Transcription du webinar du 17/09/2026 : "Les métiers de l'industrie automobile"
L’industrie automobile est en pleine révolution. Les métiers se transforment au gré des mutations démographiques, technologiques et écologiques. L’appareil formatif s’adapte aujourd’hui pour faire face à ces défis.
Ce webinar vient répondre à la question : comment accompagner les publics vers ces métiers ?
Intervenant
- Caroline COHEN – Directrice Affaires Sociales (Emploi, Formation, Partenariat), PFA : Plateforme de l’Automobile
- Denis REINE, Directeur du Campus des Métiers et des Qualifications d'excellence, CMQ AutoMobilités
Animé par Stéphanie ROLLIN, chargée de mission animation sectorielle, Via Compétences
Stephanie ROLLIN| 00:00.108
Bonjour à toutes et tous et ravie de vous retrouver. Quand on vous dit industrie automobile, vous pensez peut-être à de la mécanique ou à des chaînes de montage classiques. Mais aujourd'hui, l'automobile, c'est du logiciel embarqué, des gigafactories de batterie, de l'IA, de la cybersécurité, de l'économie circulaire. C'est un secteur en plein Big Bang où l'emploi ne disparaît pas. Il se transforme à grande vitesse. Je suis Stéphanie Rollin de Via Compétences et avec toute l'équipe en coulisses, nous allons rythmer cette heure ensemble. Claire et Aurélie m'accompagnent aujourd'hui, elles sont les modératrices du tchat. Ce webinaire est le vôtre. Posez toutes vos questions, remarques ou retours d'expérience dans le tchat au fil de l'eau. Nous avons réservé un vrai temps d'échange à la fin pour y répondre en direct. Et pas d'inquiétude, support et replay vous seront partagés dans la foulée. En tant que professionnel de l'accompagnement des parcours, vous êtes en première ligne pour aider les jeunes et les adultes à saisir les opportunités de carrière, d'emploi, de formation. Et pour vous donner toutes les clés décisives du terrain, aujourd'hui, nous avons réuni un plateau d'experts. Caroline Cohen, directrice emploi, compétences et formation à la plateforme Automobile et Mobilité. Caroline, si vous voulez bien vous présenter.
Caroline COHEN | 01:29.828
Oui, bonjour, merci beaucoup Stéphanie. Bonjour à toutes et à tous. Je suis Caroline Cohen, en charge des sujets emploi, formation, compétences à la PFA, qui est la plateforme automobile qui représente les constructeurs, équipementiers et fournisseurs automobiles en France avec 3 500 entreprises et qui rassemble 330 000 salariés.
Stephanie ROLLIN| 01:52.931
Merci Caroline. Et nous avons Denis Reine qui est directeur du campus des métiers et des qualifications d'excellence Auto’mobilités Auvergne-Rhône-Alpes. Denis, si vous voulez bien vous présenter.
Denis REINE | 02:05.085
Oui, bonjour à tous, Denis Reine. Le campus est en charge de faire le lien entre le monde de l’entreprise et le monde de la formation pour mieux répondre aux besoins en compétence. Et je suis aussi directeur du programme compétences chez CARA, le pôle de compétitivité des 350 entreprises de l'automobile du bassin Auvergne-Rhône-Alpes. Il faut rappeler qu'Auvergne Rhône Alpes est la première région industrielle de France.
Stephanie ROLLIN| 02:27.590
Merci pour ce rappel, Denis, effectivement. Au programme de ce webinaire, un état des lieux des transformations du secteur, un zoom concret sur les métiers et formations qui recrutent en France et en Auvergne-Rhône-Alpes, et enfin des outils pratiques d'accompagnement. Alors attachez vos ceintures, on démarre immédiatement. Et Caroline, c'est à vous pour planter le décor de cette grande transformation.
Caroline COHEN | 02:56.607
Merci beaucoup Stéphanie, en tout cas ravie d'être présente pour ce webinaire. Je tiens à remercier vraiment le Carif Oref Via Competences pour cette invitation. Je vais vous parler des métiers du secteur automobile et surtout de la manière dont ils évoluent. Ça va être aussi l'occasion de pouvoir vous présenter avec Denis les actions concrètes qui sont menées en France, mais qui sont également menées dans le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, donc dans cette grande région. Et donc Denis, qui est notre représentant au niveau du campus des métiers et des qualifications pour faire le lien entre l'école et l'entreprise, mais également pour rassembler les entreprises automobiles au sein du pôle de compétitivité pour les accompagner sur le volet RH. Donc, il est l'interlocuteur privilégié sur le volet RH dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Comme vous l'avez indiqué Stéphanie, l'automobile aujourd'hui est au cœur de grandes transformations. C'est une industrie qui est touchée, qui est d'ailleurs la première industrie qui est touchée par cette transformation technologique qui est liée à cette transformation qui est écologique. On a un objectif au niveau de l'industrie de neutralité carbone et de pouvoir atteindre justement cette neutralité à horizon 2050. Il y a des objectifs qui ont été fixés pour le secteur automobile du quasi 100% de vente de véhicules électriques à horizon 2035. Donc évidemment, il y a toute une chaîne de valeur qui est en train de se réorganiser et avec des métiers qui évoluent, des métiers même qui se métamorphosent, avec également des forts besoins en recrutement, que ce soit à l'échelle France, mais également à l'échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Donc vous voyez sur cette slide les grandes transformations de l'automobile. Nous en identifions trois principales. La première qui est bien sûr, comme je l'ai indiqué, technologique et écologique avec l'électrification des véhicules, l'évolution des motorisations et plus globalement la décarbonation de la mobilité. A noter à l'échelle européenne, le secteur des transports est émetteur de 30% des émissions. Donc, on a un véritable rôle à jouer dans la décarbonation et dans la recherche de neutralité carbone. La deuxième disruption, elle est numérique, avec le véhicule qui est de plus en plus connecté avec le logiciel. En fait, le véhicule devient un véritable smartphone sur roue, de plus en plus intelligent, et cela fait évidemment émerger de nouveaux enjeux autour de la donnée, de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité et plus globalement de tout le système embarqué. Et la troisième disruption est sociétale, donc qui touche les usages avec de nouvelles offres de mobilité et une profonde évolution du rapport à la voiture pour les personnes. Alors je pense qu'il y a une donnée que je ne fais pas forcément apparaître ici, mais qui est qu'on a une taille du parc automobile qui est aujourd'hui de 43 millions. Il y a cinq ans, il était de 41,4 millions. Donc on a un parc qui vieillit, avec un parc dont l'âge moyen était de quasiment 11 ans en 2019, qui aujourd'hui est de plus de 12 ans. Donc on a un enjeu de renouveler ce parc et avec des mobilités qui vont être plus durables et plus respectueuses de l'environnement. Donc c'est un enjeu évidemment majeur qui a un impact direct sur les compétences. Alors cette transformation s'inscrit aussi dans un marché automobile qui a lui aussi évolué fortement. Alors vous le voyez ici sur ce graphique. Ce graphique montre bien l'évolution du marché des véhicules particuliers neufs hors camions. Il y a aussi des usines de camions qui sont implantées dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. On ne les oublie pas, évidemment. Mais en tout cas, pour vous donner un ordre d'idées, avant 2020, nous étions autour de 2,2 millions d'immatriculations par an. C'est de cette manière que nous