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Veille sur le champ sanitaire et social

  • Qui sont les allocataires indemnisés par l'Assurance chômage en 2019 | Unedic.fr
    20 octobre 2020
    Etre inscrit à Pôle emploi ne signifie pas automatiquement percevoir une allocation chômage. L'étude sur les allocataires précise ainsi que, parmi les 6,4 millions d'inscrits à Pôle emploi, 3,7 millions sont des bénéficiaires de l'Assurance chômage et seulement 2,6 millions d'entre eux perçoivent une allocation. Pour être éligible aux allocations chômage, il faut remplir certaines conditions d'affiliation, comme avoir travaillé au minimum 4 mois durant les 28 derniers mois*. Certains bénéficiaires de l'Assurance chômage ne perçoivent pas d'allocation notamment parce qu'ils travaillent tout en restant inscrits à Pôle emploi. Plus de femmes, plus de jeunes, moins de diplômés Depuis 2014, la proportion de femmes augmente régulièrement passant de 48 à 52% des allocataires. On observe également une proportion plus importante (30%) de jeunes de moins de 30 ans. Cette surreprésentation liée à l'âge s'explique principalement par le fait que les jeunes sont plus souvent employés en CDD, ouvrant ainsi plus fréquemment des droits à l'Assurance chômage. A contrario, la proportion d'allocataires diminue après 35 ans, du fait d'embauches plus fréquentes en CDI. L'étude présente aussi un profil d'allocataires moins diplômés : 50% d'entre eux ont un niveau d'étude inférieur au bac, contre 39% dans la population active. Les demandeurs d'emploi indemnisés par l'Assurance chômage sont donc plus souvent à la recherche d'un emploi non qualifié, notamment dans le secteur des services à la personne (19%), et le secteur du commerce, de la vente et de la grande distribution (14%). Près d'1 allocataire sur 2 au chômage après une fin de contrat à durée limitée Une période de chômage indemnisé suit principalement la fin d'un contrat de travail à durée limitée (CDD, intérim, apprentissage... - dans 45% des cas), un licenciement (32%), une rupture d'un commun accord (rupture conventionnelle... - 20%), une démission (3%). Alors que les allocataires indemnisés après une fin de contrat sont plus souvent des jeunes de moins de 30 ans, ceux ayant connu un licenciement sont plus nombreux parmi les plus de 50 ans. Cette surreprésentation des seniors s'explique notamment par le fait que les plus de 50 ans ont des droits au chômage plus longs et plus de difficultés à retrouver un emploi. On note enfin une plus grande proportion de femmes indemnisées après une démission, principalement pour suivre leur conjoint. 910EUR nets d'allocations perçues en moyenne par mois Le salaire médian pris en compte pour le calcul de l'allocation versée aux chômeurs indemnisés se situe juste au-dessus du Smic (1,1 Smic). Cela signifie que la moitié des allocataires indemnisés percevaient un salaire moyen égal ou inférieur au Smic avant d'être au chômage. En moyenne, les demandeurs d'emploi indemnisés perçoivent une allocation d'un montant de 910EUR par mois. Ce montant mensuel dépend de l'activité de l'allocataire : s'il ne travaille pas du tout durant sa période d'indemnisation, il perçoit en moyenne 1040EUR ; s'il travaille, son allocation se situe autour de 610EUR, qu'il peut cumuler avec son salaire, soit un revenu mensuel moyen de 1290EUR. A noter que les allocataires percevant le montant moyen d'allocation le plus élevé sont ceux qui étaient précédemment en CDI à temps complet : 1290EUR par mois, s'il ne travaille pas durant leur période d'indemnisation. *Fin juin 2019, les conditions d'affiliation nécessitaient une période de 4 mois de travail au cours des 29 derniers mois. Le décret du 26 juillet a modifié la période d'affiliation imposant désormais une durée minimum de 6 mois de travail durant les derniers 24 mois. Ces nouvelles règles entrées en vigueur le 1er novembre 2019 ont de nouveau été modifiées le 1er août 2020 pour revenir à une durée minimale de 4 mois de travail durant les 24 derniers mois. Restez informé de l'actualité de l'Assurance chômage et des analyses de l'Unédic. Recevez une alerte mail à chaque nouvelle information publiée par l'Unédic (actualité ou publication).
