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Accueillir et accompagner les personnes étrangères


La question de l’accueil des personnes venues des quatre coins du monde interroge notre système d'orientation tout au long de la vie : quelles structures d’accueil ? Quelles voies d’insertion possibles ?  Et dans quelles conditions ?

La sémantique, la législation, les différentes  politiques définissent l’encadrement de situations variées.  
Les contenus ci-dessous tentent d’apporter un éclairage sur une thématique qui nécessite des prises en charge adaptées.

Migrant, réfugié, demandeur d'asile, apatride : quelques définitions

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  • Un migrant, selon la définition de l’ONU, est une personne née dans un pays et qui vit dans un autre pays pour une durée supérieure à un an, quelles qu’en soient les raisons. C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés, mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays, par exemple.
     
  • Un réfugié est une personne à qui un pays d'accueil accorde une protection en raison des risques de persécution qu'elle encourt dans son pays d'origine du fait de son appartenance à un groupe social ou ethnique, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques et ce en application de la convention de 1951 relative au statut des réfugiés. 
     
  • Un demandeur d'asile est une personne ayant fui son pays parce qu'elle y a subi des persécutions ou craint d'en subir. Sa demande de statut de réfugié n'a pas encore fait l'objet d'une décision définitive.
     
  • Un apatride est une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. Vidéo explicative ci-dessous produite par la UNHCR
L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) statue sur les demandes d'asile et d'apatridie. Guide des procédures à l'OFPRA 

 

Mineurs Non Accompagnés

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  • Un mineur est considéré comme non accompagné lorsqu'aucune personne majeure n'en est responsable légalement sur le territoire national ou ne le prend effectivement en charge et ne montre sa volonté de se voir durablement confier l'enfant, notamment en saisissant le juge compétent. Article 1 de l'arrêté du 17 novembre 2016 relatif aux modalités de l'évaluation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille. 
    Les Mineurs Non Accompagnés relèvent de la protection de l'enfance.

  • 17 022 personnes déclarées mineures non accompagnées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018 ont été portées à la connaissance de la cellule de la Mision Mineurs Non Accompagnés. La cellule nationale ne comptabilise que les personnes dont la minorité et l'isolement familial ont été reconnus sur décision de l'autorité judiciaire. Les situations des personnes en cours d'évaluation ne sont pas prises en compte dans le calcul des effectifs. Après l'augmentation record de 85% en 2017, l'accroissement pour l'année 2018 est de 14%. (Source : rapport annuel d'activité 2018 Mission Mineurs Non Accompagnés)

En savoir plus

Accueil et parcours d'intégration

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Le contrat d’intégration républicaine

Depuis la  loi du 7 mars 2016, chaque étranger souhaitant s’installer durablement sur le territoire français peut bénéficier d’un « contrat  d’intégration républicaine ».
Ce contrat a été renforcé avec des formations doublées et un nouveau volet emploi à partir du 1er mars 2019.
 
Téléchargez l'infographie 

Formations

Structures relais

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Associations, structures d'accueil...


Différentes structures peuvent aider aux démarches administratives, conseiller pour une formation ou un projet professionnel, etc. 
Voici une sélection, non exhaustive, de ce type de structures :

