Transcription du webinar du 30/04/2026 : "Accompagner les parcours de reconversion professionnelle : quelles actualités ? "
Dans ce contexte mouvant, comment conseiller au mieux vos publics dans leurs projets de transition professionnelle et sécuriser les parcours des bénéficiaires ? Ce webinar vous propose un éclairage sur les actualités liées à l’accompagnement des parcours de reconversion professionnelle.
Intervenants
- Anne VINCENT, cheffe de projet territorial – L’Opcommerce
- Sandra GUILLON, cheffe de projet transverse – Transitions Pro
- Alaoui MOUMINI, chef de projet – France Travail
Animé par Élise André, chargée de mission ingénierie de l'orientation, Via Compétences
Elise André| 00:00.172
Eh bien écoutez, je vous propose de débuter. Donc bienvenue à toutes celles et ceux qui nous rejoignent. Merci d'être aussi nombreux ce matin pour participer à ce nouveau webinaire proposé par Via Compétences. Webinaire consacré ce matin à un sujet qui nous semblait pertinent au regard de l'actualité récente, portant donc sur les actualités de la reconversion professionnelle. En effet, dans un contexte en perpétuel mouvement qui est marqué par les réformes du cadre réglementaire des dispositifs et également par les parcours. qui se diversifient de plus en plus, comment conseiller au mieux vos publics dans leurs projets de reconversion et comment sécuriser les parcours des bénéficiaires. Donc ce sont autour de ces questions qu'on vous propose aujourd'hui d'avoir une réflexion. Donc pour ma part je suis Elise André chargée de mission ingénierie au sein de l'orientation au sein de Via Compétences et j'ai le plaisir ce matin d'accueillir trois intervenantes pour animer ce temps d'échanges avec moi donc que je remercie une nouvelle fois vivement. Tout d'abord Anne-Vincent, qui est chef de projet territorial au sein de l'OpCommerce. Nous accueillons également Sandra Guillot, qui est chef de projet transverse au sein de Transition Pro, au sein de l'Alpe, et enfin Lola Laurent, qui est chef de projet et Product Manager à France Travail. Bonjour à toutes les trois et merci beaucoup de votre présence aujourd'hui. Nous sommes ensemble ce matin pour une heure jusqu'à midi, et notre webinaire va se dérouler en deux parties. Dans un premier temps, nous explorons ensemble les dispositifs de financement des parcours de reconversion professionnelle et plus précisément ceux qui s'adressent aux salariés. Anne nous présentera le nouveau dispositif à la main des entreprises, la période de reconversion, qui est entrée en vigueur depuis le 1er février 2026. Et Sandra nous rappellera ce qu'est le projet de transition professionnelle ainsi que les dispositifs de prévention de l'usure professionnelle. Et nous prendrons un temps pour répondre à vos questions à l'issue de cette première partie. Et dans un second temps, nous découvrons un outil en ligne accessible gratuitement à tous les publics, permettant d'identifier des pistes métiers en lien avec ces compétences. Et Lola nous fera une démonstration en direct des fonctionnalités de la plateforme Changer le métier, qui est une expérimentation proposée par France Travail, la start-up d'État Diagoriente et le ministère du Travail. Et là aussi, à la fin de cette deuxième partie, nous aurons un temps d'échange pour prendre en compte vos questions. Alors simplement peut-être avant de débuter, quelques précisions. Donc le support qui est affiché à l'écran vous sera bien évidemment transmis à l'issue du webinaire et vous aurez aussi accès au replay sur le site de Via Compétences d'ici quelques jours. Et à droite de votre écran, vous avez un onglet chat qui vous permet d'interagir et de poser toutes vos questions tout au long du webinaire. Donc n'hésitez pas, deux modératrices seront présentes dans le chat pour faire remonter vos questions et qui seront traitées bien évidemment lors des temps dédiés. Et donc, sans plus tarder, je vous propose maintenant d'entrer dans le vif de notre webinaire, pour cette première partie liée vraiment à l'actualité récente. Donc Anne, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur la période de reconversion professionnelle ?
Anne VINCENT | 03:10.013
Oui, bien sûr. Bonjour à tous. Comme Élise l'a mentionné au début, la période de reconversion est entrée en vigueur le 1er février 2026. Juste en aparté, avant de rentrer dans le vif du sujet, moi je suis chef de projet à l'OpCommerce. L'OpCommerce, en fait, c'est l'opérateur de compétences des branches du commerce. Nous représentons 20 branches professionnelles et notre action se situe pour l'évolution professionnelle des salariés, l'insertion des jeunes et des seniors dans le secteur du commerce, que ce soit en contrat d'apprentissage, contrat de pro et... bien sûr, la période de reconversion. Juste quelques chiffres. Au niveau national, nous avons 160 000 entreprises adhérentes qui représentent 1,7 million de salariés environ. Et nous sommes implantés dans toute la France. Nous sommes implantés dans toute la France avec 17 implantations. Donc, comme vous pouvez le voir, toutes les régions de France sont représentées et nous sommes environ 500 salariés. La période de reconversion, c'est tous les opcos. En fait, nous avons des dotations, des budgets qui nous viennent de la Caisse des dépôts, de France Compétences, qui nous fait redescendre tout ça. Et donc, tous les opcos en ont. Donc là, je vais parler au sens général pour la période de reconversion. Et bien sûr, après, chaque opco, c'est à voir avec chaque opco et surtout chaque branche professionnelle. Donc, la période de reconversion, donc... C'est bien issu de la loi du 24 octobre 2025 et qui, en fait, vient en remplacement des dispositifs qu'on avait de ProA et de Transco. Mais on est toujours dans la reconversion professionnelle. Donc, c'était dispositif, c'est un dispositif qui permet à des salariés qui souhaitent faire une mobilité interne ou externe de bénéficier d'une période de reconversion. donc là il peut acquérir une certification qui est enregistrée au RNCP, donc le Répertoire National des Certifications Professionnelles, un CQB, un certificat de qualification professionnelle de branche ou interbranche, et d'avoir un ou plusieurs blocs de compétences. Les salariés peuvent aussi suivre les socles de connaissances et de compétences, donc le CLIA. Donc, en fait, qui est concerné par cette période de reconversion ? En fait, c'est ouvert aujourd'hui à tous les salariés sans restriction d'âge, de diplôme ou d'ancienneté, ce qui n'était pas le cas notamment avec la proie. Et en fait, là, c'est ce que je vous disais au début, c'est chaque branche qui détermine, puisque des priorités peuvent être définies ou par l'entreprise ou par la branche, notamment au niveau des certifications prioritaires. Les actions, la durée des actions de formation, elle est comprise en 150 heures et 450 heures qui sont réparties sur une période de 12 mois maximum. Cette durée peut être portée jusqu'à 2100 heures et 36 mois par encore deux branches ou d'entreprises. Donc, vu qu'il y a l'AVE et qu'il y a deux dents, ils ne sont pas concernés par ces durées minimales. Quand on fait un parcours, les actions peuvent être précédées, par exemple. par une période de mise en situation en milieu professionnel. Et on peut aussi avoir