Recruter en alternance : quelles aides financières en 2026 ?

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les règles d’aide à l’embauche d’un apprenti évoluent. Les dispositifs sont désormais cadrés par le Code du travail, avec des conditions plus ciblées et un contexte budgétaire contraint.

Dès que la loi de finances sera adoptée, un décret prévoira les nouveaux paramètres de ces aides en fonction des crédits votés. 

Publié le 28 janvier 2026

Aide à l’embauche d’un apprenti 

Seules les entreprises de moins de 250 salariés peuvent bénéficier de 5 000 € pour la première année du contrat et de 6 000 € si l'apprenti est en situation de handicap (montant cumulable avec d’autres aides handicap).

Il est à noter que l’aide est automatique après dépôt du contrat via l’OPCO et que la gestion et le suivi sont assurés par l’Agence de services et de paiement (ASP).

Les contrats aidés concernent tout diplôme ou titre équivalent allant jusqu’ au niveau 3 ou 4 (équivalent bac et infra bac), et jusqu’au niveau 5 (bac +2) dans les territoires ultramarins.

Les entreprises de 250 salariés quant à elles ne sont plus éligibles (hors handicap).

Et les aides à l’embauche en contrat de professionnalisation ?

Tout employeur contribuant à la formation professionnelle continue peut bénéficier de cette aide, sous réserve du respect des conditions suivantes :

  • La personne recrutée ne doit pas fait partie de l’entreprise au cours des six mois précédant la signature du contrat.
  • Le poste concerné ne doit pas avoir fait l’objet d’un licenciement économique dans les six mois précédant l’embauche. 

Le montant de l’aide s’élève à 2 000 €, versés en deux échéances, à condition que le contrat soit toujours en cours d’exécution au moment du second versement.

Concernant les personnes en situation de handicap, cette aide – cumulable avec d’autres - peut atteindre 3 000 € à condition que le contrat dure au moins 6 mois et compte 24h d’activité par semaine.

Pour en bénéficier, il faut se rendre sur le site de l’Agefiph qui verse cette aide. 

Une aide aussi pour les GEIQ

Dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, les Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIQ) peuvent bénéficier d’une aide de 814 € par salarié accompagné et par année pleine.

Cette aide concerne des salariés rencontrant des difficultés d’insertion et pour en bénéficier, il faut s’adresser à la Dreets (Direction régionale en charge de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) du lieu d’exercice du contrat.

Contacter la Dreets

Ces dispositifs sont susceptibles d’évoluer à la suite de l’adoption de la loi de finances pour 2026 et de la publication des décrets d’application.

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En bref

L’alternance, entre école et entreprise

L’alternance est un système de formation qui combine enseignement théorique (école, CFA, université, organisme de formation) et expérience professionnelle en entreprise, selon un rythme défini (par exemple 1 semaine en cours / 3 semaines en entreprise).

Elle permet d’obtenir un diplôme ou une qualification reconnue tout en acquérant une expérience concrète du monde du travail et en étant rémunéré comme salarié.

En France, l’alternance repose juridiquement sur deux grands types de contrats de travail : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation.

Et la pédagogie de l’alternance ?

La pédagogie de l’alternance, c’est la manière d’organiser les apprentissages entre le centre de formation et l’entreprise pour aider l’alternant à apprendre un métier de façon progressive et suivie.

Elle repose sur :

  • L’aller‑retour entre la théorie (école/CFA) et la pratique (entreprise) pour relier ce qu’on apprend en cours à ce qu’on vit sur le terrain.
  • L’idée d’« apprendre en faisant » : développer des compétences professionnelles réelles, pas seulement des connaissances scolaires.

Pour favoriser la réussite de l’alternant, une organisation est mise en place : 

  • Un parcours structuré : calendrier d’alternance, activités en entreprise en lien avec les compétences du diplôme, exercices ou projets en cours qui exploitent les situations vécues en entreprise.
  • Un suivi de proximité par le tuteur entreprise ou maître d’apprentissage et le tuteur pédagogique (école) qui communiquent pour adapter le parcours de l’alternant.

Les trois grandes dimensions pédagogiques essentielles sont : l’individualisation, la réflexivité et l’accompagnement.

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