évaluons l'évolution du marché. Et depuis le marché s'est installé à un niveau qui est plus bas, à 1,7, 1,6 en 2025. Donc évidemment, cela a un impact sur les emplois. Et donc, on a un effet volume marché qui a un impact sur les compétences. Mais cela veut dire aussi que nous sommes en pleine transformation, notamment pour intégrer la nouvelle chaîne de valeur et les nouveaux métiers, les nouvelles compétences qui sont liées à cette transition qui est écologique et qui est également numérique. Pour vous donner aussi une indication sur ce nouveau marché, sur les huit premiers mois de l'année 2026, nous atteignons un marché de l'électrique qui représente plus de 30%, qui est donc une grande évolution par rapport à la même période de l'année 2025 qui était de 18%, donc une forte progression et donc une évolution des compétences qui est alors à marche forcée d'une certaine manière, mais qui montre que les compétences évoluent extrêmement rapidement parce que le secteur automobile et toute la chaîne de valeur évoluent extrêmement rapidement. Le secteur automobile est un secteur qui est stratégique en France et en Auvergne-Rhône-Alpes. On a trois défis à relever. Un défi qui est de pouvoir renouveler les compétences, notamment liées à la nouvelle chaîne de valeur. Vous les avez citées, Stéphanie, liées à l'implantation des gigafactories de batteries et donc toute la filière batterie qui est en train de se mettre en place à l'échelle française mais également européenne, à l'électronique de puissance également, à toute la chaîne de traction électrique, électronique de puissance et également moteur électrique et tous les éléments également qui sont liés à l'économie circulaire avec un objectif de pouvoir s'inscrire dans le recyclage, donner une seconde vie également et pouvoir s'inscrire également dans le réemploi de matière. En tout cas, le secteur, comme je vous l'ai indiqué, c'est 335 000 emplois en France dont 65 000 emplois en Auvergne-Rhône-Alpes et qui représentent près de 20 % des effectifs nationaux. Alors on a un enjeu de pouvoir accompagner la transformation des compétences puisque ce sont d'après l'étude Xerfi que nous avons menée avec l'État, avec les partenaires sociaux, en associant également les régions. Donc 56 000 emplois qui pourraient être impactés par les mutations de la filière d'ici 2035. Donc on a un enjeu de reconversion des salariés au niveau interne dans les entreprises, mais également externe, pour ce que nous ne pourrions pas conserver dans les entreprises du secteur automobile, eu égard à l'évolution du marché. Donc, ça a un effet volume. Donc, évidemment, cela a un effet aussi sur le volume de salariés nécessaire pour accompagner cette transformation du secteur automobile. Il y a un enjeu également de renouveler les compétences, parce que nous avons 30% des salariés qui partiront à la retraite d'ici 2035. Donc, on a un enjeu majeur de transmission des savoir-faire et de renouvellement des compétences. Et on a un enjeu de recrutement parce qu'on va avoir effectivement des pertes d'emploi dans le secteur automobile, mais qui vont en grande partie être compensées par justement ce remplacement des départs à la retraite, mais également par le turnover naturel. Et donc, ce sont en moyenne… 20 à 22 000 recrutements qui devront être réalisés chaque année dans le secteur automobile. Alors 6 200 recrutements en CDI par an qui sont nécessaires jusqu'à 2035, mais plus globalement, plus de 20 000 recrutements en emploi durable CDI et CDD hors intérim. Les métiers qui recrutent aujourd'hui dans le secteur auto. Donc ils sont très variés. Parmi les métiers qui sont les plus recherchés, on retrouve notamment la maintenance mécanique. Et vous le verrez, nous avons monté un grand projet sur la maintenance des véhicules électriques à batterie. Mais on reviendra dessus avec Denis. Des ingénieurs également et des cadres d'études et de R&D. Les métiers, sans surprise, de l'électricité et de l'électronique également sont fortement recherchés, ainsi que les techniciens de process ou d'assemblage, ou encore la conduite d'équipements d'usinage, des métiers que nous retrouvons dans les usines automobiles, que ce soit de fabrication de véhicules particuliers, comme de véhicules utilitaires légers, comme également de camions ou de bus. Donc autrement dit, on reste sur des métiers qui sont dits historiques, qui sont indispensables à la poursuite de l’activité du secteur et au maintien du secteur automobile en France. Mais on a aussi, comme je vous l'indiquais, de nouvelles compétences qui sont recherchées liées à la nouvelle chaîne de valeur. Et c'est ce que nous voyons ici. Donc, ils ne remplacent pas les métiers historiques, ils les font aussi évoluer. Et donc, ce que nous souhaitons dire, c'est que l'automobile de demain combinera toujours des compétences en mécanique et en production. C'est ce que nous avons vu sur le slide précédent qui s'appuie sur des données qui sont de l'INSEE d'ailleurs et des données également de France Travail sur la BMO, mais elles seront aussi beaucoup plus associées à de l'électronique, à du logiciel, aux batteries, à de l'intelligence artificielle et également aux données, ainsi qu'à l'économie circulaire, tout ce qui va concerner le recyclage, la seconde vie ou le réemploi et le réemploi également de matériaux.
Stephanie ROLLIN| 13:40.312
Pour résumer, Caroline, on peut dire que… qu'aujourd'hui, on a des emplois, des personnes qui travaillent dans le secteur automobile qui vont devoir upgrader leurs compétences pour pouvoir travailler sur les véhicules qui sont produits aujourd'hui, que ce soit hybrides ou électriques. Et on a en même temps des recrutements à venir tout niveau de qualification, des recrutements avec des qualifications fortes au niveau de l'électricité embarquée, etc.
Caroline COHEN | 14:15.308
C'est très juste Stéphanie, effectivement on est bien dans une véritable hybridation des compétences. Je peux prendre peut-être un exemple, si on prend un technicien de maintenance qui est un métier extrêmement pénurique partout en France et y compris en Auvergne-Rhône-Alpes, qui est un métier qui est recherché par toutes les industries qu'elles soient automobiles, aéronautiques, toutes les industries qui sont aussi celles implantées en Auvergne-Rhône-Alpes, ce technicien de maintenance, il devra lui-même maîtriser les compétences qu'il détient déjà, mais maîtriser davantage l'électricité et l'électronique. Et par exemple, un ingénieur automobile pourra aussi, lui, travailler à la fois sur de la mécanique, mais également sur de logiciels et sur de la donnée. Donc on est véritablement sur cette hybridation qui va intégrer de plus en plus de numérique et d'automatisation dans les entreprises et dans les usines du secteur auto.
Stephanie ROLLIN| 15:14.451
On verra tout à l'heure avec Denis justement comment on fait face à ce besoin de formation aujourd'hui. Denis, vous voulez rebondir ?
Denis REINE | 15:24.475
Oui, d'ailleurs sur le technicien de maintenance, on parlait de cinq niveaux de maintenance. curatives, prédictives, et ainsi de suite. On vient de rajouter un bloc supplémentaire qui est Intech all IA, sur l'usage de l'IA dans la recherche de pannes en maintenance industrielle. C'est assez récent, c'est avec l'apparition de l'IA, où nos métiers évoluent, et ça devient un outil complémentaire à la connaissance du technicien dans l'intervention au quotidien, dans son travail quotidien, pour optimiser la disponibilité des équipements.