recours au conseil en évolution professionnelle pendant le temps de travail du salarié. L'acquisition aussi d'un savoir-faire dans le cadre d'activités professionnelles en lien avec la qualification recherchée. Et on peut aussi avoir des actions de VAE. Pour la mise en œuvre, Au niveau des entreprises, en fait, c'est des décisions pour les entreprises de moins de 50 salariés, c'est assez facile, c'est des décisions unilatérales de l'employeur pour mettre en place cette période de conversion. Pour les entreprises de plus de 50 salariés et jusqu'à 300, donc soit c'est des décisions unilatérales de l'employeur ou il y a de la négociation collective qui est obligatoire s'il y a un pourcentage, donc là c'est 10% de l'effectif qui a vocation à bénéficier d'une période de conversion. pro. Et pour les entreprises de plus de 300 salariés, la négociation d'un accord collectif est obligatoire. Et en l'absence d'accord, ce seront bien sûr les dispositions du Code du Travail qui vont s'appliquer. Les décisions de ces accords vont permettre de mettre certains critères, comme s'il y a des certifications prioritaires. Les salariés qui peuvent bénéficier prioritairement dans l'entreprise de la période de reconversion. Les conditions de durée de la période de reconversion et des actions de formation qui peuvent être supérieures du coût à la durée légale. Les modalités éventuelles de prise en charge de la rémunération si il y a un écart. Les montants des indénités versés au titre de la rupture du contrat du salarié qui est en période de reconversion externe. et les conditions de prise en charge aussi des frais pédagogiques et la mobilisation du CPF. Quand on fait une période de reconversion, il existe deux sortes de reconversion. On va parler de reconversion interne. Là, c'est un salarié qui va effectuer une reconversion au sein même de son entreprise. Et la reconversion externe. Donc là, c'est un salarié qui va aller dans une autre entreprise et faire un nouveau contrat de travail et son contrat de travail initial sera suspendu. Pour faire ça, c'est un accord qui est obligatoire entre l'employeur et le salarié et qui précise toutes les modalités d'organisation de la période de reconversion dont ça durait. Cet accord écrit, c'est une forme de SERFA qui est obligatoire et qui est donc... où on va préciser la durée, les actions de formation et autres. Cet accord, ce CERFA, doit être transmis à l'OPCO dans les 30 jours qui précèdent le début de la période de reconversion, sans quoi elle sera refusée. Je reviens sur la période de reconversion externe. La période de reconversion externe, donc le contrat, comme je vous l'ai dit, va être suspendu et il y aura un nouveau contrat dans l'entreprise, donc à minima un CDD de 6 mois ou un CDI. Pendant cette période-là, il peut revenir, pendant la période d'essai, le salarié peut revenir à son emploi initial. Dans le SERFA, il sera aussi précisé les modalités de retour à son emploi. Donc, il devra retrouver dans son entreprise de départ un emploi équivalent et sa rémunération équivalente quand il est parti de l'entreprise. Si, durant la fin de sa période d'essai, il décide de rester dans l'entreprise externe, qui devient donc sa nouvelle entreprise, soit le contrat, si c'est un CDD, aura une rupture à l'amiable, soit, quand on est dans le cadre d'un CDI, ce sera une rupture conventionnelle. Je vous ai remis un petit résumé. de la mobilité interne et de la mobilité externe, donc avec l'accord écrit, signé, qui sera le SARFA, plus la convention de formation, et plus en mobilité externe, on aura bien sûr le contrat de travail. Au niveau de la rémunération, elle est bien maintenue quand on est au sein d'une mobilité interne et quand on est en mobilité externe, donc la relation contractuelle. la forme d'un CDD de 6 mois minimum ou d'un CDI. En cas d'échec, c'est ce que je vous ai dit, on a le droit de retour dans l'entreprise pendant la période d'essai et la rémunération est au moins égale à celle qu'il avait perçue avant la période de reconversion. Et donc, si la période d'essai conclue, comme je vous disais, la rupture du contrat avec l'entreprise d'origine, soit une rupture conventionnelle si un CDI, ou on a comme un accord si on est un CDD. En fait, qui finance tout ça ? Donc là, aujourd'hui, les dossiers doivent être déposés auprès des OPCO. Donc, si on est dans le cadre d'une PRP interne, période de reconversion interne, l'OPCO compétent est l'OPCO de l'entreprise d'origine. Si on est dans le cadre d'une période de reconversion externe, l'OPCO compétent sera celui de l'entreprise d'accueil. Il faut bien faire la distinction pour pouvoir déposer les dossiers en temps et en heure. Quand je vous ai dit au début, il y a certaines conditions qui vont être négociées, dont notamment le CPF du salarié. Pour le CPF, quand on a une reconversion interne, il peut être mobilisé jusqu'à 50% des droits CPF du salarié. Bien sûr, il faut son accord. En reconversion externe, il y a 100% des droits CPF qui peuvent être utilisés. Quand on est les périodes de reconversion, donc là, je vous donne le décret de 2026, sachant que chaque branche peut donner des priorités. sur les diplômes et sur les niveaux de prise en charge. Donc, s'il n'y en a pas, les actions de formation sont financées à 9,15 euros de l'heure avec un montant, on va dire, moyen de prise en charge qui est à peu près équivalent à 5 000 euros. La période de reconversion, c'est un outil notamment pour la gestion La gestion des emplois et des parcours professionnels pour les entreprises, parce qu'elle permet notamment de répondre à un besoin en compétences. Donc, ça permet d'anticiper les transformations, notamment pour éventuellement des emplois qui vont disparaître. Là, on le voit, il y a des emplois qui sont transformés depuis que l'IA est arrivée dans les entreprises. Certains emplois ont été transformés et les personnes sont passées notamment par de la formation. Donc, ça peut permettre d'anticiper tout ça. Ça permet aussi de fidéliser ses salariés, puisque la reconversion interne, ça permet, la plupart du temps, on va dire, une évolution. Donc, ça permet de garder des compétences au sein de sa structure. Ça permet d'avoir des diplômes. Certains, on n'a pas de critères de diplôme. Donc, ça permet d'avoir aussi pour le salarié un diplôme supplémentaire. Et ça permet aussi de fluidifier les parcours des personnes. Pour le salarié, cette période de reconversion est quand même structurante et bien bornée, puisqu'on a un parcours qui est sécurisé, on a un parcours de formation qui est signé, donc on a bien la signature d'un accord, une montée aux compétences, puisqu'on va arriver à avoir un diplôme, une certification, ou à minima un bloc de compétences qui permet à terme d'avoir un diplôme. La rémunération est maintenue dans ce cadre-là et il y a un retour garanti si la période d'essai échoue quand on est dans une reconversion externe. Au départ, on peut aussi avoir un accompagnement par un conseiller en évolution professionnelle. Donc, c'est assez sécurisant. Le salarié peut aussi demander à bénéficier d'une reconversion professionnelle durant ses entretiens. C'est bien sûr à terme l'entreprise qui le mettra en place, puisque c'est elle qui va en la main ensuite pour demander les financements.
