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Les métiers de la fibre optique

Lancé en 2013, le Plan France Très Haut Débit visait à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit en 2022, délai reporté depuis à 2025. Il s'agit de proposer un accès à Internet performant à l'ensemble des logements, des entreprises et des administrations.
Le déploiement des réseaux de nouvelle génération à très haut débit, principalement à partir de la  fibre optique, représente un enjeu industriel et économique majeur pour la France, un levier pour la compétitivité des entreprises, un facteur essentiel d’attractivité des territoires et de développement de nouveaux services innovants.

Le chantier de la fibre nécessite la mobilisation d'un nombre non négligeable d'emplois. La formation est le pendant logique à cette technologie de réseau. Les besoins annuels en formation s'éleveraient à 11 000 en 2020 et encore 8 000 en 2024*.
*Sources : site d'Objectif Fibre (août 2020) et Etude EDEC Fibre optique d'Objectif Fibre (juillet 2020)

Qu'est-ce que la fibre optique ?

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Une technologie qui remplace la DSL

La fibre optique est un fil en verre plus fin qu’un cheveu,  permettant  de  transporter  des  données par le biais d’un signal lumineux. Celle-ci permet de transmettre des quantités de données à grande vitesse, quasiment sans limitation de débit. En effet, à la différence du cuivre, le débit n’est quasiment pas altéré par la distance et peut être symétrique, c’est-à-dire identique pour la réception (débit  descendant) et l’envoi de données (débit ascendant).
Cette technologie permet d’accéder au Très Haut Débit et remplace progressivement les réseaux ayant servi à la distribution du téléphone (DSL, réseau cuivre) ou encore de la télévision par câble (FTTB, câble coaxial).

Une fibre optique fabriquée en France

Le déploiement de réseaux s'appuie sur une filière industrielle française, dont les différents acteurs interviennent tout au long du processus de conception, de réalisation et d'exploitation des réseaux.
Un label "câbles de France" a été mis en place en 2016, afin de valoriser les entreprises productrices et certifier la qualité de la production.

Les métiers

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Infographie Fibre

Le déploiement de la fibre optique nécessite de nouvelles compétences sur tous les métiers composant le secteur, dont certains sont particulièrement en tension. L'exploitation et la maintenance des réseaux mobiliseront des intervenants à compétences renforcées.
D'après les prévisions, pour atteindre l'objectif d'une France à 100 % câblée en haut débit, et notamment en fibre optique, le nombre d'emplois nécessaires d'ici 2022 approche les 27 000*.

Prévisions du nombre d'emplois nécessaires au déploiement et à la maintenance de la fibre optique en 2022*
Infographie Emploi Page ARA
* Sources : site d'Objectif Fibre (août 2020) et Etude EDEC Fibre optique d'Objectif Fibre (juillet 2020) 
 
Les métiers de la fibre sont organisés en "familles" : négociation et commerce, études, travaux.

LA NEGOCIATION ET LE COMMERCE
Fonction clé dans le déploiement du réseau très haut débit.  Un négociateur prend en charge tout un ensemble géographique.

Le négociateur télécoms, fibre optique
: obtient les autorisations nécessaires au fibrage des immeubles et intervient pour l'engagement des travaux auprès des acteurs fonciers comme les syndics par exemple. Des connaissances juridiques en immobilier et réseau sont nécessaires.
Le commercial télécoms : commercialise l'offre de produits et de services auprès des clients institutionnels et professionnels.
Le chargé d'affaires FttH (*) : en charge des projets chez les clients, il est le responsable de ces projets, techniquement, commercialement et financièrement.

LES ETUDES
Cette famille regroupe les métiers dédiés à la conception de l'aménagement de l'infrastructure en fibre optique dans l'immeuble ou la maison, ainsi que la réalisation des plans associés à la création de cette infrastructure.
Cette étape précède et conditionne la phase d’installation. Elle est donc considérée comme stratégique par les entreprises.