  • Aide à domicile : le gouvernement annonce une hausse des salaires
    20 octobre 2020
    Le gouvernement va débloquer 200 millions d'euros pour que les aides à domicile puissent bénéficier d'une hausse de salaire d'environ 15 %, a annoncé, le 16 octobre, la ministre déléguée chargée de l'autonomie, Brigitte Bourguignon.
  • Difficiles à pourvoir, les métiers des services à la personne sont pourtant les plus recherchés
    20 octobre 2020
    Tous les responsables de services d'aide à la personne convergent pour souligner les difficultés croissantes de recrutement auxquelles ils sont confrontés de façon très régulière, compte tenu du turn-over important dans ces métiers. Il n'y a aucune raison de mettre en doute les affirmations...
  • Université - Concours de médecine 2020 : quels ont été les choix des futurs internes à Clermont-Ferrand ?
    19 octobre 2020
    Entre fin septembre et début octobre, près de 8.880 étudiants en sixième année de médecine ont fait leur choix de ville et de spécialité en fonction de leur classement au concours des ECNi (épreuves classantes nationales informatisées).  Ces épreuves ont été réalisées dans 34 centres d'examens liés aux URF de médecine en lien avec le ministère. Concrètement, le concours consiste en cinq épreuves organisées sous forme de questions à réponses multiples, de dossiers progressifs et de lecture critique de deux articles. Ces épreuves sont programmées pendant deux jours et demi. Cette année, elles se sont déroulées durant la dernière semaine de juin, dans des conditions sanitaires exceptionnelles en raison du Covid-19, et par souci d'équité, en présentiel, comme le précise Pierre Clavelou, doyen de la faculté de médecine et pharmacie de Clermont-Ferrand.  Les affectations, trois mois après les ECNi, laissent apparaître des disparités dans ces choix (*). La major de promo La major de promotion, Marie Dupuy, étudiante à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), a souhaité intégrer la médecine cardiovasculaire au sein de l'AP-HP (Assistance publique-hôpitaux de Paris). La spécialité a la cote puisque parmi les cent premiers du classement, vingt l'ont choisie et y ont été admis. A Clermont-Ferrand, le candidat le mieux classé est 24e.  Dans l'académie de Clermont-Ferrand aussi, la médecine scolaire est « défaillante » Les choix parmi les premiers Voici pour le choix des premiers candidats : cardiologie, donc mais aussi l'anesthésie-réanimation avec douze affectations, puis l'ophtalmologie avec onze postes pourvus. Les spécialités les plus choisies en 2020 Sur l'ensemble des étudiants, les spécialités qui ont trouvé preneur le plus rapidement sont : comme l'an dernier, c'est la chirurgie plastique reconstructive et esthétique qui apparaît comme la spécialité la plus prisée. Mises en avant avec le Covid, les maladies infectieuses et tropicales devancent l'ophtalmologie, arrivée deuxième l'an passé. Puis on trouve la dermatologie et vénéréologie suivie de la médecine cardiovasculaire.  Mises en avant avec le Covid, les maladies infectieuses et tropicales devancent l'ophtalmologie dans le choix des spécialités cette année 2020. Les moins choisies Les six spécialités qui n'ont pas réussi à pourvoir tous les postes proposés (151 postes vacants) sont la psychiatrie (58 postes vacants) ; la médecine et santé du travail (25) ; la biologie médicale et la santé publique ; la médecine générale (seulement neuf postes vacants sur plus de 3.100 proposés) et la gériatrie. Le taux le plus faible au prorata du nombre de postes proposés est la médecine de santé publique.  Les villes où les postes ont été tous pourvus Les villes ayant pourvu tous leurs postes d'internat proposés sont : Strasbourg, Montpellier, Marseille, Nice, Saint-Denis la Réunion, Toulouse, Point-à-Pitre la Martinique. Lyon est la ville la plus attractive (un poste non pourvu), suivie de Montpellier, Rennes.  