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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Décrochage scolaire et raccrochage > Décrochage scolaire : comprendre et agir

Décrochage scolaire : comprendre et agir

Les politiques de lutte contre le décrochage, menées depuis plusieurs années en France ont permis un net recul du décrochage, en particulier la campagne Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire qui a renforcé la coordination de l'ensemble des acteurs concernés.
Pour autant, un nombre important de jeunes sortent encore du système scolaire sans diplôme.


Les informations clés permettant de bien appréhender ce phénomène


Décrochage scolaire : de quoi parle-t-on ?

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Terminologie


Echec scolaire et décrochage scolaire, des notions distinctes.
La première pose la question de l’apprentissage, la deuxième celle, plus large, du rapport de l’individu à l’institution scolaire.

Le terme de décrochage est institutionnalisé au sein des états européens depuis le sommet de Lisbonne en 2000.
La réduction des sorties précoces du système éducatif fait partie des objectifs stratégiques fixés alors pour une économie durable, intelligente et inclusive.
 En France, ce terme remplace dès lors celui de déscolarisation et de non-qualification, utilisés dans les années 80-90.

Selon les sources, les définitions du décrochage varient
La plus couramment utilisée est celle du Code de l'éducation  selon lequel sont considérés comme « décrocheurs » les jeunes qui ont quitté un cursus de formation de l’enseignement secondaire sans obtenir le diplôme visé par cette formation
• ils ont suivi un cursus de lycée sans obtenir le baccalauréat,
• ou bien un cursus menant à un diplôme à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau III (ex-niveau V) ou IV de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation sans l’obtenir,
• ou ils ont quitté l’école au niveau du collège (avec ou sans le diplôme national du brevet - DNB).


Indicateurs


Pour quantifier le phénomène, il existe aujourd’hui plusieurs indicateurs de mesure du décrochage scolaire :

  • Indicateur national. Le taux de sortants sans diplôme mesure le nombre d’élèves sortant du système de formation initiale sans diplôme du second cycle du secondaire.Il s’agit d’un indicateur de flux qui indique le nombre de jeunes décrochés "produits" chaque année par le système scolaire. Toutefois, le suivi statistique ne permet d'identifier la sortie du système scolaire que pour les populations agées de 16 ans ou plus. Le phénomène du décrochage n'est donc réellement mesuré qu'à la fin du collège.
  • Indicateur européen. Le taux de sortants précoces(early school leaving) porte sur l'ensemble des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ne sont pas diplômés du second cycle du secondaire et qui ne sont pas en formation, rapporté au nombre total de jeunes âgés de 18 à 24 ans. Il s’agit d’un indicateur de stock.
  • Indicateur international. Le taux de NEETs -Not in Education, Employment or Training- indique la part des jeunes de 18-24 ans qui ont quitté l’école et qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Le périmètre est différent du décrochage puisqu’un NEET peut être diplômé, de même qu’un jeune non diplômé peut-être en emploi et n’est donc pas NEET.
 


Pratiquement partout en Europe, le décrochage scolaire diminue. La France se situe en dessous de la moyenne européenne en 2010 et 2015.
Toutefois, les disparités entre académies sont marquées [Etude Cnesco]

On constate de fortes disparités au sein de l’Union européenne. Un petit groupe de pays d’Europe centrale et orientale se caractérise depuis leur entrée dans l’UE par un faible taux de décrochage scolaire, plutôt stable (Slovénie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Lituanie). À l’opposé, les pays d’Europe du Sud (Portugal, Espagne, Italie, Malte) ont des taux de décrochage nettement au-dessus de la moyenne européenne.

Indicateurs en Auvergne-Rhône-Alpes


Dans le cadre de sa mission d'observation sur le décrochage scolaire et le raccrochage en formation et en emploi sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, Via Compétences -Carif Oref  Auvergne-Rhône-Alpes publie régulièrement des études permettant une photographie du décrochage scolaire sur le territoire régional.

Etudes réalisées en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Rectorats des 3 académies, la Direction de l'Agriculture de l'Alimentation et de la Fôret ainsi que l'Association Régionale des Missions locales.

Pourquoi un jeune décroche ?

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Des facteurs de risques identifiés


Les études statistiques récentes montrent que les populations concernées par le décrochage scolaire sont relativement hétérogènes. Le décrochage scolaire touche ainsi, à des degrés divers, des jeunes issus de l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, de structures familiales et d’origines nationales différentes.