Le piqueteur : réalise les relevés de terrain et retranscrit toutes les informations liées au site sur lequel le réseau doit être mis en place. Nécessite une maîtrise de l'infrastructure et des contraintes liées aux travaux.
Le responsable bureau d'étude FttH : a la responsabilité du service des études dédié à un projet de déploiement de la fibre optique. Il a une maîtrise approfondie des solutions technique FttH.
Le dessinateur/projeteur FttH : réalise les plans du réseau en fonction du cahier des charges, et les ajuste en cours de projet au fil des remontées de terrain faites par les équipes chargées des travaux. Il utilise des logiciels spécialisés et travaille en coordination avec le piqueteur.
Le chargé d'études ou chef de projets : coordonne plusieurs dessinateurs/projeteurs et conduit les projets de télécommunication qui lui sont confiés.

LES TRAVAUX : 3 ENSEMBLES DES METIERS

Travaux sur la colonne

L'ensemble des métiers concernés par la réalisation des travaux de fibrage dans les immeubles sont concernés. Cette famille de travaux devrait mobiliser un nombre très important d'emplois.
  • Le conducteur de travaux : assure la conduite du chantier, gère les chefs de chantiers et les équipes de production.
  • Le tireur de câbles : est chargé de la pose des câbles en aérien et en souterrain. Il doit connaître l'ensemble des règles de sécurité et savoir adapter son intervention en fonction de la configuration de l'installation.

Raccordement chez l'abonné

  Cela consiste en la pose finale chez l'abonné ou jusqu'au point de raccordement pour les maisons individuelles. Cette famille de travaux devrait mobiliser également un nombre très conséquent d'emplois.
  • Le monteur raccordeur : a pour charge de réaliser les soudures et procéder aux raccordements. Il est également chargé du contrôle des fibres raccordées. Nécessite la maîtrise différents types de câbles et soudures.
  • Le technicien d'intervention : échange avec le client et réalise le raccordement au réseau et l'activation du dispositif.
  • Le technicien de la maison connectée : réalise l'installation, le paramétrage, la mise en service et la maintenance des produits et systèmes multimédias et de la domotique.

Maintenance

L'objectif est d'assurer la maintenance préventive et curative des réseaux de fibre optique. La qualité de pose initiale des réseaux influera naturellement sur les activités de maintenance. La fonction maintenance est génératrice d'activités récurrentes sur le long terme.
  • Le technicien réseau et maintenance FttH : participe à la construction et à la maintenance du réseau de fibre optique. Sous la direction du conducteur de travaux ou du chef de chantier, il réalise le suivi technique des travaux et assure la maintenance du réseau.
Ces deux dernières familles de métiers, à savoir le raccordement chez l'abonné et la maintenance, mobiliseront un grand nombre d'emplois après 2022. Le potentiel d'emplois induits par le plan Très Haut Débit est donc à envisager non seulement à court terme mais également sur le long terme.  

A CONSULTER EGALEMENT
Les fiches métiers sur le site d'Objectif Fibre
L'encyclopédie des gestes et des métiers manuels - catégorie Fibre optique

(*) FttH est l'acronyme anglais de Fiber To The Home que l'on peut traduire en français par "fibre jusqu'au domicile". L'abonné est alors directement raccordé par une fibre optique de "bout en bout".

Les formations

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Les acteurs du secteur de la fibre optique ainsi que les pouvoirs publics se mobilisent pour mettre en place et promouvoir les actions de formation pour l'ensemble des métiers, afin de répondre aux besoins en emploi et compétences dans les territoires.
En 2019, 1,8 millions d'heures de formation ont été contractualisées, soit +29% en un an (Infranum, février 2021)
Selon les projections de l'Edec publié par les acteurs de la fibre optique, le nombre de formations nécessaires pourrait s'élever à 11 000 en 2020 et encore 8 000 en 2024.



