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Vous êtes ici : Site Professionnel > Orientation et Parcours > Décrochage scolaire et raccrochage > Décrochage scolaire : comprendre et agir

Décrochage scolaire : comprendre et agir

Les politiques de lutte contre le décrochage, menées depuis plusieurs années en France ont permis un net recul du décrochage, en particulier la campagne Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire qui a renforcé la coordination de l'ensemble des acteurs concernés.
Pour autant, un nombre important de jeunes sortent encore du système scolaire sans diplôme.


Les informations clés permettant de bien appréhender ce phénomène


Décrochage scolaire : de quoi parle-t-on ?

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Terminologie


Echec scolaire et décrochage scolaire, des notions distinctes.
La première pose la question de l’apprentissage, la deuxième celle, plus large, du rapport de l’individu à l’institution scolaire.

Le terme de décrochage est institutionnalisé au sein des états européens depuis le sommet de Lisbonne en 2000.
La réduction des sorties précoces du système éducatif fait partie des objectifs stratégiques fixés alors pour une économie durable, intelligente et inclusive.
 En France, ce terme remplace dès lors celui de déscolarisation et de non-qualification, utilisés dans les années 80-90.

Selon les sources, les définitions du décrochage varient
La plus couramment utilisée est celle du Code de l'éducation  selon lequel sont considérés comme « décrocheurs » les jeunes qui ont quitté un cursus de formation de l’enseignement secondaire sans obtenir le diplôme visé par cette formation
• ils ont suivi un cursus de lycée sans obtenir le baccalauréat,
• ou bien un cursus menant à un diplôme à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau III (ex-niveau V) ou IV de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation sans l’obtenir,
• ou ils ont quitté l’école au niveau du collège (avec ou sans le diplôme national du brevet - DNB).


Indicateurs


Pour quantifier le phénomène, il existe aujourd’hui plusieurs indicateurs de mesure du décrochage scolaire :

  • Indicateur national. Le taux de sortants sans diplôme mesure le nombre d’élèves sortant du système de formation initiale sans diplôme du second cycle du secondaire.Il s’agit d’un indicateur de flux qui indique le nombre de jeunes décrochés "produits" chaque année par le système scolaire. Toutefois, le suivi statistique ne permet d'identifier la sortie du système scolaire que pour les populations agées de 16 ans ou plus. Le phénomène du décrochage n'est donc réellement mesuré qu'à la fin du collège.
  • Indicateur européen. Le taux de sortants précoces(early school leaving) porte sur l'ensemble des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ne sont pas diplômés du second cycle du secondaire et qui ne sont pas en formation, rapporté au nombre total de jeunes âgés de 18 à 24 ans. Il s’agit d’un indicateur de stock.
  • Indicateur international. Le taux de NEETs -Not in Education, Employment or Training- indique la part des jeunes de 18-24 ans qui ont quitté l’école et qui ne sont ni en emploi, ni en formation. Le périmètre est différent du décrochage puisqu’un NEET peut être diplômé, de même qu’un jeune non diplômé peut-être en emploi et n’est donc pas NEET.
 


Pratiquement partout en Europe, le décrochage scolaire diminue. La France se situe en dessous de la moyenne européenne en 2010 et 2015.
Toutefois, les disparités entre académies sont marquées [Etude Cnesco]

On constate de fortes disparités au sein de l’Union européenne. Un petit groupe de pays d’Europe centrale et orientale se caractérise depuis leur entrée dans l’UE par un faible taux de décrochage scolaire, plutôt stable (Slovénie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Lituanie). À l’opposé, les pays d’Europe du Sud (Portugal, Espagne, Italie, Malte) ont des taux de décrochage nettement au-dessus de la moyenne européenne.

Indicateurs en Auvergne-Rhône-Alpes


Dans le cadre de sa mission d'observation sur le décrochage scolaire et le raccrochage en formation et en emploi sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, Via Compétences -Carif Oref  Auvergne-Rhône-Alpes publie régulièrement des études permettant une photographie du décrochage scolaire sur le territoire régional.