Toutefois, certains facteurs augmentent le risque de décrochage de façon significative.
 
 
Un consensus se dégage de la recherche scientifique pour appréhender le décrochage comme un processus multifactoriel, complexe, comportant un grand nombre de facteurs qui interagissent, produisant ainsi autant d’histoires et de cas différents que de décrocheurs.
La roue du décrochage scolaire illustre cette complexité.
La distinction entre facteurs premiers / secondaires / tertiaires correspond à l’apparition successive dans le temps d’une multiplicité de facteurs externes (en orange) ou internes (en bleu) au système scolaire.
La rotation des cercles de facteurs les uns par rapport aux autres permet de visualiser une multiplicité de combinaisons et d’interactions entre ces facteurs.
 


Un processus complexe

Le décrochage est un processus qui se développe tout au long de la scolarité de l’élève, Il résulte d’une succession ou combinaison de ruptures, à des rythmes divers, depuis l’école primaire jusqu’à l’abandon scolaire.

Parler de personnes en situation de décrochage permet de ne pas réduire un jeune à un moment de son parcours.

D'après Pierre-Yves Bernard, le processus de décrochage se fait en trois temps :
  • Le premier est celui des difficultés scolaires précoces :  le point de départ du processus se situe dans le cadre familial et dans l’expérience scolaire du primaire.
  • Le second est celui des difficultés scolaires qui se transforment en rejet de l’école.
  • Enfin le troisième temps est celui du décrochage hors les murs
Une étude menée par l'Université de Liège met en évidence les facteurs multiples explicatifs de l'absentéisme, signe précurseur du décrochage scolaire.


Le décrochage du point de vue des jeunes


Selon une étude (page 6) du CREN de Nantes, les motifs principaux de décrochage invoqués par les jeunes relèvent de 5 catégories :
  • l'attrait de la vie active,
  • de grandes difficultés scolaires,
  • le rejet de l'institution scolaire,
  • le découragement,
  • des problèmes personnels.

Politiques publiques

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Portée par une impulsion européenne forte, une politique nationale de grande ampleur  a permis de faire passer le nombre de jeunes sortant, chaque année, du système éducatif sans qualification de 140 000 en 2010 à 110 000 en 2014 et 80 000 en 2017.

D'après une étude du Cnesco
, le décrochage récule nettement en France, quels que soient les indicateurs mobilisés.

Les différentes étapes d'application du plan
"Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire"


Décrochage scolaire : des enjeux individuels et collectifs


Un enjeu social

Le décrochage scolaire est un des facteurs les plus importants de risque d’inactivité et/ou de chômage de longue durée. Les jeunes qui ont décroché ont deux fois plus de risque d’être au chômage que ceux qui sont sortis avec un diplôme de niveau CAP ou baccalauréat. En 2016, 49 % des non-diplômés sortis depuis trois ans de formation initiale sont au chômage, contre 20 % en moyenne, tous niveaux de diplômes confondus.
Insee Références, édition 2016 - Éclairage - L’insertion des jeunes sur le marché du travail

Un enjeu individuel

Les risques de pauvreté et d’exclusion sociale engendrés par les périodes de chômage se répercutent aussi sur le bien-être de la personne, sa santé, l'estime de soi. La littérature scientifique a montré que la santé des individus est positivement corrélée à la durée de leur scolarité.

Un enjeu économique

Le décrochage scolaire, par le chômage qu’il induit, constitue un manque à gagner pour l’appareil productif et une source de dépenses futures en matière de transferts sociaux. Ainsi, en 2012, le cabinet BCG a estimé le coût du décrochage scolaire par personne pour la collectivité à 230 000 euros.

Lutte contre le décrochage scolaire

Les politiques publiques de lutte contre le décrochage scolaire s'appliquent à de nombreux domaines de la vie scolaire et de l'éducation, mais également hors système scolaire, lorsque le jeune le quitte sans diplôme. L'Union Européenne propose une typologie des mesures en trois catégories  [Etude Cnesco] :

  • La prévention : l'ensemble de ces mesures visent à à traiter à la racine les problèmes qui pourraient entraîner un abandon précoce.
  • L'intervention : les dispositifs ou mesures ont pour but de résoudre toutes les difficultés pouvant surgir sur le parcours des élèves, en améliorant la qualité de l'enseignement et de la formation et en fournissant un soutien ciblé.
  • La compensation : les mesures, actions ou dispositifs offrent à ceux qui ont quitté prématurément l'enseignement et la formation de nouvelles possibilités d'obtenir des qualifications.