Plus de 500 étudiants de Limoges confinés après des cas positifs de Covid-19 Villes où le nombre de postes non pourvus est le plus important Si Clermont-Ferrand se situe en milieu de tableau pour le choix par ville (1ere Lyon, dernière, Poitiers), en revanche, elle est en dernière position pour le nombre de postes vacants : 17 postes restants sur 213 ouverts. L'an passé, 24 postes n'avaient pas trouvé preneur sur 209 ouverts. Puis viennent Poitiers (14 postes vacants), Caen et Brest (13). Les postes restants à Clermont-Ferrand se retrouvent parmi les spécialités suivantes : - Psychiatrie : sept postes encore disponibles sur les 18 listés - Santé Publique : aucun poste pris (deux postes listés) - Médecine du Travail : aucun poste pris (quatre postes listés) - Biologie : aucun poste pris (trois postes listés) - Gériatrie : un poste disponible sur les trois listés Pourquoi ces disciplines sont peu choisies " Ceci est identique pour quatre d'entre elles au plan national (les quatre premières), et avec les mêmes commentaires pour la dernière", estime Pierre Clavelou. Il y a un problème de lisibilité du métier de gériatre. Il est décidé si tôt pour des médecins qui auraient aimé choisir cette discipline dans une seconde partie de vie professionnelle. Par exemple, actuellement médecin généraliste avec capacité en gériatrie Selon lui, cela incite le ministère à réfléchir aux doubles DES qui devrait apparaître dans les prochaines années. De surcroît, en Auvergne, il n'y a pas d'hospitalo-universitaire actuellement en gériatrie afin d'encadrer d'éventuels internes en formation dans cette spécialité  (dossier du futur candidat encore un peu juste pour le concours). Pour les autres disciplines, la médecine du travail souffre d'une vision négative. La gériatrie comme la médecine d'urgence sont, quant à elles de nouvelles disciplines et soulèvent des réticences de la part des étudiants. Elles sont enseignées depuis 2017 comme spécialité à part entière. La biologie a toujours eu du mal à drainer vers elle les médecins. La réforme du concours de l'internat. A partir de 2023, les ECNi seront réformées. La réforme est déjà en marche pour les étudiants entrant en 4e année en 2021. L'évaluation des compétences va entrer dans le processus de sélection. Les étudiants ne seront plus uniquement évalués sur les connaissances mais aussi selon deux nouveaux critères. Tout d'abord, les compétences, qui sont des mises en situation cliniques (des ateliers), seront appréciées sous la forme d'examens cliniques objectifs et structurés. Leur parcours sera apprécié également. L'étudiant fera des expériences qui lui rapporteront un nombre de points.  Le nombre de points sera plafonné pour éviter une course à l'expérience. La valorisation des mobilités nationales et internationales, des engagements associatifs au sens large, des doubles cursus (UE optionnelles, master, thèse précoce), de l'expérience professionnelle ou encore du niveau de langue est prévue. (*) Sources : organisateur des épreuves, le Centre national de gestion ; plateforme Celine.  Michèle Gardette
  • Les assistants de service social représentés à la Conférence nationale de santé
    15 octobre 2020
    Pour la première fois et pour une durée de cinq ans, l'Association nationale des assistants de service social (Anas) siège à la Conférence nationale de santé.
  • Dossier de presse - La Stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance. Un an après.
    14 octobre 2020
    La protection de l'enfance a longtemps été envisagée uniquement comme une politique décentralisée. Or l'État y joue un rôle fondamental : santé, éducation, sécurité des enfants... Cette politique est donc par essence une politique partagée, dans laquelle chacun doit assumer ses responsabilités. La contractualisation a pour but de rehausser le niveau d'exigence tant pour les départements que pour l'État. Chacun se doit d'être exemplaire. Il y a un an, le 14 octobre 2019, le secrétariat d'État en charge de l'Enfance et des Familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé a présenté une stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance. Construite après des mois de concertation, de déplacements, d'échanges avec les familles et les enfants, avec les travailleurs sociaux et les responsables départementaux, cette stratégie vise à réformer les politiques de protection de l'enfance, et à garantir les droits des enfants : à la santé, à l'éducation, à la sécurité affective, à l'autonomie après 18 ans. Cette stratégie a vocation à améliorer la situation des enfants protégés et à protéger, et produire une meilleure convergence des réponses à leurs besoins dans les territoires. Cette stratégie a permis de faire de la protection de l'enfance un enjeu politique majeur. Un an plus tard, nous détaillons la mise en oeuvre de cette stratégie. pdf Télécharger le dossier de presse - La Stratégie nationale de prévention et de (...) Téléchargement (4.1 Mo) Contact presse Secrétariat d'Etat chargé de l'enfance et des familles Cécile Delique cecile.delique@sante.gouv.fr 06 27 89 10 91