  • Centres d'accueil de demandeurs d'asile - CADA offrent aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.
  • La Cimade, accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et se mobilise pour témoigner. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Cimade propose : 
    • Des permanences juridiques.
    • Des ateliers socio-linguistiques.
  • Entraide Pierre Valdo. L’Association Entraide Pierre Valdo gère depuis plus de 40 ans de nombreux établissements et activités dans le champ de l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement et l’insertion sociale et professionnelle :
    • À destination du public migrant, demandeur d’asile et bénéficiaire de la protection internationale.
    • En faveur de l’inclusion, du logement et de l’hébergement des personnes défavorisées.
    • Au bénéfice de l’enfance (loisirs et protection de l’enfance).
  •  Forum réfugiés - Cosi. Association qui a des missions auprès des demandeurs d'asile (premier accueil, hébergement, présence d'un tiers à l'OFPRA), des réfugiés (programmes d'intégration, programme de réinstallation, hébergement) et des mineurs non accompagnés (mise à l'abri et évaluation, accompagnement dans la demande d'asile). Les actions de Forum Réfugiés comprennent également :
    • L'accompagnement juridique en centre de rétention adminitrative. 
    • Un service formation et documentation. 
    • Un centre de santé qui vient en aide aux personnes exilées en souffrance psychique et aux victimes de violences intentionnelles et de torture. 
    • Le plaidoyer et la sensibilisation. 
  • France terre d'asile. Gère de nombreux centres d'accueil pour demandeurs d'asile et réfugiés. Les demandeurs d'asile y sont hébergés et bénéficient d’un accompagnement social, juridique et administratif. Elle assure également :
    • L'accueil et d'orientation auprès des mineurs non accompagnés.
    • Des formations sur les thèmes du droit d’asile en France et en Europe, de l’accompagnement psychologique et social des demandeurs d’asile et des réfugiés et de l’insertion professionnelle des réfugiés. France terre d'asile propose également un MOOC "Ensemble en France" pour les étrangers sur les valeurs et principes républicains. Une cinquantaine de vidéos sont traduites en 7 langues.
    • La conduite de projets d’insertion professionnelle des réfugiés et migrants.
    • Une aide à l'exercice des droits des personnes placées en centre de rétention administrative.
       
  • InfoMIE, Centre de ressources en ligne sur les mineurs isolés étrangers. Propose :
    • Une plateforme et un centre de ressources en ligne.
    • Une Lettre InfoMIE avec les actualités sur la thématique des mineurs non accompagnés.
    • De favoriser la création des liens entre acteurs et experts dans le domaine des mineurs non accompagnés, mutualiser les expériences professionnelles et élaborer un guide de bonnes pratiques...
    • Une liste de diffusion et de discussion.
       
  • Solidarités nouvelles face au chômage accompagne des chercheurs d’emploi grâce à un réseau de bénévoles.
     
  • SINGA est une association qui propose de contribuer à la création d’une économie de l’asile dans laquelle les nouveaux arrivants contribuent à l’économie, à l’innovation et au lien social. Elle accompagne les entrepreneurs réfugiés depuis 2013.
     
  • HOPE Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi. Il s'agit d'un programme destiné aux réfugiés. 
     
  • En lien avec HOPE, l'Opcommerce lance le programme AIRE : Accompagnement Insertion Réfugiés Emploi
     
  • CeCler propose PIETRA , la plateforme d'intermédiation professionnelle, destinées à accompagner les réfugiés et les entreprises du territoire puydômois.

Reconnaissance des diplômes et de l'expérience professionnelle

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Reconnaissance de diplômes 



ENIC-NARIC France est le centre français d'information sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes.
Il établit des attestations pour les diplômes, les études et les formations obtenus à l'étranger.
Le coût de l'attestation est de 70 €.
Pour en savoir plus :
Téléchargez l'infographie  

Exercice d’une profession en France 

Le centre ENIC-NARIC France informe sur les procédures à suivre pour exercer une profession réglementée et oriente, si besoin, vers les autorités qui autorisent l’exercice de la profession visée.
Pour en savoir plus : l'Annuaire des professions règlementées

VAE 

Toute personne, quel que soit son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE.
Pour en savoir plus : Le portail de la VAE
Le centre ENIC-NARIC France délivre également des attestations de reconnaissance d’études ou de formation à l’étranger.
 

