Le secteur de la propreté en Auvergne-Rhône-Alpes

Ce secteur représente plus de 66 000 salariés et 2 700 établissements employeurs et offre des métiers accessibles, majoritairement en CDI, avec des besoins de recrutement à venir. 

Un poids significatif de la région Auvergne-Rhône-Alpes 

Auvergne-Rhône-Alpes est la 2ᵉ région française en nombre d’emplois dans le secteur de la propreté, après l’Île-de-France. 

Elle s’appuie sur un tissu économique dense, composé majoritairement de PME, d’entreprises spécialisées et de groupes nationaux. 

Près de 62% des établissements employeurs comptent moins de 10 salariés (contre 81% tous secteurs confondus). Les établissements, bien que présent sur l’ensemble du territoire, sont majoritairement concentrés dans les départements du Rhône et de l’Isère

Entre 2019 et 2023, les effectifs salariés du secteur ont progressé de +6% en Auvergne-Rhône-Alpes

Les enjeux du secteur 

Le secteur de la propreté va devoir relever des défis majeurs liés à la santé publique, à la transformation économique, au renouvellement des compétences, à la transition écologique et à l’intégration des nouvelles technologies, afin de s’adapter aux attentes et aux évolutions du marché. 

Enjeux sanitaires et de santé publique 

La propreté garantit des environnements de travail sains et sécurisés. Elle joue un rôle essentiel dans la prévention des contaminations et des infections, en particulier dans les secteurs hospitalier, médico-social et agroalimentaire. 

Enjeux économiques 

  • Un secteur en forte demande.
  • Des activités indispensables et non délocalisables.

Enjeux sociaux et RH 

  • Un secteur fortement insérant.
  • Un déficit d’attractivité.
  • Un enjeu majeur de renouvellement des générations : près de la moitié des salariés seront en âge de partir à la retraite dans les dix prochaines années.

Enjeux environnementaux 

  • Réduction de l’usage des produits chimiques.
  • Développement de pratiques écoresponsables (nettoyage vapeur, gestion des déchets).
  • Recours aux certifications et labels (HQE, ISO 14001…). 

Enjeux technologiques 

  • Déploiement de la robotisation (robots de nettoyage).
  • Digitalisation des processus (suivi qualité, planification, traçabilité). 

Les secteurs employeurs

Les métiers de la propreté s’exercent dans tous les lieux de vie et de travail : bureaux, immeubles, établissements de santé (hôpitaux, EHPAD, etc.), établissements scolaires et crèches, hôtels et restaurants, cinémas, musées, aéroports, industries (auto, agroalimentaire, etc.), commerces et centres commerciaux. 

Ces interventions reposent sur des techniques professionnelles spécialisées et l’utilisation d’équipements adaptés (monobrosses, autolaveuses, rotolaveuses, équipements connectés). 

Dans les environnements à haute exigence sanitaire (blocs opératoires, salles propres, industries pharmaceutiques), les professionnels maîtrisent des compétences spécifiques : bionettoyage, décontamination biologique ou chimique, procédures d’aseptisation. 

Caractéristiques des emplois du secteur 

  • 66 590 salariés en Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Des emplois féminisés : les femmes occupent 67% des emplois.
  • Plus de 9 salariés sur 10 sont ouvriers.
  • Un poids important des 55 ans et plus :
    • 25% des salariés de la propreté
    • 18% des salariés tous secteurs d’activités.
  • Plus de 4 postes sur 5 sont des CDI.
  • Plus de 2/3 des emplois sont à temps partiel.
  • Près de la moitié des salariés du secteur cumulent plusieurs emplois à temps partiel.
  • Les hommes ont plus souvent accès aux postes les plus élevés : 54% des professions intermédiaires et 69% des chefs d’entreprises et cadres de ce secteur sont des hommes.
  • Des horaires décalés et un temps de travail fragmenté.