  • Covid-19 : l'inquiétante fatigue des infirmiers français
    14 octobre 2020
    Débats & Reportages 7 minutes à lire Valérie Lehoux, Publié le 13/10/20 Partager Une infirmière de nuit, dans le couloir du service de réanimation de l'hôpital de Périgueux, le 5 mai. Romain Longieras / Hans Lucas Alors que le nombre d'hospitalisations repart à la hausse, l'Ordre national des infirmiers tire la sonnette d'alarme. Epuisés, en manque de considération, 43 % des infirmiers interrogés dans une récente enquête disent ne pas savoir s'ils feront encore ce métier dans cinq ans. Des conditions de travail dégradées, des repos reportés, des tâches qui dépassent les domaines de compétence réglementaires... Une étude menée par l'Ordre national des infirmiers, du 2 au 7 octobre, dévoile un découragement profond chez les professionnels. 57 % d'entre eux assurent ne pas avoir suffisamment de temps pour prendre en charge correctement leurs patients. Plus d'un tiers affirment être en effectifs réduits par rapport à la normale. Et 43 % des infirmiers envisageraient de changer de métier. D'ailleurs certains l'ont déjà fait. Entretien avec Patrick Chamboredon, président de l'ONI. Abonné "Plus qu'un Ségur, il faudrait un Bercy de la santé !" Débats & Reportages Juliette Bénabent 5 minutes à lire Vous attendiez-vous à des résultats aussi préoccupants ?Franchement, non. Une dégradation aussi importante, en si peu de temps, c'est inédit. Avec le Covid, le sentiment d'épuisement a quasiment doublé en quatre mois : il touchait près de 30 % des infirmiers lors de la précédente étude au printemps ; il en concerne désormais 57 %. Bien sûr, c'est la conséquence directe des conditions de travail. Car si on parle beaucoup des difficultés matérielles des médecins, celles des autres professionnels de santé sont tout aussi réelles. Et dans un service de réanimation notamment, nous faisons tous partie de la même chaîne : médecins, infirmiers, aide-soignants, kinés, etc. "Certains infirmiers ont déjà rendu leur blouse, et quitté la profession. Et des étudiants nous disent que finalement, ils hésitent à continuer dans cette voie, après ce qu'ils ont vu et vécu au printemps dernier..." L'épuisement est sans doute aussi lié aux annonces faites sur les temps de repos, les vacances d'automne qu'il faudrait reporter. Certains infirmiers ont déjà rendu leur blouse et quitté la profession. Et des étudiants nous disent que finalement, ils hésitent à continuer dans cette voie, après ce qu'ils ont vu et vécu au printemps dernier... Sur le terrain, il faut savoir que les élèves de troisième année ont fait fonction d'infirmiers à part entière ; les première et deuxième année n'étaient pas directement au front, mais ils étaient aussi mobilisés. Aujourd'hui, l'absence de visibilité pèse sur tout le monde. On nous annonce encore des mois d'épidémie, et le vaccin reste une hypothèse lointaine. À court terme, l'horizon n'est radieux pour personne, a fortiori pour celles et ceux qui assument une profession difficile et peu reconnue.L'épuisement dont vous parlez est-il physique ou moral ?Les deux. Quand la première vague a frappé le pays, nous nous sommes beaucoup inquiétés à raison pour les patients qui souffraient de maladies graves ou chroniques, et dont les interventions étaient déprogrammées, et le suivi médical moins bien assuré. Mais dès le début aussi, nous avons mis en garde contre l'effet de ressac d'une deuxième vague... sur les professionnels de santé. Au printemps, tout le monde a tenu sur l'adrénaline de l'urgence. L'union sacrée s'est faite au sein de l'hôpital, avec des procédures simplifiées et un mot d'ordre partagé, le fameux « quoi qu'il en coûte » assumé par le président de la République. Des barrières sociologiques sont tombées entre les médecins, les administratifs, les infirmiers, les brancardiers. Nous nous sommes tous lancés à corps perdu dans la bataille. Je ne dirais pas que cette union a disparu, mais les professionnels de santé, aussi motivés soient-ils, sont d'abord des femmes et des hommes. D'autant plus fatigués qu'ils ignorent combien de temps la mobilisation va devoir durer. Et puis certains sont tombés malades : on n'a