Elise André| 16:06.858
Merci beaucoup Anne pour toutes ces informations. Alors ce nouveau dispositif a soulevé des questions dans le chat, mais je vous propose d'abord d'enchaîner avec la deuxième partie de cette présentation, donc la présentation des autres dispositifs de Transition Pro, et nous aurons ensuite... un temps d'échange consacré à vos questions. Donc Sandra, je vous laisse la parole pour poursuivre.
Sandra GUILLON| 16:28.549
Merci Élise. Bonjour à tous, je suis ravie d'être avec vous aujourd'hui pour vous présenter ou représenter les dispositifs de Transition Pro, qui sont des dispositifs à la main du salarié pour pouvoir se reconvertir. Donc tout d'abord... J'avance sur le support. Tout d'abord, vous représentez Transition Pro également. Transition Pro, c'est l'organisme qui est habilité pour financer les reconversions à l'initiative des salariés du secteur privé. Donc, une association Transition Pro est présente dans toutes les régions métropolitaines et les DROM. Au niveau d'Auvergne-Rhône-Alpes, nous sommes situés sur trois espaces territoriaux. à Clermont-Ferrand, à Lyon et également à Grenoble. Et puis nous avons à peu près 13 permanences sur l'ensemble de la région. Une équipe d'environ 55 collaborateurs. Et pour financer les reconversions professionnelles des salariés, nous avons un budget d'intervention de 51 millions d'euros pour l'année 2026 et non 2025. Désolée pour la petite coquille. Et nous avons également des enveloppes spécifiques pour nos dispositifs de prévention de l'usure professionnelle. Nous avons trois dispositifs de financement des reconversions professionnelles qui sont tout d'abord le projet de transition professionnelle, c'est le dispositif qui est le plus mobilisé par les salariés pour se reconvertir. Il va permettre de suivre une formation certifiante dans le but de changer de métier. Et puis on a son petit frère, celui qui est le PTP toujours, mais financé. par le fonds d'investissement dans la prévention de l'usure professionnelle qui lui va concerner les salariés exposés à des risques ergonomiques. Et le troisième, c'est le dispositif prévention usure reconversion qui lui va concerner les salariés ayant des points sur leur C2P, le compte professionnel de prévention. Donc le premier, le projet de transition professionnelle. C'est un dispositif qui est à la main de tous les salariés du secteur privé, quel que soit leur contrat de travail, CDI, CDD, intérimaire ou intermittent, et quel que soit le secteur d'activité dans lequel ils travaillent. Le but, comme je vous le disais, c'est de suivre une formation certifiante dans le but de changer de métier. Un point important, cette reconversion, Elle peut se faire en externe, c'est ce qu'on imagine toujours d'une reconversion, donc un changement d'entreprise, mais elle peut également se faire au sein de la même entreprise, si l'entreprise du salarié permet d'exercer le futur métier. Au niveau de la prise en charge, il y a une prise en charge des coûts pédagogiques de la formation. Cette prise en charge peut aller jusqu'à 18 000 euros hors taxes au niveau du coût global. et à 27,45€ de l'heure hors taxe également. Il y a une prise en charge de la rémunération. Donc en fait, l'employeur qui aura accordé une autorisation d'absence à son salarié pour qu'il puisse suivre la formation, va maintenir le salaire le temps de la formation et Transition Pro va rembourser à l'employeur le coût de cette rémunération. Il peut également y avoir une prise en charge des frais. de mobilité du salarié. Ces dossiers vont être examinés par une commission d'instruction au sein de Transition Pro, qui est composée de membres de notre conseil d'administration, donc des représentants du collège patronal et des représentants du collège salarié. Et ils vont examiner les dossiers au vu de trois critères. Pour pouvoir prétendre un financement, un dossier doit impérativement répondre à ces trois critères. Le premier, c'est la cohérence du projet qui va permettre aux salariés de changer de métier. Ensuite, la pertinence du parcours de formation qui aura été choisi et de ses modalités de financement. Et puis, ils vont aussi regarder les perspectives d'emploi à l'issue de la formation. Ensuite, tous ces dossiers qui répondront aux trois critères, Malheureusement, on n'aura pas forcément les budgets suffisants pour tous les financiers. Après, ils vont être classés au vu de priorités nationales et régionales qui sont établies et validées par notre conseil d'administration. Tous ces éléments, vous pouvez les retrouver bien entendu sur notre site internet avec plus de détails. Je ne vais pas rentrer non plus forcément dans trop de détails, ce serait trop pour un webinaire. En 2025, on a financé 1681 projets de transition professionnels sur une demande qui était à peu près de 3500 PTP. Le PTP, on est bien sûr un salarié, quel que soit son contrat de travail et son secteur d'activité, qui va aller vers une formation certifiante. pour pouvoir changer de métier. Et puis, comme je vous le disais, on a un PTP spécifique pour les salariés qui sont exposés aux risques ergonomiques. Donc, on appelle le PTP dans nos acronymes maison. Donc là, on est également sur des salariés, quels que soient leurs contrats de travail et leur secteur d'activité. Mais par contre... ils doivent être exposés aux risques ergonomiques depuis au moins 24 mois. Les risques ergonomiques, ce sera les vibrations mécaniques, les manutentions manuelles de charge et les postures pénibles. On est toujours dans un projet qui vise un changement de métier. Par contre, la formation qui sera suivie pour se reconvertir, elle devra viser un métier qui n'est pas exposé à ces trois risques ergonomiques, mais qui n'est pas non plus exposé aux six risques professionnels. Je reviendrai ensuite sur les six risques professionnels. On est également, comme pour le PTP classique, sur une mobilité qui peut se faire au sein de l'entreprise. ou vers une autre entreprise. On applique les règles et les critères du PTP. Par contre, on ne va pas appliquer les priorités budgétaires. Donc, tant qu'on peut rester dans notre enveloppe qui nous est donnée par la CNAM, pour 2026, on est sur une enveloppe spécifique de 6,6 millions pour financer des PTP FIPU. Donc, tant qu'on reste dans cette enveloppe, on ne va pas appliquer