Veille

 
  • L'ONG Chams développe des écoles de code dans les camps de réfugiés
    22 juillet 2021
    L'article L'ONG Chams développe des écoles de code dans les camps de réfugiés est apparu en premier sur Maddyness - Le Magazine sur l'actualité des Startups Françaises.
  • Objectif Emploi : Leurs avenirs se précisent avec le programme Start Hope
    21 juillet 2021
    Start Hope est un programme d'accompagnement de 7 mois à destination des réfugiés isolés de moins de 25 ans. Il propose un parcours d'intégration ...
  • [Formation de formateurs] DIFLES & DU DILA (Lyon 2) : les inscriptions sont ouvertes !
    19 juillet 2021
    L'Université Lumière (Lyon 2) / Faculté des Lettres, Sciences du langage, Arts (LESLA) propose chaque année 2 DU (Diplômes Universitaires), qui sont des formations diplômantes destinées à des formateurs / futurs formateurs en inscription individuelle : DU DIFLES DIDACTIQUE DU FRANÇAIS LANGUE ETRANGÈRE et SECONDE Diplôme Universitaire niveau Licence DU DILA DIDACTIQUE : ILLETTRISME et ALPHABÉTISATION Diplôme Universitaire niveau Licence Les deux formations sont programmées en alternance, sur deux semestres, à raison d'un vendredi par quinzaine sur une journée de 8 heures (sauf période de cours en tronc commun). Lieu de formation : Campus "Porte des Alpes" (Bron-St Priest) Programmation : un vendredi par quinzaine de 9h à 13h & de 14h à 18h (sauf période de tronc commun, chaque vendredi, de ...
  • Les lauréats Fai'R de l'appel à projets commun de la Diair et la DGEF 2021
    19 juillet 2021
    En janvier 2021, le premier appel à projet national relatif à l'intégration des étrangers primo-arrivants, dont les personnes réfugiées, a été lancé conjointement par la Diair et la Direction générale des étrangers en France du Ministère de l'intérieur (DGEF). Les projets éligibles devaient avoir une portée nationale ou interrégionale à destination des acteurs de l'intégration ou des personnes étrangères primo-arrivantes, dont les bénéficiaires de la protection internationale. Le dispositif national Fai'R de la Diair a également été inclus. Le dispositif national Fai'R encourage la mobilisation de la jeunesse et la création des liens entre jeunes français et jeunes réfugiés par le biais d'un engagement collectif auprès des associations présentes sur l'ensemble du territoire métropolitain.   Zoom sur les projets lauréats du dispositif national Fai'R Ce sont deux comités de sélection qui se sont tenus, le 16 avril et le 30 juin 2021, afin d'étudier les demandes de subvention déposées. Les comités ont retenu 9 projets portés par 11 associations qui seront accompagnées dans le cadre du Fai'R. Retrouvez l'intégralité de l'appel à projets national commun  ici Les 11 associations soutenues par la Diair   "Le pari de la réciprocité : Partage tes talents, ose la rencontre" par JRS France (lauréat 2019 et 2020)Ce projet vise à favoriser la rencontre et les échanges interculturels entre jeunes locaux et réfugiés dans plusieurs villes de France. En 2021, l'accent est mis sur la co-construction et la co-animation des activités artistiques, culturelles, sportives, manuelles et festives déployées par et pour les jeunes.   "Ambassad'Or" par Kabubu et Weavers (ex-Tissu Solidaire) (lauréat 2019 et 2020)Le projet "Ambassad'Or" est porté par deux associations spécialisées dans l'insertion par le sport -pour Kabubu- et la couture -pour Weavers. En formant des jeunes français et réfugiés à l'organisation d'évènements sportifs et manuels à Paris, Lyon et Annecy, ceux-ci deviennent des ambassadeurs du programme et peuvent alors proposer à d'autres jeunes des activités de rencontre autour du sport et de la couture.   Fai'r ensemble : des binômes de volontaires réfugiés-français mobilisés pour la jeunesse par l'Association d'Aide aux Jeunes Travailleurs AAJT et Unis-CitéCe projet vise à renforcer la création de liens entre jeunes par le biais de l'engagement citoyen et le service civique. Une dynamique inter-associative localisée permettra aux jeunes bénéficiaires d'imaginer et de mettre en place des évènements pour la jeunesse.   Bring Art to the Street par Acaci'ArtImplanté dans plusieurs villes, ce projet a pour objectif de réunir des jeunes français et réfugiés autour des ateliers street-art. En parallèle de la réalisation des oeuvres collectives, la méthodologie déclinée vise à renforcer la confiance en soi des bénéficiaires via le développement de leurs techniques artistiques.   