Caroline COHEN | 15:55.969
Merci. Voilà en termes d'illustration. Et donc pour accompagner toute cette transformation, nous avons mis en place au niveau de la filière automobile toute une stratégie pour transformer les compétences et accompagner toute la transformation également de l'offre de formation, qu'elle soit initiale ou continue, pour répondre aux besoins actuels et futurs des entreprises, des industries automobiles en France. Et nous avons donc structuré une dizaine de projets qui répondent évidemment aux enjeux de la nouvelle chaîne de valeur, à savoir sur la maintenance des véhicules électriques à batterie, que nous avons intitulé MVEB, qui était un projet national, et Denis y reviendra, mais qui a été aussi mis en place et déployé en région Auvergne-Rhône-Alpes. Également des projets sur l'électronique de puissance, des projets sur l'économie circulaire. Des projets également sur les batteries, on en trouve plusieurs, dont un très important également dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et un projet également en Auvergne-Rhône-Alpes sur les mobilités d'excellence décarbonées pour aborder le sujet des compétences autour des moyens de recharge et des flottes de véhicules sur les véhicules qui sont électriques mais également hydrogènes puisque c'est également une manière de décarboner notre secteur automobile. Aujourd'hui, ce sont 150 millions d'euros qui sont mobilisés par les industriels, donc des industries automobiles, mais également par l'État, puisqu'on est dans le cadre de projets AMI CMA, avec le concours également des régions qui sont fortement impliquées dans ces projets. La région, évidemment, Auvergne-Rhône-Alpes en fait partie, et avec, en chef de file, notamment pour la mise en œuvre des actions de ces projets, les campus des métiers et des qualifications dans les territoires. Et c'était pour cette raison qu'il était très important que Denis Reine puisse être là pour vous présenter de manière concrète la manière dont les projets menés à l'échelle nationale sont déployés à l'échelle territoriale.
Stephanie ROLLIN| 18:10.210
Nous avons dans le chat une remarque de Caroline qui nous dit absolument « Nous développons d'ailleurs un master et un bachelor en accord avec cette évolution de la maintenance. » à Cési Campus de Lyon et merci de souligner ce point. Merci à Caroline de nous informer.
Denis REINE | 18:27.479
Cési qui est en train d'adhérer au campus en ce moment, donc on travaille ensemble déjà, donc merci Caroline. Il faut rappeler un petit peu, sur cette slide, présenter un peu plus en profondeur le campus, sur ses quatre objectifs majeurs, qui sont, je vous l'ai dit tout à l'heure, travailler sur les nouveaux métiers, la prospective des besoins d'entreprise en termes de compétences, les futurs recrutements et les attendus à ces nouvelles compétences. Le deuxième axe, c'est sur l'attractivité. On y reviendra tout à l'heure, on va en parler. C'est donner envie de venir à la filière de l'amont à l’aval. Quand je parle de la filière, on est vraiment sur l'ensemble complet. Il faut des moyens pour produire les véhicules, mais il faut aussi, et Caroline le souligne tout à l'heure, le parc est vieillissant. On a les deux technologies, le thermique et l'électrique, qui vont... cohabiter dans la partie maintenance et on aura des compétences aussi à développer sur cette pluridisciplinarité. Et puis sur le troisième axe, c'est quand on travaille sur des nouveaux métiers, il faut donner la possibilité aux enseignants d'apprendre ces nouveaux métiers pour pouvoir mieux former les apprenants. Et donc on a dans les parcours France 2030, Caroline l’a souligné, sur les AMI CMA, Appel à Manifestation d'Intérêt pour les Compétences Métiers d'Avenir, développé des parcours de formation pour accompagner les enseignants pour monter en compétence. Et puis le dernier axe, il est important, c'est donner les moyens de former au niveau technique et là on a un gros travail de fait avec les partenaires industriels. On a par exemple Renault Trucks qui régulièrement participent et contribuent dans les projets à faire monter en compétence mais à donner des moyens techniques. On a aussi des entreprises de l'automobile comme Volkswagen, Renault Group, Stellantis qui contribuent aussi, des équipementiers aussi contribuent et on a aussi des structures comme Enedis qui, en Auvergne-Rhône-Alpes, nous a donnés 58 Kangous électriques qui étaient devenus obsolètes pour leurs usages. Et ce qui nous fait de nous la première région équipée de véhicules électriques quasiment dans tous les lycées. Déploiement qu'on a engagé depuis 18 mois. Et on continue à donner auprès des établissements demandeurs des véhicules électriques pour pouvoir intégrer la compréhension de toute la technologie, de cette brique technologique d'un véhicule électrique. Donc vraiment ces quatre axes, on va les retrouver dans ce petit schéma qui permet de travailler quasiment dès le collège pour donner envie de venir dans la filière. Et quand on dit collège, on veut travailler sur l'intégration au plus tôt et aussi de la volonté de féminisation des métiers de l'industrie. C'est-à-dire qu'on travaille avant le stage de troisième pour donner envie aux jeunes filles de venir dans les métiers techniques, en passant par du faire, en passant par des actions de réalisation. Avec Caroline, on en parlera tout à l'heure, mais on travaille avec une association qui s'appelle « Elles Bougent ». Mais on a aussi des personnes qui sont en travail dans les entreprises et qui font partie d'une autre association qui permet d'expliquer les métiers aux féminins dans l'industrie qui s'appelle « Wave les ailes de l'industrie », avec qui on travaille régulièrement. Et on va jusqu'au bac plus 8, c'est-à-dire qu'on travaille vraiment sur la partie du collège jusqu'au doctorant, voire post-doctorant, sur les activités. Et le campus travaille sur tout ce qui roule. Et on essaye de travailler au plus près, vraiment au plus près des besoins d'entreprises en faisant évoluer les référentiels métiers, les référentiels de compétences et donc les diplômes qui vont associer. Cela peut aller jusqu'à monter des diplômes spécifiques en conséquence. Pour ce faire, on va s'appuyer sur un, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, le véhicule est un écosystème complet et qui a fortement évolué puisque les briques technologiques, il y a des briques technologiques qui sont communes avec la voiture thermique, il y a des briques technologiques qui sont vraiment liées aux véhicules électriques. Et donc, on a eu un accompagnement fort de l'État, avec le soutien de la PFA et des partenaires entreprises de la région, de pouvoir déployer des programmes qui ont permis de donner des moyens aux lycées, mais aux supérieurs aussi, je pense aux écoles d'ingénieurs et universités, pour développer des activités qui sont nouvelles dans l'automobile. On va parler de cybersécurité. Alors, elle existait avant, mais là, maintenant, la cybersécurité, elle est vraiment importante, puisqu'on n'a pas un véhicule sans logiciel. Et quand on a du logiciel, pourquoi on a du logiciel ? Parce qu'on a l'électronique de puissance, on a l'électronique de commande. L'électronique de puissance, on va parler de la partie convertisseur d'électricité qui, quand on branche une voiture électrique sur une borne, vous avez du courant alternatif ou continu, le fameux ACDC, qui permet d'être converti à la bonne tension pour aller charger la batterie. Et derrière, on a tous les métiers qui vont être associés. Pour cela, on a l'école de la batterie, par exemple, qui a été mise en place avec Vercors, en donneur d'ordre, en meneur