Etudes réalisées en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Rectorats des 3 académies, la Direction de l'Agriculture de l'Alimentation et de la Fôret ainsi que l'Association Régionale des Missions locales.

Pourquoi un jeune décroche ?

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Des facteurs de risques identifiés


Les études statistiques récentes montrent que les populations concernées par le décrochage scolaire sont relativement hétérogènes. Le décrochage scolaire touche ainsi, à des degrés divers, des jeunes issus de l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, de structures familiales et d’origines nationales différentes.

Toutefois, certains facteurs augmentent le risque de décrochage de façon significative.
 
 
Un consensus se dégage de la recherche scientifique pour appréhender le décrochage comme un processus multifactoriel, complexe, comportant un grand nombre de facteurs qui interagissent, produisant ainsi autant d’histoires et de cas différents que de décrocheurs.
La roue du décrochage scolaire illustre cette complexité.
La distinction entre facteurs premiers / secondaires / tertiaires correspond à l’apparition successive dans le temps d’une multiplicité de facteurs externes (en orange) ou internes (en bleu) au système scolaire.
La rotation des cercles de facteurs les uns par rapport aux autres permet de visualiser une multiplicité de combinaisons et d’interactions entre ces facteurs.
 


Un processus complexe

Le décrochage est un processus qui se développe tout au long de la scolarité de l’élève, Il résulte d’une succession ou combinaison de ruptures, à des rythmes divers, depuis l’école primaire jusqu’à l’abandon scolaire.

Parler de personnes en situation de décrochage permet de ne pas réduire un jeune à un moment de son parcours.

D'après Pierre-Yves Bernard, le processus de décrochage se fait en trois temps :
  • Le premier est celui des difficultés scolaires précoces :  le point de départ du processus se situe dans le cadre familial et dans l’expérience scolaire du primaire.
  • Le second est celui des difficultés scolaires qui se transforment en rejet de l’école.
  • Enfin le troisième temps est celui du décrochage hors les murs
Une étude menée par l'Université de Liège met en évidence les facteurs multiples explicatifs de l'absentéisme, signe précurseur du décrochage scolaire.


Le décrochage du point de vue des jeunes


Selon une étude (page 6) du CREN de Nantes, les motifs principaux de décrochage invoqués par les jeunes relèvent de 5 catégories :
  • l'attrait de la vie active,
  • de grandes difficultés scolaires,
  • le rejet de l'institution scolaire,
  • le découragement,
  • des problèmes personnels.

Politiques publiques

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Portée par une impulsion européenne forte, une politique nationale de grande ampleur  a permis de faire passer le nombre de jeunes sortant, chaque année, du système éducatif sans qualification de 140 000 en 2010 à 110 000 en 2014 et 80 000 en 2017.

D'après une étude du Cnesco
, le décrochage récule nettement en France, quels que soient les indicateurs mobilisés.

Les différentes étapes d'application du plan
"Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire"


Décrochage scolaire : des enjeux individuels et collectifs


Un enjeu social

Le décrochage scolaire est un des facteurs les plus importants de risque d’inactivité et/ou de chômage de longue durée. Les jeunes qui ont décroché ont deux fois plus de risque d’être au chômage que ceux qui sont sortis avec un diplôme de niveau CAP ou baccalauréat. En 2016, 49 % des non-diplômés sortis depuis trois ans de formation initiale sont au chômage, contre 20 % en moyenne, tous niveaux de diplômes confondus.
Insee Références, édition 2016 - Éclairage - L’insertion des jeunes sur le marché du travail

Un enjeu individuel

Les risques de pauvreté et d’exclusion sociale engendrés par les périodes de chômage se répercutent aussi sur le bien-être de la personne, sa santé, l'estime de soi. La littérature scientifique a montré que la santé des individus est positivement corrélée à la durée de leur scolarité.

Un enjeu économique

Le décrochage scolaire, par le chômage qu’il induit, constitue un manque à gagner pour l’appareil productif et une source de dépenses futures en matière de transferts sociaux. Ainsi, en 2012, le cabinet BCG a estimé le coût du décrochage scolaire par personne pour la collectivité à 230 000 euros.