les priorités budgétaires. Donc, tous les dossiers... qui vont répondre aux trois critères pourront être financés. Par contre, on va attendre un cofinancement de la part de l'employeur. Ce cofinancement, il reste petit, si je peux me permettre, parce qu'en 2025, sur des projets qui étaient environ à 35 000 euros en coût total engagé par Transition Pro, le cofinancement de l'employeur, lui, était en moyenne de 500 euros. C'est pour ça que je me permettais de dire un petit cofinancement par rapport au coût total d'un projet de transition professionnelle. En 2025, on a financé 147 dossiers PTP-FIPU. On avait une enveloppe qui était inférieure en 2025. On espère pouvoir en financer plus en 2026. C'est un dispositif qui a été lancé en 2024. Donc voilà, comme je vous le disais, le salarié, il est exposé aux trois risques ergonomiques depuis au moins 24 mois. Et il va viser un métier qui n'est exposé ni aux trois risques ergonomiques, ni aux six risques professionnels. Donc là, je vous les ai listés, ces risques professionnels. Il y a l'activité en milieu hyperbar, le travail en équipe successive alternante, les températures extrêmes, le travail répétitif, le travail de nuit et le bruit. Le troisième dispositif de prévention de l'usure professionnelle, c'est le dispositif prévention usure-reconversion, qui lui concerne les salariés qui ont des points sur leur compte professionnel de prévention. Ces points, ils ont pu les acquérir dans leur activité actuelle, mais également dans une activité précédente. Et un salarié qui a des points, c'est un salarié qui est exposé. aussi risques que je viens de vous lister précédemment. Pour ces risques, il y a des plafonds ou des planches, pas des plafonds d'ailleurs, plutôt des seuils planchers. Par exemple, le travail de nuit, il faut avoir travaillé un certain nombre de nuits au cours de l'année et selon certains horaires. Je n'ai pas tous les plafonds et les planchers en tête, mais vous pouvez les retrouver facilement sur le site du compte professionnel de prévention. C'est l'employeur qui va déclarer l'exposition de ses salariés au risque professionnel. L'exposition à un risque pendant un trimestre va donner droit à un point pour le salarié et un point donne droit à 500 euros que le salarié va notamment pouvoir utiliser pour mobiliser le dispositif prévention, usure, reconversion. Grâce à ce dispositif, il va pouvoir faire un bilan de compétences, mais également une VAE. il va pouvoir faire une formation pour se reconvertir vers un métier qui ne sera pas exposé à ces six risques professionnels. On est également dans une mobilité qui peut se faire au sein de l'entreprise ou dans une autre entreprise. Et puis, on va attendre du salarié qu'il ait suffisamment de points pour financer au minimum 15% du coût total du projet. S'il a moins de 15%, on va rebasculer son dossier dans un PTP classique. Dans le dispositif PTP classique, il ne pourra pas bénéficier du dispositif pur. S'il a au minimum 15%, il sera dans le dispositif pur et nous, on va venir compléter les engagements avec les fonds du PTP. Sauf si le salarié, et ça peut arriver même si c'est rare, a suffisamment de points pour couvrir la totalité du projet. Et là, son dossier est automatiquement accepté, il n'y a aucun souci. À partir du moment où on vient compléter avec les fonds du PTP, les règles du PTP s'appliquent. Comme pour le PTP FIPU, on ne va pas appliquer les priorités budgétaires, donc tous les dossiers qui répondront aux trois critères seront financés dans le cadre du PUR. En 2025, on a financé 67 dossiers dans le cadre de ce dispositif. Donc, le dispositif pur, également, quel que soit le contrat de travail et le secteur d'activité du salarié, à partir du moment où il dispose de points sur son CDP et qu'il va vers un métier qui n'est pas exposé aux cirices professionnelles. Un autre point important dans le cadre de ce dispositif pur, c'est que l'accompagnement par un conseiller en évolution professionnelle du réseau avenir actif est obligatoire. Donc quand le salarié va nous faire sa demande sur son espace en ligne de Transition Pro, il devra déposer une attestation d'accompagnement par un conseiller en évolution professionnelle d'Avenir Actif. Donc voilà pour les trois dispositifs de Transition Pro. Je vous ai mis les différents points de contact pour les salariés. Le site de Transition Pro, où ils trouveront, et vous aussi, plein d'informations, mais où les salariés pourront se créer gratuitement, bien entendu, un espace personnel qui leur permettra de faire des demandes de financement. On est joignable au téléphone, bien entendu, c'est un numéro qui est non surtaxé. Et puis, on accueille tout le monde avec plaisir dans nos trois espaces territoriaux. de Clermont, de Lyon et de Grenoble. Je vous ai mis les coordonnées également de nos trois responsables d'espaces territoriaux si vous souhaitez les contacter pour plus de précisions. Par contre, leurs coordonnées ne sont pas à transmettre aux salariés pour les demandes relatives aux demandes de financement. Je vous ai également mis mes coordonnées. Voilà. pour Transition Pro.
Elise André| 29:57.842
Merci beaucoup, Sandra, pour cette présentation très complète. Et merci à tous également d'avoir réagi dans le chat parce qu'il y a de nombreuses questions. Alors, nous ne pourrons peut-être pas toutes les traiter, on s'excuse par avance, mais je vous propose du coup de peut-être commencer dès maintenant. Alors, peut-être d'abord plutôt pour Anne sur du coup le nouveau dispositif période de reconversion professionnelle. Alors peut-être d'abord des questions, des besoins de réprécision sur les types d'actions concernées. Une question de David notamment, est-ce que la création d'entreprise par exemple est éligible à une période de reconversion ?
Anne VINCENT | 30:38.688
C'est une bonne question. Alors elle est en vigueur que depuis le 1er février, donc on n'a encore pas tous les cas. Donc je ne sais pas si je vais pouvoir répondre à toutes vos questions. Si on part de la création d'entreprise, À l'instant T, je ne suis pas sûre puisqu'il faut qu'on ait d'un côté une entreprise, soit on se reconvertit, on est interne à l'entreprise, soit dans une entreprise externe. Après, je vous dis ça à l'instant T, mais je n'ai pas encore eu de reconversion telle que celle-là.