Jeunes d'ici et ailleurs par Arc-en-Ciel Théâtre (lauréat 2020)Arc en ciel, un réseau associatif agréé Jeunesse et Éducation Populaire, utilise la méthode du théâtre-forum comme vecteur d'intégration. Les jeunes, réfugiés et français, prennent la parole autour d'une problématique, en l'occurrence la jeunesse, avant d'engager un débat collectif.   Urbanités Nouvelles par BastinaLa mise en oeuvre de ce projet a pour objectif de créer des rencontres spontanées et durables entre les jeunes locaux et réfugiés. Cela se fait par la réalisation collective de balades urbaines, de visites muséales, d'ateliers éducatifs et de sensibilisation. Avec une pluralité marquée des thématiques abordées, ce programme valorise le patrimoine local en le rendant accessible à de nouveaux publics.   Pai'r à Pai'r par Benenova (lauréat 2019 et 2020)Ce programme participe à l'intégration des personnes réfugiées par l'engagement citoyen auprès d'un grand nombre d'associations partenaires de Benenova pour réaliser des missions de bénévolat d'intérêt général. Des jeunes français et réfugiés se réunissent pour venir en aide à des associations variées, ce qui valorise la diversification des missions confiées.   Nil 0.2 par Thot (lauréat 2020)Ce projet organise des rencontres entre les jeunes étudiants réfugiés de l'école de français diplômante Thot et les étudiants de Sciences Po Rennes (campus de Caen). Ces rencontres ont pour objectif de changer le discours général et de déconstruire les préjugés à l'égard du public réfugié. Des journées de sensibilisation sont prévues en présence de structures nationales liées à la question d'accueil. Un dispositif "correspondance à distance" visant à maintenir le lien est également mis en place.   Causons Partage par CausonsLeur intention est la valorisation culturelle des personnes primo-arrivantes dont les réfugiés et faciliter leur intégration socio-professionnelle dans leur société d'accueil. Les personnes bénéficiaires sont accompagnées et formées pour enseigner leur langue natale aux citoyens français souhaitant apprendre une langue étrangère.   Facebook Twitter LinkedIn Lire l'article complet Les lauréats Fai'R de l'appel à projets commun de la Diair et la DGEF 2021 (source : Diair).
  • Vérification des connaissances des professionnels de santé voulant exercer en France
    15 juillet 2021
    Inscription et organisation des épreuves de vérification des connaissances, jurys et liste des postes ouverts à concours par région et par spécialité.
  • Rapport d'activité OFPRA 2020 : cartographie de la demande d'asile
    13 juillet 2021
    L'OFPRA a publié son rapport d'activité 2020 le 1er juillet 2021 . Analyse par des cartes des principales données. Précisions Less données de l'OFPRA  diffèrent de celles publiées par Eurostat car ces dernières sont arrondies et ne comprennent pas les personnes réinstallées  qui sont traitées à part par Eurostat mais incluses dans les chiffres OFPRA. Elles sont également différentes de celles du ministre de l'intérieur et celles publiées par le HCR concernant les demandes et les décisions qui incluent l'activité de la CNDA.  Pour la première fois,  les statistiques comptabilisent les mineurs de tout type (accompagnants, isolés et présentant une demande autonome de leurs parents, notamment pour des craintes liées au genre) alors que les années précédentes,elles ne les prenaient pas tous en compte (pour les décisions). Il serait  utile que l'OFPRA et le ministère de l'intérieur publient leurs données sous la forme d'opendata pour faciliter les comparaisons. Demandes  d'asile à l'OFPRA : une baisse liée au confinement Comme dans d'autres domaines, le nombre de demandes d'asile a subi l'impact du confinement et de la fermeture des frontières pendant plus de neuf mois pour les pays extérieurs à l'Union européenne : 87 514 premières demandes de protection internationale et 8  764 demandes de réexamens ont été introduites en 2020  ; 240 sont des réouvertures après clôture de l'instruction, soit 96 424  demandes et une baisse de 27,4% de baisse par rapport à 2019. La baisse, moins importante que dans les guichets uniques (93 520 demandes enregistrées soit -40%) s'explique par l'importance