LES BESOINS EXPRIMES PAR LES ENTREPRISES
  • Elles recherchent des personnes de niveau bac professionnel pour le personnel d'installation,
  • Elles plaident en faveur de l'apprentissage, avec l'objectif de développer un ensemble de "réflexes qui ne peuvent s'acquérir que par l'expérience du terrain",
  • Elles soulignent l'importance d'un socle de base dont doivent disposer les personnes recrutées (connaissances solides sur les réseaux électriques...), pour être en mesure d'être formées à la technicité particulière induite par la pose de la fibre optique.
LA FORMATION INITIALE ET CONTINUE EN AUVERGNE-RHONE-ALPES

Les formations initiales demandées par les entreprises

Ci-dessous les formations le plus souvent citées par les entreprises dans leurs besoins de recrutement. Les formations sélectionnées ci-après ont toutes lieu en Auvergne-Rhône-Alpes :

… soit trois des diplômes de l’Education Nationale dont le référentiel a été enrichi, à la rentrée 2012, d’un socle « fibre optique » à la demande des professionnels.

Les formations dans les domaines des études et des travaux, présents dans la fibre optique, comprennent des modules spécifiques consacrés à la fibre optique.
Le domaine négociation et commerce ne propose pas actuellement de modules spécifiques "fibre optique". Les personnes ayant suivi une formation généraliste en négociation et commerce peuvent postuler dans le secteur de la fibre mais la formation se fait en interne dans l'entreprise.

LA FORMATION CONTINUE
Elle apporte une réponse plus souple aux besoins des entreprises. Il est à remarquer que pour certains métiers il n'existe pas de formation académique. La réactivité nécessaire à la dotation des postes à pourvoir n'est pas toujours compatible avec l'engagement d'un processus long de formation initiale, toutefois la volonté de certifier les compétences reste un enjeu pour les acteurs du secteur. Les pratiques constatées par les entreprises en matière de formation continue des métiers relatifs à la fibre optique sont :
  • une forte culture du binôme et de pratiques très courantes de doublonnage des équipes,
  • les formations chez les donneurs d'ordre, les fournisseurs ou les constructeurs,
  • les instituts de formation ou centres de développement des compétences interne mis en place par les majors du secteur,
  • les formations proposées par les centres de formation pluriels, où il est nécessaire d'identifier les offres de qualité.

L'OFFRE DE FORMATION FIBRE OPTIQUE : UNE DYNAMIQUE FORTE EN ARA

Un grand nombre d'organismes de formation et de plateaux techniques

La région Auvergne-Rhône-Alpes est celle qui regroupe à la fois le plus grand nombre d'organismes de formation dans le domaine de la fibre optique et propose également un grand nombre de plateaux techniques. (Voir encadré à droite de cette page)

Plateaux Hypothèses

Source : Evaluation des emplois et formations liés au déploiement de la fibre optique (Objectif fibre, août 2020)

Achat de formations par le Conseil Régional

La Région a signé un accord-cadre pour la période 2018-2021 qui permet de proposer des formations aux différents métiers liés au déploiement et à la maintenance du réseau de fibre optique sur le territoire.
Des parcours de formations sont également proposés pour les entreprises par l'intermédiaire des CARED (Contrat d'aide au retour à l'emploi durable). Ce dispositif repose sur l'engagement d'employeurs à recruter du personnel pour répondre à leur besoin après un parcours de formation préalable à l'embauche.

En Auvergne-Rhône-Alpes

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La couverture en Très haut débit d'Auvergne-Rhône-Alpes est une des priorités inscrites sur la Feuille de route stratégique de la Région Auvergne-Rhône-Alpes 2017-2021 pour le Numérique. Le Conseil régional prévoit un investissement de 450 M€, sur 10 ans, dans la mise à disposition du Très haut débit pour tous et l'amélioration de la couverture en téléphonie mobile.

>>> La zone d'intervention publique concerne 52 % de la population, en partenariat avec les porteurs de RIP
>>> La zone d'intervention privée, AMII, concerne 48 % de la population.

Le nombre d'emplois nécessaires pour connecter 100 % du territoire nécessite la création de  2 000 emplois. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a signé un protocole d'accord avec ses partenaires pour atteindre cet objectif. Pour répondre aux besoins en recrutement des entreprises du secteur, le Conseil régional a doublé le nombre de places en formation qui atteint 300 apprenants par an depuis la rentrée 2018.