Le rôle de l'Education nationale


La persévérance scolaire, la lutte contre le décrochage sont une priorité nationale et un axe majeur des politiques académiques. Grâce à l'action et à l'engagement des équipes, les académies ont mis en oeuvre, au plus près des territoires, de nombreuses dispositions et actions prévues par le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire".

Le rôle des Régions


Le rôle des régions est croissant dans la lutte contre le décrochage. Depuis le 1er janvier 2015 et en étroite collaboration avec l’Etat, les Régions sont chargées du pilotage et de l'animation des actions de prise en charge des jeunes sans qualification et sans diplôme.
Ces actions s'appuient sur les Plates-formes de Suivi et d'Appui aux Décrocheurs -PSAD- dans le cadre du Service Public Régional de l’Orientation -SPRO-

Depuis septembre 2020, de nouveaux partenaires sont apparus :  Le commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de Région et la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) sont chargés, en lien avec la délégation de région académique à l'information et à l'orientation (DRAIO) de coordonner la mise en œuvre de l'obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Evaluation des actions

Une évaluation partenariale de la politique de lutte contre le décrochage scolaire, mise en place dans le cadre de la modernisation de l'action publique a donné lieu à un rapport publié en 2014. Ce rapport a été à l'origine de la mise en place du plan Tous mobilisés contre le décrochage scolaire.

Comment faire reculer plus encore le décrochage ? Les leviers sont multiples. Les préconisations issues de la conférence de comparaisons internationales du CNESCO, et du Centre International d'Etudes pédagogiques -CIEP-  préconisent des axes et propositions concrètes à mettre en place.

Les actions de prévention du décrochage

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La prévention à travers des mesures concrètes

 

Le Ministère de l'Education nationale s'investit depuis plusieurs années sur le champ de la prévention à travers différentes mesures qui se déploient dans l'ensemble des académies et concernent toute la communauté éducative. Ces mesures visent à :

Faire évoluer les pratiques pédagogiques et éducatives 

Agir en faveur d'une orientation choisie

Instaurer de la souplesse au sein des parcours de formation

  • Passerelles à double sens entre les voies générale et techologique et la voie professionnelle
  • Parcours aménagé de formation initiale -PAFI- permet à un jeune repéré comme en risque de décrochage de "respirer", prendre du recul en sortant temporairement de l'établissement, tout en intégrant des activités encadrées (stage en entreprise, service civique, etc.)
  • Dispositifs relais permettent un accueil temporaire adapté des collégiens en risque de marginalisation scolaire
  • ...

Privilégier une approche pluri-professionnelle des situations

  • Mission de lutte contre le décrochage scolaire -MLDS- Dispositif organisé dans chaque académie avec un rôle de conseil, d'expertise et d'ingénierie de formation auprès des établissements scolaires
  • Groupe de prévention du décrochage scolaire -GPDS- constitués dans chaque établissement ;
  • Référents "décrochage scolaire" nommés dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéisme et de décrochage
  • CPLDS : Le Certificat de Professionnalisation en matière de Lutte contre le Décrochage Scolaire atteste de la qualification des personnels (personnels des MLDS, référents décrochage …) appelés à participer aux missions :
    • De prévention du décrochage scolaire,
    • D’accompagnement des jeunes bénéficiant du droit au retour en formation initiale
  • Alliances éducatives, dont l'objectif est de coordonner les interventions des différents professionnels de la sphère éducative et des partenaires extérieurs autour d'un jeune en risque de décrochage ;

Expérimenter des actions innovantes sur l'ensemble du territoire national


L'ensemble du travail de prévention mené au quotidien dans les établissements, est mis en valeur lors d'une semaine de la persévérance scolaire.

Repérer et accompagner les décrocheurs

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Les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs -PSAD- contactent les jeunes en situation de décrochage figurant sur les listes produites quatre fois par an par le Système Interministériel d’Echange d’Informations -SIEI-. 
Les PSAD rassemblent, dans le périmètre d'un département, d'un bassin ou d'un district de formation, différents responsables, acteurs locaux de la formation, de l'insertion et de l'emploi.