du projet, avec l'université de Grenoble, avec le CNAM, avec le Cési, entre autres, qui est présent dans ce projet et on travaille à développer les formations autour de la production de la batterie et aussi du recyclage de la batterie, parce qu'on ne le sait pas encore, ou très peu, ou trop peu, la batterie ça se recycle, et ça se recycle plutôt bien, puisque aujourd'hui on sait qu'on peut recycler une batterie jusqu'à 95%, on annonce même des 97% en version laboratoire, mais au moins 95% de la batterie est recyclable, et les composants seront réutilisables dans la batterie. Il faut savoir qu'en 2035 ou 2040, on devra intégrer dans une batterie 40% d'une batterie recyclée. Donc on a toute une chaîne de valeurs à travailler et les compétences qui vont avec. Et on est vraiment au début de cet écosystème de la récupération de la batterie et du recyclage qui va devenir, on va dire, majeur. Et ça, c'est des emplois qui seront essentiellement en région. Et après, on aura des centres d'exploitation. Mais voilà, la partie retraitement de la batterie, on aura des choses à faire dessus. D'ailleurs, quand l'énergie sort de la batterie, on arrive à des convertisseurs qui vont alimenter le moteur. Eh bien, là aussi, le projet Électronique de Puissance va permettre de travailler sur la conception, la production et la réparation de cartes électroniques. On a des formations comme à Edmond Labbé sur un certificat de compétence spécifique qui s'appelle PREL sur la partie production et réparation de l'électronique qui est en place depuis 3-4 ans. Et typiquement, on a un échantillon de ce qui peut être fait au niveau national et on va dupliquer ce modèle de formation. À cela, on va ajouter des briques technologiques qu'on entend en ce moment beaucoup sur le véhicule autonome. On a un projet soutenu par la PFA aussi qui a été mis en place du côté de Archamps. Donc Archamps, c'est en Savoie. On va faire un centre d'excellence. C'est une première européenne. C'est une première européenne d'accompagnement aux structures et à la maintenance de véhicules autonomes et au travail d'hypervision. L'hypervision, c'est quelqu'un qui est à distance sur du niveau 4 de l'hypervision. Il y a cinq niveaux sur l'hypervision. Le niveau 4, le chauffeur n'est plus responsable de ce qui se passe. Dans le véhicule, il n'y a plus de volant, il n'y a plus de pédale. On peut prendre un livre, on peut regarder son téléphone, on peut regarder ses mails. On peut travailler en même temps qu'on est véhiculé. Et ces navettes autonomes, c'est les mêmes qu'à San Francisco, ou en Chine, ou d'autres pays, je pense à Dubaï, et des navettes autonomes. Eh bien, on a mis en place des navettes autonomes, un projet de travail sur ces navettes autonomes, avec le métier d'hyperviseur et le métier de la maintenance qui est en train de créer. Oui.
Stephanie ROLLIN| 26:21.330
Denis, ce que vous décrivez là, c'est pour demain ? Ah non, c'est aujourd'hui.
Denis REINE | 26:25.374
C'est aujourd'hui ? C'est aujourd'hui. On est vraiment… Le projet a été validé par l'État il y a un an. Et le projet s'est lancé il y a… On a fait la réunion de lancement fin mai, suite aux différents… On va dire l'accord de consortium, mais différentes parties administratives. Et là, on est parti pour les cinq ans qui viennent. On est en train de travailler avec une société qui s'appelle Beti qui est un des leaders français, voire européen, de l'exploitation des navettes autonomes. On a mené une opération d'exploitation à la carte SGV de Valence pendant un an, qui s'est finie en juin l'année dernière, et on a un retour d'expérience fort. La semaine prochaine, on a une table ronde au sommet des mobilités autour de ce retour d'expérience, de cette mise en place à la carte SGV de Valence, qui a été très fortement appréciée par les usagers, puisque quand onStel a dû s'arrêter pour des raisons... parce qu'on était en phase d'essai, les utilisateurs nous ont demandé de revenir et de pouvoir maintenir la navette, puisqu'elle rendait un service, et l'usage a été, on va dire, apprécié, vraiment apprécié au quotidien, puisqu'on a transporté, je crois, plus de 2000 personnes dans une journée, entre la phase restauration, bureau et gare. Donc la partie des navettes autonomes, on est vraiment là en train de déployer, on a des lycées qui vont... qui vont commencer à mettre en place des formations pour septembre 28.
Stephanie ROLLIN| 27:52.831
D'accord. Dans le chat, il y a une question de Cédric qui nous dit « Quels sont les besoins en recrutement de l'industrie régionale en 2026 ? » Et quand vous décrivez toutes ces innovations technologiques, on imagine bien qu'il y a des besoins en recrutement spécifiques. Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez évaluer ?
Denis REINE | 28:10.716
Oui, je vais prendre un cas concret sur la batterie. On a ouvert en avril au lycée Émile Béjus à Bron la première plateforme de réparation de batterie de véhicules électriques 400V, 800V. On sait derrière qu'un constructeur comme Volkswagen ouvre 150 centres de réparation de batterie dans ses ateliers. Stellantis fait la même chose, Renault fait la même chose. Renault Trucks viendra dès que le volume sera suffisant à la réparation de batterie. Le volume en Auvergne Rhône Alpes de la réparation de batterie, il est exponentiel, il suit le nombre de ventes de véhicules. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si je prends un cas concret d'un constructeur, je ne me souviens pas de la marque, il me disait qu'on était à 15 véhicules l'année dernière, cette année on est à 50 véhicules et on n'est qu'à 6 mois. Donc il y a une augmentation. La réparation et la panne sur les batteries, parce que les batteries sont très fiables, les cellules sont très fiables, il faut le souligner, c'est plus des problèmes d'électronique, de surveillance de la batterie, qu'on appelle le BMS, Battery Management System, où les quatre types de pannes, les deux sont liés à la connectique, et deux sont liés à un composant, soit un fusible qui lâche, soit un problème de composant condensateur à 50 centimes qui tombe en panne. Et la réparation de batterie, ça correspond... Le coût d'une réparation de batterie ça va être entre 10 et 15 % de la valeur de la batterie. Ce qui veut dire qu'une batterie qui vaut les 10 000 euros, on va être en réparation dans les 1000 euros le coût de réparation. Ce qui fait qu'il y a vraiment un enjeu très fort sur la partie des métiers associés à cette partie réparation de batterie. Et on a des besoins qui sont en train d'augmenter sur la partie réparation de batterie. Sur la partie véhicules autonomes, il y a eu une annonce qui a été faite dans une autre région la semaine dernière. par Madame Pécresse, annonçant 100 navettes autonomes achetées par la région. On pense que la région Auvergne Rhône Alpes ne sera pas en reste dans les semaines qui viennent. Sur les métiers de l'hydrogène, on a des choses qui... La région a acheté 40 bus hydrogène, par exemple, et un train hydrogène qui est en circulation. Au Mondial des métiers, on sera présent pour présenter les métiers autour. Et là aussi, on a une évolution des besoins sur l'énergétique et sur la mobilité en lien avec l'hydrogène. Mais on l'a sur la cybersécurité, on a des métiers aussi qui sont de plus en plus enclins à évoluer pour intégrer, puisqu'on parle aussi de cyberphysique, par exemple, quand on change un composant d'un véhicule, il faut qu'il soit qualifié par le constructeur, sinon on fait une faille de sécurité. C'est des petites choses comme ça où les métiers, les formations doivent évoluer. Donc il y a toute la filière à accompagner vers ces bonnes pratiques au global.
