Transcription du webinar du 05/03/2 "Valoriser l’engagement dans les parcours d’orientation des jeunes"
Comment l’engagement constitue-t-il un élément central dans les parcours d’orientation des jeunes ? Quels sont les dispositifs à connaître et comment les mobiliser ?
Professionnels de l’orientation, ce moment est pour vous ! Dotez-vous de méthodes et outils opérationnels avec Info Jeunes et le Service Départemental Jeunesse Engagement et Sports (SDJES).
Intervenants
- Vanessa Boesch, chargée de mission orientation-emploi au sein du Réseau Info Jeunes Auvergne-Rhône-Alpes
- Pierre Dévrieux, conseiller éducation populaire et jeunesse au sein du Service Départemental Jeunesse Engagement et Sports (SDJES) de la Haute-Loire
Webinar animé par Elise André – Chargée de mission à Via Compétences.
Elise André (animatrice) : Et bien bonjour à toutes et tous. Bienvenue pour ce nouveau RDV Compétences du SPRO, intitulé Valoriser l'engagement dans les parcours d'orientation des jeunes. Donc aujourd'hui, nous sommes ensemble pendant 1h30 jusqu'à midi et nous tenterons avec nos intervenants de répondre à cette question : comment l'engagement constitue-t-il un élément central dans les parcours d'orientation des jeunes ? Donc pour ma part, je suis Élise André. Je suis chargée de mission ingénierie de l'orientation au sein de Via Compétence et ce matin, j'ai le plaisir d'animer ce webinaire, de co-animer avec deux intervenants. Donc tout d'abord Vanessa que je laisse se présenter.
Vanessa Boesch (Réseau Ingo Jeunes) : Donc bonjour, je suis Vanessa Boesch. Je suis actuellement charge de mission orientation et emploi pour Info jeunes Auvergrne-Rhône-Alpes, le CRIJ pour ceux qui connaissent peut-être notre structure sous cet acronyme-là. Donc nous sommes à un réseau régional notamment. Et notre travail, c'est d'accueillir tous les jeunes sur tous les domaines qui vont à un moment donné les intéresser, les questionner et de leur apporter une information complète, adaptée, neutre, de manière anonyme et gratuite. Et nous avons notamment énormément d'accompagnements autour des questions d'orientation et d'engagement.
Elise André (animatrice) : Merci Vanessa pour ta présence aujourd'hui, et nous avons également Pierre Dévrieux que je laisse également se présenter.
Pierre Dévrieux (SDJES Haute-Loire) : Bonjour à toutes et à tous, Pierre Dévrieux, je suis donc conseiller éducation populaire et jeunesse en poste sur un pôle engagement au sein d'un service départemental jeunesse, engagement et sport. Donc moi, je suis en Haute-Loire mais on travaille à l'échelle régionale pour ce ministère, en termes de délégation régionale académique. Voilà la jeunesse et sport c'est un petit peu particulier et on fonctionne avec l'Éducation nationale. Et là aujourd'hui j'interviens voilà au titre de conseiller engagement plus spécifiquement.
Elise André (animatrice) : Merci beaucoup Pierre. Donc ce matin, un format un petit peu particulier j'allais dire, puisque notre matinée donc se découpe en deux grandes parties. Une première partie plutôt informative de 45 minutes où Pierre et Vanessa dresseront un panorama des dispositifs d'engagement des jeunes. Donc ils feront une présentation à deux voix. Et nous avons également le plaisir d'accueillir ce matin Martina et Savana, qui sont toutes les deux volontaires en service civique et qui nous partageront leur expérience. Donc elles livreront un témoignage. Donc merci à toutes les deux. Et nous aurons ensuite une deuxième partie pour le coup plutôt interactive de 45 minutes également où là vous serez répartis donc en sous-groupe où vous pourrez interagir entre vous, poser toutes vos questions et là aussi nos deux intervenants animeront des ateliers, vous montreront des plateformes, des outils, des ressources pratiques où vous pourrez échanger entre vous. Donc la première partie de 45 minutes de présentation fera l'objet d'un webinaire qui sera diffusé sur le site de Via Compétences dans quelques jours et bien évidemment la deuxième partie plus interactive ne sera pas enregistrée pour vous laisser échanger plus facilement entre vous. Donc je vous propose et bien de rentrer d'ores et déjà dans le vif du sujet, en commençant par le panorama des dispositifs d'engagement des jeunes. Donc je vous rappelle que vous pouvez poser toutes vos questions via le tchat. On sera plusieurs à pouvoir y répondre lors des temps dédiés. Vanessa, je te laisse la parole et la main.