En Auvergne-Rhône-Alpes, 42 plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs sont réparties sur le territoire.
Elles sont co-animées par un directeur de Centre d'information et d'orientation (CIO) et un directeur de mission locale.
Coordonnées des PSAD en Auvergne-Rhône-Alpes
Académie de Clermont
Académie de Grenoble
Académie de Lyon

Présentation des objectifs et du fonctionnement des PSAD Rôle et actions des conseillers des missions locales dans le suivi des jeunes décrocheurs
source : Onisep TV

Au sein des établissements scolaires et du CIO (Centre d'Information et d'Orientation) dont ils dépendent, les psychologues de l'Education nationale oeuvrent à différents niveaux dans la lutte contre le décrochage scolaire : ils sont membres permanents des Groupes de Prévention du décrochage scolaire (GPDS) ; ils participent au repérage des jeunes sortis du système éducatif sans diplôme ; ils recherchent les meilleures conditions pour les accompagner, de manière personnalisée vers un retour dans une formation ou un processus de qualification et d'accès à l'emploi.

Les jeunes décrocheurs et leurs familles peuvent également consulter le site  Nouvelles chances de l'ONISEP

Divers types de solutions

Un diagnostic de la situation du jeune permet de lui proposer une solution personnalisée, selon ses besoins.

Selon les cas, il peut s’agir d’un accompagnement :
- Pour faire le point et construire un nouveau projet
- En vue d’un retour en formation
- En vue d’une insertion professionnelle

Afin d’aider les professionnels, un répertoire de mesures susceptibles d’être mobilisées pour l’accompagnement de jeunes déscolarisés est en ligne sur ce site.
Celui-ci a été réalisé par un groupe de travail multi partenarial : Association des missions locales d'Auvergne-Rhône-Alpes, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), Education nationale, Pôle emploi, Région.

L' obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans

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La mise en oeuvre de l'obligation de formation : Une nouvelle étape dans la lutte contre le décrochage scolair.

Depuis la rentrée 2020, aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit être laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en emploi ni en formation.

L’article 15 de la loi pour une École de la confiance  prolonge l’instruction obligatoire par une obligation de formation pour tous les jeunes de 16 à 18 ans.

Concrètement, entre 16 et 18 ans, tout jeune doit se trouver :
  • Soit dans un parcours scolaire ou en apprentissage ; le parcours scolaire pourra se faire dans tout établissement du second degré, y compris les établissements privés sous contrat et ceux de l’enseignement agricole, et de l’enseignement supérieur ;
  • Soit en emploi ou en service civique
  • Soit en parcours d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle (contrat de volontariat pour l’insertion, accompagnement par un acteur du service public de l’emploi, un établissement ou service médico-social, une École de la 2e chance).
La mesure s' applique pour la classe d’âge 2004 qui a 16 ans en 2020.
Le nombre de jeunes qui en relève est estimé à environ 4 à 5 % de la classe d’âge, soit environ 60 000 jeunes au niveau nationale. Ils seraient environ 10 000 en Auvergne-Rhône-Alpes

Les missions locales seront directement chargées d’assurer le contrôle du respect par les jeunes de leur obligation de formation.
Elles exerceront cette nouvelle fonction de mise en réseau, en lien étroit avec les autres acteurs, dans le cadre des plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs : réseaux Foquale des acteurs de l’éducation nationale (établissements scolaires, centres d’information et d’orientation, mission de lutte contre le décrochage scolaire, structures de retour à l’école), Pôle emploi, écoles de la deuxième chance, etc.

Les modalités pratiques de mise en oeuvre de cette obligation ont été précisées dans un décret d'application et une instruction interministérielle. 

Un rapport "Formation obligatoire des 16-18 ans : Passer d’un droit formel à un droit réel"
, remis au Premier ministre en janvier 2020 identifie les conditions à mettre en place pour repérer les jeunes qui relèveront de cette obligation, éviter la déscolarisation précoce et mobiliser tous les acteurs dans le cadre d'un plan d'action systémique.
Consultez le rapport sur la formation obligatoire des 16-18 ans (pdf 8,6 Mo).