des « requalifications » de Dubliné·e·s (près de 30 000) qui, présent·e·s en France depuis plusieurs mois voire années, accèdent à la procédure OFPRA. Nationalités L'Afghanistan est la première nationalité avec 10 364 demandes (réexamens et mineurs compris, +1,4% par rapport à 2019). Il s'agit pour l'essentiel d'hommes célibataires et souvent Dublinés  avant d'avoir pu introduire leur demande d'asile à l'OFPRA. La Guinée (6 257) et la Bangladesh (5 442 dont à peine 342 réexamens)  « remplacent » l'Albanie et la Géorgie aux deuxièmes et troisièmes places . Ces deux pays considérés comme sûrs connaissent une chute de de 70% du nombre de demandes. C'est la Côte d'Ivoire et le Nigéria qui complètent le quintette de tête. Femmes En 2020, 28 984 dont 18 964 premières demandes ont été formulées par des femmes adultes soit 32% du total. La Côte d'Ivoire, la Guinée, la RD Congo , Haïti et le Nigéria sont les premières nationalités pour ce genre. 10 020 mineures ont déposées une demande dont 167 sont des mineures isolées. Demandes de jeunes en danger isolés (JEDI) 653 demandes de ce type ont été introduites dont 226 sont afghans, 77 de Guinée, 38 de RDC , 28 de Guinée. 597 décisions ont été prises Le taux d'accord est de 60,7% . L'un des taux les plus faibles concernent des mineurs burundais (résidant à Mayotte) La demande d'apatridie 298 demandes d'apatridie ont été enregistrées  par l'OFPRA dont 70 pour les personnes sahraouies , 47 des personnes nées au Liban, 28 pour l'ex Yougoslavie , 30 pour l'ex Union soviétique et 22 pour des personnes nées en Italie. 317 décisions ont été prises et 48 statuts reconnus soit 15,3% du total. Une part des procédures accélérées toujours à un niveau élevé. 37 440 demandes dont 28 735 premières demandes ont été introduites pour être examinées en procédure accélérée soit 39% des demandes (32,8% pour les premières demandes). C'est un taux inédit alors même  que le nombre et la part des demandes des pays considérés comme sûrs a fortement baissé puisqu'elles ne représentent plus que 12,71% de la demande et 37% des demandes « accélérées ». Les réexamens (8  764) sont étudiés à 99.% selon cette procédure et les demandes en rétention (500 en 2020  contre 1299 en 2019) représentent 1, 7% du total des procédures accélérées. Le rapport d'activité n'indique pas le nombre de demandes examinées à l'initiative de l'OFPRA. Outre les pays considérées comme sûrs parle conseil d'administration de l'OFPRA, on constate un taux anormalement élevé de premières demandes examinées selon cette procédure  42,5% des Somaliens (après Dublin) sont traités de cette manière alors que l'instruction de leur demande est longue. .Souvent la justification de cette procédure n'existe pas. Le contrôle des décisions des constats des préfets étant quasi inexistant par la CNDA,  ils s'écartent de plus en plus de motifs légaux. A titre d'exemple, les procédures accélérées n'existent presque pas pour les Afghans au stade de l'enregistrement car ils sont d'abord Dublinés. Pourtant 21% des demandes afghanes font l'objet de cette procédure en 2020 à l'OFPRA alors que la loi ne prévoit pas que l'échec d'une procédure Dublin soit un motif d'accélération. De même, le taux de procédure accélérée des demandes comoriennes ou malgaches à Mayotte  (97%et 65,3% ), ne peut pas être justifié car ces pays ne figurent  pas  ou plus sur la liste de pays considérés comme surs et si leur demande est enregistrée plus de trois mois après leur arrivée, cela est dû au dysfonctionnement majeur de l'enregistrement dans l'archipel (plus de 1 800 dossiers en attente soit l'équivalent des demandes enregistrées dans l'année). L'OFPRA a la possibilité de reclasser le dossier en procédure normale. Même si une instruction demande d'utiliser un peu plus cette possibilité notamment pour les personnes vulnérables, le nombre de reclassement qui n'est pas connu pour 2020, est marginal quand bien même l'OFPRA prend un an et demi pour traiter une demande de ce type et que les personnes sont privées des conditions matérielles d'accueil. Répartition territoriale des demandes Les données permettent d'avoir une idée de la répartition initiale des demandes d'asile introduites à l'OFPRA. En ce qui concerne les départements d'enregistrement,  l'Ile de France regroupe 45% des demandes et « truste» les huit premières