Dans le cadre du Plan de relance Etat-Région signé en janvier 2021, un protocole d'accord a été signé pour la généralisation de la fibre optique en Auvergne, pour un montant de 123 millions d'euros.


Les différents porteurs de projet pour le déploiement de la fibre optique en Auvergne-Rhône-Alpes
 

Politiques publiques

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CONTEXTE
La France connectée à 100 % en réseau internet à très haut débit, une décision politique posée en 2013 et qui se poursuit. L'objectif est de donner accès à tous au très haut débit d'ici 2022 et de généraliser la fibre optique jusqu'à l'abonné sur l'ensemble du territoire d'ici 2025.

  • Un périmètre de couverture nationale est constitué
    • Les zones très denses et moins denses sont couvertes par les opérateurs privés via des "AMII" (appel à manifestations d'intentions d'investissements),
    • Dans les zones restantes, notamment rurales, ce sont les collectivités territoriales qui investissent pour leur couverture, sous la forme de Réseaux d'initiative publique -RIP-
  • Des enjeux de compétitivité économique et d'aménagement du territoire.
    • La construction d'un environnement favorable aux usages numériques innovants pour les entreprises (cloud, télétravail, visioconférence, etc.),
    • Le développement de services publics innovants, pour permettre aux citoyens d'y avoir accès (visioconférences, formations en ligne, télémédecine, etc.).

ACTEURS
  • Déploiement et exploitation des réseaux
    Les câbles optiques et équipements sont déployés de plus en plus proches des logements et des entreprises. Ces chantiers mobilisent un grand nombre d'acteurs :
    • Les cabinets conseil et bureaux d'études, qui participent à la conception et réalisent les études d'ingénierie des réseaux,
    • Les entreprises de génie civil, qui réalisent des tranchées, posent les fourreaux et les chambres,
    • Les entreprises d'installation électrique, qui répondent aux projets portés par les opérateurs privés et les collectivités territoriales. Elles jouent un rôle majeur dans le déploiement de la fibre dans le bâti, incluant la mise en place de la colonne montante des immeubles et le raccordement des abonnés,
    • Les installateurs et techniciens, qui installent les câbles de fibres optiques et raccordent les abonnés aux réseau FttH (*),
    • Les opérateurs, qui exploitent les réseaux et commercialisent des services innovants.
  • Les organisations professionnelles
    L'accéleration du déploiement du THD en France nécessite une mobilisation de tous les acteurs du secteur pour recruter et former des personnels compétents.
    • Objectif fibre. Une initiative interprofessionnelle, qui compte cinq fédérations représentatives de la filière. Plateforme de travail ouverte aux acteurs impliqués dans le déploiement de la fibre optique,
    • InfraNum. Promeut, défend et accompagne les intérêts de ses adhérents, qui sont les industriels des réseaux d'intiative publique,
    • Constructys. Opérateur de compétences (OPCO) pour les entreprises de la construction : BTP et négoce des matériaux de construction et du bois,
    • OPCO 2i. Opérateur de compétences interindustriel,
    • Akto. Opérateur de compétences des services à forte intensité de main d'oeuvre.
(*) FttH est l'acronyme anglais de Fiber To The Home que l'on peut traduire en français par "fibre jusqu'au domicile". L'abonné est alors directement raccordé par une fibre optique de "bout en bout".
PUR ALLER PLUS LOIN

Ressources

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Pour ce dossier thématique consacré aux métiers de la fibre optique, complémentaire du webinar consacré au même sujet, une sélection de contenus informatifs sur le sujet a été réalisée par le Centre de veille et de ressources de Via Compétences. Cette sélection est le fruit de la veille quotidienne réalisée par des professionnels de la gestion de l'information, sur les thèmes liés à l'orientation tout au long de la vie, la formation, le travail, la VAE, la vie socio-économique des territoires...


