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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Accompagnement des publics spécifiques > Publics étrangers

Accueillir et accompagner les personnes étrangères

La question de l’accueil des personnes venues des quatre coins du monde interroge notre système d'orientation tout au long de la vie : quelles structures d’accueil ? Quelles voies d’insertion possibles ?  Et dans quelles conditions ?

La sémantique, la législation, les différentes politiques définissent l’encadrement de situations variées qui nécessitent des prises en charge adaptées.

 

Migrant, demandeur d'asile, réfugié, apatride, mineur non accompagné : quelques définitions

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  • Un migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne qui est née dans un pays et qui vit dans un autre pays pour une durée supérieure à un an, que la cause de son mouvement ait été volontaire ou non et que les moyens utilisés pour migrer aient été réguliers ou non. Les migrants regroupent notamment les réfugiés, les étudiants et travailleurs étrangers...
     
  • Un demandeur d'asile, selon Amnesty International, est une personne qui sollicite une protection internationale hors des frontières de son pays. Sa demande de statut de réfugié n'a pas encore fait l'objet d'une décision définitive. Procédure de demande d'asile en France (site de Forum réfugiés)
  • Un réfugié, selon la convention internationale de 1951, est une personne qui se trouve hors de son pays d’origine en raison d’une crainte de persécution, de conflit, de violence ou d’autres circonstances qui ont gravement bouleversé l’ordre public et qui, de ce fait, a besoin d’une « protection internationale ».
Vidéo mise en ligne en octobre 2018 - Pascal Brice a été Directeur de l’Ofpra de décembre 2012 à décembre 2018

Parcours d'intégration

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Pour être autorisée à séjourner en France, une personne étrangère doit avoir un titre de séjour. 

Les structures institutionnelles intervenant lors de la demande d’un titre de séjour :
  • Les préfectures
  • L'OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration). L'OFII est le seul opérateur de l'État en charge de l'intégration des migrants durant les cinq premières années de leur séjour en France.
  • L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides). L'OFPRA statue sur les demandes d'asile et d'apatridie. Guide des procédures à l'OFPRA
Depuis la  loi du 7 mars 2016, chaque étranger autorisé à séjourner en France et souhaitant s’installer durablement sur le territoire français peut bénéficier d’un « contrat  d’intégration républicaine ». Une partie de la formation civique est accessible en libre accès sur la plateforme Fun Mooc.
 


 

Formation, emploi

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Formation

 
  • Formations linguistiques :

  • Reconnaissance des diplômes :
ENIC-NARIC France est le centre d’information français sur la reconnaissance académique des diplômes étrangers.
Le centre ENIC-NARIC France établit des attestations pour les diplômes, les études et les formations obtenus à l'étranger. Il informe également sur les procédures à suivre pour exercer une profession réglementée et oriente, si besoin, vers les autorités qui autorisent l’exercice de la profession visée.
Le coût de l'attestation varie selon le statut juridique des personnes.
Demande d'attestation en ligne
 
  • Validation des acquis de l'expérience (VAE) :
VAE sans frontières favorise l’insertion vers l’emploi des primo-arrivants disposant d’un titre de séjour depuis moins de 5 ans et ayant une expérience professionnelle à l’étranger d’un an au moins, à travers l’accès à la certification professionnelle par la Validation des Acquis de l’expérience (VAE).
  • Parcours d'insertion :

    • Le programme HOPE « Hébergement Orientation Parcours vers l’Emploi » piloté par l’État et mis en oeuvre par l'AFPA a pour objectif l'accompagnement vers l’emploi, le logement et l’autonomie, des réfugiés, signataires du Contrat d’Intégration Républicaine, possédant le niveau A1. Il comprend :
      • Une préparation opérationnelle à l’emploi collective de 400 heures (4 mois) avec des cours de français intensifs à visée professionnelle,
      • Une formation certifiante de 450 heures minimum (4 mois).
    • Pour renforcer son action dans le cadre du programme HOPE, l'Opcommerce a lancé le programme AIRE : « Accompagnement Insertion Réfugiés Emploi »
 

Emploi


Pour occuper un emploi salarié, les personnes étrangères qui entrent en France doivent :
  • Avoir une autorisation de travail (visa, titre de séjour ou document distinct du document de séjour)
  • Et :
    • soit, postuler à un emploi dans un métier en tension ou figurant sur une liste annexée à un des accords bilatéraux. Simulateur permettant de vérifier que l'emploi relève de cette situation.
    • soit, être étudiantes, titulaires d'un diplôme au moins équivalent au grade de master obtenu en France dans l'année, pour un emploi en relation avec leur formation et rémunéré au moins 1,5 fois le SMIC (montant du SMIC brut horaire).
    • soit, être titulaires d'une carte de séjour recherche d'emploi ou création d'entreprise, pour un emploi en relation avec leur formation et rémunéré au moins 1,5 fois le SMIC.