places du classement du nombre de premières demandes. Paris reste le premier guichet unique avec 14 302 1ères demandes enregistrées (stable et 16,3 % du total) devant la Seine St Denis (qui pourtant a vu s'effondrer le nombre d'enregistrements GUDA en 2020), le Val d'Oise, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne. Le Rhône arrive 9e avec 3 352 (soit 1 000 de moins qu'en 2019); Alors que des  régions où depuis plusieurs années une forte part des demandes était examinée selon lae procédure accélérée comme le Grand Est connaissent une baisse relative comme à Metz à Colmar ou à Mâcon (53% au lieu de 70%) d'autres une augmentation de cette part comme Cergy-Pontoise. Cela est lié à un double phénomène, la chute des demandes des pays considérés comme sûrs pour l'Est et la « requalification » des ancien·ne·s Dubliné·e·s en Ile de France A Mayotte, 86,6% des demandes sont examinées selon cette procédure) Décisions OFPRA L'OFPRA a pris 87 861 décisions (dont 70 175 adultes) contre 122 000 en 2019,  soit une baisse de 26%,  après avoir convoqué 70 025 personnes et entendu 52 099 (soit un taux d'entretien de 74,4 %).  66 351 des convocations étaient pour un entretien  à Fontenay-sous-Bois et à Cayenne, 1 998 dans le cadre des 23  missions d'instruction foraines en métropole (Aix- en-Provence, Annecy, Lille, Lyon, Metz, Périgueux et Toulouse), 1 098 en outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Mayotte)   et 1 676 par visioconférence (en rétention et en outre-mer). 1 582 convocations ont eu lieu à l'étranger : 615 lors des missions de protection (pour la réinstallation au Proche Orient, au Niger et au Rwanda et 967 pour les missions de « relocalisation » en Grèce, en Italie ou à Malte. 994  entretiens  ont eu lieu en présence d'un avocat ou d'une association (pour les deux tiers d'entre eux) soit 1,4 % des entretiens. 8 194 décisions d'irrecevabilité  ont été prises dont 7 717 demandes de réexamen (sans entretien)  et 368 pour des protégés dans d'autres pays (après entretien). On en déduit que 99 décisions de ce type ont été prises en rétention pour des demandes  formulées plus de cinq jours après l'arrivée dans un centre, soit 20% de ces demandes. Le nombre d'accords est de 20 866 soit 23,7% des demandes. Parmi eux, 13 927 concernent des adultes soit 20,3 % des décisions adultes. Le nombre de reconnaissance de la qualité de  réfugié régresse avec 7 938 décisions adultes mais 12 722 en comptant les mineurs, et les protections subsidiaires sont en nette baisse ( 5 989 adultes, 8144 en comptant les mineurs). 8 122 protections ont été accordées à des femmes (mineures comprises) soit  un taux d'accord de 27,3 %. La nationalité avec le plus grand nombre d'accords est l'Afghanistan avec 4 226 protections soit 63,2% des décisions, essentiellement des protections subsidiaires. Elle est suivie  par la Chine avec 1 341 statuts de réfugiés puis par la Syrie (1265 dont deux tiers de PS), le Soudan avec 1265 protections et l'Érythrée (618 statuts). Les données permettent de faire une cartographie des décisions par départements. L'Ile-de-France est la région connaissant le plus grand nombre de décisions (33 350, 21,6% des décisions) très loin devant l'AURA (8 461, 22%), le Grand Est (7 908, 19,2%) et l'Outremer (6 069, 18,4%) Cette année met en honneur les départements du Massif central  puisque la Haute-Loire et la Lozère ont le taux d'admission à l'OFPRA le plus élevé (61%) suivie de  la Creuse (57%), de  l'Ariège et du Pas-deCalais (41,6 %). Le Doubs est département siège de GUDA ayant le plus fort taux d'accord (46%) mais la surprise vient de Guyane où le taux d'accord à l'OFPRA est de 24,3% alors qu'il était très faible en 2019. La raison est l'arrivée de nombreux Syriens et Palestiniens dans le département et par une augmentation assez sensible du taux d'accord pour les Haïtiens (7,12% contre 2% en 2019) Combien de dossiers en instance ? Avec le séisme du confinement, le nombre de dossiers en instance a augmenté pour atteindre près de 85 000 dont 66 500 premières demandes d'asile soit 10 000 de plus qu'en décembre 2019. L'âge moyen des dossiers pendant est ainsi passé de 178 jours en janvier à 249 jours. 