Pour aller plus loin --->>> Consulter la page dédiée

Ressources

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Pour ce dossier thématique consacré au Décrochage scolaire, le Centre de veille et de ressources du CARIF OREF Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé une sélection de contenus informatifs , en particulier une bibliographie sur le sujet extraite de la base documentaire du site.
Cette sélection est le fruit de la veille quotidienne réalisée par des professionnels de la gestion de l'information, sur les thèmes liés à l'orientation tout au long de la vie, la formation, le travail, la VAE, la vie socio-économique des territoires...
 

Une sélection de sites

  • Eduscol. Site d'information des professionnels de l'éducation alimenté par la direction générale de l'enseignement scolaire : dossier sur la prévention du décrochage scolaire avec analyses, données chiffrées, dispositifs, objectifs quantitatifs, textes de référence.
  • Décrochage.i.ville.gouv : Base documentaire du Secrétariat Général du Comité Interministériel des Villes : rapports, fiches d’expériences, textes législatifs....
  • Education.gouv.fr : Site du Ministère de l’Éducation Nationale : page consacrée au décrochage scolaire
  • Cnesco : page décrochage scolaire 

Des supports d'infomation

Via compétences a proposé deux webinars en 2020
Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise ?
Jeunes de 16 à 18 ans : quelle mise en œuvre de l’obligation de formation ?
   
 la FAQ c'est ici   la FAQ c'est ici

Des publications

Des conférences

Des textes de référence

Expérimentations, actions...


