Baromètre de l’évolution professionnelle 2026 : évoluer sans tout quitter

Chaque année, Avenir Actifs réalise avec le groupe IFOP une étude sur l’évolution professionnelle des actifs salariés et indépendants. Ce baromètre de l’évolution professionnelle s’intéresse aux aspirations des salariés ainsi que les évolutions du monde du travail. Quels sont les points essentiels à retenir ?

Publié le 13 octobre 2026

L’évolution professionnelle au cœur des projets

En Auvergne-Rhône-Alpes, 79% des salariés envisagent une évolution professionnelle d’ici les deux prochaines années. Ce taux reste stable par rapport à l’étude de 2025 et correspond au chiffre observé au niveau national.

Une aspiration à évoluer qui se confirme, mais sans tout changer

Les projets des salariés montrent un souhait de faire évoluer leur situation actuelle, mais ils privilégient un environnement professionnel qu’ils connaissent.

58%

des salariés désirent évoluer sans leur secteur actuel

56%

 des salariés envisagent d’évoluer au sein de leur propre entreprise

34%

des salariés souhaitent changer d’entreprise

21%

des salariés se projettent dans un autre secteur 

Ces choix sont toutefois moins fréquents qu’au niveau national et qu’au cours des éditions précédentes.

En parallèle, les projets entrepreneuriaux gagnent du terrain : 8 % des salariés envisagent de créer leur propre activité, soit 4 points de plus qu’en 2024 et 2025. De plus, le taux de salariés souhaitant quitter le salariat atteint 10% en 2026, chiffre le plus élevé depuis le début le lancement du baromètre.

Concernant la projection des salariés dans le temps :

  • 46% d’entre eux souhaitent se lancer dans une évolution au cours des 6 prochains mois
  • 19% ont déjà amorcé un parcours d’évolution professionnelle.

Ces intentions traduisent un besoin d’anticiper les prochaines étapes de sa vie professionnelle, sans que celles-ci impliquent nécessairement une reconversion totale.

Des sources motivations variées et des attentes multiples

Pour les salariés qui souhaitent évoluer en interne, la connaissance de l’environnement de travail constitue un facteur déterminant : 48 % citent cet élément. La préservation de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est également mentionnée par 46 % des répondants. De plus, la possibilité de conserver une bonne ambiance de travail avec des équipes déjà connues semble particulièrement importante en Auvergne-Rhône-Alpes (44 % contre 38 % au niveau national).

En ce qui concerne les raisons qui poussent les salariés à envisager une évolution professionnelle externe à leur entreprise, ils citent :

  • en premier à 43% le souhait d’augmenter leur rémunération
  • en seconde place arrive le manque de perspective d’évolution en interne, pour 39% des répondants
  • et 30 % souhaitent réaliser de nouveaux projets qui ne leur semblent pas possibles dans leur organisation actuelle.

Le CEP : un service connu, mais encore mal identifié

En Auvergne-Rhône-Alpes, 4 salariés interrogés sur 10 déclarent connaître le service CEP, ce qui correspond au chiffre observé au niveau national. Seuls 12% des répondants affirment toutefois savoir précisément de quoi il s’agit. La connaissance de l’offre de services proposée reste limitée :

  • 41% citent la possibilité d’accéder à une formation
  • 37% évoquent l’occasion d’être informé sur les opportunités professionnelles
  • 35% parlent de la possibilité de valoriser ses compétences et son expérience

Les autres possibilités d’accompagnement sont moins spontanément identifiées : changer de métier ou de secteur, évoluer en interne, prendre du recul sur sa situation professionnelle ou rechercher un nouvel emploi. L’aide à la création d’entreprise et l’appui au dialogue avec l’employeur restent également peu cités.

Par ailleurs, 38% des salariés ont été informés de l’existence du CEP par leur entreprise.

L’entourage proche reste la première source de soutien pour 76% des répondants lorsqu’ils se questionnent sur leur avenir professionnel. 75% des salariés utilisent également Internet comme ressource pour s’informer, et la moitié des répondants mentionnent l’utilisation de l’IA comme outil pour répondre à leurs questions. Quant au service CEP, il est cité par 64% des salariés comme solution à mobiliser.

Les salariés ne manquent donc pas nécessairement de ressources, mais ils ne mobilisent pas toujours en premier lieu les interlocuteurs professionnels spécialisés.

Texte riche

Développement de l’IA : quel impact sur les projets professionnels ?

Deux tiers des salariés de la région (66 %) estiment que leur activité professionnelle actuelle correspond aux attentes qu’ils avaient en début de carrière. À l’inverse, 21 % considèrent qu’elle se situe en dessous de leurs attentes, tandis que 13 % déclarent qu’elle les dépasse. Ces résultats, proches de la moyenne nationale, témoignent d’une appréciation globalement positive du parcours professionnel, sans pour autant effacer certaines inquiétudes pouvant conduire à un questionnement.

L’émergence et le développement de l’IA constitue aujourd’hui un facteur important de réflexion sur l’avenir professionnel. En effet, Les salariés de la région Auvergne-Rhône-Alpes semblent relativement mobilisés sur le sujet : 61 % considèrent l’IA comme un outil d’aide à la réalisation de leur travail, contre 57 % au niveau national. 50 % indiquent que le développement de l’IA les incite à réfléchir à leur parcours professionnel et 46 % déclarent solliciter l’IA pour obtenir des conseils en évolution professionnelle.

Les craintes demeurent cependant présentes : 29 % des salariés estiment que leur poste pourrait disparaître dans les deux prochaines années du fait de l’IA. Cette inquiétude est notamment exprimée par les jeunes salariés et les cadres.

Face aux transformations du travail liées à l’IA, 44 % des salariés restent plutôt dans une posture d’attente, 37 % déclarent anticiper ces évolutions et 19 % indiquent avoir déjà engagé une évolution professionnelle.

Baromètre territorial de l’évolution professionnelle - Édition 2026 Auvergne-Rhône-Alpes

pdf | 1.07 Mo

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