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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Décrochage scolaire et raccrochage > Décrochage scolaire : comprendre et agir

Décrochage scolaire : comprendre et agir

Les politiques de lutte contre le décrochage, menées depuis plusieurs années en France ont permis un net recul du décrochage, en particulier la campagne Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire qui a renforcé la coordination de l'ensemble des acteurs concernés.
Pour autant, un nombre important de jeunes sortent encore du système scolaire sans diplôme.


Les informations clés permettant de bien appréhender ce phénomène


Décrochage scolaire : de quoi parle-t-on ?

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Terminologie


Echec scolaire et décrochage scolaire, des notions distinctes.
La première pose la question de l’apprentissage, la deuxième celle, plus large, du rapport de l’individu à l’institution scolaire.

Le terme de décrochage est institutionnalisé au sein des états européens depuis le sommet de Lisbonne en 2000.
La réduction des sorties précoces du système éducatif fait partie des objectifs stratégiques fixés alors pour une économie durable, intelligente et inclusive.
 En France, ce terme remplace dès lors celui de déscolarisation et de non-qualification, utilisés dans les années 80-90.

Selon les sources, les définitions du décrochage varient
La plus couramment utilisée est celle du Code de l'éducation  selon lequel sont considérés comme « décrocheurs » les jeunes qui ont quitté un cursus de formation de l’enseignement secondaire sans obtenir le diplôme visé par cette formation
• ils ont suivi un cursus de lycée sans obtenir le baccalauréat,
• ou bien un cursus menant à un diplôme à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau III (ex-niveau V) ou IV de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation sans l’obtenir,
• ou ils ont quitté l’école au niveau du collège (avec ou sans le diplôme national du brevet - DNB).


Indicateurs


Pour quantifier le phénomène, il existe aujourd’hui plusieurs indicateurs de mesure du décrochage scolaire :

  • Indicateur national. Le taux de sortants sans diplôme mesure le nombre d’élèves sortant du système de formation initiale sans diplôme du second cycle du secondaire.Il s’agit d’un indicateur de flux qui indique le nombre de jeunes décrochés "produits" chaque année par le système scolaire. Toutefois, le suivi statistique ne permet d'identifier la sortie du système scolaire que pour les populations agées de 16 ans ou plus. Le phénomène du décrochage n'est donc réellement mesuré qu'à la fin du collège.
  • Indicateur européen. Le taux de sortants précoces(early school leaving) porte sur l'ensemble des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ne sont pas diplômés du second cycle du secondaire et qui ne sont pas en formation, rapporté au nombre total de jeunes âgés de 18 à 24 ans. Il s’agit d’un indicateur de stock.
  • Indicateur international. Le taux de NEETs -Not in Education, Employment or Training- indique la part des jeunes de 18-24 ans qui ont quitté l’école et qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Le périmètre est différent du décrochage puisqu’un NEET peut être diplômé, de même qu’un jeune non diplômé peut-être en emploi et n’est donc pas NEET.
 


Pratiquement partout en Europe, le décrochage scolaire diminue. La France se situe en dessous de la moyenne européenne en 2010 et 2015.
Toutefois, les disparités entre académies sont marquées [Etude Cnesco]

On constate de fortes disparités au sein de l’Union européenne. Un petit groupe de pays d’Europe centrale et orientale se caractérise depuis leur entrée dans l’UE par un faible taux de décrochage scolaire, plutôt stable (Slovénie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Lituanie). À l’opposé, les pays d’Europe du Sud (Portugal, Espagne, Italie, Malte) ont des taux de décrochage nettement au-dessus de la moyenne européenne.

Indicateurs en Auvergne-Rhône-Alpes


Dans le cadre de sa mission d'observation sur le décrochage scolaire et le raccrochage en formation et en emploi sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, Via Compétences -Carif Oref  Auvergne-Rhône-Alpes publie régulièrement des études permettant une photographie du décrochage scolaire sur le territoire régional.

Etudes réalisées en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Rectorats des 3 académies, la Direction de l'Agriculture de l'Alimentation et de la Fôret ainsi que l'Association Régionale des Missions locales.