Lutte contre le décrochage scolaire

Les politiques publiques de lutte contre le décrochage scolaire s'appliquent à de nombreux domaines de la vie scolaire et de l'éducation, mais également hors système scolaire, lorsque le jeune le quitte sans diplôme. L'Union Européenne propose une typologie des mesures en trois catégories  [Etude Cnesco] :

  • La prévention : l'ensemble de ces mesures visent à à traiter à la racine les problèmes qui pourraient entraîner un abandon précoce.
  • L'intervention : les dispositifs ou mesures ont pour but de résoudre toutes les difficultés pouvant surgir sur le parcours des élèves, en améliorant la qualité de l'enseignement et de la formation et en fournissant un soutien ciblé.
  • La compensation : les mesures, actions ou dispositifs offrent à ceux qui ont quitté prématurément l'enseignement et la formation de nouvelles possibilités d'obtenir des qualifications.

Le rôle de l'Education nationale


La persévérance scolaire, la lutte contre le décrochage sont une priorité nationale et un axe majeur des politiques académiques. Grâce à l'action et à l'engagement des équipes, les académies ont mis en oeuvre, au plus près des territoires, de nombreuses dispositions et actions prévues par le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire".

Le rôle des Régions


Le rôle des régions est croissant dans la lutte contre le décrochage. Depuis le 1er janvier 2015 et en étroite collaboration avec l’Etat, les Régions sont chargées du pilotage et de l'animation des actions de prise en charge des jeunes sans qualification et sans diplôme.
Ces actions s'appuient sur les Plates-formes de Suivi et d'Appui aux Décrocheurs -PSAD- dans le cadre du Service Public Régional de l’Orientation -SPRO-

Depuis septembre 2020, de nouveaux partenaires sont apparus :  Le commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de Région et la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) sont chargés, en lien avec la délégation de région académique à l'information et à l'orientation (DRAIO) de coordonner la mise en œuvre de l'obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Evaluation des actions

Une évaluation partenariale de la politique de lutte contre le décrochage scolaire, mise en place dans le cadre de la modernisation de l'action publique a donné lieu à un rapport publié en 2014. Ce rapport a été à l'origine de la mise en place du plan Tous mobilisés contre le décrochage scolaire.

Comment faire reculer plus encore le décrochage ? Les leviers sont multiples. Les préconisations issues de la conférence de comparaisons internationales du CNESCO, et du Centre International d'Etudes pédagogiques -CIEP-  préconisent des axes et propositions concrètes à mettre en place.

Les actions de prévention du décrochage

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La prévention à travers des mesures concrètes

 

Le Ministère de l'Education nationale s'investit depuis plusieurs années sur le champ de la prévention à travers différentes mesures qui se déploient dans l'ensemble des académies et concernent toute la communauté éducative. Ces mesures visent à :

Faire évoluer les pratiques pédagogiques et éducatives 

Agir en faveur d'une orientation choisie

Instaurer de la souplesse au sein des parcours de formation

  • Passerelles à double sens entre les voies générale et techologique et la voie professionnelle
  • Parcours aménagé de formation initiale -PAFI- permet à un jeune repéré comme en risque de décrochage de "respirer", prendre du recul en sortant temporairement de l'établissement, tout en intégrant des activités encadrées (stage en entreprise, service civique, etc.)
  • Dispositifs relais permettent un accueil temporaire adapté des collégiens en risque de marginalisation scolaire
  • ...

Privilégier une approche pluri-professionnelle des situations

  • Mission de lutte contre le décrochage scolaire -MLDS- Dispositif organisé dans chaque académie avec un rôle de conseil, d'expertise et d'ingénierie de formation auprès des établissements scolaires
  • Groupe de prévention du décrochage scolaire -GPDS- constitués dans chaque établissement ;
  • Référents "décrochage scolaire" nommés dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéisme et de décrochage
  • CPLDS : Le Certificat de Professionnalisation en matière de Lutte contre le Décrochage Scolaire atteste de la qualification des personnels (personnels des MLDS, référents décrochage …) appelés à participer aux missions :
    • De prévention du décrochage scolaire,
    • D’accompagnement des jeunes bénéficiant du droit au retour en formation initiale
  • Alliances éducatives, dont l'objectif est de coordonner les interventions des différents professionnels de la sphère éducative et des partenaires extérieurs autour d'un jeune en risque de décrochage ;

Expérimenter des actions innovantes sur l'ensemble du territoire national


L'ensemble du travail de prévention mené au quotidien dans les établissements, est mis en valeur lors d'une semaine de la persévérance scolaire.

