec le soutien de l'association Régions de France. Cette fois-ci, Régions de France s'associe à l'ensemble des partenaires de l'observatoire (InfraNum, Avicca et Banque des Territoires) pour lancer la première cartographie de l'emploi et des déploiements de la fibre en France. Basée sur les chiffres recueillis dans le cadre de l'Observatoire national du THD sorti en juin 2020 et synchronisé avec les chiffres du bilan de l'EDEC fibre optique publié en septembre, cette cartographie interactive permet de connaître par région et même par département, le potentiel d'emploi, d'heures d'insertion et de formation, pour chaque zone de déploiement (ZDT, AMII et RIP) en 2019, 2022 et 2025. Les partenaires souhaitent associer l'ensemble des Régions et acteurs de l'emploi à ce nouvel outil mis à leur disposition sur infranum.fr/observatoire-du-thd/carto/. Objectif : actualiser les projections (2022 et 2025) au plus près de la réalité terrain (puisqu'elles sont pour l'instant issues de données modélisées) pour être un outil de référence annualisé pour les prescripteurs de l'emploi sur chaque territoire. Pour rappel, le site objectif-fibre.fr peut venir en complément pour les professionnels, qui y trouveront toute l'information utile sur les profils, description de postes et événements emploi par territoire. Exemple de la cartographie avec un zoom sur la Région Grand-Est L'article InfraNum, la Banque des territoires, l'Avicca et Régions de France lancent la 1ère cartographie de l'emploi dans la fibre en France est apparu en premier sur InfraNum.
  • Fibre optique : les 393 communes de l'Ain couvertes en 2022
    25 novembre 2020
    Le syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain (SIEA) vient de confier à Spie ICS le déploiement et la mise à niveau du réseau de ...
  • Son Campus fête ses dix ans d'existence : la chambre de commerce et d'industrie du Cantal a la fibre pour la formation
    17 novembre 2020
    Le centre de formation de la chambre de commerce et d'industrie du Cantal, situé à Aurillac, fête ses dix ans d'existence. À ses débuts, en 2010, il ne proposait que de la formation courte à destination des chefs d'entreprise, des salariés et des porteurs de projet. Aujourd'hui, 1.500 stagiaires s'y forment chaque année. Le Campus s'est imposé comme la référence nationale sur la fibre optique, mais pas seulement.Si tout se passe bien, entre 90 % et 95 % des stagiaires repartiront du centre de formation de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Cantal avec leur diplôme dans une main, et un contrat de travail dans l'autre. Depuis dix ans, à Aurillac, la consulaire propose au sein de son Campus, un centre de formation adapté aux besoins des entreprises. Près de 1.500 personnes s'y forment tous les ans.À quoi sert la CCI dans le Cantal ?Centre national de formation au très haut débitAvec en tête de gondole, le centre national de formation au très haut débit. Chaque année, près de 400 stagiaires ont six mois pour décrocher une qualification professionnelle dans les métiers de la fibre optique, allant du CAP à bac + 3, telles que monteur installateur de réseaux THD, dessinateur projeteur fibre optique ou chargé d'affaires Télécom.L'atelier du Campus inauguréLe pari, lancé en 2013 sous l'ère Bernard Bouniol, président de la CCI de 2000 à 2016, est alors osé. À l'époque, la formation à la CCI se résume à une offre à destination des chefs d'entreprise, salariés et porteurs de projet, soit à peine 400 stagiaires à l'année, rappelle Sébastien Cheyvialle, le directeur du centre de formation.Plus de 3.000 stagiaires formés aux métiers de la fibre optiqueBernard Villaret (à gauche) et Henri Manhès, respectivement président et vice-président de la chambre de commerce et d'industrie.? Plus de 4 millions de kilomètres de câbles à déployer, des investissements compris entre 20 et 35 milliards d'euros, plus de 40.000 emplois créés : à la fin des années 2000, on parlait de la fibre optique comme le chantier du XXIe siècle, raconte Henri Manhès, vice-président en charge de la formation au sein de la consulaire. Les professionnels du secteur le comparent à l'électrification du pays ou à l'installation du téléphone.Il y a une place à prendre ; la CCI ne laisse pas passer l'occasion.Dix ans plus tard, le pari est plus que réussi ; aujourd'hui, Aurillac est le premier centre en France pour l'apprentissage des métiers liés au très haut débit. Plus de 3.000 alternants - d'Aurillac, de Toulouse, de Poitiers mais aussi de la Réunion, de Guadeloupe ou de Guyane - sont venus dans le Cantal, pour le compte d'entreprises cantaliennes mais aussi nationales qui oeuvrent pour les opérateurs tels qu'Orange.Ce qu'il faut retenir des assises nationales de la fibre optique à AurillacDu sur-mesure et à la demande pour les entreprises cantaliennesCar piégées