pas d'estimation précise pour la France, mais on sait que plusieurs centaines d'infirmiers sont morts du Covid dans le monde. Le répit de l'été n'aura donc pas suffi à reprendre des forces ?20 % des quelque 60 000 infirmiers qui ont répondu à l'enquête disent qu'ils n'ont pas pris leurs congés. C'est considérable. Pendant la première vague, certains patients (qui avaient besoin d'autres soins) ont refusé que les infirmiers accèdent à leur domicile par crainte qu'ils soient vecteurs du coronavirus tout cela alors que les équipements de protection faisaient souvent défaut. D'où la mise en place de deux filières : l'une pour les malades du Covid, l'autre pour les « non-Covid ». On a évité ainsi les risques de contamination. Mais deux filières, cela veut dire plus d'effectifs, et les remplaçants, ayant travaillé en même temps que les titulaires, n'étaient pas disponibles pour assurer la relève pendant les vacances. D'autant que depuis l'été, la multiplication des tests PCR mobilise beaucoup de monde. Vous dites que certains, découragés, ont déjà quitté la profession. Combien sont-ils ?Je ne sais pas, mais les témoignages se multiplient. Le Ségur de la santé n'a rien réglé : même si l'effort financier est réel (une augmentation de 180 euros nets, qui sera effective progressivement en deux ans), et que nous remontons un peu dans le classement de l'OCDE des rémunérations, il faut aller plus loin. La France compte environ 700 000 infirmiers. À l'horizon 2040, on estime qu'ils devront être un million. La profession continue de susciter des vocations, puisque environ 100 000 bacheliers chaque année veulent entamer des études d'infirmiers (pour un numerus clausus d'un peu plus de 30 000). Il existe une appétence réelle pour ce métier... Encore va-t-il falloir la maintenir, pour que la désaffection de ces derniers mois ne s'installe pas. Avec le Covid, 30 % des infirmiers disent avoir effectué des tâches qui sortaient de leur domaine de compétences réglementaire...C'est inacceptable. Parfois, les infirmiers sont surqualifiés pour ce qu'on leur demande ce qui à la limite peut être positif pour le patient, mais pas pour eux ! Mais singulièrement pendant l'épidémie, ils se sont retrouvés à assumer des missions pour lesquelles ils n'avaient pas été formés je pense notamment aux étudiants. Il y a eu des dépassements de tâches, des défauts d'encadrement. Et même dans un quotidien plus « ordinaire », il arrive souvent que les infirmiers assument des responsabilités qui dépassent leurs compétences réglementaires. Par exemple, très concrètement, si un patient arrive avec une hypertension sévère, l'infirmier va vérifier qu'il a bien pris son traitement, qu'il n'est pas en surcharge hydrique, s'il a des diurétiques... Et si un médecin n'est pas disponible immédiatement, il va éventuellement ajuster sa posologie pour éviter le risque d'AVC. Cela, l'infirmier sait le faire grâce à son expertise clinique et empirique. Or réglementairement, il n'en a pas le droit ! C'est une lourde responsabilité qu'il doit assumer seul. "Nous n'allons pas remplacer les médecins, évidemment, mais il est temps qu'on nous reconnaisse davantage d'autonomie. Notamment pour les vaccins, et vu le contexte actuel, c'est plus nécessaire que jamais." Il est donc essentiel d'accorder les textes à la réalité du terrain. La reconnaissance d'une profession passe par la reconnaissance des actes qu'elle accomplit. Les textes ont été légèrement revus en 2014, mais pour l'essentiel, ils datent d'il y a quasiment vingt ans. Or en vingt ans, les techniques ont évolué, les pratiques aussi. On parle de plus en plus de l'ambulatoire, mais on ne donne pas aux infirmiers les moyens de l'assumer. Nous n'allons pas remplacer les médecins, évidemment, mais il est temps qu'on nous reconnaisse davantage d'autonomie. Notamment pour les vaccins, et vu le contexte actuel, c'est plus nécessaire que jamais. Car nous avons un vrai problème de santé publique en France : les gens, en particulier ceux qui souffrent d'une affection de longue durée, ne se font pas assez vacciner contre la grippe saisonnière. Abonné Covid et travail : "Nous avions sous-estimé la catastrophe" Olivier Pascal-Moussellard 9 minutes à lire Mais les infirmiers peuvent administrer le vaccin contre la grippe !Pas seuls. Si vous souhaitez vous faire vacciner par un infirmier, il vous faudra d'abord aller voir