Stephanie ROLLIN| 31:05.594
Ce que j'entends... Ce que j'entends, c'est qu'il y a un vrai potentiel d'emploi aujourd'hui et dans les années à venir dans l'automobile, que ce soit pour des jeunes qui choisissent cette filière-là ou même des personnes qui sont en reconversion, des adultes qui voudraient éventuellement se reconvertir dans des métiers de l'automobile.
Denis REINE | 31:26.341
Clairement, clairement. On voit, de toute façon, comme le soulignait Caroline tout à l'heure, l'évolution du parc électrique. On est à 30% de véhicules neufs. L'âge moyen d'un véhicule est de 12,7 ans à aujourd'hui. Il est en évolution. Et on a des métiers sur la production et sur la vague qui se complètent. Parce que typiquement, je vais prendre un exemple concret de deux activités qui sont aujourd'hui, voire trois activités aujourd'hui, qui sont naissantes dans les véhicules. On a quasiment plus de compteurs dans un véhicule. Aujourd'hui, on a des écrans. Les métiers autour de tout ce qui est information vers le conducteur vont évoluer. Le véhicule autonome va enlever cette partie compteur vers des écrans plutôt de divertissement ou d'info-divertissement. Et bien là, on a des enjeux aussi de nouveaux métiers qui vont naître, qui vont naître sur la partie conception, la partie construction, aménagement du véhicule, la partie design intérieur. Et donc là, dans la phase conception du véhicule, on a des métiers qui vont évoluer. On a dans la partie optimisation des batteries, apparaît il y a deux ans en option, et maintenant c'est de série, des pompes à chaleur de régulation de température des batteries par exemple. Et donc ces métiers-là, les garagistes, aujourd'hui ils font appel aux technocentres pour réparer ou dépanner, au concessionnaire de la marque, les marques blanches, il faut les accompagner de ce côté-là. Et du côté constructeur, on a des besoins en compétence sur ces métiers qui sont nouveaux chez eux. On avait les métiers de la clim, la pompe à chaleur, c'est pas tout à fait pareil. On a des métiers qui évoluent de ce côté-là.
Stephanie ROLLIN| 33:10.110
Très bien. Il y a une question de Baptiste dans le tchat. Dans un autre registre, y a-t-il des voies d'accès pour des besoins en recrutement pour 2026 par la VAE, Validation des acquis d'expérience ? Et y a-t-il des métiers spécifiques priorisés ?
Denis REINE | 33:26.747
Alors, la VAE, effectivement, il y a des possibilités sur la VAE. Après, quand on dit VAE, on a VAE et VAE inversée. Il y a les deux possibilités. La VAE inversée permet de, si on avait des certains blocs de compétences, et comme on est sur des nouveaux métiers, il faut acquérir de l'expérience sur ce nouveau métier pour faire l'idée de la VAE. Donc, la VAE inversée est possible sur ces nouveaux métiers, parce qu'on voit bien que si on fait, on a quelqu'un qui vient de, je prends le cas de la pompe à chaleur, qui vient de la thermie, qui vient du bâtiment et qui veut se reconvertir vers l'automobile, on peut l'accompagner vers une formation sur le thermique, vers la gestion d'énergie par la pompe à chaleur, la régulation de température. Pour dans les véhicules, on pourrait imaginer des choses possibles, effectivement.
Stephanie ROLLIN| 34:13.006
Merci. Je vous laisse poursuivre.
Denis REINE | 34:18.150
Alors, sous cet environnement, il faut savoir qu'on a 5 ans à peu près devant nous. Il y a des projets où il reste à peu près 2 ans. Il y a des projets qui se sont finis, comme la Symbio Hydrogen Academy. Avec Symbio, on a travaillé sur les piles à hydrogène, par exemple. La semaine dernière, j'étais du côté du Mans sur une rencontre sur l'hydrogène et on entend beaucoup de combustion hydrogène par exemple là aussi on a des métiers qui vont évoluer et qui sont à venir donc là on est plutôt encore dans la prospective peut-être dans deux ou trois ans dans cinq ans on aura des métiers encore qui vont évoluer et là le campus est là pour accompagner à ce changement et cette mutation dans les compétences. Je vais faire un petit pas de côté avec le FPI AURA, il y un petit logo vert qui est en haut. Il faut savoir que la région académique a engagé sur trois ans une mutation, une transformation de la carte des formations à hauteur de 26%. C'est-à-dire qu'il y a 26% des formations qui existaient à l'année zéro qui vont être mutées en trois ans, accompagnées avec la région, sur des nouveaux métiers, des métiers où il y a du recrutement, où il y a de l'attente professionnelle, dont la cybersécurité est dedans. Et on a l'industrie, évidemment, on a l'industrie 4.0 qui est dedans, on a les métiers de l'usinage et on est en recherche de professionnels experts, par exemple, pour accompagner cette mutation. C'est-à-dire que bien souvent, la mutation technologique se fait par l'entreprise. Elle avance en innovation progressive ou en innovation de rupture, quand on est un petit peu éloigné, et donc elle est en avance de face sur les savoir-faire et les compétences à dispenser en termes de contenu et de technicité, et on est très intéressé, et c'est ce qu'on fait avec les entreprises, à faire intervenir des experts dans les centres de formation pour faire monter la connaissance des apprenants, mais des enseignants aussi. Et donc, on a cette modalité. L'année dernière, on avait 35 personnes venues de l'entreprise. Ils ont tous décidé de poursuivre à 100% cette année, tellement il y a un retour positif de leur côté, mais aussi des apprenants et des structures et des enseignants qui sont accompagnés. Donc, Il y a encore des possibilités pour des personnes qui seraient autour de l'écran de venir nous rejoindre pour transférer leur savoir vers les plus jeunes et les apprenants.
Stephanie ROLLIN| 36:49.263
Merci pour cette offre, Denis. Je vous propose de poursuivre.
Denis REINE | 36:57.309
Oui.
Stephanie ROLLIN| 37:00.651
Justement, l'accompagnement des publics. Parlez-nous.