par le faible taux de chômage du Cantal, de l'ordre de 5 %, les entreprises sont confrontées à des difficultés à embaucher. Pour répondre aux besoins de recrutement des Fromageries Occitanes, basées à Saint-Mamet-la-Salvetat, la CCI et l'Enilv (École nationale des industries du lait et des viandes) d'Aurillac ont ainsi mis sur pied un certificat de qualification professionnelle « opérateur de production dans la transformation laitière », qui se déroule sur une année. Cela va lui permettre d'embaucher sur des postes qu'elle avait du mal à pourvoir.Des aides à domicile 2.0 grâce à un plateau pédagogique connectéUn appartement de 60 m2 a été entièrement reconstitué et propose des équipements de dernière génération.Dans le même ordre d'idée, la CCI et l'ASeD (association de services à domicile) ont ouvert, en 2018, un cursus de formation aux métiers du sanitaire et du social, un secteur qui va avoir un gros besoin de main-d'oeuvre dans les années qui viennent, et encore plus dans un département comme le Cantal où la population est vieillissante. Près de soixante personnes - dont 80 % resteront travailler dans le département - depuis le début de cette nouvelle formation se sont formées autour des services à la personne, grâce à un plateau pédagogique connecté : un appartement de 60 m2 entièrement reconstitué et des équipements de dernière génération : robot de téléprésence, verres connectés, meubles mobiles...Afin d'attirer des stagiaires et de futurs salariés, la CCI a notamment passé un accord avec le département de la Réunion et son Comité national d'accueil et d'actions pour les Réunionnais en métropole. « À la Réunion, le taux de chômage est près de 25 %, rappelle Henri Manhès. Nous les accueillons et les formons, afin qu'ils restent ensuite travailler dans le département. » Car pour garantir le succès de ses formations, la CCI recourt au sourcing.Se former aux métiers du tourisme « blanc et vert » l'an prochain. Electromécanicien en remontées mécaniques, conducteur d'engin de damage, loueur de ski, animateur de villages vacances, accompagnateur de moyenne montagne... En 2021, la CCI proposera une formation aux métiers de la montagne, du tourisme et de la nature. « Nous avons constaté que les personnes qui veulent travailler dans ce domaine, doivent aller dans les Alpes ou les Pyrénées pour se former, car il n'y a rien ici », rappelle Henri Manhès, élu consulaire en charge de la formation. Les premiers stagiaires sont attendus en début d'année prochaine. Et pour assurer les cours, la CCI s'appuiera sur les professionnels en activité sur le territoire, notamment ceux de la station de ski cantalienne du Lioran. Des formations autour de la domotique et la smart-city en 2021 Pour rester précurseur comme la CCI l'a été sur la fibre optique, Bernard Villaret pense déjà aux formations de demain. « Après les infrastructures et les réseaux, nous travaillons sur la création de nouveaux diplômes concernant les usages. » À l'image de la formation référent digital et développeur web en entreprise, qui accueille ses premiers élèves, mais aussi pour tout ce qui concerne la domotique et la smart-city. « Nous envisageons d'ailleurs de recréer une rue connectée derrière nos ateliers pour former sur la maison intelligente », poursuit Henri Manhès. Tout devrait être prêt pour 2021.Autre projet encore en discussion, la possibilité de mettre en place une formation de laborantin, en lien avec les entreprises aurillacoises oeuvrant dans le domaine de la santé et pharmaceutique, comme Biose (qui mise sur la médecine par le microbiote depuis des années), Lallemand (l'un des leaders mondiaux dans le développement et la production de levures et bactéries) ou Agrolab's (microbiologie alimentaire). Depuis dix ans, cette promesse s'affiche d'ailleurs en grand sur le site, en bordure du boulevard du Vialenc : « Notre ambition, votre formation »Le Campus est un centre de formation adapté aux besoins des entreprises. .Agréé CFA depuis 2020. Depuis le début de l'année, le centre de formation de la chambre de commerce et d'industrie du Cantal (CCI) est également agréé CFA, et peut dispenser des formations en apprentissage pour tout son catalogue (commerce, gestion, sanitaire et social, télécoms...). « La création d'un CFA est, pour nous, un plus qui nous permet d'accompagner de nouvelles entreprises sur de nouveaux secteurs et de continuer ainsi à participer au développement économique de notre territoire », explique Bernard Villaret, président de la CCI. Depuis septembre, plus de 80 apprentis, allant niveau 5 (CAP-BEP) jusqu'au niveau 2 (bac + 3) ont intégré le CFA, précise Sébastien Cheyvialle, le responsable du centre de formation.Emmanuel TremetLa Montagne Entreprendre : Votre newsletter éco !Retrouvez chaque semaine l'actualité des acteurs économiques de votre région.