Structures d'accompagnement

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  • Les Structures du Premier Accueil du Demandeur d’Asile - SPADA : structures associatives où le demandeur d’asile doit prendre contact dès son arrivée en France. Les SPADA en Auvergne-Rhône-Alpes
  • Les centres d'accueil de demandeurs d'asile - CADA offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil qui prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.
  • Les centres d’hébergements d’urgence de demandeurs d’asile (HUDA) : accueillent, à titre transitoire et dans l’urgence, des demandeurs d’asile en attente de leur admission en CADA ainsi que les demandeurs d’asile en procédure accélérée ou en procédure Dublin. Places en HUDA en Auvergne-Rhône-Alpes
  • Les centres d’Accueil et d’Examen des Situations administratives - CAES : permettent la mise à l’abri, pour un séjour très bref, des personnes identifiées comme souhaitant demander l’asile. Places en CAES en Auvergne-Rhône-Alpes
  • La Cimade, accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Cimade propose : 
    • Des permanences juridiques.
    • Des ateliers socio-linguistiques.
  • Entraide Pierre Valdo. L’Association Entraide Pierre Valdo gère de nombreux établissements et activités dans le champ de l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle en faveur de l’inclusion, du logement et de l’hébergement des personnes défavorisées.
  • France terre d'asile gère de nombreux centres d'accueil pour demandeurs d'asile et réfugiés. Les demandeurs d'asile adultes et mineurs y sont hébergés et bénéficient d’un accompagnement social, juridique et administratif. Elle assure également :
    • Des formations sur les thèmes du droit d’asile en France et en Europe, de l’accompagnement psychologique et social des demandeurs d’asile et des réfugiés et de l’insertion professionnelle des réfugiés. France terre d'asile propose également un MOOC "Ensemble en France" pour les étrangers sur les valeurs et principes républicains.
    • La conduite de projets d’insertion professionnelle des réfugiés et migrants.
       
  • InfoMIE, Centre de ressources en ligne sur les mineurs isolés étrangers. Propose notamment une plateforme et un centre de ressources en ligne, et une newsletter.
     
  • SINGA est une association qui accompagne les entrepreneurs réfugiés depuis 2013.
     
  • La fondation Apprentis d’Auteuil accueillent des mineurs non accompagnés et propose un service d'accompagnement.
  • L’association WATIZAT édite un guide multilingue (français, anglais, arabe, pachto et dari) ayant pour but d’informer les personnes exilées en leur donnant accès à une information claire sur la procédure d’asile et les adresses et conseils utiles au quotidien.
  • L'association CeCler facilite l’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté. Elle propose PIETRA, la plateforme d'intermédiation professionnelle, destinées à accompagner les réfugiés et les entreprises du territoire puydômois.