Caroline COHEN | 37:06.530
Alors l'accompagnement des différents publics, donc comme l'a indiqué Denis et comme nous l'avons indiqué aussi dans tous les projets que nous menons pour la filière automobile, c'est bien pour accompagner les jeunes, les moins jeunes, les personnes également éloignées de l'emploi, mais également les salariés en reconversion. Et on met un accent particulier aussi pour les salariés et pour l'accompagnement des entreprises qui sont des PME et ETI dans le secteur auto, c'est 90% de… de PME-ETI dans le secteur. Donc on a à cœur évidemment de les accompagner. Ce sont celles aussi qui sont les plus touchées par les transformations que vit le secteur automobile aujourd'hui. Donc on a mis en place tout un dispositif. Plusieurs dispositifs qui sont notamment les projets AMI CMA dont certains ont été abordés par Denis et qui sont mis en place dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais pour attirer aussi tous ces différents publics vers le secteur automobile, les métiers, les filières de formation, on a lancé depuis 2024, avec l'ensemble des campus et métiers des qualifications, avec les régions, avec l'ensemble de nos entreprises, grandes comme petites, un grand programme attractivité avec la création d'une marque employeur collective. Donc maintenant, nous parlons d'une seule et même voie, donc sous une marque fédératrice qui s'appelle « Avec l'industrie automobile, on a un avenir à fabriquer » , qui est une déclinaison d'ailleurs de la marque employeur pour tous les secteurs industriels, parce qu'on sait qu'on peut se nourrir les uns les autres de toutes les initiatives qui sont faites pour favoriser l'orientation vers les métiers de l'industrie, puisque nous savons que deux tiers des métiers exercés dans un secteur industriel sont finalement transversaux à l'ensemble des secteurs de l'industrie. Donc, autant finalement travailler tous ensemble dans une même direction. Donc, nous avons cette marque employeur collective. Nous avons également fait connaître toute la transformation des métiers et... Denis a pu en faire une illustration dans le cadre d'une série web que nous diffusons depuis octobre 2024, qui était, je cite, octobre 2024, parce que c'était le Mondial de l'auto il y a deux ans. On a une nouvelle édition cette année, on y reviendra. Et cette série permet de mettre en avant les différentes technologies du secteur auto, leur transformation et de montrer de quelle manière les métiers ont évolué avec un objectif évidemment de susciter des vocations dans le secteur automobile, mais également dans les formations qui mènent à ces différents métiers. Et comme évidemment il était important de pouvoir montrer de manière très concrète la manière dont cela se passe dans les entreprises du secteur automobile, pour faire la preuve par la démonstration, nous avons lancé un Explore Autotour, donc un Tour de France de l'industrie automobile, donc en 2025, pour faire découvrir les métiers, faire découvrir la manière dont on travaille dans le secteur. Et donc 70 étapes. Nous avons accueilli les jeunes, les moins jeunes, également des enseignants, des prescripteurs. Donc des prescripteurs, également des conseillers de France Travail, des conseillers également de l'APEC. Nous avons travaillé également avec nos associations, « Elles Bougent » et l'association « WAVE » pour aller également chercher des femmes, pour les attirer vers le secteur auto. Et donc c'était 70 étapes partout en France durant trois semaines qui se sont déroulées au mois de novembre, novembre-décembre, donc juste avant les vacances scolaires. Donc ce sont 150 partenaires qui ont été mobilisés, plus de 600 000 personnes qui ont été sensibilisées via les réseaux sociaux et nous avons accueilli 8000 personnes durant... sur ces 70 étapes. Et ce sont 20 000 kilomètres qui ont été parcourus par des véhicules électriques que vous voyez ici, sur la photo, et qui étaient aux couleurs de la marque Employeur. Et évidemment, dans les 70 étapes, il y avait des étapes qui étaient dans la région. Et là, je passe la parole à Denis.
Denis REINE | 41:39.084
La région a été très bien dotée en termes d'étapes. On a été le point de départ, déjà le départ s'est fait à Solutrans, donc avec le secteur du camion qui est fortement représenté, avec Renault Trucks qui est comme un acteur majeur de notre bassin et qui travaille régulièrement avec le campus. Et on a eu déjà beaucoup de visiteurs sur le stand qui sont difficiles à quantifier tellement il y a des visiteurs sur le stand. Mais il faut reprendre le chemin. On a été accueillis sur 18 sites, des entreprises comme Open Mobility, comme Transpolis. Transpolis faisait partie, Open Mobility faisait partie de la série Inside. D'ailleurs, si vous regardez la vidéo Inside, vous retrouverez des éléments dedans. On a été accueillis chez Renault-Truck, je vous l'ai cité, chez Michelin, chez GCK, chez Dodge, chez Vercors. Toll faisait du rétrofit de véhicules. Et on avait une volonté de vraiment montrer l'évolution. Parce que ce qui est important de bien présenter, c'est qu'on est très loin des métiers à la « Germinal » qu'on a pu nous présenter quand on était encore au collège et au lycée, dans les livres qu'on nous fait lire en cours de français. Qui dit véhicule vert dit métier vert, métier propre. C'est important de bien transposer. Quand vous faites une batterie, vous êtes plutôt en blouse blanche et en charlotte et en salle blanche qu'avec de l'huile moteur au sol. Donc, vous êtes plutôt dans les métiers propres. Vous avez des métiers vraiment très intéressants au niveau technicité et sans polluants environnants. Et donc c'est important de montrer ça, les entreprises ont bien compris qu'il y avait à casser des images, des stéréotypes, c'est parce que vous travaillez dans l'industrie automobile que vous êtes moins bon que travailler dans la high tech. Le véhicule c'est un véhicule high tech, on retrouve tous les composants du véhicule high tech, les composants high tech, et donc il n'y a pas de minoration. Et c'était important de le préciser dans les métiers, les entreprises d'ouverture des portes, les entreprises en jeu.
Stephanie ROLLIN| 43:53.903
J'ai bien aimé l'image de Caroline, une voiture aujourd'hui, c'est un smartphone avec quatre roues. Exactement. Donc ça fait appel à des compétences autres.
Denis REINE | 44:05.590
Et ça impose aussi de nouvelles pratiques pédagogiques. On a développé dans le cadre de M2B un hologramme, par exemple, pour mieux comprendre comment est fait un composant, un moteur par exemple. Vous le retrouverez au Mondial d'ailleurs, vous aurez la possibilité si vous venez au Mondial de voir l'hologramme en place. On utilise la réalité virtuelle aussi pour former autrement, parce que les évolutions technologiques sont tellement rapides, c'est qu'il nous fallait un outil qui soit flexible. Et donc le numérique nous permet d'avoir cette flexibilité pour mieux apprendre et être plus pertinent dans l'acquisition des connaissances. Au total, on a quand même rencontré plus de 2300 personnes sur la région Auvergne Rhône Alpes, c'est presque un tiers du Tour de France. Et ça a été possible grâce vraiment à la mobilisation de l'éducation nationale, de l'éducation du supérieur aussi, qui a donné la possibilité aux jeunes de venir. C'était sur le temps scolaire. Et on a eu aussi la chance d'avoir deux reportages à France 3, à France 3 Lyon, chez Renault Trucks. Et à France 3 Clermont chez Valeo à Issoire, que je n'ai pas nommé tout à l'heure. Valeo Issoire, qui par exemple, c'est une entreprise de 500 personnes, et va chercher 30% de nouvelles personnes pour remplacer les départs en retraite dans les 5 ans qui viennent. Donc, il y a vraiment des volontés des partenaires de dire, mais nous, à côté de chez vous, j'ai un job pour vous. Et bien souvent, on ne sait pas ce qui se passe. On peut habiter à Issoire et ne pas savoir que Valeo va recruter. On peut habiter... à Saint-Priest et pas savoir que Renault Trucks est en train de chercher un profil comme la personne qui a fait un master en informatique ou en cybersécurité. Donc c'était vraiment cette volonté de mise en relation et mise en lien. Ça a tellement bien marché qu'en 2027, on va recommencer. J'ai déjà des entreprises sur le bassin, qui me sollicitent pour organiser des étapes. Avec Caroline, on y travaille déjà. Aujourd'hui, notre priorité, c'est le mondial. Mais dès que le Mondial va se finir, dès le lundi, le lendemain, le lundi, je crois qu'on sait le prochain projet, ça sera l'export auto-auto.