Pourquoi un jeune décroche ?

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Des facteurs de risques identifiés


Les études statistiques récentes montrent que les populations concernées par le décrochage scolaire sont relativement hétérogènes. Le décrochage scolaire touche ainsi, à des degrés divers, des jeunes issus de l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, de structures familiales et d’origines nationales différentes.

Toutefois, certains facteurs augmentent le risque de décrochage de façon significative.
 
 
Un consensus se dégage de la recherche scientifique pour appréhender le décrochage comme un processus multifactoriel, complexe, comportant un grand nombre de facteurs qui interagissent, produisant ainsi autant d’histoires et de cas différents que de décrocheurs.
La roue du décrochage scolaire illustre cette complexité.
La distinction entre facteurs premiers / secondaires / tertiaires correspond à l’apparition successive dans le temps d’une multiplicité de facteurs externes (en orange) ou internes (en bleu) au système scolaire.
La rotation des cercles de facteurs les uns par rapport aux autres permet de visualiser une multiplicité de combinaisons et d’interactions entre ces facteurs.
 


Un processus complexe

Le décrochage est un processus qui se développe tout au long de la scolarité de l’élève, Il résulte d’une succession ou combinaison de ruptures, à des rythmes divers, depuis l’école primaire jusqu’à l’abandon scolaire.

Parler de personnes en situation de décrochage permet de ne pas réduire un jeune à un moment de son parcours.

D'après Pierre-Yves Bernard, le processus de décrochage se fait en trois temps :
  • Le premier est celui des difficultés scolaires précoces :  le point de départ du processus se situe dans le cadre familial et dans l’expérience scolaire du primaire.
  • Le second est celui des difficultés scolaires qui se transforment en rejet de l’école.
  • Enfin le troisième temps est celui du décrochage hors les murs
Une étude menée par l'Université de Liège met en évidence les facteurs multiples explicatifs de l'absentéisme, signe précurseur du décrochage scolaire.


Le décrochage du point de vue des jeunes


Selon une étude (page 6) du CREN de Nantes, les motifs principaux de décrochage invoqués par les jeunes relèvent de 5 catégories :
  • l'attrait de la vie active,
  • de grandes difficultés scolaires,
  • le rejet de l'institution scolaire,
  • le découragement,
  • des problèmes personnels.

Politiques publiques

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Portée par une impulsion européenne forte, une politique nationale de grande ampleur  a permis de faire passer le nombre de jeunes sortant, chaque année, du système éducatif sans qualification de 140 000 en 2010 à 110 000 en 2014 et 80 000 en 2017.

D'après une étude du Cnesco
, le décrochage récule nettement en France, quels que soient les indicateurs mobilisés.

Les différentes étapes d'application du plan
"Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire"


Décrochage scolaire : des enjeux individuels et collectifs


Un enjeu social

Le décrochage scolaire est un des facteurs les plus importants de risque d’inactivité et/ou de chômage de longue durée. Les jeunes qui ont décroché ont deux fois plus de risque d’être au chômage que ceux qui sont sortis avec un diplôme de niveau CAP ou baccalauréat. En 2016, 49 % des non-diplômés sortis depuis trois ans de formation initiale sont au chômage, contre 20 % en moyenne, tous niveaux de diplômes confondus.
Insee Références, édition 2016 - Éclairage - L’insertion des jeunes sur le marché du travail

Un enjeu individuel

Les risques de pauvreté et d’exclusion sociale engendrés par les périodes de chômage se répercutent aussi sur le bien-être de la personne, sa santé, l'estime de soi. La littérature scientifique a montré que la santé des individus est positivement corrélée à la durée de leur scolarité.

Un enjeu économique

Le décrochage scolaire, par le chômage qu’il induit, constitue un manque à gagner pour l’appareil productif et une source de dépenses futures en matière de transferts sociaux. Ainsi, en 2012, le cabinet BCG a estimé le coût du décrochage scolaire par personne pour la collectivité à 230 000 euros.