26,5% des dossiers ont plus d'année et le délai moyen d'instruction passe de 161 jours à 262. Les principales nationalités concernées sont l'Afghanistan, le Nigéria, le Bangladesh, la Côte d'Ivoire et la Guinée . En revanche, les demandes d'asile albanaises et géorgiennes ont vu leur « stock » se réduire drastiquement en 2020. Près de 450 000 personnes protégées Pour la première fois l'OFPRA estime le nombre de personnes placées sous sa protection en comptabilisant les mineurs. On passe donc subitement de 305 000 en 2019 à 455 295, ce qui est selon le HCR, le record historique depuis 70 ans. Pour la deuxième année consécutive, les Afghans sont la première nationalité des personnes protégées (34 902 dont 26 793  protections subsidiaires)  avec près de 35 000 personnes et seulement 13% de femmes ils sont suivis immédiatement par les Syriens  (33 914 dont la moitié avec une protection subsidiaire ) puis des communautés  plus anciennement constituées comme les Sri Lankais, les Russes ou les Congolais. L'OFPRA a aussi mis fin à des protections. Le principal motif reste la  naturalisation ( 2 515) , la renonciation (949) la cessation (la personne retourne durablement dans son pays, recouvre un passeport,  ou n'a plus de raisons de craindre, 191) Les fins de protection en raison de motif d'ordre public sont de 77 pour les statuts et de 44 pour les protections subsidiaires. Concernant l'activité de la protection, l'OFPRA a délivré 36 019 premiers actes d'état civil dans un délai moyen qui augmente encore :7,1 mois en 2020 (contre 5,7 mois en 2019).  2 188 demandes de composition familiale pour la réunification ont été adressés par le ministère  à l'OFPRA soit moitié moins qu'en 2019. Il est question dans la conclusion du directeur général, de renforcer cette division pour réduire ces délais qui sont un frein dans l'accès aux droits des bénéficiaires. Auteur: Gérard Sadik
  • PROTECTION DE L'ENFANCE DANS LA LOIRE
    13 juillet 2021
    M.E.C.S. de Saint-Étienne : Devenir parrain/marraine d'un(e) jeune Mineur(e) non accompagné(e) La Maison d'Enfants à Caractère Social (M.E.C.S.) de Saint-Étienne (42) est exclusivement réservée à l'accueil et l'accompagnement des Mineurs Non Accompagnés (MNA) confiés à l'Entraide Pierre Valdo par l'Aide Sociale à l'Enfance du Département de la Loire. Les MNA sont des adolescents séparés de leurs représentants légaux et présents sur le territoire français. Ces jeunes ont de 14 à 18 ans et se sont exilés pour différentes raisons : crainte de persécution, guerre, conflits, tentative de retrouver un proche déjà en France, maltraitance, etc. Quelle que soit la raison de leur déracinement, ces jeunes souffrent à la fois de l'exil qu'ils ont vécu et d'isolement, loin de leur famille. De leur minorité découle une incapacité juridique et donc un besoin de protection. C'est un public particulièrement vulnérable à qui il est nécessaire d'offrir des services et un accompagnement spécifiques. Le parrainage d'un ou d'une jeune MNA : Pour quoi faire ? Le parrainage est une forme de solidarité intergénérationnelle instituée et qui permet de tisser des liens affectifs et sociaux de type familial. Le parrainage repose sur la création et le maintien d'un lien sur la durée, au travers de moments partagés entre un parrain et/ou une marraine et un jeune. Nous avons actuellement des familles aux projets différents (accueil en journée ou nuitée, pour un ou plusieurs jeunes...), mais dont le point commun repose sur ce lien privilégié. Ces accueils ne sont ni rémunérés, ni indemnisés. Durant cette expérience humaine, l'Entraide Pierre Valdo se pose aux côtés des familles et des jeunes afin de les soutenir et de coordonner ces accueils. Le psychologue de l'établissement peut également être joint si nécessaire. Aujourd'hui, l'équipe de la M.E.C.S souhaite développer le parrainage afin que de nouveaux jeunes puissent avoir la chance de vivre cette expérience unique et humaine. Les personnes intéressées sont donc vivement encouragées à se faire connaître. Devenir parrain/marraine d'un(e) jeune MNA : Comment ? Pour en savoir plus sur le dispositif de parrainage mis en oeuvre par la M.E.C.S. de Saint-Étienne, cliquer sur le visuel ci-dessous (dépliant téléchargeable) : Pour avoir plus d'informations ou pour nous faire part de votre intérêt, vous pouvez contacter l'équipe de la M.E.C.S. par mail à cette adresse : parrainage.mecs@epvaldo.org. 
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