L'Observatoire du Très Haut Débit
Référence en matière d’aménagement et de développement numérique des territoires pour l’ensemble des acteurs mais aussi pour l’Etat.
 

Les métiers

  • Les métiers du déploiement de la fibre optique (Objectif Fibre, mars 2017)
    Ce document recense les différents métiers liés au déploiement de la fibre optique, regroupés dans 3 familles de métiers : le négoce et le commerce, les études, les travaux d'installation et de maintenance.

Les formations

En Auvergne-Rhône-Alpes


Veille

  • Fibre, mobile... les doléances des élus à l'Arcep
    30 septembre 2022
    Avec 98% des antennes équipées en 4G environ 95% de la population et 90% du territoire - l'amélioration de la couverture mobile est tangible. Le nouveau ministre des télécommunications, Jean Noel Barrot, s'est félicité de la "réussite collective" qu'a permis le New Deal mobile lancé par ces prédécesseurs. Néanmoins, beaucoup reste à faire dans un contexte où, comme l'a expliqué Michel Sauvade, maire de Marsac-en-Livradois (Puy-de-Dôme), en charge de la téléphonie mobile à l'AMF, "l'acceptabilité des zones blanches pour la population se réduit". Et d'ajouter que "le problème est désormais moins celui de la couverture que de la connexion en mobilité". Retards en perspective Parmi les irritants, l'implantation des pylônes du programme "zone blanche centre bourg" qui date des années 2000 n'est toujours pas finalisée. Une quarantaine de sites doivent être livrés au plus tard en avril 2023 ; les opérateurs disposant de trois mois supplémentaires liés au "décret délai" du confinement. Mais apparemment cela ne suffira pas. Pour le président de l'Avicca, Patrick Chaize, "il est certain qu'il y aura du retard car on a fait le plus facile", alors que "les opérateurs ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas". Ces lenteurs se retrouvent au niveau du programme "couverture ciblée" où à peine 1.575 sites sont opérationnels et 3.795 "identifiés", selon les derniers chiffres de l'Arcep. Certes, la quasi-totalité des sites sont mutualisés en 2018, chaque opérateur s'est engagé à couvrir 5.000 zones, le pylône pouvant être partagé avec d'autres opérateurs mais le chantier semble bien long pour les territoires concernés. Étendre le dispositif de concertation à la 5G Les points de blocage ne varient pas beaucoup depuis vingt ans. En tête arrive le choix du site où les élus font face aux "injonctions contradictoires" de leurs habitants qui "veulent le service mais pas l'antenne", déplore Françoise Gatel, sénatrice d'Ille-et-Vilaine. "Même dans le clocher de l'église ou dans le cimetière, ils ne veulent pas en entendre parler", s'émeut un maire dans la salle. La situation est par ailleurs critique dans les zones littorales où les besoins sont pourtant énormes, notamment lors de la saison touristique. Trouver un site relève du casse-tête du fait des contraintes croisées de la loi Littoral (construction en continuité des villages) et des périmètres soumis à l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Des règles sur lesquelles les collectifs anti-antennes prospèrent. La sous-préfète du Morbihan en dénombre pas moins de 13 dans son département, des associations qu'elle reçoit "régulièrement car il faut dialoguer". "Les sites [New Deal] font systématiquement l'objet d'une concertation", précise-t-elle. Le fonctionnement des comités de pilotage New Deal mobile, qui associent élus, État et opérateurs dans le choix des sites "couverture ciblée" a du reste été salué par le représentant de l'AMF. Mutualiser davantage Michel Sauvade s'inquiète cependant pour la 5G où un tel dispositif n'existe pas, craignant un "risque d'un New Deal pour la 5G". Il souhaite créer une gouvernance adaptée pour cette technologie qui compilera pylônes et micro-antennes. Il s'agirait notamment d'associer les "Tower compagnies" (voir notre article du 22 mars 2021), ces nouvelles entités à qui les opérateurs délèguent désormais la gestion des pylônes mais aussi les acteurs déployant des