Elise André| 31:12.458
Merci Anne. Peut-être une autre question également. Est-ce que dans le cadre d'une PRP, avec une mobilité externe notamment, est-ce que le contrat signé peut être un contrat de professionnalisation ou d'apprentissage ?
Anne VINCENT | 31:31.247
Alors nous, on parle de contrat, on parlait à la base, c'était pour les salariés un peu plus expérimentés. Si on passe par un contrat d'apprentissage, c'est un autre dispositif de financement que la période de reconversion. Donc on ne va pas pouvoir mobiliser les deux dispositifs, ces deux dispositifs totalement différents.
Elise André| 31:53.302
Ok, alors c'est vrai que peut-être préciser, comme vous l'avez dit Anne, que c'est encore un dispositif fraîchement mis en place. Et c'est vrai que vous n'avez peut-être pas encore d'exemples concrets de parcours qui ont pu être lancés. Donc, il y a peut-être des questions sur lesquelles vous n'avez pas encore de réponses, en effet, précises à apporter.
Anne VINCENT | 32:13.308
Non, mais dans ce cadre-là, en fait, soit les actions de formation vont être prises en charge dans le cadre du contrat d'apprentissage, donc avec des fonds de financement de l'apprentissage. Et quand on est dans une période de reconversion, c'est d'autres fonds, en fait, qui sont... Les dotations ne sont pas les mêmes. Donc, en fait, c'est deux dispositifs différents. C'est deux dispositifs de financement, de formation différents.
Elise André| 32:39.103
OK, j'espère que ça a pu répondre à la question de ce participant. Peut-être des questions également, mais autour du financement. Une personne nous demande quel complément de financement possible, par exemple pour une action qui va au-delà des montants plafonnés. Si par exemple c'est une action qui coûte plus de 5 000 euros ou de 9,15 euros de l'heure, comment ça peut se passer dans ces cas-là ?
Anne VINCENT | 33:06.517
Alors là, les montants que j'ai donnés, c'est les montants qui sont pris en charge par les opcos. Donc, si on a une formation, si on est dans le cadre, on va dire, d'une reconversion interne et qu'on veut utiliser, donc si le salarié a dit OK pour utiliser son CPF, il pourrait y avoir, par exemple, 4000 euros pris en charge par le co et jusqu'à 4000 euros pris en charge également par le CPF. Après, je parle toujours de reconversion interne, il pourrait y avoir des abondements aussi de l'employeur sur le CPF du salarié pour pouvoir continuer à financer. Mais là, après, vu que c'est des cas un peu spécifiques et chaque branche va déterminer ses priorités sur les diplômes, on n'est peut-être pas plafonné à 5 000 euros ni à 9,15 de l'heure.
Sandra GUILLON| 33:55.830
Ok.
Elise André| 33:56.490
Alors, ça rejoint peut-être une autre question qui a été posée. Comment est-il possible peut-être d'accéder ou de connaître en tout cas les modalités, justement, qu'est-ce qui a été fixé finalement pour chaque OPCO ?
Anne VINCENT | 34:10.110
Alors, ce n'est même pas par OPCO, ça marchera même par branche ? Par branche, oui. Là, toutes les branches ne sont pas encore positionnées sur les diplômes. Et après, j'ai envie de dire que les employeurs doivent appeler leur référent OPCO pour connaître le montant qui peut être pris en charge. À ce jour, je suis incapable de vous dire quel branche, le montant de chaque branche prend en charge pour les diplômes.
Elise André| 34:50.804
Alors, il y a une autre question également sur les actions qui sont éligibles dans le cadre d'une PRP. Est-ce qu'elle doit obligatoirement comprendre une formation, une action de formation ?
Anne VINCENT | 35:06.873
On aura des actions de formation ? puisque la finalité, c'est de suivre, comme il était dit au départ, des actions de formation qui mènent à un diplôme, à une certification, à un cléa ou à minima un bloc de compétences. Donc, il y aura action de formation.
Elise André| 35:28.825
Merci beaucoup, Anne. Alors, il y a encore pas mal d'autres questions, mais je propose de poser aussi des questions sur le PTP notamment et d'autres. d'autres dispositifs qui ont été posés. Et puis peut-être qu'on aura le temps d'y revenir un petit peu plus tard dans le webinaire. Du coup, Sandra, alors peut-être d'abord un besoin de reprécision là aussi sur le public qui peut bénéficier d'un PTP. Une personne nous demande si un salarié du secteur public en CDI, par exemple, est-ce qu'il peut accéder à un PTP ? Sandra, vous devez avoir votre micro coupé, je pense.
Sandra GUILLON| 36:04.966
Voilà, c'est ramié. En fait, elles sont éligibles les salariés ayant un contrat de droit privé. Par contre, un fonctionnaire ne sera pas éligible au PTP.
Elise André| 36:18.850
Une personne nous demande également, peut-être plutôt sur la mobilisation des points pour un dispositif pur. Est-ce que les points C2P sont utilisés en priorité et le CPF vient en complément ou est-ce que c'est l'inverse ?
Sandra GUILLON| 36:36.234
Alors nous, on ne va pas mobiliser le CPF. Avec les points C2P, il peut y avoir des projets de formation qui vont être vus directement avec l'opérateur CEP en mobilisant les points C2P et le CPF. Et puis, il y a le dispositif pur. Le dispositif pur, on va aller prendre, comme je le disais, les points C2P et éventuellement abonder avec les fonds du PTP. C'est sûr que s'il y a fonds PTP, le CPF est décrémenté automatiquement, sans que pour autant nous on puisse le toucher. Mais en tout cas, nous on ne va pas aller regarder ce que la personne a sur son CPF, et même si elle n'a pas de CPF, elle peut bénéficier d'un PTP, d'un pur et de tout dispositif. J'espère que je réponds à la question.
Elise André| 37:40.638
Merci. On a également Bénédicte qui nous demande si les salariés du service à la personne sont concernés par le PUR.
Sandra GUILLON| 37:50.725
S'ils ont des points sur leur C2P, oui. En soi, il n'y a pas de secteur exclu. Il y a forcément des secteurs plus concernés par les risques professionnels du fait de leur activité. Mais je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Tout dépend de... de l'activité de la personne, si elle travaille de nuit, si elle a ce type d'activité. En tout cas, chaque salarié a par défaut, ça peut être important de le préciser, chaque salarié a par défaut un compte C2P, on en a tous un, vous et moi en avons un, par contre on n'a pas tous des points dessus du fait de nos métiers respectifs, mais en tout cas ça veut dire que chaque salarié peut aller activer ce compte pour vérifier s'il a bien ou pas. des points sur ce compte.