Vanessa Boesch (Réseau Ingo Jeunes) : Donc aujourd'hui, en fait, moi j'aimerais bien introduire la question de l'engagement des jeunes au niveau de leur parcours d'orientation et comme une expérience en fait avant tout, et comment nous professionnels qui les accompagnons pouvons utiliser ce parcours comme un levier structurant dans leur dans leur projet. Donc ben en fait régulièrement lorsqu'on reçoit des jeunes de tout âge, puisque chez nous ça va jusqu'à 30 ans, je tiens à le dire, on a souvent cette impression de décalage puisqu'ils vont nous parler d'eux et avec parfois une sorte de dévalorisation en se disant bah je n'ai rien fait, je n'ai pas d'expérience. Donc il y a une minimisation en fait de leurs parcours d'une part et il y a un manque de lien qui se fait entre ces activités d'engagement qui peuvent être comme on va le voir plus tard : formel, non formel et informel. Et il y a du coup un manque de lien entre ce qui va structurer ce parcours d'engagement et leur parcours d'orientation. Pourtant, les jeunes sont engagés, ça c'est une certitude ! Donc en fait, on va avoir deux enjeux principaux en tant que professionnel, c'est-à-dire d'être en capacité de valoriser cet engagement qui est déjà en cours et aussi de faciliter, en fait, un parcours vers un engagement qui peut-être une fois de plus formel, non formel, informel. Donc quand je parle d'engagement formel, là on est vraiment sur un statut, sur un cadre qui est plutôt légal, encadré, accompagné avec une reconnaissance. Donc ça va aller du service civique à l'engagement dans un conseil de vie lycéenne ou un conseil de vie de collège. Ça peut être le CMJ, le bénévolat associatif, les corps européens de solidarité. Voilà, tout ce genre d'engagement qui répond à un dispositif avant tout. Mais on a aussi cet engagement qui va être non formel. Donc on est plus sur là des projets associatifs informels, des mobilisations citoyennes qui peuvent aller, la mobilisation citoyenne de la participation finalement à, comment dire, à des manifestations, à des relais d'information, ça peut être aussi autour des questions de, comment dire, les questions de mobiliser sur une cause particulière sans être pour autant engagé dans un parti, dans un syndicat, mais d'être quand même présent et d'avoir une reconnaissance qui on va dire un petit peu partielle puisque il y a un semi-cadre. Et après il va y avoir l'engagement informel. Donc là en fait c'est vraiment la partie invisible. Donc on va parler d'entraide familiale, d'entraide de quartier. Alors moi, j'ai en tête par exemple un jeune que j'accompagnais sur une rédaction de CV, et qui bah il ne faisait rien en dehors de l'établissement scolaire. Et en fait, en discutant un petit peu plus avec lui, ben depuis qu'il avait 13, 14 ans, il accompagnait des parents allophones pour les entretiens de leurs enfants au collège, pour faire la traduction. Donc là, on est quand même sur quelque chose ben si on ne va pas le chercher très loin, on si on va pas tirer tous les fils en fait de ce que peut faire ce jeune en dehors de sa formation, en dehors de sa recherche d'emploi ou de job ou d'alternance, on va passer à côté. Et pourtant, on est quand même sur un temps très structurant et très significatif qu'il faut réussir à mettre en avant, à mettre en valeur. Donc l'engagement, c'est une expérience et c'est comme ça en fait qu'on apprend. C'est avant tout en vivant des expériences. Mais pour ça, il faut avoir un temps de retour sur cette expérience. Donc elle doit être analysée, elle doit être mise en sens et ensuite réinvestie pour qu'à ce moment-là ça devienne vraiment une ressource pour les jeunes sur lesquelles ils vont pouvoir s'appuyer, dans lesquelles ils vont pouvoir aller puiser pour vraiment construire ce parcours d'orientation et faire un lien en fait avec un moment une formation, une recherche d'emploi, une volonté d'aller un petit peu plus loin que juste le côté scolaire ou professionnel. Et donc ça c'est vraiment notre rôle en fait de pouvoir mettre en lumière en fait tous ces temps-là et la manière dont ils ont été construits et de comment ils construisent la personne.
Donc qu'est-ce que ça structure finalement dans l'orientation cet engagement ? Et bien il y a ce temps d'exploration identitaire qui est quand même fondamental. Donc ça va être des temps où on va pouvoir se poser des questions, où les jeunes vont pouvoir se poser des questions. Certains auront la capacité de le faire seul et d'autres en fait ont besoin vraiment qu'on puisse être là pour appuyer cette réflexion. Et ça va être structurant puisqu'on va pouvoir réfléchir à ce qui met en mouvement, ce qui motive, ce qui révolte, ce qui passionne, ce qui ennuie et on commence à faire des tris. On critérise, ces jeunes critérisent à ce moment-là lorsqu'ils font ce retour d'expérience. Donc, il y a le sentiment de pouvoir agir à un moment donné et notamment pour des jeunes qui pourraient ne pas être à l'aise en fait dans leur parcours scolaire et dans leur parcours de formation. Cette reconnaissance qu'ils vont pouvoir obtenir en étant sur un terrain en fait, un terrain qu'ils auront choisi à un moment donné et bien ça apporte vraiment une valorisation à un moment donné de soi. Et ça c'est essentiel puisque c'est les ressources sur lesquelles en fait ils vont pouvoir vraiment ensuite s'appuyer. Les ressources personnelles, on est bien d'accord. Et ben souvent ces compétences elles sont, elles sont là mais elles ne sont pas visibles. Elles ne vont pas toujours être visibles par eux-mêmes puisqu'ils n'auront pas eu forcément ce temps de retour et cette mise en lien entre cette expérience vécue et le côté formatif en fait de leur expérience. Il y a aussi cette partie en fait structurante qui va être la clarification du projet, c'est-à-dire ben un jeune qui aurait pu partir sur un service civique sur un domaine qui a priori l'intéresse, et donc il pourrait penser à un moment donné faire son métier. D'aller en fait sur ce service civique, ben ça va infirmer, ça va confirmer une idée de métier, une idée de secteur et là une fois de plus, il va pouvoir poser ses critères. On va pouvoir développer des compétences effectives de savoir-être bien avant tout et de savoir-faire qui vont être transférables à un moment donné dans la vie professionnelle ou une fois de plus sur un parcours de formation qui pourrait être post-bac, de reprise d'études notamment. Ce sentiment de légitimité qui peut être ressenti à un moment donné dans une mission, dans un bénévolat notamment, bien va permettre une capacité ensuite de se projeter. Donc la confiance reste un élément essentiel à un moment donné sur un parcours d'orientation, se sentir capable de faire des choses et d'avancer et aussi ben une fois de plus de faire des choix. Notre rôle là-dedans, donc comme je disais tout à l'heure, ça va être de repérer. Faut vraiment pouvoir aller au-delà du visible.