réseaux 5G en dehors des quatre opérateurs existants. Il n'est cependant pas certain que l'élu soit entendu dans la mesure où l'État estime avoir réglé le problème de la couverture 5G dans les licences 3,5 Ghz. On rappellera que d'ici à 2025, les opérateurs doivent proposer 25% de sites en zone peu dense avec de fortes obligations de mutualisation. Une mutualisation qui serait encore "largement insuffisante" pour Free/ Iliade très intéressé car c'est l'opérateur qui a le moins de pylônes mais qui a aussi un soutien unanime des élus dans le contexte de raréfaction des sites et de réduction de l'empreinte carbone du numérique. Qualité fibre : des dégâts limités ou un problème systémique ? Il a aussi été beaucoup question de qualité de la fibre, sujet d'autant plus important que "qualité de la fibre et fermeture du cuivre sont indissociables", a rappelé la présidente de l'Arcep, Laure de La Raudière. Ce diagnostic n'est cependant pas totalement partagé entre l'Avicca et l'Arcep. L'Avicca voit un problème systémique là où l'Arcep estime qu'il est localisé. Ainsi, selon les services de l'autorité, 8 réseaux sur les 80 qu'elle a audité connaissent des taux de panne anormalement élevés, en majorité là où il y a des réseaux "atypiques" datant d'avant le plan THD. Le sujet serait même en voie de résorption pour les zones concernées. Altitude travaille sur la remise aux normes de 200 points de mutualisation, ce chiffre étant de 300 chez SFR/Altice. Ce dernier fait par ailleurs l'objet d'une enquête administrative de l'Arcep, notamment sur les raisons ayant abouti à un sous-dimensionnement de points de mutualisation. Ces initiatives résolvent-elles le problème ? Dans l'Essonne, particulièrement concernée par les malfaçons, peut-être, même si la députée Marie Guévenoux se plaint "de la difficulté à s'y retrouver parmi tous les interlocuteurs". Mais dans le département du Lot, avec un réseau tout neuf, André Mellinger président du syndicat mixte Lot numérique s'étonne d'un système où "un habitant peut prendre 17 rendez-vous pour être raccordé... ". Infranum sur la défensive Remonté, le président d'Infranum, Philippe Legrand a supplié qu'on cesse de "mettre au pilori les techniciens qui font bien leur travail en majorité" dans un contexte où la filière a du mal à recruter. Le plan d'Infranum formation et certification des techniciens via un "permis fibre à un seul point", traçage des interventions en utilisant des photos, développement des contrôles impromptus vient par ailleurs d'être transmis au ministre. Il prévoit une mise en oeuvre échelonnée d'ici juin prochain avec de premiers résultats promis "dès la fin d'année"... sous réserve que toutes ces règles soient intégrées aux contrats. Des échéances "à la Saint-Glinglin" qui exaspèrent le président de l'Avicca, peu prêt à changer de cap. Patrick Chaize a promis que sa proposition de loi pour réguler les opérateurs d'infrastructure serait bientôt mise à l'ordre du jour du Sénat (voir notre article du 11 juillet 2022). Déplorant "une Autorité sans autorité", le sénateur a assuré que ce texte "faciliterait la vie du régulateur". Ni la présidente de l'Autorité, ni le ministre des Télécoms n'ont pour autant saisi la perche tendue. Aucune mesure nouvelle n'a été annoncée, l'État se bornant à réaffirmer sa vigilance sur l'amélioration de la situation.
  • Très Haut Débit : après la fibre, quels usages dans les entreprises ?
    26 septembre 2022
    Alors que la France devient un des pays où la connectivité Très haut débit est une des plus avancée en Europe, elle n'est adoptée que par 1 entreprise sur 3.
  • Marché du haut et du très haut débit fixe
    13 septembre 2022