Stephanie ROLLIN| 46:18.385
Justement, il y a une question de Claire dans le chat. Serez-vous présent au Mondial des métiers qui aura lieu à Eurexpo en décembre ? Donc, j'imagine que la réponse est oui.
Denis REINE | 46:27.567
J'y reviens juste après.
Stephanie ROLLIN| 46:30.228
Parfait.
Denis REINE | 46:31.449
Il nous reste juste pour parler du Formala Students. Donc, le campus a cofondé deux événements, l'Explor Auto Tour avec la PFA et le Formula Student, qui est une formidable compétition d'étudiants, où en un an, ils construisent une voiture de A à Z. Ça ressemble à des mini Formule 1, quand vous voyez ça. Et c'est des voitures qui sont conçues de A à Z par des écoles d'ingénieurs et des universitaires. C'est des véhicules électriques. On a des véhicules hydrogènes. Cette année, on avait un véhicule à pile hydrogène et un véhicule à combustion hydrogène. Et le reste des véhicules étaient tout électrique. Et on a la chance en Auvergne Rhône Alpes d'avoir six équipes. On a l'école centrale, on a Sigma Clermont, on a l'ECAM, on a l'INSA. Par exemple, on a l'IMP Grenoble qui est en train de travailler sur son véhicule. Donc on a des écuries, on a des jeunes, on a des jeunes motivés et des cursus de formation qui vous permettent de former des ingénieurs à faire. C'est-à-dire que quand on forme un ingénieur, on leur apprend la théorie et je suis en train de me flouter, je vois ça, à cause de la lumière, et on leur apprend la théorie, et là, dans le Formula Student, on leur apprend à devenir ingénieux en leur faisant faire des pratiques, ce qu'ils ont vu en théorie, en pratique. Donc ça, c'est une compétition qui se tient fin août, et on a des partenaires qui sont aussi très impliqués. Renaud Trucks a proposé de faire des démonstrations de conduite, de conduire un camion électrique pour montrer ce qu'il en est. On a eu des essais, des différentes simulations et simulateurs. On a une très belle activité qui se tient autour de cet événement. Rien que le jeudi, on avait plus de 2000 personnes sur la journée du jeudi.
Stephanie ROLLIN| 48:24.723
Ce que j'entends, Denis, c'est qu'il y a quand même une forte connexion des entreprises avec l'appareil formatif. C'est-à-dire qu'il y a vraiment des échanges et une construction des formations en fonction des besoins des entreprises.
Denis REINE | 48:39.227
Tu as raison, Stéphanie. C'est un trait du quotidien pour le campus. C'est vraiment de faire cette mise en relation école-entreprise, pas que sur l'aspect financier. C'est la première chose qui vient à l'esprit, la taxe apprentissage. On est vraiment sur la logique, avec les RH, comment on peut monter en compétences et accompagner la montée en nécessité de compétences sur les métiers d'aujourd'hui, on en parlait, et de demain. Et donc, quatre événements qui sont majeurs dans notre territoire Auvergne Rhône Alpes. On a le sommet des mobilités territoriales durables qui se tiendra la semaine prochaine, l'entrée est gratuite, le 22-23 septembre, où j'animerai une table ronde autour du véhicule autonome le 23, mais vous avez aussi des ateliers autour de la ville de proximité qui seront présentés, différents intervenants de haut niveau qui seront présents. Le programme est en ligne sur le site du sommet des mobilités territoriales durables, organisé par Ormibob, c'est une association clermontoise. En octobre, début octobre, nous aurons le Parvis des sciences à Grenoble, où le 7, je serai au Minatec avec l'école de la batterie avec Verkor pour présenter un Serious Game qu'on a développé sur l'organisation et la production d'une cellule de batterie. C'est un jeu qui a été développé dans le cadre de l'école de la batterie il y a 2-3 ans. Et puis, le très gros événement, le 12 et au 18 octobre, nous serons sur le Mondial de l'Automobile, sur un stand partagé avec la PFA, un stand de 600 m² avec des attractivités, des éléments qui sont encore confidentiels, donc je ne vous dirai pas, mais venez nous voir, vous serez bluffés. On aura de la réalité virtuelle, on aura du jeu, on aura des... Sur la partie compétences, on a un espace de 150 m² rien que pour la partie compétences. Et l'accompagnement de la PFA et des campus sur la montée en compétences. Et je suis en train de disparaître dans le floutage de la caméra. J'ai enlevé le floutage, ça va être plus simple. S'il vous plaît. Et, excusez-moi d'avoir disparu ponctuellement de la caméra. Et donc, il y a vraiment des animations qui seront organisées. Caroline, tu vas ajouter différentes choses parce que je ne suis pas courant de tout. Oui, tout à fait.
Caroline COHEN | 51:04.794
Le Mondial de l'Auto, grand rendez-vous pour l'automobile cette année, donc du 12 au 18 octobre, donc dans moins d'un mois. On vous y attend en tout cas. Et effectivement, comme le disait Denis, en fait, la PFA met en place la fabrique de l'innovation. Il y a un petit teasing qui est actuellement fait sur les réseaux sociaux. Donc la fabrique de l'innovation sera l'occasion, ce sera un espace immersif de 600 mètres carrés pour faire découvrir les technologies liées aux nouvelles énergies, donc aux différents types de motorisation répondant aux différents usages, également avec un espace qui concernera le volet numérique, donc système embarqué, autour des technologies également qui sont proposées par les entreprises françaises du secteur automobile et un espace dédié aux compétences. Donc on a évidemment toute une histoire à raconter sur le made in France, la transformation technologique et l'impact que cela a sur les talents et sur notre volonté de pouvoir les attirer vers nos entreprises. Donc rendez-vous Hall 5-1 au Mondial de l'Auto. Et ensuite, nous avons tout un dispositif d'animation, également avec l'accueil de plus de 1 400 jeunes qui viendront de toute la France, donc également de la région Auvergne-Rhône-Alpes, grâce au Campus des métiers et des qualifications et de l'Académie, avec des collégiens, des lycéens et des écoles d'ingénieurs qui se déplaceront avec leurs enseignants pour découvrir le nouveau monde de l'automobile, dans le cadre de parcours de découverte qui partiront de la fabrique de l'innovation pour aller ensuite sur les stands des constructeurs français et d'équipementiers français. Nous aurons également tout un cycle de conférences sur le volet de la mixité puisque nous souhaitons attirer les jeunes filles et les femmes pour leur faire découvrir les métiers et que les métiers sont variés et qu'il y a une place également pour ces femmes dans le secteur automobile et sur les différents métiers. Avec également une exposition itinérante mais qui prendra place au Mondial de l'Auto avec des portraits de femmes qui travaillent aujourd'hui dans le secteur automobile et également d'autres conférences notamment en lien avec le COET MOF, les meilleurs ouvriers de France, pour témoigner de l'excellence des métiers dans l'industrie automobile française. Donc tout un programme que nous vous invitons à rejoindre directement au Mondial Porte de Versailles entre le 12 et le 18 octobre.