Lutte contre le décrochage scolaire

Les politiques publiques de lutte contre le décrochage scolaire s'appliquent à de nombreux domaines de la vie scolaire et de l'éducation, mais également hors système scolaire, lorsque le jeune le quitte sans diplôme. L'Union Européenne propose une typologie des mesures en trois catégories  [Etude Cnesco] :

  • La prévention : l'ensemble de ces mesures visent à à traiter à la racine les problèmes qui pourraient entraîner un abandon précoce.
  • L'intervention : les dispositifs ou mesures ont pour but de résoudre toutes les difficultés pouvant surgir sur le parcours des élèves, en améliorant la qualité de l'enseignement et de la formation et en fournissant un soutien ciblé.
  • La compensation : les mesures, actions ou dispositifs offrent à ceux qui ont quitté prématurément l'enseignement et la formation de nouvelles possibilités d'obtenir des qualifications.

Le rôle de l'Education nationale


La persévérance scolaire, la lutte contre le décrochage sont une priorité nationale et un axe majeur des politiques académiques. Grâce à l'action et à l'engagement des équipes, les académies ont mis en oeuvre, au plus près des territoires, de nombreuses dispositions et actions prévues par le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire".

Le rôle des Régions


Le rôle des régions est croissant dans la lutte contre le décrochage. Depuis le 1er janvier 2015 et en étroite collaboration avec l’Etat, les Régions sont chargées du pilotage et de l'animation des actions de prise en charge des jeunes sans qualification et sans diplôme.
Ces actions s'appuient sur les Plates-formes de Suivi et d'Appui aux Décrocheurs -PSAD- dans le cadre du Service Public Régional de l’Orientation -SPRO-

Depuis septembre 2020, de nouveaux partenaires sont apparus :  Le commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de Région et la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) sont chargés, en lien avec la délégation de région académique à l'information et à l'orientation (DRAIO) de coordonner la mise en œuvre de l'obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Evaluation des actions

Une évaluation partenariale de la politique de lutte contre le décrochage scolaire, mise en place dans le cadre de la modernisation de l'action publique a donné lieu à un rapport publié en 2014. Ce rapport a été à l'origine de la mise en place du plan Tous mobilisés contre le décrochage scolaire.

Comment faire reculer plus encore le décrochage ? Les leviers sont multiples. Les préconisations issues de la conférence de comparaisons internationales du CNESCO, et du Centre International d'Etudes pédagogiques -CIEP-  préconisent des axes et propositions concrètes à mettre en place.

Les actions de prévention du décrochage

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La prévention à travers des mesures concrètes

 

Le Ministère de l'Education nationale s'investit depuis plusieurs années sur le champ de la prévention à travers différentes mesures qui se déploient dans l'ensemble des académies et concernent toute la communauté éducative. Ces mesures visent à :

Faire évoluer les pratiques pédagogiques et éducatives 

Agir en faveur d'une orientation choisie

Instaurer de la souplesse au sein des parcours de formation

  • Passerelles à double sens entre les voies générale et techologique et la voie professionnelle
  • Parcours aménagé de formation initiale -PAFI- permet à un jeune repéré comme en risque de décrochage de "respirer", prendre du recul en sortant temporairement de l'établissement, tout en intégrant des activités encadrées (stage en entreprise, service civique, etc.)
  • Dispositifs relais permettent un accueil temporaire adapté des collégiens en risque de marginalisation scolaire
  • ...