Repérer et accompagner les décrocheurs

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Les plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs -PSAD- contactent les jeunes en situation de décrochage figurant sur les listes produites quatre fois par an par le Système Interministériel d’Echange d’Informations -SIEI-. 
Les PSAD rassemblent, dans le périmètre d'un département, d'un bassin ou d'un district de formation, différents responsables, acteurs locaux de la formation, de l'insertion et de l'emploi.

En Auvergne-Rhône-Alpes, 42 plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs sont réparties sur le territoire.
Elles sont co-animées par un directeur de Centre d'information et d'orientation (CIO) et un directeur de mission locale.
Coordonnées des PSAD en Auvergne-Rhône-Alpes
Académie de Clermont
Académie de Grenoble
Académie de Lyon

Présentation des objectifs et du fonctionnement des PSAD Rôle et actions des conseillers des missions locales dans le suivi des jeunes décrocheurs
source : Onisep TV

Au sein des établissements scolaires et du CIO (Centre d'Information et d'Orientation) dont ils dépendent, les psychologues de l'Education nationale oeuvrent à différents niveaux dans la lutte contre le décrochage scolaire : ils sont membres permanents des Groupes de Prévention du décrochage scolaire (GPDS) ; ils participent au repérage des jeunes sortis du système éducatif sans diplôme ; ils recherchent les meilleures conditions pour les accompagner, de manière personnalisée vers un retour dans une formation ou un processus de qualification et d'accès à l'emploi.

Les jeunes décrocheurs et leurs familles peuvent également consulter le site  Nouvelles chances de l'ONISEP

Divers types de solutions

Un diagnostic de la situation du jeune permet de lui proposer une solution personnalisée, selon ses besoins.

Selon les cas, il peut s’agir d’un accompagnement :
- Pour faire le point et construire un nouveau projet
- En vue d’un retour en formation
- En vue d’une insertion professionnelle

Afin d’aider les professionnels, un répertoire de mesures susceptibles d’être mobilisées pour l’accompagnement de jeunes déscolarisés est en ligne sur ce site.
Celui-ci a été réalisé par un groupe de travail multi partenarial : Association des missions locales d'Auvergne-Rhône-Alpes, Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), Education nationale, Pôle emploi, Région.

L' obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans

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La mise en oeuvre de l'obligation de formation : Une nouvelle étape dans la lutte contre le décrochage scolair.

Depuis la rentrée 2020, aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit être laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en emploi ni en formation.

L’article 15 de la loi pour une École de la confiance  prolonge l’instruction obligatoire par une obligation de formation pour tous les jeunes de 16 à 18 ans.

Concrètement, entre 16 et 18 ans, tout jeune doit se trouver :
  • Soit dans un parcours scolaire ou en apprentissage ; le parcours scolaire pourra se faire dans tout établissement du second degré, y compris les établissements privés sous contrat et ceux de l’enseignement agricole, et de l’enseignement supérieur ;
  • Soit en emploi ou en service civique
  • Soit en parcours d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle (contrat de volontariat pour l’insertion, accompagnement par un acteur du service public de l’emploi, un établissement ou service médico-social, une École de la 2e chance).
La mesure s' applique pour la classe d’âge 2004 qui a 16 ans en 2020.
Le nombre de jeunes qui en relève est estimé à environ 4 à 5 % de la classe d’âge, soit environ 60 000 jeunes au niveau nationale. Ils seraient environ 10 000 en Auvergne-Rhône-Alpes

Les missions locales seront directement chargées d’assurer le contrôle du respect par les jeunes de leur obligation de formation.
Elles exerceront cette nouvelle fonction de mise en réseau, en lien étroit avec les autres acteurs, dans le cadre des plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs : réseaux Foquale des acteurs de l’éducation nationale (établissements scolaires, centres d’information et d’orientation, mission de lutte contre le décrochage scolaire, structures de retour à l’école), Pôle emploi, écoles de la deuxième chance, etc.