    L'Arcep publie aujourd'hui les résultats de son suivi du marché des services fixes à haut et très haut débit à fin juin 2022. Le rythme des déploiements en fibre optique (FttH) se stabilise. Parmi l'ensemble des abonnements à haut et très haut débit, 51% sont désormais en fibre optique  DÉPLOIEMENTS : Malgré un ralentissement, le rythme global des déploiements se maintient à un niveau élevé, avec 1,2 million de nouvelles lignes FttH au cours du deuxième trimestre 2022. Au cours du deuxième trimestre 2022, 1,2 million de locaux supplémentaires ont été rendus raccordables au FttH, un ralentissement d'un peu plus 20% comparé à la même période de l'année précédente. Au 30 juin 2022, 32 millions de locaux étaient éligibles aux offres FttH sur le territoire national, soit 16% de plus qu'il y a un an : environ trois quarts des locaux sont ainsi éligibles au FttH. Au cours de ce deuxième trimestre, près de 800 000 locaux ont été rendus éligibles dans les zones moins denses d'initiative publique, soit un résultat proche de celui sur la même période un an auparavant. Le rythme des déploiements des lignes FttH continue encore de ralentir dans les zones moins denses d'initiative privée par rapport au trimestre précédent avec moins de 250 000 locaux rendus éligibles, soit un rythme comparable à celui observé au cours de l'année 2016. Les déploiements dans les territoires concernés par des « AMEL » (appels à manifestation d'engagements locaux) dépassent les 400 000 locaux éligibles à la fin du second trimestre 2022. Enfin, le rythme insuffisant constaté dans les zones très denses ces derniers trimestres perdure : la production de nouvelles lignes a même baissé de plus d'un quart par rapport à la même période de l'année dernière. Au total, à la fin du deuxième trimestre 2022, 35 millions de locaux étaient éligibles à des services à très haut débit sur réseaux filaires soit plus de quatre locaux sur cinq. Suivi de la réalisation des engagements opposables de déploiement FttH L'Arcep est en charge du contrôle des engagements souscrits par les opérateurs et publie un suivi régulier de l'avancement des déploiements concernés. A la fin du second trimestre 2022, en zone « AMII » : Environ 87% des locaux des communes sur lesquelles Orange s'est engagé ont été rendus raccordables ; Environ 94% des locaux des communes sur lesquelles SFR s'est engagé ont été rendus raccordables. Concernant les zones « AMEL », les engagements sont pris par les opérateurs territoire par territoire, le détail de l'avancement pour chacune des zones AMEL est présenté dans la publication pages 19 à 23. ABONNEMENTS : le nombre d'abonnements en fibre optique devient majoritaire en France Au 30 juin 2022, le nombre d'abonnements à très haut débit atteint 20 millions, soit 63 % de l'ensemble des abonnements internet à haut débit et très haut débit (+ 9 points en un an). La croissance trimestrielle toujours élevée du nombre d'abonnements à très haut débit (+ 685 000 au cours du deuxième trimestre 2022), est néanmoins inférieure à celle relevée un an auparavant (+ 925 000), principalement en raison du ralentissement de la croissance du nombre d'abonnements en fibre optique de bout en bout et de la contraction accrue du nombre d'abonnements à très haut débit sur réseau cuivre (VDSL2). La croissance du nombre d'abonnements à très haut débit reste portée par la progression élevée de ceux en fibre optique : + 825 000 abonnements au cours du deuxième trimestre 2022, contre + 980 000 un an auparavant. Ainsi, le nombre d'abonnements en fibre atteint 16,3 millions à la fin du deuxième trimestre 2022. Il représente 82 % du nombre total d'abonnements à très haut débit et devient pour la première fois majoritaire en France : 51 % des abonnements internet à haut et très haut débit sont désormais en fibre optique (+ 11 points en un an). La contraction soutenue du nombre d'abonnements à haut débit se poursuit à un rythme plus modéré (- 2,6 millions en un an contre - 3,1 millions un an auparavant). Le nombre de ces abonnements s'élève à 11,8 millions à la fin du premier semestre 2022. Le nombre total d'abonnements à haut et très haut débit atteint 31,7 millions à la fin du deuxième trimestre 2022, en croissance de 110 000 en un trimestre (contre + 185 000 un an auparavant) et de 705 000 en un an.
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