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  • Une aide à la réinsertion au Mali prometteuse
    18 janvier 2022
    Fin 2021, l'ambassadeur de France au Mali et le Directeur de la représentation de l'OFII ont visité l'entreprise de Monsieur Amadou Abba HAÏDARA. Cette entreprise originale a pu voir le jour grâce au programme de réinsertion de l'OFII. Récit d'un projet innovant et productif Monsieur Amadou Abba HAÏDARA muni d'un visa étudiant, part pour la France en 2007 pour poursuivre des études dans le commerce et les finances. En parallèle à ses cours, il effectue différents emplois dans le domaine de la restauration. Après avoir décroché en 2015 un master II en ingénierie financière, il exerce en qualité d'auditeur financier dans différents pays en Chine, à Shanghai et aux Etats Unis, à New York. Malgré ces expériences professionnelles, Amadou Abba HAÏDARA a un profond désir de retourner au Mali avec un projet d'activité économique en tête. Rentré par ses propres moyens au Mali en 2016, il sollicite la représentation de l'OFII à Bamako pour obtenir l'aide à la réinsertion par la création d'entreprise. Le projet d'Amadou Abba HAÏDARA est d'ouvrir un bar à smoothie. Cette boisson, qu'il connaît bien est encore méconnue au Mali, il propose de promouvoir ses bienfaits nutritionnels dans un cadre chaleureux. Son projet a obtenu le soutien financier de l'OFII. Aujourd'hui, 5 années après le montage de son projet, Amadou Abba HAÏDARA est non seulement entrepreneur mais aussi employeur. Le succès est tel qu'il a créé 6 emplois et se développe dans d'autre lieu. Monsieur Joël MEYER Ambassadeur de France au Mali et Monsieur Amadou Abba HAÏDARA Pour toute information sur l'aide au retour volontaire, vous pouvez vous rapprocher de l'OFII ou consulter le site du retour volontaire. Cliquez ici pour trouver le bureau de l'OFII le plus proche de chez vous. The post Une aide à la réinsertion au Mali prometteuse appeared first on Ofii.
  • Guide de bonnes pratiques pour l'inclusion numérique des personnes réfugiées
    17 janvier 2022
        Mieux connaître le public des bénéficiaires d'une protection internationale Les usages numériques et l'équipement des personnes réfugiées Les enjeux de la médiation numérique en faveur des réfugiés   La fracture numérique, notion qui recouvre les inégalités en matière d'usage et d'accès aux technologies numériques, touche, en France, près de 13 millions de personnes. Les personnes réfugiées en sont très souvent victimes, au détriment de leurs multiples démarches, administratives et autres. L'amélioration de l'accès au matériel numérique et à une bonne connexion ainsi que la montée en compétences informatiques constituent donc des enjeux forts pour améliorer le processus d'intégration de ce public, qui présente par ailleurs des spécificités à connaître pour une meilleure médiation. Ce guide de bonnes pratiques, destiné à tous les acteurs de la médiation numérique au bénéfice des réfugiés, a été réalisé en collaboration avec la Direction de l'intégration et de l'accès à la nationalité (DIAN) du ministère de l'Intérieur et la MedNum, la coopérative nationale des acteurs de la médiation numérique, en lien avec l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Il s'appuie notamment sur l'enquête sur les usages numériques des personnes réfugiées publiée par la DIAIR (avril 2021) et les retours d'expériences de l'appel à projets national de lutte contre la fracture numérique des personnes réfugiées lancé à la fin de l'année 2020.   Mieux connaître le public des bénéficiaires d'une protection internationale   Qu'est ce que l'asile ? (cf. le guide du demandeur d'asile) Il s'agit de l'octroi d'une protection par un État à un étranger. Le statut de réfugié est accordé sur 3 fondements : La convention de Genève relative au statut de réfugiés du 28 juillet 1951, aux termes de laquelle le statut est délivré à « toute personne qui [...] craignant avec raison d'être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays » ; L'asile dit « constitutionnel » tiré de l'alinéa 4 du préambule de la Constitution de 1946, accordé à « toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté » ; La reconnaissance par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Lorsqu'une personne demande l'asile en France, son dossier est examiné par une autorité de protection : l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en première instance voire la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) en appel. En cas de réponse positive à leur demande, les réfugiés bénéficient d'unecarte de résident valable 10 ans (renouvelable). Outre le statut de réfugié, les autorités de protection peuvent aussi accorder la protection subsidiaire. Elle est attribuée à l'étranger qui ne remplit pas les conditions d'obtention du statut de réfugié mais qui justifie qu'il est exposé dans son pays à la peine de mort, à des actes de tortures ou encore à des menaces graves contre sa vie ou sa personne. Ces personnes se voient délivrer une carte de séjour temporaire valable 4 ans (renouvelable), portant la mention « vie privée et familiale ». Les bénéficiaires d'une protection internationale (BPI) sont l'ensemble des personnes qui se sont vu accorder une protection suite à leur demande d'asile : statut de réfugié ou protection subsidiaire. En France, 137 665 personnes ont demandé l'asile en 2019 (93 200 en 2020 avec la crise épidémique) ; le nombre total d'accords de protection (OFPRA et CNDA) a été de 36 275 (24 181 en 2020). Le parcours d'intégration des BPI présente de nombreuses spécificités (outre l'importance de l'acquisition du français et les problématiques interculturelles comme pour d'autres primo-arrivants, d'éventuels psycho-traumatismes, etc.).   