Privilégier une approche pluri-professionnelle des situations

  • Mission de lutte contre le décrochage scolaire -MLDS- Dispositif organisé dans chaque académie avec un rôle de conseil, d'expertise et d'ingénierie de formation auprès des établissements scolaires
  • Groupe de prévention du décrochage scolaire -GPDS- constitués dans chaque établissement ;
  • Référents "décrochage scolaire" nommés dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéisme et de décrochage
  • CPLDS : Le Certificat de Professionnalisation en matière de Lutte contre le Décrochage Scolaire atteste de la qualification des personnels (personnels des MLDS, référents décrochage …) appelés à participer aux missions :
    • De prévention du décrochage scolaire,
    • D’accompagnement des jeunes bénéficiant du droit au retour en formation initiale
  • Alliances éducatives, dont l'objectif est de coordonner les interventions des différents professionnels de la sphère éducative et des partenaires extérieurs autour d'un jeune en risque de décrochage ;

Expérimenter des actions innovantes sur l'ensemble du territoire national


L'ensemble du travail de prévention mené au quotidien dans les établissements, est mis en valeur lors d'une semaine de la persévérance scolaire.

Repérer et accompagner les décrocheurs

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Les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs -PSAD- contactent les jeunes en situation de décrochage figurant sur les listes produites quatre fois par an par le Système Interministériel d’Echange d’Informations -SIEI-. 
Les PSAD rassemblent, dans le périmètre d'un département, d'un bassin ou d'un district de formation, différents responsables, acteurs locaux de la formation, de l'insertion et de l'emploi.

En Auvergne-Rhône-Alpes, 42 plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs sont réparties sur le territoire.
Elles sont co-animées par un directeur de Centre d'information et d'orientation (CIO) et un directeur de mission locale.
Coordonnées des PSAD en Auvergne-Rhône-Alpes
Académie de Clermont
Académie de Grenoble
Académie de Lyon

Présentation des objectifs et du fonctionnement des PSAD Rôle et actions des conseillers des missions locales dans le suivi des jeunes décrocheurs
source : Onisep TV

Au sein des établissements scolaires et du CIO (Centre d'Information et d'Orientation) dont ils dépendent, les psychologues de l'Education nationale oeuvrent à différents niveaux dans la lutte contre le décrochage scolaire : ils sont membres permanents des Groupes de Prévention du décrochage scolaire (GPDS) ; ils participent au repérage des jeunes sortis du système éducatif sans diplôme ; ils recherchent les meilleures conditions pour les accompagner, de manière personnalisée vers un retour dans une formation ou un processus de qualification et d'accès à l'emploi.

Les jeunes décrocheurs et leurs familles peuvent également consulter le site  Nouvelles chances de l'ONISEP

Divers types de solutions

Un diagnostic de la situation du jeune permet de lui proposer une solution personnalisée, selon ses besoins.

Selon les cas, il peut s’agir d’un accompagnement :
- Pour faire le point et construire un nouveau projet
- En vue d’un retour en formation
- En vue d’une insertion professionnelle

Afin d’aider les professionnels, un répertoire de mesures susceptibles d’être mobilisées pour l’accompagnement de jeunes déscolarisés est en ligne sur ce site.
Celui-ci a été réalisé par un groupe de travail multi partenarial : Association des missions locales d'Auvergne-Rhône-Alpes, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), Education nationale, Pôle emploi, Région.

L' obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans

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La mise en oeuvre de l'obligation de formation : Une nouvelle étape dans la lutte contre le décrochage scolair.

Depuis la rentrée 2020, aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit être laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en emploi ni en formation.

L’article 15 de la loi pour une École de la confiance  prolonge l’instruction obligatoire par une obligation de formation pour tous les jeunes de 16 à 18 ans.

Concrètement, entre 16 et 18 ans, tout jeune doit se trouver :
  • Soit dans un parcours scolaire ou en apprentissage ; le parcours scolaire pourra se faire dans tout établissement du second degré, y compris les établissements privés sous contrat et ceux de l’enseignement agricole, et de l’enseignement supérieur ;
  • Soit en emploi ou en service civique
  • Soit en parcours d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle (contrat de volontariat pour l’insertion, accompagnement par un acteur du service public de l’emploi, un établissement ou service médico-social, une École de la 2e chance).
La mesure s' applique pour la classe d’âge 2004 qui a 16 ans en 2020.
Le nombre de jeunes qui en relève est estimé à environ 4 à 5 % de la classe d’âge, soit environ 60 000 jeunes au niveau nationale. Ils seraient environ 10 000 en Auvergne-Rhône-Alpes

Les missions locales seront directement chargées d’assurer le contrôle du respect par les jeunes de leur obligation de formation.
Elles exerceront cette nouvelle fonction de mise en réseau, en lien étroit avec les autres acteurs, dans le cadre des plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs : réseaux Foquale des acteurs de l’éducation nationale (établissements scolaires, centres d’information et d’orientation, mission de lutte contre le décrochage scolaire, structures de retour à l’école), Pôle emploi, écoles de la deuxième chance, etc.