Source : consulter le site https://www.monde-proprete.com/chiffres-cles-proprete 

Les métiers de la propreté 

Métiers opérationnels 

  • Agent·e de propreté / agent·e d’entretien.
  • Laveur·euse de vitres spécialisé.
  • Agent·e machiniste.
  • Agent·e en environnement stérile.

Métiers d’encadrement intermédiaire 

  • Chef·fe d’équipe propreté.
  • Inspecteur·trice / contrôleur·euse qualité.
  • Responsable de secteur.

Métiers de management et d’ingénierie 

  • Responsable d’exploitation.
  • Chargé·e d’affaires propreté.
  • Directeur·trice de site ou d’agence.
  • Consultant·e QHSE spécialisé.

Perspectives de recrutement  

Selon l’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail, les agents·es d’entretien des locaux figurent parmi les 5 métiers les plus recherchés par les employeurs en 2025.  

En Auvergne-Rhône-Alpes, les intentions de recrutement atteignent 7 630 projets pour ce secteur.

31% de ces projets de recrutement sont situés dans les départements du Rhône. 

Au 3ᵉ trimestre 2025, 6 950 demandeurs d’emploi positionnés sur ce métier ont été recrutés dans la région. Toutefois, 70% de ces embauches concernent des contrats de courte durée (CDD inférieurs à un mois), ce qui contribue à un turn-over élevé. 

Si le métier d’agent·e d’entretien ne présente pas aujourd’hui de fortes tensions, les départs massifs à la retraite attendus à l’horizon 2030 pourraient profondément modifier la situation. Ces postes ne seraient que partiellement pourvus par les jeunes entrants, peu attirés par le métier, ce qui laisse présager d’importantes tensions de recrutement à moyen terme. 

Sources : Enquêtes BMO (France Travail) et PMQ 2030 (France Stratégie – DARES) 

Se former aux métiers de la propreté en Auvergne-Rhône-Alpes 

La région dispose d’une offre de formation complète, du CAP au bac +5. La filière diplômante s’appuie sur un ensemble de diplômes, de titres professionnels, de TFP et de CQP, accessibles en formation initiale dans les lycées professionnels, en alternance, ainsi qu’en formation continue. 

Principales formations 

  • CAP Propreté et Prévention des Biocontaminations (PPB), anciennement CAP Agent de propreté et d’hygiène (APH). Cette formation donne accès aux métiers d’agent·e de propreté, d'agent·e d’entretien, ou de laveur·euse de vitres.
  • Bac professionnel Hygiène, Propreté et Stérilisation (HPS). C'est une spécialisation dans la désinfection, la stérilisation, le bionettoyage, l’hygiène hospitalière.
  • BTS Métiers des Services à l’Environnement (MSE). Pour une orientation en management, en organisation des chantiers, dans l'encadrement d’équipe, ou encore dans la gestion de la qualité et de la sécurité.
  • Licences professionnelles / Masters en management des services (selon universités et IAE). Pour le management stratégique, le pilotage d’entreprise de propreté, la QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement). 

L’alternance est fortement développée et concerne près de 50% des jeunes en formation, constituant un levier majeur d’accès à l’emploi. 

Il existe également 8 Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) et titres à finalité professionnelle (TFP) dans le secteur de la propreté :  

  • Agent·e machiniste en propreté
  • Agent·e d’entretien et de rénovation en propreté
  • Agent·e en maintenance multi-techniques immobilière
  • Laveur·euse de vitres spécialisé travaux en hauteur
  • Chef·fe d’équipe en propreté
  • Chef·fe d’équipe en maintenance multi-techniques
  • Chef·fe de site en propreté
  • Responsable de secteur en propreté.

Comment choisir sa formation ?

À lire également

Visuel principal
Fichier source

Contrat d’Objectifs Emploi-Formation Propreté et services associés

Le Contrat d’Objectifs Emploi-Formation Propreté et services associés est actuellement en cours en Auvergne-Rhône-Alpes (2022-2026).

En savoir plus