Donc le visible, c'est ce qui va être raconter facilement sur un CV. C'est le scolaire, c'est les expériences professionnelles, c'est les expériences de stage. Ensuite, il va falloir pouvoir accompagner les jeunes à mettre en mot, c'est-à-dire analyser les différentes situations qu'ils ont pu vivre pendant cet engagement, les apprentissages qu'ils en tirent, les difficultés qu'ils ont pu rencontrer, les erreurs qu'ils ont pu faire. Et c'est un moment où en fait on peut se rendre compte qu'on a le droit à l'erreur en fait aussi puisqu’elle ne va pas être nécessairement limitante cette erreur. Il y a le tutorat qui va pouvoir les accompagner, leur permettre de progresser, leur permettre d'analyser en fait ce temps d'erreur. Et ensuite en fait, en traduisant en compétences, on va pouvoir relier ça, il va pouvoir relier ça, à un projet. Et donc faire le lien avec cette formation qu'il a en tête, cet emploi qu'il vise, l'alternance éventuellement. Donc notre rôle en fait c'est de donner du sens à cet engagement. Donc moi, j'ai un petit, comment dire, j'aime l'engagement non formel parce que l'engagement non formel en fait, il peut être vraiment encore plus structurant puisqu'il va se faire hors accompagnement, hors champ d'attentes spécifiques d'une mission donnée avec un besoin de résultat. Ils sont moins visibles, ils peuvent être plus identitaires parce qu'en fait là ce sont les valeurs vraiment propres à chaque jeune qui vont motiver cet engagement non formel. Et en fait à ce moment-là, c'est vraiment un temps d'apprentissage, de connaissance de soi. Et comme je l'ai déjà dit et comme je le répète toujours, la connaissance de soi, c'est la première brique pour un parcours d'orientation. Donc pour moi, plus l'engagement est informel, plus notre rôle est déterminant justement à aller le chercher, aller lire entre toutes les lignes et en posant des questions très, très profondes en fait finalement aux jeunes qu'on va pouvoir accompagner, ce qu'on pourra voir en deuxième partie lors du Labo praxis, et notre rôle est vraiment déterminant pour ce temps-là.
C'est un laboratoire d'orientation. Donc l'orientation, c'est pas nous qui allons donner des réponses à un moment donné aux jeunes. Si, on peut répondre sur telle formation va se faire dans tel établissement et tu auras telle aide financière pour y parvenir. Mais en fait nous ce qu'on cherche à faire c'est accompagner les jeunes à tirer des apprentissages concrets de toutes les expériences qui vont pouvoir avoir été vécues. Et reconnaître en fait l'engagement des jeunes, ben c'est leur reconnaître le parcours réel qu'ils sont en train de de faire, qu'ils sont en train d'établir et de construire petit à petit. Et je m'arrête là.
Elise André (animatrice) : Merci beaucoup Vanessa. Je vous propose qu'on puisse enchaîner tout de suite peut-être avec l'intervention de Pierre et de prendre un temps de questions réponses à la fin des deux interventions. Pierre, je te laisse la main poursuivre.