Les modalités pratiques de mise en oeuvre de cette obligation ont été précisées dans un décret d'application et une instruction interministérielle. 

Un rapport "Formation obligatoire des 16-18 ans : Passer d’un droit formel à un droit réel"
, remis au Premier ministre en janvier 2020 identifie les conditions à mettre en place pour repérer les jeunes qui relèveront de cette obligation, éviter la déscolarisation précoce et mobiliser tous les acteurs dans le cadre d'un plan d'action systémique.
Consultez le rapport sur la formation obligatoire des 16-18 ans (pdf 8,6 Mo).

Pour aller plus loin --->>> Consulter la page dédiée

Ressources

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Pour ce dossier thématique consacré au Décrochage scolaire, le Centre de veille et de ressources du CARIF OREF Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé une sélection de contenus informatifs , en particulier une bibliographie sur le sujet extraite de la base documentaire du site.
Cette sélection est le fruit de la veille quotidienne réalisée par des professionnels de la gestion de l'information, sur les thèmes liés à l'orientation tout au long de la vie, la formation, le travail, la VAE, la vie socio-économique des territoires...
 

Une sélection de sites

  • Eduscol. Site d'information des professionnels de l'éducation alimenté par la direction générale de l'enseignement scolaire : dossier sur la prévention du décrochage scolaire avec analyses, données chiffrées, dispositifs, objectifs quantitatifs, textes de référence.
  • Décrochage.i.ville.gouv : Base documentaire du Secrétariat Général du Comité Interministériel des Villes : rapports, fiches d’expériences, textes législatifs....
  • Education.gouv.fr : Site du Ministère de l’Éducation Nationale : page consacrée au décrochage scolaire
  • Cnesco : page décrochage scolaire 

Des supports d'infomation

Via compétences a proposé deux webinars en 2020
Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise ?
Jeunes de 16 à 18 ans : quelle mise en œuvre de l’obligation de formation ?
   
 la FAQ c'est ici   la FAQ c'est ici

Des publications

Des conférences

Des textes de référence

Expérimentations, actions...