Elise André| 38:42.713
D'accord. Et peut-être une dernière question avant de passer à notre deuxième partie de ce webinaire, puisque l'heure tourne. Vous l'avez peut-être déjà précisé, Sandra, mais ça permettra peut-être de reclarifier un petit peu les choses, mais est-ce qu'il est possible d'effectuer plusieurs PTP pour un même salarié ou est-ce qu'il est limité à un seul ?
Sandra GUILLON| 39:03.210
Limité, oui et non, c'est-à-dire qu'il ne va pas pouvoir en enchaîner deux. Il y a un délai... de carence entre deux PTP qui est calculée notamment au vu de la durée du premier PTP, je ne pourrais pas vous donner la règle exacte comme ça, mais en tout cas les salariés dans ces cas-là n'hésitent pas à nous contacter pour avoir cette règle également sur ce délai de carence.
Elise André| 39:31.351
Merci beaucoup Sandra pour vos réponses et Anne également. Alors, on est désolés, on n'a pas pu traiter toutes vos questions, mais si on a un petit peu de temps en fin de webinaire, on pourra peut-être y revenir par la suite. Mais je vous propose d'enchaîner et de passer à la deuxième partie de notre webinaire, qui porte plutôt sur un outil, cette fois-ci, qui peut être une ressource intéressante dans l'accompagnement des publics et notamment dans la définition de pistes métiers. Donc, Lola va vous présenter cette plateforme qui s'appelle « Changer de métier » , et elle va naviguer en direct pour que ce soit plus parlant et plus concret pour vous. Donc, vous aurez bien toutes les captures d'écran de ce que Lola va vous présenter dans le support. Eh bien, Lola, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cet outil ?
Alaoui MOUMINI| 40:14.187
Oui, avec plaisir. Donc, bonjour à toutes et à tous et merci, Élise, pour l'introduction. Donc, je suis Lola Laurent. Je suis chef de projet au sein de la direction orientation professionnelle et formation professionnelle chez France Travail. C'est la direction qui porte notamment depuis un peu plus de quatre ans Merci. Le gros projet de transformation du ROM, qui est le référentiel d'emploi et de compétences de France Travail, sur lequel on opère actuellement deux grandes transformations, le passage vraiment d'une approche métier à une approche compétence et la mise à jour du référentiel pour que celui-ci reflète les compétences et les emplois du marché du travail. Et on a la chance de travailler avec la majorité des OCO, beaucoup de branches professionnelles, de fédérations professionnelles autour de ces questions. Et c'est grâce à ce gros chantier de dynamisation du Rhum qu'on a pu lancer toute une offre de solutions numériques autour de l'accompagnement à la transition professionnelle. Donc il y a un premier service qui est un peu notre service phare qui s'appelle Métierscope, qui est un dictionnaire de métiers où on va retrouver aujourd'hui les plus de 1500 fiches métiers du Rhum. Et on a lancé récemment un autre service qui s'appelle Changer de métier. qui là est plutôt sous une forme expérimentale. C'est un service qu'on a lancé grâce au soutien de la DGEFP et grâce à l'appui technique de la start-up d'État qui s'appelle DiagOrient, qui utilise déjà le ROM pour créer des solutions numériques et accompagner la construction du projet professionnel et l'orientation professionnelle, principalement des jeunes, mais finalement de tous les publics. Donc pour vous remettre un petit peu en contexte, une changée de métier c'est un outil qui existe déjà dans l'univers France Travail pour toutes les personnes qui ont un espace personnel France Travail, ça peut être des demandeurs d'emploi ou non parce que n'importe qui peut venir se créer un espace personnel de France Travail pour profiter de ses services et là dans Dans cette expérimentation, on a testé de créer un outil qui est accessible lui complètement gratuitement sans se créer de compte parce qu'on avait remarqué qu'il y avait beaucoup d'abandon de l'utilisation de notre premier outil à cause de l'authentification. Alors, changer de métier, à quoi ça sert en fait ? Changer de métier, c'est un outil qui permet de faire le point sur ses compétences et qui permet surtout d'accéder à une suggestion de métier qui est cohérente. avec les compétences qu'on a pu acquérir lors d'expériences professionnelles ou extra-professionnelles. Donc en fait, changer de métier, aujourd'hui, ça peut être perçu comme un appui qui est précieux pour quelqu'un qui souhaite définir son projet professionnel. Donc ça s'adresse vraiment à tous les publics, ça peut être des salariés qui envisagent une reconversion, des jeunes adultes qui sont en quête d'orientation professionnelle, ou des demandeurs d'emploi qui ne peuvent plus exercer leur métier et qui réfléchissent à de nouvelles pistes professionnelles. L'idée, c'est de capitaliser sur les compétences acquises lors d'expériences précédentes et de proposer aux usagers des pistes de métier qui mobilisent déjà, tout ou partie, des compétences acquises lors de leur parcours. Donc, ça peut être utile pour les personnes qui n'ont pas encore de projet professionnel très clair, mais aussi pour les personnes qui ont un parcours professionnel assez hétérogène. et qui ont du mal à faire le point sur leurs acquis et sur ce qu'ils peuvent faire ensuite. Et pour la suite, je vais plutôt passer dans un format de démo. Juste avant, pour vous expliquer, il y a deux manières d'accéder à changer de métier. C'est un site internet qui est accessible, il y a une URL que je vais vous coller dans le chat tout de suite, comme ça, si vous voulez y jeter un œil pendant qu'on discute, n'hésitez pas. Et on peut aussi accéder à ce service via le site Métierscope, qui est le site de présentation des métiers de France Travail. Je vais vous partager mon écran. On va basculer là-dessus. Et vous me dites, Élise, n'hésite pas à me dire quand c'est bon, parce que moi, je ne vous vois plus.
Anne VINCENT | 44:38.584
Merci.