Pierre Dévrieux (SDJES Haute-Loire) : Très bien. Merci Vanessa parce que tu as dit beaucoup de choses dans lesquelles je me reconnais entièrement. Donc voilà, comme ça je ne vais pas avoir besoin de revenir sur ces points clés là. Et je vais passer tout de suite aux dispositifs que je souhaite vous présenter qui sont des dispositifs directement pilotés par les services départementaux de la jeunesse, de l'engagement et des sports. En lien avec les délégations régionales, on travaille vraiment tout le temps en aller-retour. Il peut y avoir voilà des choses qui vont être directement pilotées par les DRAJES, ou bien plus localement dans les départements par les SDJES. Typiquement, je commence par le service civique puisque c'est, on va dire notre plus gros morceau, c'est vraiment le plus gros dispositif d'engagement de la jeunesse. Je rappelle en deux trois éléments, deux trois mots clés, mais qu'il faut bien avoir en tête que c'est un dispositif d'engagement volontaire. Une des principales préoccupations qu'on porte nous les référents services civiques dans les territoires, c'est lorsqu'on a affaire à de l'emploi dissimulé, c'est-à-dire des missions qui ne relèvent pas de l'intérêt général. Donc on est extrêmement vigilant à ce que à ce qu'il s'agisse bien de missions d'intérêt général avec une dimension pédagogique, avec un lien avec le public. Euh voilà, quand on constate que des jeunes se retrouvent à faire par exemple exclusivement de l'accueil téléphonique, bah ça ne relève pas d'une mission service civique. Et c'est un engagement volontaire, dont on a célébré le 15ème anniversaire en 2025, qui continue, qui aujourd'hui s'adresse aux 16-25 ans. Alors, ça peut aller au-delà de 25 ans, mais c'est exclusivement réservé aux jeunes en situation de handicap et cela dure de 6 à 12 mois. Le format standard vraiment le plus fréquent pour le service civique, c'est 8 mois. Et il peut y avoir voilà des fois 10 mois si vraiment la mission le justifie. Typiquement, ça va être par exemple sur l'organisation de l'événementiel, un festival, ce genre de choses. Et puis 12 mois, c'est réservé à certains profils particuliers. L'indemnité en revanche, elle est à peu près la même pour tout le monde. Alors c'est pas exactement 620€ par mois, je vous ai épargné les centimes. C'est 619 84€. Donc voilà pour on peut dire aux jeunes 620€ par mois. Et elle peut être majorée pour des jeunes en situation de grande précarité. Des missions d'intérêt général qui sont regroupées autour de huit grandes thématiques, que je ne vais pas forcément prendre le temps maintenant de d'énumérer et de décrypter hein, mais c'est voilà autour de la solidarité, de la culture, du sport, enfin voilà. Pour en savoir plus, il ne faut pas hésiter à accéder au site et à l'éplucher. On a un site qui a été fait par l'agence du service civique qui est extrêmement détaillé, avec des des foires aux questions très très complètes. Donc le service civique quand on ne connaît pas au premier abord, ça peut sembler un petit peu austère, ça peut sembler voilà une grosse machinerie administrative etc. Et en fait quand on en prend l'habitude, on se rend compte que c'est pas si compliqué que ça et surtout qu'on a beaucoup de gens pour nous aider. Donc par exemple des référents départementaux. Donc moi j'ai un ou une équivalent dans chaque département. Et puis il peut y avoir des structures qui ont des agréments régionaux. Donc là c'est mes collègues de la DRAJES qui renseignent ou des agréments nationaux. Donc là, c'est directement l'agence qui traite avec les structures. Voilà. Donc je sais qu'aujourd'hui il y a des gens par exemple des Missions locales, des structures IJ, etc, donc qui en général connaissent bien le service civique. Simplement avant de passer à la slide suivante, je fais une toute petite parenthèse parce qu'on parle aujourd'hui de l'engagement des jeunes. Je ne sais pas si vous savez, 2026 c'est l'année internationale des volontaires. Voilà, petite astuce à connaître parce qu'il y a des financements qui sont associés. Voilà, financements qui portent directement sur des projets, donc des projets d'engagement.
Pourquoi volontaire ? C'est parce qu'en droit international, on parle de volontaire, en anglais notamment c'est "volunteer". Il y a que la France qui fait le distingo entre les volontaires et les bénévoles. Euh voilà, c'est un peu spécifique chez nous. Mais sinon après dans le reste du monde, on a plutôt tendance à à parler de volontariat et à faire un gros paquet global.Et puis je vais parler de quelques autres dispositifs. Alors, je vais dérouler un petit peu plus vite, mais c'est bon voilà, c'est une information très générale, mais il y a tous les liens. Donc quand vous récupérerez la la présentation, faut pas hésiter à y aller. Simplement très important de passer de parler de notre plateforme nationale du bénévolat, qui a beaucoup fait parler d'elle notamment au moment du Covid, jeveuxaider.gouv.fr Cette année, le ministère a décidé de faire un gros focus sur l'engagement des jeunes. Donc il y aura tout un tas d'événements organisé et puis de facilitations spécifiques pour l'engagement à destination des 16-18 ans. Voilà, qui n'étaient pas forcément la cible prioritaire de la plateforme jeveuxaider.gouv.fr. Donc on est vraiment sur une plateforme de recrutement de bénévoles. C'est c'est vraiment voilà des structures qui s'enregistrent, qui proposent des missions et ensuite des volontaires qui viennent voir sur la plateforme, trouver des missions qui leur correspondent. Enfin voilà, c'est vraiment une plateforme de mise en contact tout simplement, qui est pilotée pareil par des référents départementaux. Faut pas hésiter à vous rapprocher du service de votre département, demander qui est la personne qui s'en occupe. Voilà, donc c'était moi en Haute-Loire jusqu'à il y a quelques mois et maintenant c'est ma collègue Hélène Austin qui est référente parcours engagement.