Veille

 
  • 7 000 jeunes décrocheurs accompagnés par l'Afpa en 2021 dans le cadre...
    20 janvier 2022
    501809_prv.jpeg Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°665611 Un an après son lancement, l'Afpa dresse un 1er bilan de la "Promo 16.18", dispositif d'accompagnement à destination des jeunes décrocheurs du système scolaire développé dans le cadre du plan "1 jeune, 1 solution". Si, sur le plan qualitatif, les résultats sont au rendez-vous avec une majorité de jeunes accompagné qui poursuivent positivement leur démarche, du point de vue quantitatif, le compte n'y est pas encore. En s'appuyant sur les acquis de cette première année, la Promo 16.18 est renouvelée en 2022 avec comme perspective d'être intégrée au "contrat d'engagement jeunes". Cette dépêche est réservée aux abonnés Il vous reste 94 % de cette dépêche à découvrir. Retrouver l'intégralité de cette dépêche et tous les contenus de la même thématique Toute l'actualité stratégique décryptée par nos journalistes experts Information fiable, neutre et réactive Réception par email personnalisable TESTER GRATUITEMENT PENDANT 1 MOIS Test gratuit et sans engagement Déjà abonné(e) ? Je me connecte
  • Opinion | Réussir l'inclusion économique des « NEETs »
    2 décembre 2021
    L'exclusion d'une partie de la jeunesse du marché de l'emploi ou de la formation est un défi qu'il devient urgent de relever. Le Cercle des économistes formule ses propositions pour tenter d'y remédier.
  • Obligation de formation \b7 Repêcher les décrocheurs
    3 novembre 2021
    « L'obligation de formation » consacre le droit à un accompagnement pour tous les jeunes sans solution entre 16 et 18 ans. Depuis un an, les missions locales et les centres d'information et d'orientation, chargés de leur proposer une orientation repèrent et contactent ces décrocheurs. Aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit rester sans solution. C'est le principe de l'obligation de formation instauré par la loi « pour une école de la confiance » (26 juillet 2019), entré en vigueur en septembre 2020. Cette obligation vise à repérer et amener vers un parcours d'accompagnement tout mineur de 16 à 18 ans ni en études, ni en formation, ni en emploi. Une cible estimée à 90 000 jeunes, potentiellement en risque d'exclusion. Première étape, le repérage, réalisé par les missions locales et les centres d'information et d'orientation (CIO) à partir des listes d'élèves non-réinscrits, communiquées par l'Éducation nationale et les centres de formation d'apprentis. Les missions locales ou leurs partenaires organisent également des actions « d'aller vers » afin d'identifier des jeunes « invisibles » ou de prendre contact avec ceux qui ne répondent pas aux sollicitations. Enfin, un numéro vert dédié (le 0 800 122 500) a été créé. «  Missions locales et CIO appellent l'ensemble des jeunes de la liste et se répartissent les suivis de manière à proposer la solution la plus adaptée, indique Olivier Gaillet, chargé de mission à l'union nationale des misions locales (UNML). Même quand le jeune intègre un dispositif, son référent de parcours à la mission locale reste toujours en veille pour ne pas le perdre de vue et agir en cas de rupture ». Lorsqu'un jeune est suivi par l'aide sociale à l'enfance ou la protection judiciaire de la jeunesse, la mission locale peut leur déléguer le contrôle de l'obligation de formation. Le CIO accompagne plutôt les jeunes qui envisagent un retour à l'école. «  Ils sont orientés vers des parcours scolaires aménagés, des dispositifs relais, associant des stages ou utilisant des pédagogies alternatives, comme les micro-lycées  », indique Sandrine Puppini, cheffe de projet à la direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco). Au niveau des missions locales, l'accompagnement proposé est sensiblement le même que pour les majeurs, « mais on associe davantage les parents, nous les prévenons si un jeune ne vient pas à un rendez-vous », précise Gaëlle Scheithauer, coordinatrice à la mission locale rurale Centre Sud Vienne. Après un diagnostic approfondi, le conseiller oriente les jeunes vers l'un des nombreux dispositifs mobilisables dans le cadre de l'obligation de formation : les écoles de la 2è chance, l'Epide, le service civique, la garantie jeunes, l'apprentissage, etc. À la mission locale Centre Sud Vienne, ces mineurs qui « pour beaucoup ne voulaient plus entendre parler de l'école, rapporte la responsable, entrent en stage, intégrent la garantie-jeune, des prépa-apprentissages et des formations qualifiantes proposées par la Région ». Les missions locales peuvent aussi prescrire la « Promo 16-18 », dispositif mis en oeuvre par une centaine d'agences pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) dans le cadre du plan « un jeune, une solution », qui propose un parcours de remobilisation sur 13 semaines. Depuis novembre dernier, 4 000 jeunes en ont bénéficié et le dispositif monte en puissance. Le centre Afpa de Créteil accompagne sa troisième promo : « Ce groupe-là présente des problématiques simples de décrochage mais les deux premiers étaient plus compliqués, avec des suivis judiciaires ou en protection de l'enfance, des problèmes de deal, de violence. Ils avaient arrêté l'école depuis deux ou trois ans et certains fumaient du cannabis du matin au soir. On ne s'attendait pas à ce public-là  », reconnaît Anne-Sophie Avelin, responsable du dispositif. Heureusement, tout a été pensé pour les retenir avec un petit déjeuner offert tous les matins et des rituels de mise en confiance. «  Il faut une grande bienveillance et discuter beaucoup avec eux pour qu'ils ne se sentent pas jugés, indique Yves Massela, l'un des deux encadrants de la promo, éducateur spécialisé. Notre objectif est de leur redonner des perspectives, qu'ils se projettent dans quelque chose, ne serait-ce que de passer le permis de conduire  ». Un binôme d'encadrants