  • Deepomatic accompagne l'essor du technicien augmenté des Télécoms
    30 octobre 2020
    Deepomatic met en place une plateforme de reconnaissance d'image à portée de main des opérateurs qui raccordent la fibre optique.
  • Le gouvernement s'engage à ce que 100% des foyers soient éligibles à la fibre en 2025
    27 octobre 2020
    D'ici 2025, 100% des foyers seront éligibles à la fibre optique. C'est ce qu'a tenu à rappeler Cédric O, le secrétaire d'Etat chargé du numérique. Alors que l'engagement du gouvernement qui était de couvrir 80% des foyers d'ici 2022 pourra difficilement être atteint, Cédric O a en effet déclaré la semaine dernière que tous les foyers en France pourraient bénéficier de la fibre optique d'ici l'année 2025. Pour cela, le gouvernement a promis 240 millions d'euros supplémentaires pour les raccordements. La technologie de la fibre optique va même jusqu'à être comparée à un « service universel » par le secrétaire d'Etat, tout comme l'eau et l'électricité. Pour autant il y aurait certaines difficultés dans cet énorme chantier français. Par exemple, la filière constate parfois des « armoires de rue ouvertes à coup de pierre ou de pied de biche par des sous-traitants payés à la prestation et voulant parfois aller plus vite », comme l'explique les Echos. Les acteurs du secteur ont récemment alerté sur ces difficultés rencontrées, et l'Avicca a même dénoncé une « pandémie de malfaçons » sur la fibre optique. A cela s'ajoute le problème des « raccordements longs » selon Cédric O, notamment en campagne ou en montagne, mais encore le problème des adresses. Certains noms de rue seraient en effet dupliqués lorsque deux communes fusionnent, et des adresses ne sont parfois pas numérotées. Enfin l'enjeu est maintenant de commercialiser les prises et non plus d'en construire de nouvelles, comme l'explique le quotidien. Cet article Le gouvernement s'engage à ce que 100% des foyers soient éligibles à la fibre en 2025 est apparu en premier sur FIBRE.guide.
  • Fibre optique : après l'accélération, le risque de surchauffe ?
    26 octobre 2020
    Selon les dernières estimations de la filière, le seuil des 5 millions de logements raccordés devrait être atteint fin 2020, une véritable performance en cette année de pandémie. "Nous sommes le pays où la fibre se déploie le plus rapidement", s'est félicité le secrétaire d'Etat désormais en charge des communications électroniques Cédric O à l'occasion de l'université du THD qui s'est tenue les 20 et 21 octobre 2020 aux Sables d'Olonne. L'effondrement craint un temps par la filière n'aura donc pas eu lieu même si des retards sont à craindre dans certains endroits. "Trois à six mois", telle est la latence que prévoient les opérateurs toutes zones confondues (Amii, RIP, Amel).  Un "retard structurel" (comprendre incompressible) selon Cyril Luneau d'Orange car "si on a repris le rythme de déploiement que l'on atteignait en 2019, on n'était déjà proche du maximum de nos capacités de production".  Les conditions du 100% fibre Ce rattrapage, qui devrait s'échelonner sur 2021 et 2022, ne devrait donc pas impacter significativement le calendrier gouvernemental du plan THD. L'objectif est désormais de préparer l'échéance de 2025 du "100% fibre" sur l'ensemble du territoire. Si l'obstacle financier semble désormais levé avec la rallonge de 240 millions d'euros affectée au FANT (notre article), il reste à le mettre en musique. "D'ici la fin de l'année les 21 départements n'ayant pas encore programmé une couverture à 100% en FTTH vont être invités à nous transmettre leur projet", a précisé Cédric O. Mais le 100% fibre passe aussi par la levée d'un certain nombre d'obstacles. Le premier concerne la Base adresse nationale (BAN) l'adresse étant une donnée indispensable à toute demande de raccordement sujet sur lequel planche désormais une "startup d'Etat". "Ce dossier prendra plusieurs mois à être réglé mais va profiter à de nombreux secteurs d'activité bien au-delà des télécoms", a souligné Cédric O. Le second porte sur l'usage des poteaux aériens d'Enedis. Des points d'appui indispensables pour "au moins 20% des raccordements en zone rurale" selon le président d'Altitude infrastructure David El Fassy. "Jusqu'à preuve du contraire, aucun support n'est tombé pour cause de surcharge liée à une fibre ou à un fil de cuivre. Le blocage est politique", a fustigé Patrick Chaize, sénateur