Veille

 
  • Les jeunes NEET manquent de compétences de base
    8 octobre 2021
    0610217.jpgTitre: Les jeunes NEET manquent de compétences de base Date de l'article: mercredi 6 octobre 2021 Cafe date de l'article: mercredi 6 octobre 2021
  • Un reportage du Monde sur les "ex-décrocheurs" au microlycée de Caen
    8 octobre 2021
    Au microlycée de Caen, « on est l'ultime filet, la solution de dernier recours » pour les décrocheurs Les enseignants de l'établissement tentent d'accompagner 43 élèves jusqu'à un retour dans une classe de terminale « classique ». Avec la crise sanitaire, les problèmes individuels ont pu empirer. Ne leur parlez pas de « recette miracle » pour les décrocheurs scolaires. L'expression fait bondir l'équipe des sept enseignants du microlycée de Caen. Dans cette structure, qui s'est implantée il y a quatre ans au lycée Jean-Rostand, on « tâtonne », on « expérimente », pour raccrocher à l'école des jeunes qui s'en sont éloignés. Au moins un an, parfois beaucoup plus : jusqu'à trois ans voire, quatre pour certains des 43 élèves accueillis. [...] « Bien sûr qu'on a des décrocheurs parmi les décrocheurs, souffle Véronique Vastel, enseignante de français. Ces jeunes sont passés par deux, trois, quatre, parfois cinq établissements avant d'arriver jusqu'à nous, et souvent par autant de dispositifs de suivi, de missions locales, de centres de soins ou d'hébergement, quand ce n'est pas par l'hôpital. Face à eux, il faut savoir rester humble... » Extrait de lemonde.fr du 07.10.21 Voir : la sous-rubrique Micro-lycée, Micro-collège le mot-clé Micro-lycée-collège-école (gr 5)/
  • Les décrochages scolaires : des situations aux parcours, dossier de la Revue Française de Pédagogie, 2021/2 (ToutEduc)
    8 octobre 2021
    Les décrochages scolaires : des situations aux parcours Revue française de pédagogie 2021/2 (n° 211) Sous la direction de Pierre-Yves Bernard Pages : 156 Éditeur : ENS Editions S'abonner à cette revue 72,00EUR Sommaire de ce numéro Présentation Dossier Page 5 à 10 Ce que le décrochage nous dit des parcours scolaires Pierre-Yves Bernard Page 11 à 22 Expériences et motifs de décrochage scolaire : entre rejet de l'école et quête du travail rémunéré Pierre-Yves Bernard, Christophe Michaut Page 23 à 35 Métropolisation, mobilités et décrochage scolaire chez les jeunes Agnès Checcaglini, Patrice Caro Page 37 à 48 Entre décrochage et décohabitation précoce, l'expérience d'une jeunesse « déviante »James Masy, Nadège Tenailleau Page 49 à 61 Climat du lycée et risque de décrochage scolaire : le cas des élèves en orientation contrainte Lucy Bell Varia Page 63 à 85 Les devoirs à la maison en classe de 5e. Quelles modalités de travail et quelles logiques d'action pour quels résultats scolaires ? Agnès Grimault-Leprince, Daniel Faggianelli Page 87 à 101 Profil enseignant et compétences psychosociales des élèves : quels liens établir au sein de la classe ? Sophie Morlaix, Denis Tavant Positions, débats et controverses Page 103 à 115 Didactique des mathématiques et neurosciences cognitives : une analyse des contributions à la recherche sur l'apprentissage d'un contenu scolaire Éric Roditi, Camille Noûs Note de synthèse Page 117 à 146 Les pratiques des enseignants ont-elles un effet sur le bien-être des élèves ? Une revue critique de la littérature Noémie Baudoin, Benoît Galand Notes critiques Page 147 à 151 LUC Jean-Noël, CONDETTE Jean-François & VERNEUIL Yves. Histoire de l'enseignement en France. XIXe-XXIe siècle Paris : Armand Colin, 2020, 416 p. Anne-Marie Chartier Page 151 à 152 SANCHEZ Éric & ROMERO Margarida. Apprendre en jouant Paris : Retz, 2020, 141 p. Baptiste Besse-Patin Page 152 à 154 WALLENHORST Nathanaël & MUTABAZI Éric (dir). D'une citoyenneté empêchée à une éducation citoyenne Lormont : Le Bord de l'eau, 2021, 230 p. Michel Fabre Page 155 La revue a reçu... Extrait de cairn.info d'octobre 2021 "Je n'allais pas assez en cours pour eux" : plusieurs paradigmes pour étudier les décrochages scolaires en termes de parcours (Revue française de pédagogie) "Les jeunes décrocheurs qui ont quitté prématurément le système scolaire avant l'obtention d'un diplôme constituent une population spécifique. Ils arrivent plus jeunes et désavantagés sur le marché du travail car sans reconnaissance formelle de leurs compétences. De plus, leurs origines sociales sont plus modestes que pour l'ensemble des autres jeunes, leur