un médecin. Pourquoi ? Quand on vaccine quelqu'un, on le fait asseoir, on lui mesure la tension, on lui demande s'il prend des anticoagulants... Bref, nous sommes tout à fait à même d'effectuer ce geste-là, sans prescription préalable. Il serait plus que temps qu'on nous y autorise. Cette année, si l'épidémie de grippe arrive en même temps que celle du coronavirus, le système de santé hospitalier va exploser. Tout cela ne se règlera pas en trois semaines. Que préconisez-vous pour le court terme ?D'abord, que les personnels puissent prendre leurs congés, que le management soit bienveillant, et qu'on s'attaque au problème du sous-effectif dans les services hospitaliers. Il est impératif de préserver les soignants si on veut garantir un niveau de soin correct aux Français. Ensuite, il faudra rendre cette profession plus attractive, et pas seulement avec des salaires revalorisés, mais en lui ouvrant de nouveaux champs d'action. Les infirmiers font rarement la une des journaux ; ils ont pourtant une expertise qui ne demande qu'à être entendue pour le bien du patient. On ne fait pas cette profession par hasard. La deuxième vague arrive... Il est urgent que les lignes bougent pour qu'ensemble, nous assumions ce défi. Partager Contribuer Postez votre avis
  • Coronavirus Covid-19 : les aides à domicile, un métier qui n'attire plus en Ardèche
    13 octobre 2020
    Elles se sentent les oubliées de l'après-Covid. Les aides à domiciles ont assuré une mission essentielle auprès des personnes âgées pendant le confinement. Aujourd'hui, le secteur embauche mais peine à trouver des candidats.  Publié le 13/10/2020 à 16h12 "Même si c'est un très beau métier, il reste assez mal payé, et nous sommes assez mal reconnues », regrette Gwendoline, aide à domicile à Celles-les-Bains en Ardèche. \b7 © FTV La crise sanitaire aurait pu laisser penser que le secteur médical et paramédical allait susciter des vocations, c'est tout le contraire. Aujourd'hui le secteur des aides-soignantes à domicile peine à recruter du personnel. Le métier est peu valorisé et le salaire beaucoup trop bas.  Chaque jour, Gwendoline Leterrier, aide à domicile depuis 3 ans, parcourt une cinquantaine de kilomètres sur les routes sinueuses d'Ardèche. Cette aide à domicile s'occupe de personnes âgées dans des villages isolés.  Quand on est la seule visite de la journée, on leur redonne un petit peu le sourire. C'est vachement gratifiant en faitraconte Gwendoline.     Ce jour-là, elle se rend chez Odette et Edmond un couple de 85 ans... et elle prend tout de suite soin de prendre de ses nouvelles. Ce métier, elle l'a choisi, et ce cela malgré toutes les difficultés. "Même si c'est un très beau métier, il reste assez mal payé, et nous sommes assez mal reconnues » regrette Gwendoline.     La fille d'Odette et Edmond, Nathalie Rocher, est quant à elle plus que reconnaissante, "ce ne sont pas des infirmières mais elles font parfois plus ! C'est sûr qu'elles ne sont pas reconnues à leur juste valeur, car elles font un sacré boulot quand même."       Gwendoline est payée autour du smic, même si elle multiplie les tâches à chaque visite : toilettes, ménages, repas... Elle se souvient avoir toujours répondu présente durant le confinement lié à la pandémie de Covid 19 « on était toutes au front. »    "On était quand même là, même si on est restées dans l'ombre. Personne n'a parlé de nous. On était sur le terrain malgré tout. Donc oui, les invisibles ça nous représente bien".       La structure qui emploie Gwendoline aimerait embaucher 50 aides à domiciles supplémentaires en Ardèche... Mais peine à recruter des candidats...  Le secteur souhaiterait une nouvelle convention collective nationale, pour valoriser les salaires de 15%. "La finalité du métier est quand même plutôt noble, on va essayer d'avoir une reconnaissance comme pour l'hôpital. Il y a eu une reconnaissance pour l'hôpital et les EHPAD, mais le domicile a été oublié au passage", regrette Jérôme Augusto, le directeur "d'Ardèche aide à domicile".     Dans le département de l'Ardèche, les aides à domiciles comme Gwendoline devraient tout de même recevoir une prime Covid d'ici la fin de l'année 2020.  Virginie Cook et Nicolas Ferro l'actualité de votre région, dans votre boîte mail Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter
  • Aide à la personne : le centre de formation de la Fehap diversifie...