Un autre dispositif donc que je pilote pour le département de la Haute Loire, pareil, qui dispose d'un référent par département ainsi que des référents au niveau régional et qui est copiloté par les services de l'État et les associations qui sont présentes sur ce dispositif. C'est les chantiers de jeunes bénévoles. Voilà, c'est le plus vieux dispositif du ministère de la Jeunesse et des sports puisque ça date l'après seconde guerre mondiale. Et ce sont des chantiers internationaux pour la quasi-totalité d'entre eux. Alors il l y a des chantiers 16-17 ans et pour la plupart c'est quand même des chantiers plutôt qui s'adressent à des jeunes majeurs, même s’il y en a quand même pas mal qui s'adressent aussi aux ados mineurs. Ce sont des chantiers qui durent en moyenne 2 ou 3 semaines. Il y en a des plus courts, il y en a des plus longs. Globalement, c'est un engagement sur lequel les jeunes viennent, s'engagent à travailler le matin. Alors ça peut être de la réfection de patrimoine, on retape un vieux château, une ruine, quelque chose. Ça peut être aussi des chantiers environnementaux, aménager par exemple une marque pédagogique ou ce genre de chose, et portés par tout un tas d'associations. Donc en région Auvergne-Rhône-Alpes, vous allez avoir Créneau, Rampart, Concordia, Jeunesse et reconstruction. Enfin voilà, ils sont un certain nombre à découvrir sur le site cotravaux.org. Voilà, ils sont fédérés et cette fédération nationale s'appelle CoTravaux.
Et puis enfin, j'en termine par un petit dispositif qui passe un peu souvent sous les radars, mais j'aime bien insister un peu dessus. C'est Jeunes et fêtes, c'est un dispositif qui vise à accompagner l'organisation des rassemblements festifs de jeunes. On accompagne nous en priorité des rassemblements festifs qui sont portés par des jeunes et on va faire tout un travail en amont d'accompagnement pour les aider à structurer l'organisation, à prendre en compte tout l'aspect notamment prévention, réduction des risques, égalité femmes-hommes, inclusion, accès handicap. Voilà et réduction des risques je parle notamment en termes de consommation de produits stupéfiants, tout ce genre de choses. Et on fait vraiment tout ce travail de médiation avec les jeunes organisateurs d'événements festifs et on travaille en partenariat avec les préfectures. Donc on a un binôme dans chaque préfecture, chaque département, vous allez avoir un référent SDJES ou une référente et également idem côté préfectoral qui vont apporter toute une connaissance en termes de sécurité etc. Et ça peut notamment éviter parfois des événements pas toujours déclarés puisqu’il y a aussi des rassemblements festifs qui se font de manière sauvage ou illégale, et ça reste bah de l'engagement de la jeunesse qui souhaite porter mais d'une autre manière. Et la réponse de l'État elle n’est pas systématiquement répressive. Voilà et nous on peut être amenés à intervenir pour faire de la médiation, pour essayer de faire en sorte que tout se passe au mieux et on interviendra aussi bien pour des fêtes de village du comité des jeunes. Enfin voilà il y a vraiment c'est toutes les formes de rassemblements festifs de jeunes. Donc là pareil, si vous êtes amenés à accompagner, à entendre parler etc, rapprochez-vous des SDJES ou des structure IJ parce que souvent c'est le bon relais aussi les animateurs animatrices information jeunesse.
Et puis j'en conclurai sur un petit rappel, c'est que tout cela pour les jeunes qui s'engagent, quel que soit leur forme d'engagement, il y a aujourd'hui la possibilité de valoriser cet engagement. Et donc vous voyez tout en bas de la slide la petite capsule bleu canard là Pour valoriser son engagement. C'est un lien vers le compte engagement citoyen. C'est une manière en fait de faire attester pour les jeunes leur engagement, qu'il ait été bénévole ou alors sous forme de chantier, ou quelle que soit sa forme, service civique etc. Ou c'est l'engagement par exemple quand on passe son BAFA, c'est aussi de l'engagement des jeunes. Il faut jamais oublier de le souligner., c'est important. Même si derrière ça débouche sur un contrat de travail rémunéré, c'est aussi une forme d'engagement et donc tout ça les jeunes peuvent le valoriser. Ça peut se traduire notamment financièrement parlant, puisque des heures d'engagement peuvent être transformées en somme sur le CPF, sur le compte personnel de formation. Et ça on oublie, ça concerne tout le monde, pas que les jeunes. On oublie souvent de le mentionner. Voilà c'est plafonné jusqu'à 400€ si je ne dis pas de bêtises, mais c'est à vérifier. Et souvent on oublie et ça peut permettre de compléter le budget pour financer une formation. Voilà. Et je pense que j'ai bien dépassé mon temps, donc je vais m'en arrêter là.