Alaoui MOUMINI| 44:40.149
Donc super. Donc changer de métier, aujourd'hui ça ressemble à ça. C'est un site qui est accessible sur n'importe quel moteur de recherche ou directement via cette URL. C'est complètement gratuit, c'est accessible à tous et on n'a pas besoin de se créer de compte pour l'utiliser. Ça démarre avec une petite page d'accueil qui explique un petit peu le concept du site, comment ça marche. Donc je partage mes expériences, je découvre les compétences que j'ai acquises. et je peux visualiser des pistes de métiers réalistes en fonction de mon parcours. On explique pourquoi c'est intéressant d'utiliser Changer de métier et on peut démarrer le parcours assez facilement depuis la page d'accueil. On a une petite page introductive qui explique un petit peu les différentes étapes par lesquelles on va passer. Et ensuite, la première étape, on va demander à l'usager Merci. de partager s'il en a des préférences ou des contraintes concernant ces conditions de travail. On voit qu'il y a beaucoup de parcours de reconversion qui sont liés notamment à la non-possibilité d'exercer certaines conditions de travail. On s'est dit que ce serait intéressant de le proposer peut-être en amont. C'est une étape qui est facultative. On a sélectionné une douzaine de conditions de travail phares qui viennent du Rhum. Et la personne peut dire qu'elle les préfère ou qu'elle souhaite les exclure des métiers qui lui seront proposés. Donc moi, je ne vais pas utiliser cette étape, je vais direct continuer. Ensuite, on me propose de valoriser mes expériences. Je peux valoriser des expériences professionnelles, donc exercées dans le cadre d'un emploi qui est rémunéré, ou des expériences extra-professionnelles. Donc ça, ça permet aussi d'adresser le service, par exemple, à des jeunes ou à des personnes qui ont peu d'expériences professionnelles, mais qui ont quand même... eu des expériences personnelles, donc ça peut être sportives, bénévoles, personnels, riches, et qui leur ont permis d'acquérir des compétences. Moi, je vais commencer par ajouter une expérience professionnelle. Par exemple, je vais ajouter une expérience d'AESH. Donc c'est assez simple en fait, l'outil il est relié aux 1500 métiers du ROM, donc j'ai un champ d'autocomplétion qui me permet de trouver énormément de métiers. Je précise la date de début et la date de fin de mon expérience, donc ça n'a pas à être très précis pour que l'outil fonctionne correctement. et ensuite... ça va venir m'associer l'ensemble des compétences liées à ce métier dans le ROM et libre à moi de les ajuster si je juge que je ne les maîtrise pas forcément. On va retrouver les savoir-faire principaux et les savoir-faire secondaires de la fiche métier d'AESH ici. Je peux ajouter autant d'expériences professionnelles ou extra-professionnelles que je souhaite. Moi, je vais en ajouter une deuxième, une expérience de coach sportif. Je ne veux aussi pas toucher au lot de compétences. Je peux derrière rajouter, par exemple, une expérience extra-professionnelle. Dans les expériences professionnelles, on a deux typologies de grandes thématiques. D'abord, les expériences bénévoles et l'engagement, et ensuite les expériences personnelles. Et en fait, ces grandes expériences, elles sont rattachées à des thèmes. Et on a décliné chaque thème en activités, et ces activités vont être reliées à des compétences du Rhum. Par exemple, je peux dire que j'ai une expérience personnelle avec des animaux, où j'ai éduqué un animal, fait du canicross, etc. Et toutes ces activités, on va venir les relier à des compétences professionnelles du Rhum. Et donc là, j'ai mon petit profil qui s'est construit avec mes trois expériences, deux professionnelles, une personnelle. Et plus j'ajoute d'expériences, plus le système va être précis. Et je peux voir les suggestions de métiers. qui me sont proposées avec l'approche compétence sur la base des différentes expériences que j'ai enregistrées. On va prendre différents critères pour faire ce rapprochement. Effectivement, on va regarder les compétences communes entre les expériences et les différents métiers du Rhum, mais on va aussi utiliser d'autres critères comme la récence de l'expérience, la durée de l'expérience, le poids des compétences dans le métier exercé. Et grâce à un algorithme, on est capable de faire ces recommandations de métier. Par défaut, on va avoir une dizaine de métiers recommandés avec des indications, est-ce que c'est un métier proche, moins proche, etc. Et quand je clique sur un métier, je vais avoir vraiment le détail assez succinct du métier. Je vais pouvoir accéder à la fiche métier. de métiers Scope qui a une présentation très exhaustive du métier en question avec les missions, les certifications et diplômes nécessaires, des statistiques sur le marché du travail qu'on peut classer par département et la liste des compétences. Et je vais surtout pouvoir voir vraiment le delta de compétences entre celles que j'ai déjà acquises via mes expériences précédentes et celles qu'il me reste à développer. si je souhaite exercer ce métier. Donc ça permet de faire le point sur le potentiel d'un projet de transition professionnelle. Ce qui est intéressant, c'est que là, par défaut, les recommandations qu'on fait sont relativement proches des expériences professionnelles déjà exercées par la personne, mais on peut choisir, avec ce petit bouton-là, d'élargir. d'élargir les recommandations de métier à d'autres secteurs. Donc là, on va voir justement une expérience qui valorise un peu plus l'expérience que j'ai enregistrée de coach sportif, etc. Là, j'ai vraiment une expérience d'agent de sécurité en événementiel qui vient utiliser des critères de projection un peu plus larges. Et pour affiner encore et personnaliser encore les résultats, je peux aussi filtrer les résultats par niveau de diplôme, par secteur d'activité, par centre d'intérêt. Et on a rajouté récemment un filtre qui nous permet, par exemple, de sélectionner les métiers stratégiques pour la transition écologique, les métiers verts, etc. Pour les personnes qui ont une appétence particulière pour certains domaines. Voilà, je vous ai fait un petit peu le tour de cet outil. Aujourd'hui, c'est vraiment un outil qui est expérimental pour nous. Ça nous permet de tester vraiment la qualité de l'algorithme qu'on a construit avec DiagOrient, mais aussi le principe d'avoir un outil qui permet de recommander des métiers sur la base de l'approche compétence. Peut-être que demain, on fera évoluer cet outil plutôt dans un format diaconversationnel, mais avec toujours le même objectif. En tout cas, on est ravis d'avoir pu lancer ce service-là avec Diagorient et avec la DGEFP. Et pour les personnes qui ont déjà un espace France Travail, c'est beaucoup plus simple. Il suffit de se connecter sur son espace France Travail et en fait, on vient digérer l'information du profil de compétence France Travail de l'usager et automatiquement, on va être capable de lui proposer des métiers qui mobilisent toute ou partie de ses compétences. Donc, il n'y a pas ce travail d'enregistrement qui peut être un peu long. Des expériences, ça se fait complètement automatiquement sur france-travail.fr, sur l'espace personnel, si la personne a déjà enregistré un CV ou un profil de compétence. Je vais arrêter le partage pour vous voir et je vais peut-être reprendre quelques questions s'il y en a.
Elise André| 53:13.874
Alors déjà, on a plusieurs participants qui réagissent à cette présentation et qui disent que cette plateforme a l'air effectivement très intéressante. Et Stéphanie nous dit même qu'elle a hâte de tester l'outil avec les bénéficiaires. Donc effectivement, c'est je pense une ressource vraiment intéressante pour l'accompagnement des publics. Alors, on n'a pas forcément de questions précises sur l'outil, sur cette présentation. Alors, peut-être là, pour l'instant, on a la possibilité, en effet, de renseigner son parcours d'expérience, que ce qu'elle soit d'ailleurs professionnelle ou personnelle. Est-ce qu'on a ou on aura peut-être la possibilité aussi de renseigner son parcours d'études, de formation, ou est-ce que c'est un outil qui se base vraiment plutôt autour de l'expérience ?