accompagne les jeunes qui, du lundi au jeudi, suivent un programme d'ateliers collectifs et d'entretiens individuels. Le dispositif s'articule autour de la découverte des métiers avec des visites de centres de formation et d'entreprises. « Quand un jeune porte un projet, nous ne disons jamais non et accompagnons son envie, même si le principe de réalité peut s'imposer par la suite  », ajoute la responsable. Travailler les savoirs de base et les savoir-être constitue l'autre pilier du programme. À Créteil, le formateur s'appuie beaucoup sur l'art pour les apprentissages, anime des ateliers hebdomadaires de théâtre et d'écriture : « Ce matin, nous avons travaillé sur la gestion des conflits et de la violence dans un cadre professionnel. À travers des jeux de rôle et des discussions, ils progressent sur les savoir-être », explique-t-il. Avec le groupe le plus difficile, l'équipe a organisé des ateliers cuisine. « Le contenu du programme ne reste pas figé, nous l'adaptons en permanence  », précise la responsable. Il comporte aussi une préparation au code de la route, des ateliers de prévention santé, un axe citoyenneté et du sport. Au niveau national, l'Afpa a recensé 60 % de sorties « positives » : en formation qualifiante, garanti jeunes, école de la 2ème chance, Epide, service civique ou emploi. Pour les 40 % restant, l'accompagnement se poursuit en mission locale. Malgré un retard au démarrage, « lié à des problèmes de transmission des listes par l'Éducation nationale et à un manque de portage politique », souligne Olivier Gaillet à l'UNML, « l'obligation de formation est maintenant effective sur tout le territoire », se félicite-t-on au ministère du travail. Du point de vue des missions locales, la réforme est une réelle avancée : « Elle nous permet d'intervenir plus en amont, de ne pas perdre de vue ce public et d'éviter un décrochage de plusieurs années », souligne Gaëlle Scheithauer.
  • « Les jeunes en situation de pauvreté ont droit à une deuxième chance »
    22 octobre 2021
    Le rapporteur des Nations unies pour l'extrême pauvreté et les droits humains, Olivier De Schutter propose, dans une tribune au « Monde », la mise en place d'un revenu minimum universel pour les jeunes adultes entre la fin de l'enseignement secondaire et l'âge de 25 ans.
  • 1 300 000 jeunes de 16-25 ans concernés par le décrochage, 2e édition du baromètre de l'éducation, OpinionWay-Apprentis d'Auteuil (ToutEduc)
    22 octobre 2021
    En France, 1 300 000 jeunes de 16 à 25 ans en grande difficulté scolaire ou d'apprentissage ? (sondage OpinionWay-Apprentis d'Auteuil) "De nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années pour raccrocher les plus éloignés, mais il faut aller plus loin, revoir le système intégralement", estime André Altmeyer suite à la publication du deuxième édition du Baromètre de l'éducation Apprentis d'Auteuil-OpinionWay publiée le 14 octobre. Ces "attentes fortes de prise en compte de la jeunesse" sont corroborées par les 80% des Français interviewés (environ 2500 personnes, ndlr) qui pensent que les politiques n'écoutent pas assez les jeunes. Ils sont presque tout autant à penser que la jeunesse devrait constituer la grande cause nationale du prochain quinquennat. "Nous devons collectivement rester très vigilants, ajoute le directeur général adjoint d'Apprentis d'Auteuil, trop de jeunes traversent leur scolarité comme des passagers clandestins du système scolaire et finissent par le quitter sans diplôme ni qualification.., ils hypothèquent leur avenir... Sans prise en charge adéquate et individualisée, ce sont ces jeunes que l'on risque de retrouver parmi les jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation : les NEETs dans quelques années". Selon la fondation caritative catholique, pour qui en France 12,9 % de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, "les premiers signes du décrochage scolaire sont souvent identifiés autour des vacances de la Toussaint chez les élèves. Ces situations de décrochage scolaire ont des conséquences individuelles, familiales et sociétales dramatiques". Se dessinerait ainsi un "sentiment d'échec scolaire grandissant" au regard des 17 % de jeunes sondés se déclarant en difficulté scolaire (décrochage / échec / difficultés). Tout comme eux d'ailleurs, 61 % des parents ont le sentiment que l'échec scolaire est en augmentation. La famille est considérée comme l'une des principales causes de l'échec scolaire : 29% des parents déclarent avoir fini par totalement baisser les bras face aux difficultés scolaires de leur enfant. Le système éducatif est désigné comme deuxième cause pouvant engendrer le décrochage scolaire. Ils sont ainsi 43 % de jeunes à considérer que le système scolaire "n'aide pas à donner confiance/ à valoriser les talents et compétences des élèves", et 54 % disent avoir déjà vécu des violences à l'école (verbales, morales, sexuelles, physiques ...), un taux qui grimpe à 78% chez les jeunes en difficulté. A noter le rôle important de l'hygiène de vie des jeunes dans l'échec scolaire (temps passé devant les écrans, manque de sommeil) ainsi que le contexte de Covid qui a ggravé la situation de près de 85 % de jeunes déjà fragiles (sentiment d'isolement, état psychologique). Le baromètre ici (PDF) Extrait de touteduc.fr du19.10.21
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Pour aller plus loin


Replay du webinar du 24 juin 2021 sur "Accompagnement de jeunes déscolarisés et sans emploi, quelles solutions proposer ?"



>>Accédez à la FAQ de ce webinar.

Replay du webinar du 15 septembre 2020 sur "Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise ?"



>>  Accédez à la FAQ de ce webinar.

Replay du webinar du 24 novembre 2020 sur " Jeunes de 16 à 18 ans : quelle mise en œuvre de l’obligation de formation ? "



>> Accédez à a FAQ de ce webinar.
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