    12 octobre 2020
    Politique de cookies Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l'audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies. Politique de protection des données personnelles Paramétrer Tout accepter "Le Covid est arrivé, nous avons dû accélérer notre réflexion sur les modalités pédagogiques à distance. Dès la levée du confinement, nous avons travaillé sur de nouvelles pistes et nous [avons présenté] au CA fin septembre une offre renouvelée en thématiques et en modalités", explique Antoine Perrin le directeur général de la Fehap. Dans ce cadre, l'organisme de formation de la Fehap lancera en janvier 2021 les Cercles stratégiques des dirigeants, des parcours axés sur une communauté apprenante, et envisage de déployer une offre de parcours dans le cadre de l'Afest. Que diriez-vous de découvrir nos services d'information en temps réel ainsi que les dossiers thématiques et les newsletters de nos rédactions ? Nous vous invitons à formuler une demande de test pour accéder à AEF info. Cette offre d'essai est gratuite et sans engagement Aperçu Lire la suite Aperçu Lire la suite Aperçu Lire la suite Aperçu Lire la suite Aperçu Lire la suite Aperçu Lire la suite
  • Covid-19 : les ARS et Pôle emploi tentent de pallier la pénurie de personnel dans les Ehpad
    12 octobre 2020
    Une résidente reçoit des soins à l'Ehpad Vilanova de Corbas (Rhône), le 1er septembre. JEFF PACHOUD / AFP « Nous avons besoin de renfort », a lancé Olivier Véran, le 27 septembre, appelant les soignants à venir combler les « postes ouverts, les postes financés, qui ne sont pas pourvus » dans les maisons de retraite. La pénurie chronique de personnels devient de plus en plus critique avec le rebond de l'épidémie de Covid-19. Le ministère des solidarités et de la santé cherche de nouveaux « leviers » pour pallier les manques d'effectifs. « Le recrutement de 20 000 personnes dès 2021 permettrait de soulager les effectifs sous-tensions et très éprouvés par la première vague du printemps mais aussi d'améliorer l'accompagnement des résidents », estime Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France. « La première vague de l'épidémie a laissé des séquelles psychologiques et somatiques. Les équipes vivent un stress post-traumatique », explique Pascal Meyvaert, vice-président de la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendarntes (Ehpad). Article réservé à nos abonnés Lire aussi « On est naufragés, si la deuxième vague arrive, elle va être dangereuse » : dans les Ehpad, la crainte du retour du Covid-19 Le mauvais moral des personnels se traduit par des arrêts de travail, des congés maladie, voire des démissions : « C'est inquiétant, reconnaît Romain Gizolme, directeur de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (ADPA). On a des salariés qui commencent à nous dire qu'il va falloir faire sans eux si une seconde vague épidémique arrive. » « Le sujet qui nous mobilise le plus est celui du renfort en ressources humaines », confirme Pierre Ricordeau, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie. Volontaires peu nombreux La situation est aussi tendue en raison des possibilités de renfort moindres qu'au printemps. Les nombreuses déprogrammations d'actes médicaux dans les hôpitaux avaient alors permis que des soignants disponibles viennent prêter main-forte aux Ehpad. Cette fois, les volontaires sont peu nombreux. Les bénévoles ne se manifestent guère. Le besoin de recrutements est d'autant plus grand que les campagnes de tests de dépistage du Covid-19, les précautions d'hygiène liées au virus et les visites sur rendez-vous des familles sont chronophages dans les Ehpad. « Une dizaine de visites par jour impliquent que les équipes consacrent une heure cumulée pour prendre la température des familles, leur faire remplir la charte de bonne conduite, désinfecter les locaux après leur départ », calcule Gaëlle Guillerme, directrice d'un Ehpad appartenant au groupe Korian au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). Une charge supplémentaire pour le personnel, sans qu'il soit « possible de recruter », dit-elle. Il vous reste 48.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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