taux de redoublement au collège est massif, ils ont souvent connu des événements personnels difficiles comme des problèmes de santé, des divorces et des séparations, le décès ou un accident grave d'un parent. L'ensemble de ces éléments ne sont pas de nature à faciliter leur insertion sociale et professionnelle et les rendent plus vulnérables que d'autres jeunes à la sortie du système scolaire." Ce propos liminaire, écrit par Agnès Checcaglini et Patrice Caro, est extrait d'une des quatre études du dossier sur le décrochage scolaire en tant que "parcours" et non plus comme situations figées, publié par la revue française de pédagogie. Ainsi "Métropolisation, mobilités et décrochage scolaire chez les jeunes" propose une approche du décrochage par l'espace. Il y aurait deux fois plus de jeunes de 16-24 non scolarisés ayant changé de domicile que dans l'ensemble de la population. Les auteurs notent un risque que la mobilité des décrocheurs ne les rende potentiellement encore plus vulnérables, en raison d'une prise en charge par les pouvoirs publics plus difficile. De plus, pour les jeunes femmes, le décrochage scolaire et la mobilité qui l'accompagne accélèrent le processus de transition sociale (décohabitation et mise en couple). Les filles se retrouvent également dans l'étude "Expériences et motifs de décrochage scolaire : entre rejet de l'école et quête du travail rémunéré", menée par Pierre-Yves Bernard et Christophe Michaut. A l'inverse des garçons qui font preuve "d'un désengagement scolaire plus fréquent", elles sont "davantage dans la catégorie des jeunes en situation de 'décrochage discret' et manifestent un moindre rejet du travail et des normes scolaires. Elle rencontrent également plus de problèmes personnels qui sont liés notamment à un environnement social plus précaire." Dans cette enquête sur près de 3000 individus, l'on apprend que le décrochage scolaire est fréquemment vécu "comme la continuité d'une expérience scolaire négative, plutôt que comme une rupture accidentelle de parcours", et que la recherche sur les facteurs de décrochage scolaire "montre notamment le caractère déterminant des difficultés d'apprentissage". Mais si les motifs donnés par les jeunes peuvent se rapporter à l'expérience scolaire, d'autres expériences de vie peuvent être déterminantes. Le décrochage peut être vêcu comme une disqualification personnelle, quand le jeune l'explique scolaire par une incapacité. Il peut aussi être l'aboutissement d'une opposition à l'ordre scolaire. Les auteurs constatent d'ailleurs une "quasi-absence de la terminologie du décrochage dans le discours des jeunes quand ils expliquent leur arrêt de scolarité". Ils notent une lassitude générale de l'école (utilisation répétitive du terme "marre"), des discours négatifs fréquents, et un registre de la "disqualification" avec un fort ressentiment envers l'institution scolaire qui n'aurait pas répondu à leurs attentes : "ça ne me plaisait pas, les cours surtout ça m'ennuyait" ; "je ne sais pas, je ne savais pas ce que je voulais faire" ; "je n'allais pas assez en cours pour eux". Pour beaucoup de jeunes, le monde du travail rémunéré est vu comme une alternative positive à l'école, expliquent également les auteurs quant à l'envie de liberté qui pourrait sous-tendre une partie de l'expérience du décrochage. A l'opposé, James Masy et Nadège Tenailleau signent l'enquête "Entre décrochage et décohabitation précoce, l'expérience d'une jeunesse déviante". Selon les chercheurs, "pour ces jeunes, c'est avant tout une forme de résistance à la forme scolaire qui fonde le décrochage". Une typologie en découle avec d'un côté les rebelles, plus défavorisés ou dans des situations familiales précaires : "c'est à travers des absences répétées, mêlées à des renvois, qu'ils vont investir le groupe de pairs que la rue leur offre." De l'autre se trouvent les désengagés, un groupe hétérogène, doté d'un faible investissement à l'école. Leur opposition ne se fait pas envers les enseignants mais contre le système, avec des absences perlées qui augmentent au fur et à mesure. Ils sont également caractérisés par une difficulté d'intégration, des envies de liberté, et une distinction entre les sociabilités intra et extra-scolaires. Les auteurs expliquent que "ce qu'ils ne trouvent pas dans l'école, ils le trouvent à l'extérieur où ils nouent des relations autour d'une communauté de