Les modalités pratiques de mise en oeuvre de cette obligation ont été précisées dans un décret d'application et une instruction interministérielle. 

Un rapport "Formation obligatoire des 16-18 ans : Passer d’un droit formel à un droit réel"
, remis au Premier ministre en janvier 2020 identifie les conditions à mettre en place pour repérer les jeunes qui relèveront de cette obligation, éviter la déscolarisation précoce et mobiliser tous les acteurs dans le cadre d'un plan d'action systémique.
Consultez le rapport sur la formation obligatoire des 16-18 ans (pdf 8,6 Mo).

Pour aller plus loin --->>> Consulter la page dédiée

Ressources

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Pour ce dossier thématique consacré au Décrochage scolaire, le Centre de veille et de ressources du CARIF OREF Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé une sélection de contenus informatifs , en particulier une bibliographie sur le sujet extraite de la base documentaire du site.
Cette sélection est le fruit de la veille quotidienne réalisée par des professionnels de la gestion de l'information, sur les thèmes liés à l'orientation tout au long de la vie, la formation, le travail, la VAE, la vie socio-économique des territoires...
 

Une sélection de sites

  • Eduscol. Site d'information des professionnels de l'éducation alimenté par la direction générale de l'enseignement scolaire : dossier sur la prévention du décrochage scolaire avec analyses, données chiffrées, dispositifs, objectifs quantitatifs, textes de référence.
  • Décrochage.i.ville.gouv : Base documentaire du Secrétariat Général du Comité Interministériel des Villes : rapports, fiches d’expériences, textes législatifs....
  • Education.gouv.fr : Site du Ministère de l’Éducation Nationale : page consacrée au décrochage scolaire
  • Cnesco : page décrochage scolaire 

Des supports d'infomation

Via compétences a proposé deux webinars en 2020
Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise ?
Jeunes de 16 à 18 ans : quelle mise en œuvre de l’obligation de formation ?
   
 la FAQ c'est ici   la FAQ c'est ici

Des publications

Des conférences

Des textes de référence

Expérimentations, actions...