Alaoui MOUMINI| 54:02.700
Alors là, la première version qu'on a sortie, effectivement, c'est vraiment purement de l'approche compétence. Et on avait volontairement éludé le sujet du niveau d'études, des diplômes, des certifications, pour ne pas brider l'approche compétence. Mais on a quand même des critères où, ce n'est pas parce qu'une personne a eu trois expériences dans le domaine médical, un maximum de bac plus 2 qu'on va lui proposer un métier bac plus 7 et plus, par exemple. Donc on avait quand même mis des limites, du moins on avait délimité un périmètre en termes de gap, en termes de niveau de diplôme, mais on n'était pas allé jusqu'au bout de ce qu'on pourrait aller pour intégrer ce genre de critères. Et c'est vrai que sur une deuxième version, Ça serait important qu'on soit capable de le faire, ou du moins qu'on laisse la possibilité à l'usager de choisir s'il souhaite s'astreindre complètement de son niveau de diplôme ou s'il souhaite rester dans le cadre de son niveau actuel, s'il est prêt à reprendre une formation, etc. Donc il faut voir vraiment cette version comme une version expérimentale, un peu niveau zéro. Et d'ailleurs, si vous testez l'outil et que vous retrouvez des choses à améliorer, il ne faut pas hésiter à nous partager l'information. Il y a un petit questionnaire à remplir une fois qu'on a utilisé l'outil qui nous permet de remonter des retours usagés. C'est ça qui va nous permettre de l'améliorer.
Elise André| 55:43.017
Merci Lola. Alors peut-être juste une dernière question. Une participante nous demande, étant donné qu'effectivement c'est un outil qui… peut s'utiliser sans authentification au départ. Est-ce qu'il est possible quand même de conserver du coup les résultats suite au remplissage du questionnaire ou est-ce qu'on peut revenir dessus par la suite ? Comment c'est possible de conserver ?
Alaoui MOUMINI| 56:04.946
Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. En fait, on a créé ça vraiment comme un point d'entrée, un outil vraiment facilement accessible. En 15 minutes, on va pouvoir avoir des résultats, mais on ne peut pas enregistrer l'information. Ce qu'on vous conseille, c'est plutôt dans ce cas-là, soit d'utiliser le changer de métier disponible chez France Travail ou l'outil équivalent de la galaxie des microservices diagorientes qui s'appelle Brio, où là vous avez une expérience beaucoup plus complète. Alors vous devez vous créer un compte, mais ça permet d'enregistrer ces informations, de faire évoluer sa carte de compétences et de voir comment évoluent les propositions de métier. On se base tous sur le même référentiel de données qui est le ROM. Donc les outils sont sensiblement similaires, mais c'est vrai que si on veut enregistrer ces infos, allez plutôt vous créer un compte sur la plateforme DiagOriente ou sur l'espace personnel France Travail pour les candidats et demandeurs d'emploi.
Elise André| 57:06.033
Très bien, merci beaucoup Lola pour cette présentation complète. Il n'y a pas d'autres questions en tout cas sur cet outil dans le chat. Alors j'en profite juste parce que je vois qu'il nous reste une ou deux minutes. simplement pour revenir sur des questions qui avaient été posées sur les dispositifs au départ. Alors peut-être une question Sandra, pour vous, une personne l'a posée à plusieurs reprises. Elle demande comment se passe un PTP pour les personnes intérimaires.
Sandra GUILLON| 57:36.406
Alors elles ont des conditions particulières au niveau de l'ancienneté qui est à respecter. Et puis... C'est vrai que c'est particulier, donc je vais avoir du mal à répondre vraiment dans les détails, j'en suis navrée. N'hésitez pas à regarder sur notre site les informations et puis sinon vous avez mon mail dans le support. Vous pouvez m'envoyer un petit mail et je transférerai à quelqu'un qui pourra vous donner les bonnes réponses. Je ne veux pas, je suis désolée, je ne veux pas m'engager dans ces réponses, c'est assez technique et je n'aurais pas à vous dire de bêtises.
Elise André| 58:16.815
Très bien. Écoutez, oui, pour toutes les questions vraiment précises ou spécifiques à un cas en particulier, peut-être qu'on ne pourra pas les aborder là aujourd'hui, vous retrouverez toutes les informations qui ont été données aujourd'hui, le support sur le site de Via Compétences, il vous sera aussi transmis par mail à l'issue de ce webinaire. Et vous aurez également accès au replay très prochainement, d'ici quelques jours, sur le site de Via Compétences. Écoutez...
Anne VINCENT | 58:42.849
Oui,
Elise André| 58:44.130
Alicienne.
Anne VINCENT | 58:45.110
chose, je pense que je suis passée un peu vite sur la mobilisation du CPF à l'heure du salarié. Comme je vous disais, on peut mobiliser, mais on peut mobiliser tous les droits des salariés quand ils sont dans le cadre d'une reconversion externe, les droits CPF, et la moitié des droits inscrits au CPF quand on est dans le cadre d'une mobilité interne. Donc, s'il a 5 000, on peut mobiliser 2 500, jusqu'à 2 500. Je crois que je suis passée un peu vite sur cette histoire de droit entre 50% et 100%. Je voulais juste repréciser ça.
Elise André| 59:18.964
Merci beaucoup pour clôturer effectivement ce webinaire. Alors, nous arrivons désormais à la fin. Pour ceux qui aimeraient aller peut-être un peu plus loin dans les ressources autour de la reconversion professionnelle, je vous invite à vous rendre sur le site de Via Compétences pour accéder à un certain nombre de ressources. Donc, on a des pages dédiées à cette thématique. Et on a également une sélection de ressources sur la médiathèque de Via Compétences, ainsi qu'un fil de veille spécifique sur le sujet. Donc, n'hésitez pas. Vous aurez bien sûr accès au lien dans le support qui vous sera transmis. Eh bien, écoutez, je vous remercie en tout cas grandement et je renouvelle mes remerciements également à nos trois intervenants pour leur intervention de qualité. Et merci à tous d'avoir suivi ce webinaire. Je vous dis à très bientôt sur d'autres actions et je vous souhaite une très bonne journée.
Alaoui MOUMINI| 60:07.905
Merci pour l'organisation. Merci à tous.
Sandra GUILLON| 60:11.794
Bonne journée.