destins, passant alors de la rue à la rue", et comment le décrochage, puis la décohabitation, peuvent conduire à des formes de déviance par étapes, comme une carrière zonarde. De son côté, l'orientation contrainte a-t-elle un rôle dans le décrochage scolaire ? Le risque est-il plus grand en lycée professionnel ? Lucy Bell traite de ce propos dans "Climat du lycée et risque de décrochage scolaire : le cas des élèves en orientation contrainte". Selon l'auteure, qui étudie plusieurs fonctions caractéristiques de l'orientation (idéal d'orientation, stratégie d'orientation et dimension plus ou moins guidée du choix), limiter le risque de décrochage d'élèves en orientation contrainte ne passerait "pas en priorité par les pratiques pédagogiques et relationnelles des enseignants à l'égard des élèves, ou par le sentiment de sécurité, entre autres, mais par un ensemble d'éléments permettant aux élèves de s'y sentir soutenus, encouragés et en sécurité, notamment grâce à de bonnes conditions de travail et à la rareté des sanctions". Pour finir, comme l'indique Pierre-Yves Bernard, "les parcours des jeunes en situation de décrochage scolaire sont peu visibles", et qu'ils aient décroché ou pas encore, "ces parcours dépendent très fortement des ressources institutionnelles dont ils peuvent disposer, notamment en matière d'accompagnement". Revue française de pédagogie, N°211, 160p., 18EUR Extrait de touteduc.fr du 04.10.21
  • Les écoles de la 2è chance développent des parcours vers les métiers en tension
    4 octobre 2021
    Le réseau des E2C accompagne chaque année plus 15 000 des jeunes sortis du système scolaire sans qualification grâce à des parcours individualisés combinant remise à niveau, immersions en entreprises, et coaching individuel pour lever les freins sociaux. Pour mieux répondre aux besoins des entreprises sur les métiers en tension, et faciliter l'insertion de ces jeunes, les E2C sont en train de déployer des « parcours spécialisés » sur un métier ou une filière. Il en existe déjà 19 et le réseau souhaite en créer davantage, en fonction des besoins locaux des entreprises. Solidifier le projet « Lors de la phase de diagnostic qui dure 4 à 6 semaines, on évalue le niveau du jeune, son projet professionnel, et l'écart entre les deux. S'il a déjà un choix de filière on peut lui proposer un parcours spécialisé dans le domaine correspondant, qui lui permettra de faire tous ses stages dans le secteur visé, tout en restant très individualisé« , explique Sébastien Kiss, secrétaire général du réseau E2C. « Ces parcours orientés métier permettent de solidifier le projet du jeune et de sécuriser les recrutements des entreprises. Les jeunes peuvent acquérir les prérequis, tester le métier et voir si ça leur plait, c'est d'autant plus important pour des secteurs en tension qui souffrent d'une image dégradée et souvent faussée« , complète Sylvain Petry, chargé de mission développement. Avec des centres de formation « Ces parcours sont construits avec des entreprises ou des acteurs de la formation, et comportent une partie en centre de formation« , indique Sébastien Kiss. Par exemple, en Franche-Comté, le parcours « soin, santé, service à la personne » s'effectue en lien avec l'institut de formation des métiers de la santé. A Grenoble, une pré-formation au métier de monteur-raccordeur fibre optique est réalisée avec l'institut des métiers et des techniques. « La plupart des parcours spécialisés, de deux à 4 mois, mènent directement à un emploi dans des entreprises partenaires » ajoute le secrétaire général. Par exemple dans l'industrie ou la santé. « D'autres parcours débouchent sur une formation qualifiante » par exemple dans les métiers du sport et de l'animation, ou de la fibre optique. Remise à niveau Tous les parcours comportent des temps de remise à niveau avec une approche par compétences. « On construit des projets comme un support à cette remise à niveau. Par exemple, dans le secteur des espaces verts, un projet de création d'un jardin partagé va permettre de travailler sur le français, les maths, et même le numérique« , explique Sébastien Kiss. Les premiers retours sont prometteurs. « Par exemple, dans les métiers du soin et des services à la personne, le parcours spécialisé a permis à 8 jeunes sur 10 d'entrer soit en emploi soit en formation qualifiante », précise Sylvain Petry.
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