Les usages numériques et l'équipement des personnes réfugiées   Une utilisation quotidienne, principalement à des fins de communication, marquée par l'importance des réseaux sociaux Environ 80 % des personnes réfugiées interrogées par la Diair déclarent utiliser internet tous les jours. Elles se connectent principalement pour contacter leurs proches via des applications de messagerie instantanée (Whatsapp, Facebook Messenger, Telegram). Elles sont aussi 80 % à déclarer que la communication est l'une des activités qui leur prend le plus de temps sur leur portable ou ordinateur, devant les divertissements. Les réseaux sociaux et ressources collaboratives arrivent en première place pour l'information ou le divertissement (par Whatsapp, des groupes Facebook, YouTube ou des forums internet). Seulement un tiers des personnes interrogées utilise des sites officiels ou spécialisés, tels que les sites de l'administration.   Le smartphone, équipement de prédilection Environ 90 % des réfugiés interrogés possèdent un smartphone, tandis que moins de la moitié possède un ordinateur. Par ailleurs, 75 % déclarent préférer naviguer sur un smartphone plutôt que sur un ordinateur. L'utilisation d'un clavier français, de la souris ou des navigateurs internet pose souvent des difficultés. Le manque de moyens financiers, l'âge moyen et le niveau d'étude semblent constituer des freins à l'accès au matériel informatique.   Une connexion qui dépend de l'accès à un compte courant et de l'hébergement Les personnes réfugiées interrogées se connectent essentiellement en 3G/4G limité, avec du wifi privé ou via des recharges mobiles type Lyca/Lebara. Les ressources financières, l'accès àun compte courant et le contexte d'hébergement semblent avoir un impact sur le type et la fréquence de connexion. En effet, l'accès à un compte courant n'est possible qu'après la reconnaissance du statut de BPI, ce qui conditionne l'accès à des offres moins onéreuses, uniquement disponibles par prélèvement bancaire. Et seul un quart environ des réfugiés interrogés résidant en centre provisoire d'hébergement (CPH) déclarent se connecter via wifi privé, peu de centres d'hébergement disposant d'un réseau wifi, que ce soit en foyers ou en logements diffus.   Un changement d'usages et d'équipement à l'arrivée en France Les usages numériques des personnes réfugiées évoluent durant leurs parcours d'intégration. De nouveaux usages, par exemple l'utilisation d'ordinateur de bureau, apparaissent avec l'obtention d'une protection, notamment pour trouver un emploi et faire des démarches administratives le plus souvent dématérialisées. Ainsi, deux tiers des répondants déclarent utiliser internet beaucoup plus souvent depuis leur arrivée en France et 40 % utilisent de nouvelles applications.   Recommandations   Partir des besoins des bénéficiaires Pour un accompagnement numérique adapté, il semble essentiel de partir, outre du niveau en langue, des besoins concrets des bénéficiaires et de ses usages numériques afin de trouver le matériel idéal pour y répondre. Il importe de leur expliquer l'intérêt de chaque équipement (ex : privilégier un ordinateur pour la création d'un CV) et leur complémentarité au regard des besoins. De même, il apparaît préférable d'adapter le moyen de connexion aux besoins. Un usage à des fins de communication ne nécessitera pas le même équipement en connexion qu'un usage professionnel.   Sensibiliser aux enjeux de sécurité Il apparaît nécessaire de sensibiliser rapidement les bénéficiaires d'une protection internationale sur les nombreux enjeux de sécurité liés à l'usage d'internet : mots de passe sécurisés, historique de navigation, navigation privée, données personnelles, messages frauduleux, etc. Il importe aussi d'évoquer l'importance de contrôler son exposition en ligne et son « profil numérique », pour des raisons de sécurité mais aussi dans un contexte de recherche d'emploi. On pourra enfin recommander aux bénéficiaires l'utilisation de coffre-fort numérique, comme celui proposé par Reconnect, pour conserver en sécurité tous les documents importants.     Les enjeux de la médiation numérique en faveur des réfugiés   L'obstacle de la non-maîtrise du français La barrière de la langue est l'une des principales difficultés des réfigiés dans leur apprentissage du numérique. Les aidants interrogés sont 87 % à déclarer qu'elle est le premier élément bloquant dans leurs démarches. Face à des sites en français (dont la plupart des sites administratifs), 65 % des bénéficiaires d'une protection internationale ont recours à un site de traduction. Près de la moitié demandent ensuite de l'aide à un proche. En plus de la compréhension de la langue de l'administration française, les réfugiés doivent apprendre aussi tout le vocabulaire spécifique lié à l'utilisation du numérique.   