Elise André (animatrice) : Merci beaucoup Pierre, alors ton temps n'était pas dépassé mais c'est qu'on avait pris un petit peu de retard au départ voilà sur le programme on avait commencé un petit peu en retard. En tout cas, merci pour cette présentation très éclairante qui, je pense rappelle ou peut-être fait découvrir même des éléments à nos participants. Alors, il n'y a pas de questions particulières dans le tchat, c'est que vos interventions étaient très claires avec Vanessa. Peut-être qu'on pourra, c'est Pierre qui parlait de l'année internationale, l'année volontaire en 2026, c'est ça ? Est-ce qu'on a déjà une idée peut-être d'actions qui peuvent être organisées par exemple en Auvergne-Rhône-Alpes, ou l'on n'a pas forcément d'informations pour l'instant ?
Pierre Dévrieux (SDJES Haute-Loire) : lors, j'ai pas forcément d'exemples très concrets qui me viennent là tout de suite en tête. J'en avais vu passer quelques projets mais ça date un peu et je ne sais pas ce qui a été concrétisé ou pas mais en gros il est possible de se tourner vers une instance qui s'appelle France volontaire. Donc voilà, France volontaire sur Google, vous vous arrivez directement dessus et c'est eux qui vont porter une grande partie des demandes de financement. Voilà, on est vraiment sur la valorisation de l'engagement des jeunes ou des volontaires à tout âge. Donc je sais qu'il y a déjà des grosses structures au niveau national qui sont positionnées là-dessus. Le Secours populaire, Unis-Cité, ce sont les deux premiers qui viennent à l'esprit. Mais voilà, faut pas hésiter à se renseigner, à positionner des jeunes, d'orienter des jeunes vers des grosses actions qui vont avoir lieu cette année, qui vont peut-être être plus importantes cette année parce qu'il y aura la possibilité de les faire financer par cette année internationale, il y a l'Organisation des Nations Unies derrière souvent. Donc voilà, c'est d'autres formes de financement pour lesquels on n’a pas forcément l'habitude de se positionner, mais il faut pas hésiter à y aller.
Elise André (animatrice) : Merci beaucoup Pierre pour cette réponse. Et bien nous allons profiter du fait qu’on n’a pas de questions supplémentaires dans le tchat peut-être pour tenter de rattraper un petit peu le retard qu'on avait pris au départ. Donc merci à Vanessa et Pierre pour ces informations. Vous aurez bien évidemment le support qui vous sera transmis à l'issue du RDV. Donc vous retrouverez bien toutes les informations et les liens cliquables directement vers les sites qui vous ont été présentés. Je vous propose maintenant de passer du coup la parole à Savana et Martina, qui sont toutes les deux volontaires en service civique et qui nous font le plaisir aujourd'hui de témoigner directement de de leur parcours et qu'on puisse également voir ensemble effectivement comment leur engagement impacte leur parcours d'orientation et leur avenir professionnel. Donc Savana et Martina, je vous laisse la parole. C'est peut-être Martina qui commence d'ailleurs, il me semble ?
Martina (jeune en service civique) : Oui. Bonjour à tout le monde et bon, merci beaucoup pour nous laisser témoigner en fait sur nos services civiques. Moi c'est Martina, j'ai 25 ans et je viens d'Italie. Je suis maintenant en service civil italien. Donc il y a des accords entre l'Italie et la France pour aussi laisser partir des Italiens ou des Français, en Italie et en France. Donc il y a des accords en fait entre les pays européens pour en fait faire de mobilité internationale aussi dans le cadre d'un service civil. Service civique mais en fait en Italie ça s'appelle « service civil ». Donc je suis en mission à Info Jeune Lyon depuis juin 2025 et je vais rester jusqu'à fin mai 2026. Donc en fait, il s'agit de 12 mois de volontariat. Donc j'ai 25 ans et j'ai déjà fini mes études. Donc je suis diplômée en licence en sciences politiques et droit en Italie et en master en relations internationales en Suède, où j'ai fait ma première mobilité internationale en fait grâce au programme Erasmus+. Et depuis ce moment-là, en fait, j'ai commencé un peu à comprendre comment faire toutes les démarches pour partir à l'étranger avec un outil de l'Union européenne et j'ai compris en fait qu'il y en a plusieurs et différents que je connaissais pas du tout. Tel que les opportunités Erasmus+, comme Training Courses, ou Virtual exchanges, où tu peux aller en fait participer à des programmes où tout est financé par l'Union européenne. Je participais en anglais sur la mindfulness. Oui. Et ensuite sur un training course sur les fake news. Donc c'était hyper intéressant. Et ensuite, je fais un stage à Lyon à la Chambre de commerce et à Dakar à l'ambassade d'Italie. Et je me suis diplômée finalement en master.