Denis REINE | 53:46.047
Et donc c'est 130 jeunes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, environ 130 jeunes qui seront présents. On aura deux classes de troisième préparation métier d'excellence avec une quinzaine de jeunes filles qui seront présentes. Nous aurons différents lycées de l'Académie de Grenoble et de Lyon qui sont prévus dans ce parcours des découvertes.
Stephanie ROLLIN| 54:16.021
Et on a le Mondial des métiers donc ?
Denis REINE | 54:18.042
Et on a le Mondial des métiers, exactement. On sera sur l'entrée plutôt hydrogène sur le Mondial des métiers, puisque la région est membre de quatre moteurs, qui sont les quatre régions industrielles européennes, moteurs de l'industrie. Elles ont créé un groupement. Et la région Auvergne Rhône Alpes est en gouvernance cette année de cette union et au mondial nous accueillerons les Catalans les Italiens de la Lombardie et les Allemands de Stuttgart ou de Munich et sur le stand on aura un stand de 50 mètres carrés orienté sur la mobilité hydrogène puisque la région est très engagée sur l'hydrogène comme je vous l'ai dit tout à l'heure, avec l'achat de bus, de trains et de stations d'hydrogène de recharge. Et donc, on aura une communication autour de ça. On est en train d'organiser l'événement, on devrait être dans le hall 3 logiquement aujourd'hui. C'est un peu ce qui est en train de se préparer.
Stephanie ROLLIN| 55:19.056
Très bien. Je vous propose d'avancer parce qu'on arrive bientôt au terme de ce webinaire. On a une question assez pointue de Cédric. Actuellement, on observe simultanément la montée en puissance de l'industrie chinoise, les soubresauts logistiques et énergétiques liés au conflit au Moyen-Orient, tout en tenant compte des enjeux d'innovation sur l'électricité notamment. Dans ces contextes entremêlés, quelles sont les perspectives pour l'industrie automobile française ? Quel est le segment où elle peut se différencier le plus ? Et au niveau régional, quels sont les axes de développement forts ? Merci Cédric.
Caroline COHEN | 56:02.610
Alors effectivement, question très pointue, mais aussi question d'actualité. Comme vous le savez, il y a de grandes discussions maintenant depuis quasiment deux ans au niveau de la Commission, enfin au niveau de l'Union européenne, justement pour obtenir des mesures pour assurer la souveraineté et des mesures de protection de l'industrie automobile en France, mais aussi en Europe, avec des objectifs qui sont encore en discussion de contenu local minimum dans les véhicules qui seront vendus en Europe. Ce sont des discussions actuellement et également des discussions sur le CO2 et donc sur les objectifs de décarbonation qui sont fixés par la Commission européenne pour répondre aux réalités industrielles de nos entreprises aujourd'hui, qu'elles soient françaises, européennes. Donc, il y a des discussions qui s'organisent maintenant depuis plusieurs mois avec les autres pays européens pour trouver une position commune sur ce sujet.
Denis REINE | 57:12.478
Et puis, on voit qu'il y a des briques technologiques. On parle de véhicule autonome. Aujourd'hui, l'industrie des véhicules autonomes, elle n'est pas au format de déploiement version industriel. On est encore dans la phase de conception de déploiement. Et la région Auvergne Rhône Alpes, il faut savoir qu'avec Navia historiquement, et on a un tissu très fort sur le véhicule autonome, historique, et on a encore une carte à jouer sur ce domaine-là, on a des savoir-faire. Et le robot taxi, par exemple, qui est naissant un peu partout, qui touche le véhicule léger, et qui touche le véhicule navette autonome, on est en intermédiaire, on a un potentiel très fort de développement, et on n'est pas en dehors du train, ce qu'il faut se dire, sur ce domaine-là et qu'on a moyen encore de... on n'a pas raté le wagon, mais on a moyen encore de se développer sur le sujet. Et c'est vraiment un enjeu, à mon avis, dans l'année qui vient, les deux ans qui viennent, pour qu'on se déploie. Aujourd'hui, dans le monde, on a plutôt mis des expérimentations que du déploiement réel, c'est sous le microscope. On n'est pas en phase industrielle sur la montée et la fabrication des équipements. Il faut savoir que l'entreprise Renault, qui travaille avec WeRide, WeRide, c'est américain et chinois, avec 30% de capital Renault dedans, il ne faut pas l'oublier, est un des leaders de la partie véhicule autonome avec qui on travaille. Et on est en train vraiment de passer des caps sur le sujet. Et la France n'est pas si en retard que ça, et l'Europe n'est pas si en retard que ça. Et la région encore moins.
Stephanie ROLLIN| 58:45.537
Une dernière question parce que l'heure avance grandement. Comment le secteur automobile se positionne par rapport à l'interindustrie régionale en termes de compétences, de formation et de main d'œuvre ?
Denis REINE | 58:58.340
Alors, on a un groupe de travail qui est en place depuis plusieurs années, qui regroupe la DREETS, France Travail, la région. On a des syndicats aussi qui sont représentés. On a CARA qui est représentée. Et on travaille justement sur faire des passerelles en interindustrie pour garantir et pérenniser nos emplois industriels. Donc c'est quelque chose qu'on est en train de travailler. On a des annonces qui vont se faire dans les 15 jours qui viennent sur le sujet avec la DREETS et la région, entre autres.
Stephanie ROLLIN| 59:35.781
Merci. Au terme de ce webinaire, un très grand merci à nos deux intervenants, Caroline Cohen de la plateforme Automobile et Mobilité et Denis Reine du campus des métiers et des qualifications d'excellence auto’mobilités. Merci pour la richesse de vos interventions et la clarté de vos réponses aux questions parfois très pointues. Merci aux participants à ce webinaire. Un grand merci également à toute l'équipe en coulisses qui a animé le tchat avec brio. Merci Claire, merci Aurélie, tout au long de cette heure ensemble. Et pour prolonger nos échanges et vous accompagner au quotidien sur votre terrain, de nombreuses ressources vous attendent sur notre site via compétences.fr. Si certains points sont allés un peu vite ou si vous souhaitez partager ces contenus à vos équipes, n'hésitez pas à télécharger le support de présentation et à revoir ce webinaire en replay sur notre page dédiée. N'oubliez pas aussi notre médiathèque. Vous pouvez y retrouver des milliers de références ainsi qu'une veille continue réalisée par nos documentalistes sur l'actualité des métiers, de la formation et de l'emploi. Et pour ne rien manquer des actualités, pensez à vous abonner à nos newsletters et à nous suivre sur nos réseaux sociaux. Merci encore à vous toutes et tous pour votre participation et la qualité de vos questions. Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouveau webinaire sur Via Compétences et bonne journée à tous et à toutes et à très bientôt.
Denis REINE | 61:09.936
Merci, au revoir.
Caroline COHEN | 61:11.279
Merci à Via Compétences. Au revoir.
Denis REINE | 61:13.202
Merci à Via Compétence. Merci Stéphanie, merci Caroline.