Veille

 
  • A l'Afpa, les jeunes « décrocheurs » scolaires redécouvrent leur potentiel
    8 juin 2021
    Une sortie de lycée à Sophia-Antipolis (Illustration). SYSPEO/SIPA Depuis quelques mois, l'Afpa a lancé la « Promo 16-18 », pour aider les jeunes de 16 à 18 ans éloignés de toute formation à retrouver le milieu scolaire ou professionnel. 20 Minutes est allé à leur rencontre. Les formateurs misent sur la responsabilisation et l'esprit de groupe pour faire progresser ces « décrocheurs ». Les premiers résultats de ce programme financé par l'Etat montrent que 60 % des participants trouvent un débouché à la sortie. Une salle de cours dans le 11e arrondissement de Paris. Des jeunes de 16-17 ans assis. Un adulte au tableau. Malgré les apparences, nous ne sommes pas dans un lycée mais dans un centre de l'Afpa, organisme de formation professionnelle. Depuis quelques mois, il accueille, un peu partout en France, un nouveau public : des jeunes « décrocheurs », des ados qui ne sont ni scolarisés, ni en formation professionnelle. Le but étant de les remotiver et de les aider à concrétiser un projet d'emploi ou de formation. Depuis septembre 2020, toute personne âgée de 16 à 18 ans a en effet une « obligation de formation ». Les missions locales ont donc été chargées d'identifier les jeunes en difficulté (absences prolongées au lycée, départ brutal d'un centre de formation d'apprentis, mineurs étrangers...) et de les diriger ensuite vers le dispositif de l'Afpa, baptisé «  Promo 16-18 ». Depuis son démarrage, fin 2020, environ 3.000 jeunes ont été inclus dans le programme, financé par l'État, qui doit former 35.000 décrocheurs d'ici à 2022. Motivation et responsabilisation Ce mercredi, ils sont une quinzaine assis autour de la table dans ces locaux parisiens de l'Afpa. Certains sont là depuis peu, d'autres arrivent presque au bout du programme de 13 semaines. L'exercice du jour est le même pour tous : apprendre à se valoriser. Devant le tableau, Eugénie, la formatrice, indique la règle du jeu : « Vous allez compléter la phrase suivante : "je suis quelqu'un qui..." en expliquant votre talent ». Après quelques minutes de réflexion, les jeunes se lancent. « Je suis quelqu'un qui est sociable, affirme Mamadou. Là, par exemple, on est en groupe. Si quelqu'un est à l'écart, je vais venir le voir ». « Je suis quelqu'un qui aime la réussite, assure de son côté Abdallah. Quand je dois faire un truc, si ça ne marche pas, je deviens fou. Je ne lâche jamais ce que j'entreprends ». « Apprendre autrement qu'avec des notes » Attentive, Eugénie écoute chaque réponse et motive son petit groupe : « Toutes ces qualités courage, persévérance, sociabilité vont vous aider dans votre vie de tous les jours, mais aussi quand vous ferez votre CV ». L'ambiance est loin d'être celle d'une salle de cours classique, où un professeur viendrait dérouler son exposé. Ici, chacun est responsabilisé et invité à se prendre en main. « Nous n'avons pas un rapport professeur-élève avec eux, confirme Vincent Cristia, directeur général délégué de l'Afpa. Nous les traitons comme des adultes, et c'est quelque chose qui est énormément apprécié ». « Au début, ils ont l'impression qu'il n'y a que l'Education nationale qui peut transmettre des connaissances, appuie Aurore Dardol, responsable de la "Promo 16-18". Mais peu à peu, ils se rendent comptent qu'ils peuvent apprendre autrement qu'avec des notes et des sonneries de classe. » 60 % de « sortie positive » du programme Pendant les 13 semaines du programme, l'Afpa leur propose en effet des ateliers « à la carte », en fonction des envies ou des goûts de chaque jeune : élaboration d'un CV, simulation d'entretien, renforcement de certaines compétences. Ils peuvent aussi bénéficier des plateaux techniques de l'organisme pour découvrir la réalité de plusieurs métiers : hôtellerie-restauration, petite enfance, métiers de la fibre, informatique... Les seules exigences sont le respect des horaires et du groupe dans lequel chaque « décrocheur » se trouve. Les résultats de cette méthode ? Plutôt bons, selon Vincent Cristia. « Sur 600 jeunes qui ont déjà bouclé le parcours, 360 (soit 60 %) ont connu une sortie positive, c'est-à-dire qu'ils ont trouvé un emploi, une place en apprentissage, un service civique ou encore un contrat aidé. 120 jeunes (20 %) ont suivi tous les ateliers mais n'ont pas encore de débouché. Et 120 autres ont abandonné en cours de route ». « C'est à nous de travailler » El Hadj fait partie des « bons élèves ». Arrivé seul de Guinée-Conakry il y a quelques mois avec le projet d'être footballeur, il a vite déchanté et s'est retrouvé sans rien. « J'ai été repéré par une association qui m'a aidé et dirigé vers l'Afpa, raconte-t-il. Je me suis intéressé au métier de boulanger, et j'ai trouvé un patron qui va m'accueillir à partir de septembre ». Pour Andrea, âgée de 17 ans, ce sera un apprentissage dans le secrétariat médico-social. Elle avait quitté son lycée l'année dernière « parce que ma religion l'adventisme ne me permettait pas d'aller en cours le samedi et mon établissement ne voulait pas le prendre en compte ». Avec l'Afpa, « j'ai trouvé ma voie, se réjouit-elle. Ici, on ne nous oblige pas à faire. C'est à nous de travailler, de postuler ».