Et là maintenant, je suis en fait en service civique Info Jeune où je m'occupe surtout de, en fait je suis assistante avec Savana au programme de mobilité internationale avec Miria qui est notre tutrice, et on s'occupe en général d'informer les jeunes de 15 jusqu'à 30 ans sur toutes les opportunités de partir à l'étranger avec des aides financées par l'Union européenne. Et du coup, grâce à cette expérience, j'ai compris vraiment toutes les différentes manières de partir à l'international que je connaissais pas du tout avant. En fait, je connaissais que l'outil Erasmus+. Et du coup de participer, de comprendre en fait, d'apprendre toutes les autres façons de partir, ça m'a beaucoup aidé aussi à partager la connaissance que j'avais avec des amis, avec des personnes proches qui ont profité de ça. Ensuite, je m'occupe aussi, on s'occupe toutes les deux d'un podcast et donc voilà, on interview des jeunes français qui sont partis pour un projet de mobilité internationale grâce à des outils de l'Union européenne. Et personnellement, je m'occupe aussi d'un projet qui s'appelle l'abologement qui en fait le but de ce projet, c'est de cibler un peu les enjeux de jeunes sur le sujet des logements à Lyon. Et donc voilà, c'est ça. Je laisse la parole à toi Savana si tu veux aller.
Savana (jeune en service civique) : Et ben comme l'a dit Martina, moi je m'appelle Savana. Donc bonjour à tous, j'ai 18 ans. Donc à contrario de Martina, moi j'ai pas encore fait d'études donc je sors du bac. Donc déjà on a un engagement qui est totalement différent sur ce terrain. Donc moi je suis en mission partagée. Donc je fais un service civique, parce que je suis française. Je suis en mission partagée avec une association qui s'appelle Engagé et déterminé qui est une association qui est basée à Paris. Donc moi je suis je suis référente Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon. Ils ont un peu des référents dans toute la France de services civiques. Et dans cette association, on fait surtout on aide les assos jeunes et étudiantes, mais pas que, à concrétiser, à mettre en place et à légitimiser des projets de solidarité internationale, pour éviter quelques pratiques assez douteuses telles que le volontourisme ou alors le white saviorisme. Voilà et je suis donc aussi du coup en mission partagée avec Info Jeune Lyon, avec Martina et avec Mria qui est ma tutrice sur le pôle mobilité internationale comme l'a dit Martina. Donc voilà, on a totalement des engagements complètement différents. Moi je suis volontaire en sortant du bac, donc avec beaucoup moins de, comment dire, de background au niveau d'études, du coup de connaissances entre guillemets sur certains sujets mais ça ne m’a pas empêché de de faire mon service civique et même de bien m'entendre avec un peu tout le monde et d'en connaître plus. Et j'en apprends tous les jours en fait sur ce que c'est que l'engagement et ce que c'est que ce que je fais avec mon service civique. Voilà.
Vanessa Boesch (Réseau Ingo Jeunes) : Moi j'ai une petite question pour toi Savana puisque en fait ce service civique qui intervient juste après ton bac, la question c'était voulu ? C'est une année de césure ou est-ce que tu n'avais pas d'orientation choisie pour la rentrée 2025 ?
Savana (jeune en service civique) : Alors, faut savoir que j'ai fait une année d'échange quand j'avais 15 ans. J'ai vécu une année au Canada, donc en sortant du bac, mon objectif c'était de retourner au Canada. J'ai eu un problème avec le Visa, ce qui fait que j'ai dû rentrer en France, et Pparcours sup avait déjà fermé. Donc voilà je me suis inscrite à la Mission locale. On m'a conseillé de faire un service civique et tout ça pour en apprendre toujours plus. Et en fait, c'était pas de base voulu, enfin c'était pas la chose que je cherchais au départ, mais je pense que c'est la meilleure expérience que j'ai pu faire à 18 ans parce qu'au final, c'est pas vraiment une année de césure, mais un peu quand même parce que je suis pas en études non plus comme tous mes amis. Mais ça m'a permis de m'ouvrir à plusieurs horizons divers et variés et d'en apprendre plus que ce soit sur moi-même ou que ce soit sur l'engagement, sur ce que je voulais peut-être faire plus tard aussi et la manière dont je le ferai.
Elise André (animatrice) : Ben merci beaucoup à toutes les deux. Ce sont de très beaux parcours et peut-être, alors il n'y a pas forcément de questions particulières des participants, mais en quoi vous pensez que votre parcours est vraiment une plus-value que vous pouvez valoriser derrière dans le monde du travail ? En quoi vous pensez que c'est un plus ?
Martina (jeune en service civique) : Moi je pense qu'en fait quand j'ai fait des études en relations internationales, donc en fait dans un cadre toujours international et voilà d'apprendre toujours sur la mobilité internationale, sur les aides de l'Union européenne aussi pour partir. Ça colle beaucoup avec mon parcours et surtout je peux comprendre en fait comment aussi aider les autres. Donc comment aider mes amis et mes proches à s'engager aussi en tant que volontaire ou même participant à la vie associative aussi quotidienne. Et à mon parcours professionnel, je dirais que déjà je suis partie en France. Donc c'est quand même, ça aide je crois ça va aider pour le futur de m'être engagée quand même à l'international. Et en plus je crois que d'être capable de travailler quand même dans une équipe différente ou il y a des personnes qui travaillent sur des sujets complètement différents tous les jours. Donc il y a différents pôles à Info Jeune et de communiquer entre nous, de participer aussi à des projets différents qui ne font pas vraiment partie peut-être de mon pôle à 100%. Ça m'a beaucoup aidé à en fait travailler en équipe et gagner aussi en compétences.