Recommandations   Privilégier des parcours de formation avec des ateliers mixant le vocabulaire français commun et les mots du numérique Favoriser l'utilisation de supports pédagogiques traduits en différentes langues et/ou facile à lire et à comprendre (en plus de l'utilisation de pictogrammes, d'illustrations, etc.) Ne pas conditionner une formation numérique à un niveau de langue minimum   Des compétences en informatique limitées Un quart des aidants déclare des difficultés issues d'un manque de compréhension par les personnes réfugiées des mécanismes de navigation simples sur ordinateur : création de compte, rafraichissement d'une page web ou utilisation de filtres lors d'une recherche par exemple. La gestion des comptes (multiplication des adresses électroniques) et de leurs mots de passe est également un obstacle souvent évoqué par les personnes réfugiées et leurs aidants. Les personnes réfugiées ont régulièrement peur de se tromper et beaucoup préfèrent laisser les travailleurs sociaux se charger à leur place de leurs démarches en ligne. Cette situation accentue leur dépendance et un sentiment d'incompétence pouvant les dissuader d'utiliser internet. Un diagnostic de leur niveau est conseillé, par exemple avec : Lesbonsclics.fr, un outil de diagnostic pour maîtriser les bases du numérique ou encore Pix.gouv.fr, un outil pour mesurer et se former aux compétences du numérique.   Une faible disponibilité en journée Aux obstacles cités s'ajoute une faible disponibilité du public réfugié souvent occupé en journée (formations diverses, programmes d'insertion, démarches administratives, etc.).Mais ces contraintes d'agenda n'entament pas le désir de formation des bénéficiaires : 83 % des réfugiés déclarent vouloir se former à l'informatique, principalement pour accéder à des formations professionnelles et faciliter la réalisation des démarches administratives. D'où l'importance d'un cursus de formation au numérique flexible et adaptable aux contraintes des bénéficiaires.   L'importance accrue de la médiation numérique autre que celle des travailleurs sociaux Avec les confinements, le recours accru au télétravail et la dématérialisation des démarches administratives, il devient capital de favoriser l'autonomisation numérique des personnes réfugiées. Celles-ci insistent sur l'enjeu d'un accompagnement autre que celui des travailleurs sociaux, déjà très pris par leur mission, d'où le rôle essentiel, outre des conseillers numériques, des aidants, des bénévoles ou encore des volontaires en service civique.   Recommandations   Associer des ateliers collectifs pour créer des synergies dans l'apprentissage à des formations individuelles pour s'adapter aux niveaux/profils Construire la confiance dans le groupe, en apprenant à se connaître, préalablement à l'apprentissage Privilégier l'usage de supports pédagogiques simples, variés et traduits Sensibiliser les apprenants aux codes socio-culturels français, notamment concernant l'administration Favoriser la posture de « faire avec » plutôt que « faire à la place de » Encourager l'entraide et la pair-aidance Penser des parcours d'inclusion mixant les types d'activités (orales/écrites, en groupe/individuel, participatif/observation)   Alice MUGNIER Cheffe de projet inclusion numérique Délégation interministérielle à l'accueil et à l'intégration des réfugiés (Diair)     Outils d'aide aux démarches administratives Réfugiés.info et Solidarité-numérique.fr           Facebook Twitter LinkedIn Lire l'article complet Guide de bonnes pratiques pour l'inclusion numérique des personnes réfugiées (source : Diair).
  • La Belgique présente un plan pour former et recruter des demandeurs d'asile
    17 janvier 2022
    Le secrétaire d'État belge à l'Asile et à la migration a présenté jeudi un plan visant à intégrer les demandeurs d'asile dans le marché du travail. Des formations sont données aux étrangers dans les domaines de la restauration et de l'hôtellerie. Un moyen pour les exilés d'apprendre un métier pendant le traitement de leur demande d'asile et, pour la société belge, de combler une pénurie de main d'oeuvre.
  • Une websérie pour aider les étrangers à progresser en français
    12 janvier 2022
    La websérie "7 rue du rendez-vous" se veut une fiction d'apprentissage de la langue française et des codes culturels. Les scénaristes Catherine Hertault et Flavien Rochette, à l'origine du projet, ont pensé le programme pour aider les étrangers à mieux maîtriser le français à travers le divertissement. Les premiers épisodes de la série seront diffusés sur Youtube à la fin du mois de janvier.
  • Insertion professionnelle des étrangers primo-arrivants
    11 janvier 2022
    En Savoie, l'accord départemental de partenariat en faveur de l'insertion professionnelle des étrangers primo-arrivants est signé entre Juliette Part, secrétaire générale de la préfecture, l'Ofii, Pôle emploi, les missions locales, Cap emploi, et les opérateurs Savoie qui oeuvrent à l'insertion professionnelle des étrangers primo-arrivants. Depuis 2010, les ministères de l'Intérieur et du Travail ont en effet conclu avec l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) et Pôle emploi plusieurs accords-cadres en faveur de l'insertion professionnelle des étrangers primo-arrivants. Ces accords-cadre se sont ensuite élargis aux acteurs du service public de l'emploi.
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