  • Le mentorat pour mieux accompagner les jeunes dans leur orientation et leur insertion professionnelle
    7 juin 2021
    Vous souhaitez soumettre une actualité ou une action de découverte métiers, emprunter des ressources ou gérer vos newsletters ? Connectez-vous : Mon compte
  • La Sécurité sociale offre 4 000 recrutements au plan "#1jeune1solution"
    7 avril 2021
    L'Union des caisses nationales de Sécurité sociale et les quatre caisses ont signé avec le Haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises, la convention "1 jeune, 1 solution" pour recruter 4000 jeunes de moins de 30 ans en 2021. "La retraite c'est innovant !" Thibaut Guilluy, Haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises, est resté tout ébahi devant cette affirmation que lui a faite une jeune diplômée d'un master à Sciences Po récemment embauchée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse. "Je suis très contente, les missions sont variées, l'accueil très bon, et la confiance et la bienveillance des managers sont fortes", a confirmé la jeune recrue. Le Haut-commissaire peut espérer que ce genre de témoignage positif se multipliera, si la convention "1 jeune, 1 solution" qu'il a signée le 10 mars avec Thomas Fatôme (Assurance maladie), Vincent Mazauric (Allocations familiales), Renaud Villard (Assurance retraite), Yann-Gaël Amghar (Urssaf) et Raynal Le May (Ucanss), directeurs généraux des Caisses nationales de Sécurité sociale, se révèle être un succès à la fin 2021. 80 métiers différents "CDI, CDD, alternance, service civique... seront proposés dans plus de 80 métiers différents. Les niveaux d'études varient de bac à Bac +5, pour les postes les plus experts", précise Renaud Villard. « En fait, indique Thomas Fatôme, la Sécurité sociale recrute chaque année environ 7000 CDI et 4000 CDD, dont 39 % de jeunes de moins de 30 ans. Ces offres pour ce public sont basculées dans la plateforme #1jeune1solution pour qu'elles soient bien visibles sur tout le territoire. 50 % de nos embauches en CDI sont d'anciens CDD. Les gens ignorent que par jour il y a en stock sur le site de la Sécurité sociale 800 postes à pourvoir". "La grande majorité des postes concerne la relation client (téléphone, mail, accueil), la gestion-conseil (traitement des dossiers), éclaire Vincent Mazauric. Mais les managers, juristes, RH, informaticiens... sont également recherchés". "La Sécurité sociale emploie 150 000 collaborateurs du régime général, salariés de droit privé, dont 80 % de femmes", résume Raynal Le May. Grande découverte Après avoir écouté divers témoignages de jeunes embauchés en CDI, en CDD ou en alternance par la Sécurité sociale, vantant la qualité de l'accueil et de l'accompagnement qu'ils ont reçus, ainsi que les explications des services RH des différentes branches de la Sécurité sociale sur les multiples parcours de formation présentés, Thibaut Guilluy a reconnu que cette après-midi avait été pour lui "une grande découverte. Ce dont vous témoignez montre une modernité en totale décalage avec une certaine image de la Sécu. C'est très impressionnant". "Il faudra travailler l'immersion et le mentorat des jeunes, a poursuivi le haut-commissaire. Beaucoup ont peu idée des possibles qui s'offrent à eux, il faut leur ouvrir les voies. Ce plan doit être porté par le pays et par la société. Par cette signature, l'Ucanss et les caisses jouent un rôle modèle". L'ensemble des offres d'emploi sont disponibles sur le site lasecurecrute, ainsi que sur plateforme #1jeune1solution. Laurent Gérard (Centre Inffo pour Défi métiers)
  • 30 novembre 0002
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Pour aller plus loin


Replay du webinar du 24 juin 2021 sur "Accompagnement de jeunes déscolarisés et sans emploi, quelles solutions proposer ?"



>>Accédez à la FAQ de ce webinar.

Replay du webinar du 15 septembre 2020 sur "Le décrochage scolaire : quels enjeux après la crise ?"



>>  Accédez à la FAQ de ce webinar.

Replay du webinar du 24 novembre 2020 sur " Jeunes de 16 à 18 ans : quelle mise en œuvre de l’obligation de formation ? "



>> Accédez à a FAQ de ce webinar.
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