Savana (jeune en service civique) : Et personnellement moi, bah comme je l'ai expliqué tout à l'heure, je sors du bac. Donc forcément, j'avais une idée assez restreinte en vrai de ce que je voulais faire plus tard. Je m'étais dit que je me tournerais vers des études un peu générales, je sors d'un bac général et tout ça. Et en fait, je me suis rendu compte grâce à mon service civique que j'adorais aider, que c'est quelque chose qui m'anime d'ailleurs, c'est pour ça que grâce à mon service civique d'ailleurs, j'ai eu une admission pour mon école de l'année prochaine. Mais surtout, je me suis rendu compte parce que j'ai toujours su que je voulais aider, mais maintenant, je sais un peu par quoi je veux aider. Je sais ce que je voudrais par exemple faire plus tard. Faire du volontariat de solidarité internationale grâce à aux études que je ferai l'année que je ferai l'année prochaine. Mais ça m'a aidé à concrétiser mon idée de vouloir m'engager, de vouloir aider et voilà.
Elise André (animatrice) : Merci beaucoup à vous deux. Et on a une dernière question dans le tchat, une participante qui qui vous demande quelles sont les difficultés auxquelles vous avez pu faire face au cours de votre de vos missions en service civique ?
Savana (jeune en service civique) : Personnellement, je suis en mission partagée. Donc une des difficultés, c'est la gestion du temps entre les deux structures parce que du coup j'ai une association qui est à Paris, donc je dois des fois me déplacer à Paris. Ce qui fait que j'ai 28h normalement dans la semaine, je dois avoir des jours de récup et tout ça. Du coup, c'est vrai que la gestion du temps est assez compliquée. Et sinon, des vraies difficultés auxquelles j'ai fait face, j'en ai pas énormément. Tout simplement parce que personnellement je trouve que j'ai la chance d'avoir des super tuteurs qui, et aussi Martina d'ailleurs, qui sont extrêmement là pour moi. Donc à chaque fois que j'ai une question ou que j'ai une difficulté bah on m'aide et on ne me laisse pas toute seule sans réponse et tout ça. On ne me demande pas d'être parfaite, on ne me demande pas de tout connaître. On me demande juste d'essayer et après on va m'aider si je ne comprends pas ou des choses comme ça. Voilà.
Martina (jeune en service civique) : Oui, en fait moi j'ai pas de difficultés particulières à raconter. Je crois que le plus important c'est de se trouver dans son équipe ou quand même dans son espace où tu te sens accueilli depuis le début, même si tu es pas en fait employé, tu es juste une volontaire qui va rester quand même pour des mois, pour beaucoup de temps. Et en fait de se sentir partie quand même de l'équipe, de pouvoir parler aussi de choses différentes et tout, m'a beaucoup beaucoup aidé à me à ne pas avoir ensuite de difficultés. Donc c'est toujours libre de demander, de n'être pas 100% parfaite comme Savana a dit tout à l'heure, et ça surtout parce que comme j'avais fait déjà des expériences de mobilité internationale mais pas de volontariat, c'est plutôt des stages mais c'est des stages où je semblais vraiment employé donc où je devais vraiment travailler 8h par jour et j'avais vraiment de tâches importantes donc qui dépassaient un peu le statut de volontaire. Là, je compare un petit peu, je me rends compte qu'en fait on demande pas en fait de faire des choses qui dépassent mes compétences, qui dépassent mon rôle et je crois que ça c'est la chose la plus importante. Et tomber dans les super structures quoi.
Vanessa Boesch (Réseau Ingo Jeunes) : Juste me permettre d'ajouter une chose puisque je peux voir Savanna et Martina assez souvent au travail mais je souligne aussi le travail de leur tutrice en fait qui est vraiment une facilitatrice, une accompagnatrice, et pour le coup on peut vraiment affirmer qu'on n'est pas sur un emploi caché puisque les missions elles les construisent, elles ont une feuille de route mais elles construisent aussi leurs missions, c'est un appui qu'elles apportent et elles apportent également leur, comment dire, leurs envies. Et donc du coup on est vraiment sur une vraie mission de service civique et c'est très agréable pour une structure d'accueillir des volontaires parce qu'on les voit aussi évoluer au fur et à mesure, prendre en confiance, prendre des initiatives qui sont différentes d'un mois à l'autre. Donc j'encourage toutes les structures qui peuvent avoir un agrément, d'accueillir à un moment des volontaires puisque c'est très enrichissant pour l'ensemble de l'équipe effectivement.
Elise André (animatrice) : Et ben merci beaucoup Savana et Martina pour votre partage qui donne aussi du concret à notre présentation et je remercie également Pierre et Vanessa pour leur présentation très éclairante. Je vous propose avant de passer à notre deuxième partie plus interactive de couper l'enregistrement pour que vous puissiez échanger librement et cette partie du coup sera bien diffusée en replay sur le site de Via Compétences.