de l'Ain et président de l'Avicca. Comme Infranum, l'association estime qu'il faut imposer à Enedis la suppression des études pour l'usage de poteaux destinés aux raccordements finaux (hors collecte). "Il y a des risques et je ne pense pas que l'on puisse se passer totalement d'étude", a avancé le secrétaire d'Etat tout en renvoyant le dossier au groupe de travail associant représentant des élus, opérateurs et Enedis. Le 100% fibre passe enfin par la définition d'un nouveau cadre juridique pour en faire un service public universel à part entière. C'est l'objet de la loi adaptant diverses dispositions européennes, dite DDADUE, actuellement dans la navette parlementaire (voir encadré). La durabilité des réseaux en question Cette loi va notamment inscrire dans le dur des obligations de qualité des réseaux de communication électronique, pour les rendre aussi fiables que les réseaux d'eau ou d'électricité. Ce sujet "qualité" est d'autant plus sensible que les problèmes se multiplient avec la croissance des abonnés à la fibre. Il faut dire que la crise sanitaire a considérablement aidé à vendre la fibre à des personnes qui ne cernaient pas toujours l'intérêt du FTTH avant le confinement. Chez TDF, par exemple "le taux de pénétration atteint 34 à 40% en à peine trois mois dans les RIP que nous pilotons" a fait état Cyril Gasc, bien au-delà des prévisions de commercialisation que l'opérateur pouvait faire l'an dernier. Cet afflux d'abonnements a pour conséquence de créer des tensions dans la partie raccordement des clients. Celle-ci incombe pour l'essentiel à des sous-traitants selon le mode STOC, acronyme de sous-traitance opérateurs commerciaux. Un mode STOC auquel l'Avicca attribue "une pandémie de malfaçons" (lire son communiqué du 21/10 ) : armoires remplies de "paquets de nouilles", fixation hasardeuse des boitiers clients et multiplication des échecs de raccordement ou des connexions intempestives...  Des désordres que les opérateurs ont commencé à prendre en main. Fabien Gevaert, représentant d'Axione a ainsi fait état "d'expérimentations en cours" et "d'un nouveau contrat type" avec les sous-traitants pour clarifier les responsabilités et répartir la charge financière de la résolution des désordres. L'Avicca attend pour sa part beaucoup de "la mission de contrôle des déploiements FttH" que vient de lancer l'Etat. Celle-ci examinera les déploiements tant dans les zones privées que publiques et s'intéressera aux méthodologies comme à la qualité des équipements installés. Une mission "sanitaire"  dont elle espère qu'elle permettra de garantir la durabilité des réseaux.    L'internet haut débit dans le service universel La loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière (DDADUE ) comporte un chapitre consacré aux communications électroniques. Ce texte vise notamment à renforcer la fiabilité des réseaux télécom dont la pandémie a montré l'importance vitale. Les opérateurs seront ainsi soumis à des obligations précises en matière de nombre d'incidents, de personnes touchées, de durée de rétablissement du service... Les alertes d'urgence devront également pouvoir utiliser internet en plus des réseaux mobiles. L'article 27 élargit surtout le champ du service universel des télécoms. Celui-ci intègre désormais explicitement l'obligation de fournir à l'ensemble des citoyens un accès internet "haut débit" à un tarif "abordable". Celui-ci est défini par l'accès à un certain nombre de services (messagerie électronique, moteurs de recherche, banque en ligne, appels vocaux et vidéo...). Le service universel intégrera également une obligation de répondre à toutes les demandes de raccordement. Adopté par les deux chambres, le texte doit passer sous peu en commission mixte paritaire.  
  • Les acteurs du déploiement de la fibre optique relèvent la tête
    26 octobre 2020
    Pour les acteurs du déploiement de la fibre optique sur le territoire, la facture de la crise sanitaire devrait finalement être moins salée que prévue.
  • Internet : où en est le très haut débit en Auvergne ?
    5 octobre 2020
    Vendredi 2 octobre, à Clermont-Ferrand, le PDG d'Orange était en visite.  Il a fait le point sur la couverture très haut débit avec le président de Région Laurent Wauquiez. D'après l'opérateur, tout le monde devrait être couvert en Auvergne à la fin de l'année 2022.
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